Saint-Laurent-sur-Manoire
| Saint-Laurent-sur-Manoire | |||||
La mairie annexe de Saint-Laurent-sur-Manoire. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Dordogne | ||||
| Arrondissement | Périgueux | ||||
| Commune | Boulazac Isle Manoire | ||||
| Intercommunalité | Le Grand Périgueux | ||||
| Statut | Commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Jean-Pierre Gardette 2026-2032 |
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| Code postal | 24330 | ||||
| Code commune | 24439 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Laurentais | ||||
| Population | 1 105 hab. (2023) | ||||
| Densité | 106 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 08′ 57″ nord, 0° 47′ 39″ est | ||||
| Altitude | Min. 100 m Max. 261 m |
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| Superficie | 10,44 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Isle-Manoire | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | |||||
| Intégrée à | Boulazac Isle Manoire | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Saint-Laurent-sur-Manoire est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne.
Au , elle fusionne avec Atur et Boulazac et devient commune déléguée de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie
[modifier | modifier le code]Généralités
[modifier | modifier le code]Dans le département de la Dordogne, incluse dans l'unité urbaine de Périgueux et de son aire d'attraction, en Périgord central, la commune déléguée de Saint-Laurent-sur-Manoire s'étend sur 10,44 km2. Elle fait partie de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire et est située au croisement de l'autoroute A89 E70 (échangeur no 16 de Périgueux-Est implanté sur son territoire) et de la route départementale (RD) 6089 (l'ancienne route nationale (RN) 89).
Comme son nom l'indique, le territoire communal est arrosé par un affluent de l'Isle, le Manoire, qui y reçoit son principal affluent le ruisseau de Saint-Geyrac.
L'altitude minimale, 100 mètres, se trouve à l'extrême nord-ouest, là où le Manoire quitte la commune et entre sur celle de Boulazac. L'altitude maximale avec 261 mètres est localisée au sud-ouest, au nord du lieu-dit Clos de Combe, en limite de la commune d'Atur[1]. Sur le plan géologique, les vallées du Manoire et du ruisseau de Saint-Geyrac sont composées d'alluvions holocènes, le sud et le sud-ouest de la commune de sables, argiles ou graviers tertiaires, et le reste du territoire de calcaires du Crétacé supérieur[2].
Bordé par la RD 6089, le bourg de Saint-Laurent-sur-Manoire se situe, en distances orthodromiques, sept kilomètres au sud-est de Périgueux.
Le territoire communal est également desservi par la RN 221 reliant l'autoroute A89 et la RN 21.
Communes limitrophes
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En 2015, année précédant la création de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire, Saint-Laurent-sur-Manoire était limitrophe de six autres communes.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Prévention des risques
[modifier | modifier le code]Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2012 pour le Manoire et ses rives, depuis le giratoire de Niversac jusqu'à l'ancien moulin en limite de Boulazac[3],[4].
Villages, hameaux et lieux-dits
[modifier | modifier le code]Outre le bourg de Saint-Laurent-sur-Manoire proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[5] :
- le Bas Marcheix
- le Bouc
- les Bouqueries
- le Bourget
- Brouquet
- le Chatang
- le Colombier
- la Croix Rouge
- la Daudie
- la Faye
- Font Cordelière
- la Fontaine de la Daudie
- Giratou
- Grand Font
- les Jeannettes
- Laurent
- la Lébrèterie
- Leymarie
- Maison Blanche
- Malivert
- le Marcheix
- Meyrinas
- le Moulin de la Lède
- Niversac
- le Petit Maine
- Pont de Niversac
- Porte-Corgne
- le Poureix
- Puy Forain
- Puy Grand
- le Ranquet
- le Sorbier
- Thévy
- les Vignes.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Sur d'anciennes cartes, le nom du village semble avoir évolué au cours de l'histoire, ou il est possible aussi que sa graphie fut sujette à une erreur d'orthographe. Sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle) et la carte d'état-major (1820-1860), le village est identifié sous le nom de St Laurent du Manoir. Sur la carte IGN des années 1950, le village est nommé St-Laurent-sur-Manoir[6]. Sur ces mêmes cartes, le cours d'eau qui traverse le village est identifié sous le nom de Manoir.
