Atur

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Atur
Atur
L'église Notre-Dame de l'Assomption d'Atur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Isle-Manoire
Intercommunalité Le Grand Périgueux
Commune Boulazac Isle Manoire
Statut Commune déléguée
Maire délégué Alain Cournil
2016-2020
Code postal 24750
Code commune 24013
Démographie
Gentilé Aturiens
Population 1 926 hab. (2015)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 24″ nord, 0° 44′ 54″ est
Altitude Min. 115 m
Max. 271 m
Superficie 19,13 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Boulazac Isle Manoire
Localisation

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Atur est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne.

Au , elle fusionne avec Boulazac et Saint-Laurent-sur-Manoire et devient commune déléguée de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Incluse dans l'aire urbaine de Périgueux[1], la commune d'Atur est arrosée par le Cerf qui y prend sa source, un kilomètre au sud-est du bourg, en bordure de l'autoroute A89.

Le bourg d'Atur se situe sur la route départementale 2, à cinq kilomètres au sud-est de Périgueux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

En 2015, année précédant la création de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire, Atur était limitrophe de quatre autres communes.

Communes limitrophes d’Atur
Boulazac
Notre-Dame-de-Sanilhac Atur Saint-Laurent-sur-Manoire
Marsaneix

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Astureu au XIIIe siècle[2], Asturio en 1382, Astuers en 1399, Astur en 1760[3].

Le nom d'Atur se réfère à un personnage d'origine gallo-romane : Asturius[4].

En occitan, la commune porte le nom d'Astur[5].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg d'Atur proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[6] :

A, B

  • les Anges
  • Bagnac
  • Bardot
  • la Borde
  • la Borie
  • Bourassou
  • la Brande
  • les Brujoux

C

  • les Cantinières
  • Caussade
  • les Chabannes
  • les Chaputs
  • Château du Breuilh
  • Château de Lafaye
  • la Chiézas
  • Civadou
  • Clos de Combe
  • le Cros

D, F

  • Dague
  • Farode
  • Fayardie
  • la Fourtie

G

  • Gamarde
  • Grand Chabanier
  • le Grand Dague
  • la Grange
  • Gravier

H, L

  • Héliodore
  • Lafaye
  • Lagarde
  • Lamy
  • Lardidie
  • la Lébrèterie
  • Leypanladerie

M

  • Masseroux
  • Mazardie
  • la Meynardie
  • Moreau
  • la Mothe
  • les Moulins à Vent
  • Mourèque
  • Mourlant

P

  • les Paillers
  • Palem
  • Pavillon
  • Petit Breuilh
  • Petit Chabanier
  • les Petites Pierres
  • Piarrot
  • le Pic
  • Pommier
  • Puycorbeau

Q, R

  • aux Quatre Routes
  • Raclet
  • Raubaly
  • Rivailloux

T, V

  • Teillet
  • Val d'Atur
  • Vessat

Histoire[modifier | modifier le code]

Atur présente des traces de sites du Néolithique et du Chalcolithique.

Le site gaulois de la mare de Bagnac est un site fortifié, fondé par les Pétrocores, composé d'une motte entourée d'un profond fossé circulaire. Lors des fouilles en 1963 et en 1964, furent mis au jour des bols, des amphores de vin campanien, des pièces d'or, des débris d'os d'animaux, datés entre 120 et 80 av. J.-C.

Une voie romaine passait par Atur, et Bagnac. On y trouvait des villas gallo-romaines comme Asturius, d'origine gréco-romaine, qui a donné son nom à la commune.

Atur est cité dans des textes entre 1295 et 1312, d'abord écrit Astureu, il se transforme en Asturio en 1382, et Astuers en 1399[4].

Au Moyen Âge, Atur, dont les collines servent de point de surveillance au sud de Périgueux, relève de la juridiction consulaire.

Le comte de Périgord et le chapitre de Saint-Front, signent un paréage, d'où de nombreux procès, dont celui de 1317. Un nouveau paréage est signé en 1329 : le comte était accusé d'avoir fait dresser des fourches patibulaires à Atur, et d'y avoir fait pendre plusieurs hommes.

Aux XIVe et XVIe siècles, un vignoble était présent à Atur, où l'on a fait venir des travailleurs espagnols, pour s'occuper de la vigne.

En 1340, les Anglais assiégeaient la ville de Périgueux. Atur était astreint de tailles à cause ravage de guerre sur la paroisse.

Le château du Breuilh, fief des Bonneguise, puis des de la Roche-Aymon, fut construit au XIVe siècle et restauré au XVIe siècle.

En 1566, les protestants qui se dirigeaient vers Périgueux pour envahir la ville furent arrêtés à Atur.

Le 15 mai 1594, les croquants sont près de 15 000 sur Atur. Cette troupe plus bruyante que dangereuse se dirige sur Périgueux puis sur Grignols.

En 1636, une troupe de gens d'armes de M. le Comte de Montignac campe sur Atur.

En 1694, la population d'Atur a 200 feux (environ 954 habitants).

