Digoin
| Digoin | ||
Digoin vu de la Loire |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Saône-et-Loire | |
| Arrondissement | Charolles | |
| Canton | Digoin | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Digoin Val de Loire | |
| Maire Mandat |
Maxime Castagna 2008-2014 |
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| Code postal | 71160 | |
| Code commune | 71176 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Digoinais, Digoinaises | |
| Population municipale |
8 460 hab. (2009) | |
| Densité | 244 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 222 m — Max. 306 m | |
| Superficie | 34,72 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-digoin.fr/ | |
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Digoin est une commune du département de Saône-et-Loire, dans la région Bourgogne, en France.
Ses habitants sont appelés les Digoinais et Digoinaises[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Sur la route passait de 1893 à 1953 le chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau départemental qui reliait la ville à Toulon-sur-Arroux et Etang-sur-Arroux
Digoin est située sur la rive droite de la Loire, au confluent de l'Arroux et de la Bourbince, à 233 m d'altitude. Un grand nombre de cours d'eau (plus de 100 km de rives dans un rayon de 6 km seulement) font aujourd'hui de Digoin un centre d'activités nautiques. Digoin est traversée par la Loire.
Venant des autres communes, il est impossible d'atteindre le centre ville de Digoin sans franchir un pont. Selon les Digoinais, ceci ferait de Digoin une ville unique en France.
- Venant du Nord (Gueugnon), on franchit la Bourbince à Neuzy.
- Venant de l'Est (Paray-le-Monial) ou du Sud (Marcigny - Roanne), on franchit le Canal du Centre à l'entrée de Digoin.
- Venant de l'Ouest (Moulins (Allier)), on franchit la Loire qui délimite les départements de l'Allier et de la Saône-et-Loire.
- Venant du Nord-Ouest (Bourbon-Lancy - Nevers), on franchit l'Arroux au pied de La Motte-Saint-Jean.
Dans sa configuration actuelle, la commune résulte de la fusion des communes de Digoin et de Vigny-les-Paray
Communes limitrophes [modifier]
Les communes du canton de Digoin sont La Motte-Saint-Jean, Varenne-Saint-Germain, Saint-Agnan et Les Guerreaux.
Les communes limitrophes sont (dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du Nord) : Rigny-sur-Arroux, Saint-Vincent-Bragny, Saint-Léger-lès-Paray, Vitry-en-Charollais, Varenne-Saint-Germain, Chassenard et Molinet dans l'Allier et La Motte-Saint-Jean.
Voies de communication [modifier]
Voies routières et transport ferroviaire [modifier]
On accède à Digoin par la route ou le train :
- la route : axe route nationale 79 ou RCEA entre Moulins et Mâcon ;
- le train : ligne TER Tours - Orléans / Paray-le-Monial / Gare de Lyon Part-Dieu ou ligne TER Clermont-Ferrand / Dijon Ville.
Le Viaduc de Digoin situé au sud de la commune permet à la RCEA/RN79 de traverser la Loire.
Transports doux [modifier]
L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Digoin en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[2]. C'est la plus célèbre véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'Ouest en Est, de l'Océan Atlantique à la Mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.
Histoire [modifier]
La découverte de silex dits en feuilles de laurier - de type solutréen - à Volgu[3], de vestiges gallo-romains[4] et mérovingiens[5] témoignent d'une implantation relativement ancienne. Le lieu a porté les noms latins de Denegontium puis de Digonium[5].
Pendant plusieurs siècles, l'activité de la ville se déroula aux alentours de la grève sur laquelle était aménagée un port pour la Loire. De ce port étaient exportés vers le val de Loire et Paris les vins du Mâconnais et du Chalonnais ainsi que des bois du Morvan et de la pierre de taille.
À la fin du XVIIIe siècle, les États de Bourgogne procèdent au percement du canal du Charolais (aujourd'hui canal du Centre) qui relie la Saône à la Loire. Ce canal devient navigable à partir de 1793 et intensifie la batellerie ligérienne[6].
