Robert Hooke

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Robert Hooke

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Représentation d'artiste de Robert Hooke. Aucun portrait contemporain authentifié de Robert Hooke n'est connu.

Naissance 18 juillet 1635
Freshwater, Île de Wight (Angleterre)
Décès 3 mars 1703 (à 67 ans)
Londres (Angleterre)
Domicile Royaume-Uni
Nationalité britannique
Champs physicien, astronome, naturaliste, ingénieur
Institutions Oxford, Royal Society, Université de Gresham
Diplôme Oxford
Renommé pour loi de Hooke
Microscope de Robert Hooke
Dessin des premières « cellules » observées dans des coupes d'écorce d'arbre par Robert Hooke en 1665

Robert Hooke, né le 18 juillet 1635 à Freshwater (Île de Wight) et mort le 3 mars 1703 à Londres, est un des plus grands scientifiques expérimentaux du XVIIe siècle et donc une des figures clés de la révolution scientifique de l'époque moderne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Robert Hooke est né le 18 juillet 1635 à Freshwater (Île de Wight, Royaume-Uni), fils du révérend John Hooke(1648), curé de la paroisse de Freshwater, et Cecily Gyles (1665). Il est le dernier de quatre enfants.

Vie de famille[modifier | modifier le code]

Robert Hooke ne s'est jamais marié, mais son journal montre qu'il n'a pas été sans affection[1].

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1653, Hooke entre à Oxford où il rencontre Robert Boyle dont il devient l'assistant. En 1660, il découvre la loi de Hooke. En 1662, Hooke est nommé démonstrateur à la Royal Society récemment fondée : il est responsable des expériences exécutées lors des réunions. En septembre 1664, il publie son livre, Micrographia, qui contient de nombreuses observations réalisées à l'aide de microscopes et de télescopes. En 1665, il est nommé professeur de géométrie à Gresham College.

Décès[modifier | modifier le code]

Robert Hooke est mort le 3 mars 1703 au Gresham College à Londres et a été inhumé à St Helen's Bishopsgate.

Travaux[modifier | modifier le code]

Mécanique[modifier | modifier le code]

En 1660, il découvre la loi de Hooke d'élasticité, qui décrit la variation linéaire de tension avec l'extension.

Biologie[modifier | modifier le code]

Son apport en biologie est très important. On lui attribue ainsi la première description d'une cellule biologique faite à partir de l'observation de végétaux. Hooke décrit en 1665 un œil de mouche et une cellule de liège.Il a été le premier à utiliser le mot "cellule" en 1667[2].

Optique[modifier | modifier le code]

Hooke est l'un des premiers scientifiques à construire et utiliser un microscope composé[3], un assemblage de lentilles multiples, habituellement au nombre de trois : un oculaire, une lentille de champ et un objectif. Il donne ainsi de nombreux conseils pour la fabrication des microscopes au fabricant Christophe Cock. Mais cette attribution semble inexacte car Zacharias Janssen avait déjà construit des microscopes similaires en 1590. Néanmoins, les microscopes de Hooke atteignaient un grossissement de 30 fois, ce qui était bien supérieur aux instruments précédents.

Astronomie[modifier | modifier le code]

Parmi ses autres réalisations, il faut signaler la construction du premier télescope reflétant grégorien. Il est l'auteur d'une des premières théories ondulatoires de la lumière[4].

Horlogerie[modifier | modifier le code]

Robert Hooke fut l'inventeur en 1670 de l'échappement à ancre, un système d'engrenage où la roue d'échappement est rivée sur le pignon d'échappement, d'une façon telle que forme de ses dents varie suivant que le plan d'impulsion est totalement sur l'ancre, totalement sur la dent ou encore partagé entre la roue et l'ancre[5].

En horlogerie, l'échappement est un mécanisme généralement placé entre la source d'énergie (ressort, poids, etc.) et l'organe réglant. L'échappement a pour but d'entretenir et de compter les oscillations du pendule d'une horloge ou du balancier d'une montre[6].

