Biras

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Biras
Biras
Le village de Biras.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Intercommunalité Communauté de communes Dronne et Belle
Maire
Mandat
Jean-Michel Nadal
2020-2026
Code postal 24310
Code commune 24042
Démographie
Gentilé Biracois
Population
municipale
664 hab. (2018 en augmentation de 6,07 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 15″ nord, 0° 38′ 19″ est
Altitude Min. 119 m
Max. 237 m
Superficie 19,43 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Périgueux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brantôme en Périgord
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Biras
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
Voir sur la carte topographique de la Dordogne
City locator 14.svg
Biras
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Biras
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Biras

Biras (prononciation [bi.ʁɑ][1]) est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Vue prise en direction du nord-ouest depuis le bourg de Biras.

Dans la moitié nord du département de la Dordogne, en Périgord central, la commune de Biras s'étend sur 19,43 km2. Incluse dans l'aire urbaine de Périgueux[2], la commune est arrosée par quelques affluents de la Donzelle, elle-même affluent de la Dronne.

L'altitude minimale avec 119 mètres se trouve localisée à l'extrême ouest, au lieu-dit les Chaufours, là où le ruisseau qui prend sa source au bourg de Biras quitte la commune et entre sur celle de Bussac. L'altitude maximale avec 237 mètres est située à l'est, au lieu-dit le Grand Claud[3]. Au niveau géologique, le sol se compose principalement de calcaires du Crétacé sur les coteaux et de sables, argiles et graviers pléistocènes dans les vallées des affluents de la Donzelle[4].

Dans un petit vallon à l'écart des routes principales, le bourg de Biras est situé, en distances orthodromiques, sept kilomètres à l'est de Lisle et neuf kilomètres au nord de Chancelade.

Le territoire communal est desservi par les RD 106E1 et 939, cette dernière étant, entre Périgueux et Brantôme, le principal axe de la commune.

En provenance au nord de la commune de Brantôme en Périgord (commune déléguée de Valeuil), le GR 36 traverse le territoire communal sur plus de cinq kilomètres, passe à proximité du château de la Côte et continue vers l'ouest et la commune de Bussac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Biras et des communes avoisinantes en 2018.

Biras est limitrophe de quatre autres communes. Au sud, le lieu-dit le Poteau des Quatre Communes pourrait laisser supposer que Biras est aussi limitrophe de La Chapelle-Gonaguet, mais il s'en faut d'environ quatre-vingts mètres.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Biras est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Périgueux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 49 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

En 2006, au niveau communal, les sols se répartissaient de la façon suivante : 51,3 % de territoires agricoles et 48,3 % de forêts ou de milieux semi-naturels[9].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de Biras proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[10] :

  • Banet
  • les Barrières
  • Beaupied
  • le Bigas
  • Bois de la Vergne
  • Bourliou
  • les Bouyges
  • le Brouillaud
  • les Brugeauds
  • Bruneties
  • la Burnie
  • les Chaufours
  • la Cloche
  • le Cluzeau Bas
  • le Cluzeau Haut
  • la Côte
  • la Courbille
  • la Courelie
  • Fontanaud
  • la Fouillarge
  • la Gare
  • le Grand Clos
  • les Granges
  • la Guibaudie
  • Jamaud
  • les Jartes
  • Lagerie
  • Lescure
  • la Loube
  • le Maine
  • le Maine[Note 3]
  • les Marouneaux
  • le Mas
  • le Meynassé
  • les Mièdres
  • le Montet
  • les Moulineaux
  • la Pacalie
  • les Palissous
  • la Petite Burnie
  • le Poteau des Quatre Communes
  • Précéger
  • Puyloriol
  • le Puy-Mas
  • Rama
  • le Roc
  • Rossignol
  • les Signettes
  • Termon
  • le Treuil
  • le Varachou
  • les Volves.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes de la localité sont : Beiras 1211[11],[12], Biaras, Biras XIIIe siècle[11],[12], Byras 1364[11], Biras 1757[13].

Pour Ernest Nègre, l'étymologie de ce toponyme est expliquable par un hydronyme préceltique *berr- + suffixe romain --aceum, qui désigne d'abord le ruisseau puis le village, puisque le village est à la naissance d'un sous-affluent de la Dronne par la Donzelle. Pour d'autres, le toponyme provient du nom gallo-romain Biracius[1]. Une autre hypothèse pourrait le faire venir du gaulois birros « court » qui a donné le latin birrus « sorte de petite cape » et est à l'origine du français béret[14]. Le patronage de l'église à saint Cloud pourrait suggérer une possible origine mérovingienne avec la racine Ber, Per « ours », la forme Bero est attestée au VIe siècle[15]. L'absence de formes antérieures au XIIIe siècle ne permet pas d'aller plus loin et réclame une grand prudence.

En occitan, la commune porte le nom de Biràs, prononcé localement [biːˈrɒ] ou [biˈra][1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église de Biras a été bâtie au XIIe siècle et profondément modifiée après la guerre de Cent Ans[16]. Au Moyen Âge, Biras était une paroisse dépendant de la châtellenie de Bourdeilles[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune de Biras a été rattachée, dès 1790, au canton de Lisle qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795 et le canton de Lisle en 1801. La commune est alors rattachée au canton de Brantôme dépendant de l'arrondissement de Périgueux[18].