Mais la création des canaux de Roanne à Digoin et Latéral à la Loire (1838 tous deux) nuit petit à petit à la navigation sur la Loire qui décline tout au long de la deuxième moitié du XIXe siècle. Un pont-canal en pierre de taille, long de 243 mètres (onze arches) permet au canal latéral à la Loire de franchir cette dernière afin d'aller se connecter 4 kilomètres plus loin, au canal du Centre au lieu-dit "le Paradis" (cette jonction sera déplacée au port Campionnet par la suite). À la fin du Second Empire, la rigole navigable de l'Arroux est ouverte ; elle porte, grâce à un pont-canal métallique, les eaux de l'Arroux pour alimenter le canal Latéral.
Point de convergence important du réseau routier (sur la route Suisse-Atlantique, avec les routes de Roanne, Nevers, Autun, le Bourbonnais et le Morvan), depuis 1869 sur la voie ferrée Paray-le-Monial - Moulins, Digoin a connu une diversification de ses activités économiques avec l'installation de la Faïencerie de Sarreguemines (1876), des Grès et Poteries (1875) et de l'usine Allia (1927).
De l'après guerre jusque dans les années 1960 , Digoin et ses usines ont fait appel à beaucoup de main d'œuvre étrangère de toutes origines (Espagnols, Portugais, Italiens, Marocains, Turcs, Tunisiens et d'autres). La Briérette, quartier nord-est de Digoin, a accueilli l'immigration des années 1960. Beaucoup de personnes s'installèrent alors dans la cité ouvrière du Tonkin (entre la gare actuelle et la rue Francis de Pressencé). Elle appartenait ainsi que d'autres à la Faïencerie. N'étant plus aux normes, elle est détruite dans les années soixante dix, de même que plus tard, la cité d'urgence construite rue du Bac, ses habitants ont été relogés, avec la création des cités de la Faïencerie et de la C.E.C (Allia de nos jours). De nombreux immigrés dans les années 1970-1980 sont partis pour de plus grandes villes comme Roanne, Lyon et la région parisienne. Beaucoup d'immigrants espagnols seraient repartis en Espagne. Digoin demeure une ville cosmopolite ouvrière avec une culture "melting pot" issue du rêve Américain.
De nos jours Digoin perd la majorité de ses jeunes qui, pour trouver du travail, doivent quitter la région vers de plus grandes agglomérations. Depuis moins de 30 ans, la commune a perdu le tiers de ses habitants de 12 000 dans les années 1980 à 8 000 en 2010.
Héraldique [modifier]
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D'azur à une ancre renversée d'argent sommée d'un croissant accosté de deux étoiles d'or, l'ancre accostée des lettres F et M aussi d'or et soutenue de deux besants, accompagné en pointe et en dessous de l'anneau des lettres C et I aussi d'or[7]." |
Ce blason est utilisé par la mairie depuis le début du XXe siècle. Il provient d’armes de 1626 sculptées sur une maison de la ville, d’appartenance inconnue. Il s’agissait d’un blason ovale (de Dame).
L’ancre renversée (avec un petit organeau à l’extrémité du "diamant", la "sincenelle") est l’emblème de la marine de Loire. Les étoiles pourraient également symboliser la navigation. Le croissant d’or en chef évoque les croisades, mais symbolise également la richesse et la renommée. Ces armes appartenaient probablement à un riche batelier, dans une ville qui vivait du commerce fluviatile sur la Loire.
Certains blasonnements décrivent des besants et non des quartefeuilles, en contradiction avec les représentations du blason. La signification des lettres F et M, C et I reste obscure. Il pourrait s’agir des initiales du mari et de sa femme (blason de Dame), rajoutées au blason sur sa représentation murale.
