États généraux des Provinces-Unies
Les États généraux [1](en néerlandais Staten Generaal) constituaient le corps souverain suprême des institutions républicaines des Provinces-Unies créées par l'Union d'Utrecht de 1579 jusqu'à la Révolution batave de 1795.
Composés d'une délégation par province (Hollande, Frise, Zélande, Utrecht, Gueldre, Groningue, Overijssel), les États généraux se révélaient à être un instrument législatif pour la mise en commun de certaines politiques militaires et navales, de politiques étrangères ainsi que religieuses. De plus, la Généralité voyait à l'administration de certains territoires (Pays de la Généralité) issus de conquêtes ultérieures à l'Union (Brabant des États, les Flandres des États, Maastricht, etc.) ou tout simplement jugés trop pauvres pour constituer une province en tant que telle (Drenthe). À ne pas confondre avec les États provinciaux qui détenaient alors la majorité des pouvoirs dévolus aux États modernes.
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[modifier] Rôle
Comme l'Union d'Utrecht fut une confédération décentralisée laissant place à diverses interprétations de ses fondements, le rôle des États généraux varia grandement selon de l'époque.
- Des débuts à 1618
- Jusqu'à l'exécution de Johan van Oldenbarnevelt et l'avènement du stathoudérat plénipotentiaire de Maurice de Nassau.
- 1618 à 1650
- Sous Maurice, Frédéric-Henri d'Orange-Nassau et Guillaume II d'Orange-Nassau
- 1650 à 1672
- Sous la Première période sans stathouder et le régime républicain de Johan de Witt.
- 1672 à 1702
- Sous le stathoudérat de Guillaume III d'Orange-Nassau
- 1702 à 1795
- Lors de la Deuxième période sans stathouder ainsi que les stathoudérats de Guillaume IV d'Orange-Nassau et Guillaume V d'Orange-Nassau
[modifier] Bibliographie
- Israel, Jonathan. The Dutch Republic: It's Rise, Greatness, and Fall 1477-1806'. Oxford University Press, New York, 2006 (1995), 1280 pages.(ISBN 978-0198730729)
[modifier] Notes
- On donne à l’assemblée des Etats généraux des Provinces-Unies de Hollande le titre de Hauts et puissants seigneurs, et ils sont désignés dans les actes écrits, et dans les articles de journaux, par les lettres LL. HH. PP. (leurs hautes puissances).