En 2017, Biras est rattachée à l'arrondissement de Nontron[19],[20] et en 2020 le canton de Brantôme est renommé canton de Brantôme en Périgord.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le , la commune adhère à la communauté de communes du Brantômois. Celle-ci disparait le , remplacée au par une nouvelle intercommunalité élargie : la communauté de communes Dronne et Belle.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2017, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2020[21],[22].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'agence postale et la mairie en 2020.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
31 octobre 1790 20 novembre 1791 Urbain François Feytaud   Curé-maire
20 novembre 1791 1796 Pierre Mazeaud   Tisserand
1796 1819 Jean Baptiste Boussarie du Chatenet    
1819 1821 Manem de la Plansonnie   Administrateur provisoire
1821 1826 Jean Jacques Rousseau Lafarge   Agriculteur
1826 1833 Jean Baptiste Faucher   Sous-lieutenant
1833 1836 Guillaume Bourgoint Lagrange   Agriculteur
1836 1844 Jean Chaumel du Planchat[Note 4]    
1844 1846 Guillaume Bourgoint Lagrange   Agriculteur
1846 1848 Chaumel du Planchat    
1848 1859 Jean Dauriac   Marchand de bestiaux
1859 1870 Jean Léon Blois   Marchand de vins
1871 1881 Front Faye   Agriculteur
1881 mai 1888 Antoine Fargeot   Marchand de bestiaux
mai 1888 1942 (Charles) Georges Dethan   Ingénieur agricole
1942 novembre 1944 Maurice Aymard    
novembre 1944 octobre 1947 Louis Rebière    
octobre 1947 mars 1959 Noé (Geoffroy) Nadal   Agriculteur
mars 1959   Joseph Lançon   Médecin
  mars 1989 Léonce (Pierre) Séchère   Marchand de bestiaux
mars 1989 mars 2001 René (Pierre) Nadal   Agriculteur
mars 2001 mai 2020 Claude Séchère SE[23] Marchand de bestiaux retraité
mai 2020 En cours Jean-Michel Nadal    

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans les domaines judiciaire et administratif, Biras relève[24] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Biras se nomment les Biracois[25].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2018, la commune comptait 664 habitants[Note 5], en augmentation de 6,07 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
771769824871890842809773768
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
764747770746753746715680659
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
642647643572552539510473424
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
370344343354372362493512531
2013 2018 - - - - - - -
626664-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête patronale du village se tient chaque année lors d'un week-end début septembre, pour la Saint-Cloud[29].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2016[30], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 347 personnes, soit 52,3 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (31) a augmenté par rapport à 2011 (20) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 8,9 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte quarante-huit établissements[31], dont seize dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, treize dans la construction, douze au niveau des commerces, transports ou services, quatre relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et trois dans l'industrie[32].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Deux lieux-dits du même nom, situés , l'un au nord-est du bourg, l'autre à l'extrême sud, entre la Burnie et la Loube.
  4. En 1842-1843, Jean Chaumel du Planchat est administrateur provisoire de la commune voisine de Sencenac-Puy-de-Fourches
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Le nom occitan des communes du Périgord » sur le site du conseil général de la Dordogne, consulté le 20 janvier 2020.
  2. « Aire urbaine de Périgueux (087) », Insee (consulté le 31 janvier 2020).
  3. « 237 » sur Géoportail (consulté le 31 janvier 2020)..
  4. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  9. Biras, Agence régionale de la biodiversité Nouvelle-Aquitaine, consultée le 5 février 2020.
  10. « Biras » sur Géoportail (consulté le 31 janvier 2020).
  11. a b et c Vicomte de Gourgues, Dictionnaire topographique de la Dordogne, 1873, p. 26.
  12. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 1990, t. 1, 1 à 11 000, p. 32.
  13. Ign, Plan de Cassini 1757.
  14. X. Delamarre, Dictionnaire de la langue celtique, 2003, p. 76.
  15. (en) Robert Ferguson, The Teutonic Name-system, Applied to the Family Names of France, England and … , 1864, p. 68.
  16. a et b « Église paroissiale Saint-Cloud », notice no IA24001067, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 31 janvier 2020.
  17. Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article « Bourdeilles », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 31 janvier 2020.
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  20. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  21. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 28 août 2020.
  22. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 25 octobre 2020.
  23. « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 5.
  24. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 8 décembre 2020).
  25. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 4 décembre 2016.
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. Claire Lussac-François, « Fête patronale au village », Sud Ouest édition Périgueux, 1er septembre 2017, p. 20.
  30. Dossier complet - Commune de Biras (24042) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 31 janvier 2020.
  31. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 31 janvier 2020).
  32. Dossier complet - Commune de Biras (24042) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 31 janvier 2020.
  33. « Château fort dit Château de la Côte, actuellement hôtel restaurant », notice no IA24001134, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 31 janvier 2020.