Le nom du lieu se réfère à saint Laurent, martyr chrétien du IIIe siècle[7]. La seconde partie du nom correspond au ruisseau, le Manoire[8], qui arrose la commune.
En occitan, la commune porte le nom de Sent Laurenç de Manoire[9].
Histoire
[modifier | modifier le code]En 2008, le chantier de la zone d'activités économiques de Grand Font a permis de mettre au jour plusieurs sites d'intérêt archéologique : une doline avec du mobilier préhistorique et néolithique ; un ancien four à chaux ; une villa gallo-romaine ; un alignement de bases de poteaux néolithiques et les restes de l'aqueduc gallo-romain qui alimentait la villa des Bouquets à Vésone[10] depuis la source de Grandfont[8].
La première mention écrite connue du lieu remonte à l'an 1365 sous la forme Sanctus Laurentius de Manore[8].
Au , Saint-Laurent-sur-Manoire fusionne avec Atur et Boulazac pour former la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire dont la création a été entérinée par l'arrêté du , entraînant la transformation des trois anciennes communes en communes déléguées[11].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Dès 1790, la commune de Saint-Laurent-sur-Manoire est rattachée au canton de Saint-Pierre-de-Chignac qui dépend du district de Perigueux jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux[12].
Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[13]. La commune est alors rattachée au canton d'Isle-Manoire, dont le bureau centralisateur est fixé à Boulazac.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]En 2001, Saint-Laurent-sur-Manoire intègre dès sa création la communauté de communes Isle Manoire en Périgord. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté d'agglomération du Grand Périgueux.
Liste des maires puis des maires délégués
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Les habitants de Saint-Laurent-sur-Manoire se nomment les Saint-Laurentais[19].
En 2015, dernière année en tant que commune indépendante, Saint-Laurent-sur-Manoire comptait 978 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Laurent-sur-Manoire depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012 pour Saint-Laurent-sur-Manoire[20]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.
Au , la commune déléguée de Saint-Laurent-sur-Manoire compte 1 105 habitants[21].
Sports et loisirs
[modifier | modifier le code]La piscine couverte de Niversac, avec bassin de 25 mètres, a ouvert en 2023[23].
Économie
[modifier | modifier le code]Les données économiques de Saint-Laurent-sur-Manoire sont incluses dans celles de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire.
Entreprises
[modifier | modifier le code]Un abattoir pour le traitement des canards gras a été ouvert en sur la commune[24] à proximité immédiate de l'échangeur autoroutier[25]. En 2013, le site emploie 150 personnes en permanence auxquelles s'ajoutent une cinquantaine de saisonniers. Avec environ 1 000 tonnes de foie gras par an[25], c'est le site le plus important pour cette production relative à l'IGP « Canard à foie gras du Périgord »[26].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- L'église Saint-Laurent[7] avec chœur roman du XIIe siècle, et nef gothique des XVIe et XVIIe siècles, est inscrite depuis 1986 au titre des monuments historiques[27].
- Le manoir de Saint-Laurent-sur-Manoire, XVIIIe siècle[28]. Communément désigné comme le « manoir de Saint Laurent », l’une des premières mentions du lieu remonterait au 31 août 1488 quand son propriétaire Jean de Saint-Astier le lègue à son fils Jean, seigneur de Saint Martin de Ligne. Au XVIe siècle, la famille Bertin, riches marchands de Périgueux en quête de titre de noblesse, prend possession de ce fief en même temps que des droits seigneuriaux attachés à Saint-Laurent. Les Bertin, l’un des deux clans familiaux — avec les Bodin — en vue à Saint-Laurent, sont les maîtres de forge à la tête d’une activité préindustrielle en métallurgie — fonte des canons et boulets de marine — implantée le long de la vallée du Manoire. L’un de ses membres sera ministre des Finances de Louis XV. C’est vers 1650 qu’ils font construire la gentilhommière, à l’emplacement de l’ancien domaine de campagne, qui, avec ses dépendances, préfigure le château actuel. La deuxième tour d’angle est construite en 1860. L’ensemble architectural dégage un certain charme avec le parc qui l’environne. Le domaine change de mains à plusieurs reprises pour aboutir, en 1927, dans le patrimoine de Pierre de Toucheboeuf-Beaumont. La ville du Bourget (Seine-Saint-Denis) en fait l’acquisition en 1948 pour y installer sa colonie de vacances. En octobre 1991, la commune historique de Saint-Laurent-sur-Manoire rachète le château et ses dépendances pour y installer, en 1995, quelques-uns de ses services. Outre ses fonctions administratives, le manoir a acquis une dimension diplomatique en accueillant le musée Roland Dumas. Situé au premier étage, ce musée exposait les objets et présents officiels offerts par des chefs d’État étrangers à Roland Dumas (1922-2024). Ancien ministre des Affaires étrangères sous François Mitterrand, ce dernier a également été conseiller municipal de la commune, marquant ainsi l'histoire contemporaine de ce lieu. Celui-ci est devenu depuis 2016 une galerie d'art municipale nommée « BIM'Art »[réf. nécessaire].