Téléphonie[modifier | modifier le code]

Téléphone acoustique de Hooke

Hooke est l'inventeur du premier téléphone (Tin Can Telephone (en) ou "téléphone ficelle" en Français) en 1668 [7]. Il s'agissait d'un système non électrique reliant deux dispositifs acoustiques avec un fil tendu entre les deux.

Météorologie[modifier | modifier le code]

En 1667, Hooke construit un anémomètre pour mesurer la vitesse du vent. Il redécouvre ainsi un instrument qui avait été créé deux cents ans plus tôt par Leon Battista Alberti[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Son principal ouvrage est :

Micrographie (Micrographia) devient immédiatement un grand succès. Le livre présente ses observations réalisées à l'aide de microscopes et de télescopes. Ses très belles gravures sur cuivre sont particulièrement spectaculaires. Ses planches sur les insectes ainsi que le texte contribuent à faire avancer les observations faites à l'aide du nouveau microscope. Les planches sur les insectes sont dépliables et d'un format plus grand que le livre.

Même si ce livre est surtout célèbre pour ses observations faites à l'aide du microscope, Micrographie décrit aussi des corps planétaires lointains.

Portraits[modifier | modifier le code]

Portrait longtemps associé à Robert Hooke, mais qui montre très probablement Jan Baptist van Helmont

Il n'y a à ce jour aucun portrait authentifié de Robert Hooke, et ceci est souvent attribué à la relation conflictuelle qu'il entretenait avec Isaac Newton. À l'époque de Hooke, la Royal Society se réunissait au Gresham College, mais quelques mois après la mort de Hooke, Newton est devenu le président de la société et le lieu de réunion a été déplacé. Lorsque le déménagement a été finalisé quelques années plus tard, en 1710, le portrait de la Royal Society de Hooke avait disparu, et n'a aujourd'hui toujours pas été retrouvé.

Dans son numéro du 3 juillet 1939, le magazine Time a publié un portrait supposé de Hooke. Cependant, les investigations d'Ashley Montagu ont mis en lumière le fait que le portrait n'avait pas de lien vérifiable avec Hooke. De plus, Montagu a fait valoir que les descriptions contemporaines écrites de l'apparence de Hooke tendaient à valider un autre portrait, mais qu'aucune n'était en accord avec celui rapporté par le Time[9].

En 2003, l'historienne Lisa Jardine a affirmé qu'un portrait récemment découvert représentait Hooke[10], mais cette proposition a été réfutée par William Jensen de l'Université de Cincinnati[11]. En réalité, le portrait en question était celui de Jean-Baptiste Van Helmont, un savant flamand.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hooke, Robert (1935), Robinson, H. W. & Adams, W., eds., The Diary of Robert Hooke, M.A., M.D., F.R.S., 1672-1680, London: Taylor & Francis
  2. F. DUFEY, Biologie cellulaire, Éditions C.R.P. , Kinshasa, 1986, P. 55.
  3. « Robert Hooke », Encyclopédie Larousse en ligne, http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Robert_Hooke/111544
  4. (en) [1]
  5. http://www.horlogerie-suisse.com/Echappement/Chap2.htm
  6. Échappements et moteurs pas à pas, Fédération des Écoles Techniques de Suisse
  7. Documentation en anglais sur le site de l'université de Columbia
  8. Alain Liotier, « Anémomètre », Évolution technique et inventions, sur Anémotech (consulté le 2 août 2013)
  9. (en) M. F. Ashley Montagu, « A Spurious Portrait of Robert Hooke (1635–1703) », Isis, vol. 33,‎ 1941, p. 15-17 (DOI 10.1086/358521)
  10. (en) Lisa Jardine, The Curious Life of Robert Hooke, Harper Collins,‎ 2003, p. 15-19
  11. http://www.libraries.uc.edu/source/volfour/oesper2.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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