Agonac

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Agonac
Agonac
L'église Saint-Martin d'Agonac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Trélissac
Intercommunalité Le Grand Périgueux
Maire
Mandat
Christelle Boucaud
2014-2020
Code postal 24460
Code commune 24002
Démographie
Gentilé Agonacois
Population
municipale
1 750 hab. (2015 en augmentation de 6,51 % par rapport à 2010)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 36″ nord, 0° 45′ 03″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 224 m
Superficie 37,22 km2
Localisation

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Liens
Site web agonac.com

Agonac est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La retenue de la Beauronne au centre du bourg d'Agonac.

Incluse dans l'aire urbaine de Périgueux[1], la commune d'Agonac s'étend sur les deux versants de la vallée de la Beauronne, un ruisseau affluent de l'Isle.

Sur la commune, le sol est principalement recouvert de sables, d'argiles ou de graviers pléistocènes alors que les hauteurs au nord et au sud-est sont composées de calcaires du Crétacé[2]. L'altitude minimale, 110 mètres, se situe au sud-ouest, près du hameau Bosquely, là où la Beauronne quitte le territoire communal pour entrer sur celui de Château-l'Évêque. Le point culminant, 224 mètres, se trouve au nord du bourg, à l'ouest du lieu-dit Gerveries.

Traversé par la Beauronne, le bourg d'Agonac est situé, en distances orthodromiques, onze kilomètres au sud-est de Brantôme et douze kilomètres au nord de Périgueux, au croisement des routes départementales 3, 3E7, 69 et 106. Il est également desservi par la ligne de chemin de fer Limoges - Périgueux. Ce bourg du Périgord blanc est situé au milieu d'une région de collines où abondent les noyers et les chênes truffiers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Agonac est limitrophe de sept autres communes.

Communes limitrophes d’Agonac
Sencenac-Puy-de-Fourches Eyvirat Saint-Front-d'Alemps
Agonac Sorges et Ligueux en Périgord
Château-l'Évêque Champcevinel Cornille

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

à l'Allée · au Bois · Bas Vaure · Beaurouchou · Berbessou · Berzac · Borie de Domme · Borie des Cailloux · Borie Neuve · Borie Vieille · Bosquely · Bourbou · Bracou · Broudissoux · Buffier · Chaberlin · Chantegreil · Chapot · Chauly · Couyès · Croutarias · Fayard · Fontroubade · Galabert · Galingaud · Gerveries · Gourjou · Haut Vaure · Haute l'Âge · la Barrière · la Beauronne · la Bourgeade · la Combe de Borie · la Faye · la Forêt · la Martinie · la Porcherie · la Porte · la Siguenie · Labesse · Labrousse · Lagrange · l'Alemps · Lamoure · Lannerie · Lascouleyrias · le Clauzélou · le Cluzeau · le Lyonnet · le Maine · le Peyrat · le Pigner · Léger · les Cadagnes · les Carassonnes · les Combes · les Combettes · les Communaux · les Genêts · les Gondies · les Landes · les Pourrades · les Rebières · les Rousselles · les Sardenas · Maison Neuve · Maison Rouge · Maret · Massenaud · Mirlandois · Montauban · Moyenne L'Âge · Neyssant · Palenque · Pancette · Paritou · Perveyrie · Petit Palenque · Peyrimas · Pouliquet · Puy Blanc · Puychassier · Puydegand · Puyjala · Puylauraud · Puypouzy · Ruffinie · Saigne-Bœuf · Saleuil · Sanet · Thouard · Toublanc · Tranche Pouge · Versailles · Veynas · Virolas

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Castrum agonacum au XIIe siècle, Agonag en 1249, Agonhac en 1276[3].

Toponyme se terminant en -ac, d'une origine germanique Ago(n) avec le suffixe -acum[3].

En français comme en occitan, le nom de la commune s'écrit de la même manière[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux lieux-dits "Borie-Vieille" et "Les Cadagnes", des fouilles ont attesté une occupation de la région dès les temps préhistoriques.

Au Xe siècle, l'évêque Frotaire de Gourdon choisit une colline d'accès difficile dominant la vallée pour y édifier l'une des cinq forteresses qui devaient protéger la région contre les invasions normandes.

Au Moyen Âge, Agonac était une ville close protégée par des remparts et à laquelle on accédait par quatre passages : la porte De Ripagay, la porte Palenchart, la porte Foscheyrencha et au nord-est, la seule encore existante, la porte Salseyron[5].

Le village est identifié sous le nom d'Agonat sur la carte de Cassini, représentant la France entre 1756 et 1789.

Lors de la Première Guerre mondiale, alors que la commune compte plus de 1 400 habitants, 276 d'entre eux montent vers le front, et 56 y perdent la vie[6].