En 1732, la municipalité intente une action contre le curé d'Atur au sujet de la présentation du pain bénit dans son église. L'affaire sera close en 1735.

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom d'Aturs[7].

Le 14 août 1944, lors d'un accrochage avec des Allemands, six résistants furent tués à Atur dans les combats.

Au , Atur fusionne avec Boulazac et Saint-Laurent-sur-Manoire pour former la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire dont la création a été entérinée par l'arrêté du 14 décembre 2015, entraînant la transformation des trois anciennes communes en communes déléguées[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

De 1994 à 2006, la commune a été le siège de la communauté de communes Atur-Marsaneix-Saint-Pierre-de-Chignac puis de la communauté de communes Atur-Saint-Pierre-de-Chignac. En 2006, elle rejoint la communauté de communes Isle Manoire en Périgord, dissoute le 31 décembre 2013, et intègre à la place Le Grand Périgueux au 1er janvier 2014.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 1 500 et 2 499 habitants au recensement de 2011, dix-neuf conseillers municipaux ont été élus en 2014[9],[10]. Ceux-ci sont membres d'office du conseil municipal de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire, jusqu'au renouvellement des conseils municipaux français prévu en 2020[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
(1839 ou avant) 1852 Michel Amédée Dustou de Cazaril - Propriétaire
juillet 1852 1870 Jean Lacoste - -
1870 ? Jean Baptiste Deschamps - -
septembre 1877 1888 Jean Eyssalet - -
mai 1888 (entre 1918 et 1920) Léon Deschamps - -
(entre 1918 et 1920) (entre novembre 1922 et juillet 1923) Sicaire Linard[Note 1] - Négociant
août 1923 novembre 1933 Henri Chaumard[Note 1] - Cultivateur
novembre 1933 janvier 1934 Antoine Raymond - Cultivateur
Adjoint, maire par intérim
janvier 1934 octobre 1947 Émile Beaussoubre - Retraité de la gendarmerie
octobre 1947 mai 1953 Louis Roger Marty - -
mai 1953 1971 Joseph Juvénal - -
1971 1983 Jacques Roucard - -
1983 décembre 2015 Alain Cournil PS Directeur général de la MSA de Dordogne et Lot-et-Garonne

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage d'Atur.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Atur se nomment les Aturiens[11].

En 2015, Atur comptait 1 926 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012 pour Atur[12]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
770774790777832772750812840
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
791807802774777820767740734
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
710701684570571546555567516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2015
5175608361 0821 2481 4911 6931 8741 926
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les données économiques d'Atur sont incluses dans celles de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue générale du bourg d'Atur.
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, romane des XIIe et XIIIe siècles, à l'origine fortifiée, son clocher du XIVe siècle, et reconstruction d'une nef gothique avec deux chapelles latérales, une cloche du XVIIe siècle, traces de peintures murales des XIVe et XVe siècles. Inscrite aux monuments historiques le 21 mai 1947.

Des fonts baptismaux, une cuve baptismale à immersion en pierre de taille, décorée en bas-relief de structure, plan octogonal sur pied ancien, iconographie, ornementation en écusson, armoiries martelées à l'exception d'une seule avec un motif en croix tréflée non identifiée du XVe siècle. Date de la protection 27 décembre 1947 par la direction du patrimoine. un meuble de sacristie de style Louis XV en noyer tailler ciré, un chasublier fermé par deux grands battants et flanqué de deux petits battants verticaux, une niche centrale à trois tiroirs superposés à gauche et deux tiroirs superposés à droite, le tout surmonté d'une corniche moulurée chantournée.
Haut de 1,20 m, large de 256, pour 165. Époque du XVIIIe siècle, date de la protection le 29 mars 1968. En 1883, l'abbé Richard, curé d'Atur, fait don à la B. S. H. A. P. de deux vues photographiques, l'une de la lanterne des morts, et l'autre de la cour et la façade du château du Breuilh. En 1894 M. l'abbé Brugière signale le mauvais état de la lanterne des morts, avec ses murs lézardés. En 1902, M. Dujaric-Descombes manifeste un égal intérêt pour le classement de la lanterne des morts d'Atur qu'on pourrait restaurer et même redresser, une somme de 25 francs est accordée pour la restauration.