Administration [modifier]
Les maires [modifier]
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| Les données antérieures à 1904 ne sont pas encore connues. | |||
| 1904-1913 | François Ducarouge | . | . |
| 1913-1919 | Ernest-Eugène Allard | . | . |
| 1919-1925 | Charles-Louis Duclaux | . | . |
| 1925-1929 | Dr Carteret | . | . |
| 1929-1944 | François Morin | . | . |
| 1944-1945 | Gilbert Martin | . | . |
| 1945 | Marcellin Vollat | . | . |
| 1947-1959 | Philibert Guilbert | . | . |
| 1959-1971 | Louis Queroy | . | . |
| 1971-1977 | Maurice Marchandiau | . | . |
| 1977-1979 | Pierre Louard | . | . |
| 1979-1989 | Michel Lacroix | . | . |
| 1989-1995 | Gérard Bossu | PS | . |
| Depuis 1995 | Maxime Castagna | UMP | . |
Jumelages [modifier]
La ville de Digoin est jumelée avec Gerolstein, une ville d'eau de l'Eifel dans le land de Rhénanie-Palatinat en Allemagne. Le jumelage a été scellé le 09/05/1987 à Gerolstein et le 05/09/1987 à Digoin. Les deux villes jumelées entretiennent des échanges intensifs, entre les habitants de leurs cités et les nombreuses associations, écoles, organisations qui sont fortement impliquées dans ce partenariat.
Démographie [modifier]
La population atteignit jusqu'à 12 000 habitants ; aujourd'hui elle est aux environs de 9 000 habitants et 12 000 habitants avec les communes environnantes).
Culture et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
(Église de Digoin, 2007)
- Pont-canal de Digoin (1834).
- Écluse 19e.
- Pont-canal de la Bourbince
- L'ObservaLoire.
- L'église Notre-Dame de la Providence (1869).
- Église Sainte Bernadette (1937).
- Le musée de la céramique.
- Château de Chiseuil XVIIIe siècle.
- Kiosque début XXe siècle.
Folklore [modifier]
Digoin détient le record de manger d'escargots de Bourgogne[13].
Le record de 2006 a été battu le 4 août 2007 au cours de la 18e fête de l'escargot, où 8 400 douzaines, soit 100 800 escargots de Bourgogne ont été engloutis. En outre, 500 kg de beurre, 55 kg de persil et 33 kg d'ail ont été nécessaires pour la préparation, selon la recette « traditionnelle », de cette variété d'escargots.
Digoin est aussi un centre de joutes. Le maire actuel, Maxime Castagna, est un ancien champion de joute.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Hyacinthe Maublanc de Chiseuil (1796-1870), né à Digoin, officier de cavalerie et homme politique.
- Alexandre Dumaine : (XXe siècle) Grand chef cuisinier de prestige.
- Alain Robert alias Spider-Man: est un grimpeur urbain. Natif de Digoin, il a vécu son enfance à Valence.
- Antoine Xavier Mayneaud de Pancemont, (XVIIIe siècle) ecclésiastique.
- Étienne Maynaud Bizefranc de Lavaux, général français né à Digoin.
- Roger Semet (1910-1975), journaliste et écrivain.
- Paul Chaussard (1923-2007), historien passionné par l'histoire de Digoin et de la marine de la Loire[14].
- Titus Bartoli (1883-1941), instituteur à Digoin de 1910 à 1938, résistant communiste fusillé le 22 octobre 1941 dans la carrière de Châteaubriant.
Notes et références [modifier]
- Les gentilés de Digoin
- EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (...). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
- Chaussard 1996, p. 10
- Chaussard 1996, p. 15-16
- Chaussard 1996, p. 19
- Chaussard 1996, p. 141
- Armoiries de Digoin, sur Les emblèmes de France. Consulté le 25 juillet 2011
- Recensement de 2006 des communes de Saône-et-Loire
- base Cassini
- Résultats du recensement de la population - Digoin, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- La fête de l'escargot
- Paul Chaussard sur le site de l'Observaloire
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Paul Chaussard, Images du passé digoinais, Le Caractère en Marche, 1996, 279 p. (ISBN 2-910012-11-5)
Articles connexes [modifier]
- Canal latéral à la Loire
- Canal du Centre (France)
- Canal de Roanne à Digoin
- Liste des communes de Saône-et-Loire