Dans la nuit du 13 au 14 juin 2007, des orages particulièrement violents accompagnés de pluies diluviennes ont entraîné une crue subite de la Beauronne. Une quarantaine de maisons ont été sinistrées à Agonac. Ces maisons ont été construites en fond de vallée de la Beauronne à partir des années 1980, là où il y avait avant des pâtures régulièrement inondées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune d'Agonac (appelée dans un premier temps Agonat puis Agonnac) a été rattachée, dès 1790, au canton d'Agonat qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795 et le canton d'Agonat en 1800. La commune est alors rattachée au canton de Brantôme dépendant de l'arrondissement de Périgueux[7].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, la commune est rattachée au canton de Trélissac pour les élections départementales de mars 2015[8].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 27 décembre 2001, la commune adhère à la communauté de communes des Villages truffiers des portes de Périgueux. Cette intercommunalité étant dissoute au 31 décembre 2011, Agonac rejoint la communauté d'agglomération périgourdine le 1er janvier 2012[9].

La communauté d'agglomération périgourdine disparait le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1870 1886 Adolphe Barbut   Négociant
1886 décembre 1886 Pierre Picot   Adjoint faisant fonctions de maire
décembre 1886 octobre 1913 Élie Simonet   Propriétaire
octobre 1913 mai 1929 Louis Roux[Note 1]   Propriétaire
mai 1929 mai 1935 Gabriel Simonnet   Propriétaire
mai 1935 1944 Gaston Thibault   Propriétaire cultivateur
octobre 1944 décembre 1951 Camille Barbut   Ingénieur négociant
décembre 1951 mars 1959 Gaston Thibault   Propriétaire cultivateur
mars 1959 mars 1977 Paul Mordiconi   Notaire
mars 1977 mars 1983 Jean Demoures    
mars 1983 mars 1989 Daniel Couder    
mars 1989 avril 2014 Jean-Claude Brouillaud SE Cadre retraité
avril 2014[10] en cours Christelle Boucaud PS[11] Attachée parlementaire

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage d'Agonac.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Agonac se nomment les Agonacois[13].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2015, la commune comptait 1 750 habitants[Note 2], en augmentation de 6,51 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5161 5551 5381 5411 7391 6721 7191 7141 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5771 6151 6291 5901 6311 6521 5641 5601 533
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4521 4351 4041 3001 3291 2761 2781 3011 236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 2111 1621 0271 0591 3421 4511 5531 6371 746
2015 - - - - - - - -
1 750--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[18], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 799 personnes, soit 45,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (74) a augmenté par rapport à 2010 (66) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,3 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 121 établissements[19], dont cinquante au niveau des commerces, transports ou services, vingt relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, dix-sept dans la construction, dix-sept dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et dix-sept dans l'industrie[20].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur des services, parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, la société « Les Chênes verts » (EHPAD) située à Agonac se classe en 49e position en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016, avec 2 797 k€[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château d'Agonac, XIXe siècle. Fondé en 980 et rebâti à diverses époques
  • Le manoir d'Agonac, limite XVIIIe , XIXe siècle
  • Le logis de l'Hospice, XVIIe siècle, propriété privée
  • La chartreuse du Pouliquet, XIXe siècle, propriété privée
  • La chapelle Notre-Dame, XIXe siècle
  • La porte Salseyron, XIVe siècle, qui protégeait l'entrée nord du bourg au Moyen Âge
  • Le vieux bourg

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. De 1915 à début 1919, les fonctions de maire ont été assurées par un conseiller municipal, Jean Barbut, pour cause de mobilisation simultanée du maire Louis Roux et de son adjoint Jean-Louis du Repaire.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Insee, zonage en aires urbaines 2010 de Périgueux », Insee (consulté le 13 avril 2012)
  2. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, p. 19, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5)
  3. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 741 - (ISBN 2600001336).
  4. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 28 août 2013.
  5. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 12, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 978-2-87901-221-6)
  6. Hervé Chassain, « Agonac se raconte durant la Grande Guerre », Sud Ouest édition Dordogne, 19 octobre 2018, p. 17.
  7. « Notice communale d'Agonac », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 10 juillet 2012)
  8. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 29 mars 2015)
  9. Arrêté préfectoral no 111720 du 28 décembre 2011 (Recueil des actes administratifs de l'État en Dordogne - décembre 2011, p. 19) sur le site de la Préfecture de la Dordogne
  10. À Agonac, Sud Ouest édition Périgueux du 8 avril 2014, p. 20c.
  11. H.C., « Ne nous oubliez pas ! », Sud Ouest édition Périgueux du 9 avril 2014, p. 15.
  12. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Agonac, consultée le 27 octobre 2017.
  13. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 4 décembre 2016.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. Dossier complet - Commune d'Agonac (24002) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 4 août 2018.
  19. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 4 août 2018).
  20. Dossier complet - Commune d'Agonac (24002) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 4 août 2018.
  21. « Services », Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p. 39.
  22. Laurence Cabrero-Ravel, L'église Saint-Martin d'Agonac, p. 95-104, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  23. « Église Saint-Martin », notice no PA00082313, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 mai 2011.