  • Sur l'emplacement de l'ancien cimetière se trouve une lanterne des morts, datant du XIIe siècle[15] de forme cylindrique, classée monument historique le 21 mai 1932. Il est fait mention de ce singulier ouvrage à la fin du livre d’Eugène Le Roy "Jacquou le croquant". La lanterne des morts au centre de l'ancien cimetière d'Atur, avec une colonne circulaire évidée d'environ 1 m de diamètre sur 5 m d'élévation, entièrement creuse à l'intérieur. Dans sa partie supérieure, cette lanterne est percée de quatre ouvertures séparées les unes des autres par deux colonnettes. Au sommet de cet ensemble en forme de cône, se trouve une croix en fer forgé, qui n'est pas d'origine. En bas une petite porte en bois qui permettait d'accéder au système de levage, a disparu. On peut la voir sur un dessin de 1885, conservé à la B.S.H.A.P. L'ensemble est posé sur un socle de pierre et fermé par une grille en fer forgé du XIXe siècle.
  • Le castel de Lafaye, propriété privée, ancienne demeure des Négrier ; ce castel attesté aux XVIIIe et XIXe siècles, est situé au sud d'Atur.
  • Le château du Breuilh, XVe et XVIIe siècles, propriété privée. Ce château construit à l'origine au XIIe siècle posséda un chemin de ronde ; on peut en apercevoir les corbeaux sur la partie gauche restée la plus ancienne. Au XVIIe siècle, il fut transformé par les la Roche-Aymon et les de Bonneguise. Les murs mesurent 1,40 m à la base et 0,75 m en haut. La porte d'entrée date du XIIIe siècle. À l'intérieur de cette chartreuse, derrière une porte en forme de demi-rond, un escalier de pierre tournant descend vers une fosse appelée les oubliettes. Sur le portail d'entrée s'élevait un clocheton pourvu d'une petite cloche au service du visiteur. Il possédait une chapelle et un cimetière. Lors de la réfection d'un mur d'enceinte, des ossements furent trouvés. Il y avait des servitudes, un puits, des caves, des greniers, avec une superficie en terre très importante qui regroupait les métairies de Caussade, la Lébreterie, la Meynardie, la Fayardie. En 1936, M. Dupérier l'a vendu à M. Marquet qui l'a cédé à M. Devoyer qui l'a rétrocédé le 21 juin 1939 à M. et Mme Ignace et le 3 mars 1980 à M. Joullie[16].
  • Le pigeonnier de Mazardie, ancien fief des Bascharetie, ancien repaire noble en 1696. Le 30 avril, un mariage de Sicaire de Bascharetie, écuyer Seigneur de Mazardie de la paroisse d'Astur, et de Marie Dalème de la paroisse de la Cité de Périgueux. Un bâti rural à voir : Palem, Vessat, Dague, Lamy, Raubaly, Lagarde.
  • Le castel de Pommier, ancienne demeure des Desmartial.
  • Le repaire noble de Barat, ancien fief de la famille Roche au moins de 1471 à 1783 ; ce repaire noble relevant aux XVIIe et XVIIIe siècles de la seigneurie de Périgueux. En 1680, il était composé d'une maison, tour, basses-cours, possédé par M. Joseph Roche, conseiller du roi, magistrat au présent siège de Périgueux en 1674.
  • Le château de Beauvigier, ancien fief des Froidefond. Ce château aujourd'hui ruiné également nommé Boisvigier ou Bosvigier dénommé en 1349 "bosc al vigier" affecté dans l'aveu et dénombrement de 1680 au Sr Boutin. En 1771, il appartient au seigneur de Froidefond, célibataire dont l'existence se partageait entre son hôtel de Périgueux, rue du Plantier, et sa maison de campagne à Flageat, près de Sainte-Marie-de-Chignac, et qui vient de mourir, désignant son neveu, Pierre Noël comme héritier universel. Celui-ci, qualifié de bourgeois de Périgueux, devient dans les actes notariés "messire Pierre Noël de Flageat, écuyer, seigneur de Beauvigier. Il ne profite guère de sa nouvelle fortune puisqu'il meurt quelques mois plus tard à l'automne 1772. Sa veuve, Marthe Fargeot, s'efforcera d'assurer un avenir brillant à son fils unique, Élie Joseph de Flageat (1760-1794), au service du roi Louis XVI. Il entre à la première compagnie des mousquetaires gris[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gaston Guillaumie (1883-1960), né à Atur, écrivain et éminent romaniste. Il est l'auteur d'une contribution à l'étude du glossaire périgourdin et d'une anthologie en neuf volumes de la littérature et du folklore gascons[18].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décédé en fonctions.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Insee, zonage en aires urbaines 2010 de Périgueux », Insee (consulté le 13 avril 2012)
  2. Dans plusieurs pouillés locaux.
  3. Ernest Nègre -Toponymie générale de la France - Page 641 - (ISBN 2600028838).
  4. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 32-33.
  5. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 31 janvier 2014.
  6. Géoportail, « Atur » (consulté le 29 septembre 2015).
  7. Géoportail, « Aturs » (consulté le 31 janvier 2014).
  8. a et b « Arrêté n° PREF/DDL/2015/0217 portant création de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire », Recueil des actes administratifs de la Dordogne,‎ , p. 97-100 (lire en ligne [PDF]).
  9. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 30 septembre 2015.
  10. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 30 septembre 2015.
  11. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 4 décembre 2016.
  12. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 31 janvier 2014)
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 .
  15. Lanternes des morts sur le site du Diocèse de Périgueux & Sarlat
  16. B.S.H.A.P. et M. Bélingard, M. Guy Penaud
  17. Jean Secret, 2j 109 A.D.D.
  18. Site de la S.H.A.P.