- La chartreuse de la Croix Rouge, fin XVIIe siècle[29].
-
L'église Saint-Laurent.
-
La nef et son collatéral (sur la gauche).
-
Le collatéral.
-
Un vitrail.
-
La chartreuse de la Croix Rouge.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Armand Alexandre Emmanuel d'Hautefort (ou de Hautefort) (1823-1903), né à Saint-Laurent-sur-Manoire, est un général de brigade.
- Roland Dumas (1922-2024), homme politique français, est conseiller municipal de Saint-Laurent-sur-Manoire de 1989 à 1995.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Dordogne (département)
- Périgord
- Liste des anciennes communes de la Dordogne
- Liste des châteaux et demeures de la Dordogne
Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « 261 » sur Géoportail (consulté le 1er octobre 2015).
- ↑ Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
- ↑ PPR inondation - 24DDT20100004 - Manoire, DREAL Aquitaine, consulté le 9 février 2019.
- ↑ [PDF] Boulazac - Plan de prévention du risque inondation p. 6, DREAL Aquitaine, consulté le 9 février 2019.
- ↑ « Saint-Laurent-sur-Manoire » sur Géoportail (consulté le 30 septembre 2015).
- ↑ « Géoportail », sur gouv.fr (consulté le ).
- Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 60.
- Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 337
- ↑ Le nom occitan des communes du Périgord - Sent Laurenç de Manoire sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le .
- ↑ Journal Sud-Ouest du 22 avril 2008
- ↑ « Arrêté n° PREF/DDL/2015/0217 portant création de la commune nouvelle de Boulazac Isle Manoire », Recueil des actes administratifs de la Dordogne, , p. 97-100 (lire en ligne [PDF]).
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Sources : Registres de délibérations communales de 1884 à 2008 + Tableau « Les Maires de Saint-Laurent-sur-Manoire de la Révolution de 1789 à nos jours », consultés en mairie le 7 octobre 2008.
- ↑ Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 28 août 2014.
- ↑ « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 22.
- ↑ Tiphanie Naud, « Auzou réélu, climat tendu avec l'opposition », Sud Ouest édition Périgueux, 29 mai 2020, p. 14.
- ↑ Thomas Villepreux , Fanny Castaignede officiellement réélue dans un climat électrique - Quels adjoints ?, Sud Ouest édition Dordogne, , p. 20.
- ↑ Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 30 septembre 2015.
- ↑ « Calendrier de recensement », sur Insee (archive) (consulté le ).
- ↑ [PDF] Populations légales 2023 à compter du - Fichier Dordogne, p. 24-4 sur le site de l'Insee, consulté le .
- ↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 .
- ↑ Claire Schlinger et Grégoire Morizet, « De nouveaux lieux de baignade », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 11.
- ↑ Journal Sud Ouest, Édition Périgueux du 6 décembre 2008
- Hervé Chassain, L'atout du Périgord, Sud Ouest édition Dordogne du 23 avril 2013, p. 13.
- ↑ Les garanties IGP sur le site des « Foies gras du Périgord », consulté le 24 avril 2013.
- ↑ « Église », notice no PA00082856, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 30 septembre 2015.
- ↑ Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 257.
- ↑ Jean-Marie Bélingard, Dominique Audrerie, Emmanuel du Chazaud, préface d'André Chastel, Le Périgord des chartreuses, Pilote 24 édition, Périgueux, mai 2000, (ISBN 2-912347-11-4), p. 106

