Saint-Saulge

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Saint-Saulge
Mairie de Saint-Saulge
Mairie de Saint-Saulge
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Saint-Saulge
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Nivernais
Maire
Mandat
Christian Bulin
2014-2020
Code postal 58330
Code commune 58267
Démographie
Population
municipale
819 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 20″ N 3° 30′ 48″ E / 47.1055555556, 3.5133333333347° 06′ 20″ Nord 3° 30′ 48″ Est / 47.1055555556, 3.51333333333  
Altitude Min. 245 m – Max. 403 m
Superficie 25,77 km2
Localisation

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Saint-Saulge

Saint-Saulge est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Nièvre

Saint-Saulge est situé au centre du département de la Nièvre.

La commune a été augmentée de celles de Sanizy (dite Samnisiaco) et Narlou (dite Narlodo) rattachés entre 1790 et 1794.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Franchy Crux-la-Ville Saint-Maurice Rose des vents
Sainte-Marie
Jailly
N
O    Saint-Saulge    E
S
Saxi-Bourdon Rouy Montapas

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1164, le Pape Alexandre III, confirme par une bulle, la possession des bénéfices des cures de Narloux et Sanisy, à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun[1].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Marat-les-Forêts[2].

1851 : les partisans de Marianne[modifier | modifier le code]

À la veille du coup d'État du 2 décembre 1851, à la demande de Morny, le 28 octobre, le Général Pellion intervient, avec le concours de la colonne mobile, contre les sociétés secrètes existantes dans le département de la Nièvre. La colonne passe à Cercy-la-Tour, Fours, Moulins-Engilbert, Châtillon-en-Bazois, Saint-Saulge, arrêtant 16 membres dans ces localités. Mais l'agitation continue. À Saint-Saulge plusieurs habitants sont soupçonnés de fomenter des troubles. Il s'agit de défenseurs de la République opposés au coup d'État qui sont accusés d'appartenir à des sociétés secrètes dites « Marianne ». Le juge Lassier s'efforce de découvrir qui est engagé dans ces sociétés. Les agitateurs se réunissent chez le cabaretier Guilloux. Dix habitants de Saint-Saulge auraient avoué et une vingtaine d'autres sont soupçonnés. Selon le juge, les principaux sont à Saint-Saulge, Jean Baptiste Labour, Adam le notaire, Julien Jolly, les cousins Riche. Par exemple Simon Riche « s'est surtout fait remarquer, selon le juge, par son exaltation révolutionnaire, ses menaces contre les hommes d'ordre, par sa participation avec Adam et Labour aux menées de propagande démagogiques et d'affiliation aux sociétés secrètes »[3]. Il sera, comme deux cent personnes de l'arrondissement, condamné à être transporté[4]. Il meurt en route.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 2012 en cours Christian Bulin    
mars 1983 décembre 2012 Sylvain Lopinto DVG Médecin
janvier 1980 mars 1983 R. Marcus    
avril 1977 janvier 1980 H. Rouede    
novembre 1973 avril 1977 G. Aubert   Médecin
avril 1971 novembre 1973 Delavault    
mars 1959 avril 1971 A. Clément    
octobre 1947 mars 1959 Louis Mignon    
juillet 1945 octobre 1947 Alix Pincot    
octobre 1944 juillet 1945 Guy Laurent SFIO Conseiller général
avril 1944 octobre 1944 Pierre Loujard    
mars 1944 avril 1944 Charles Rousseau    
avril 1943 mars 1944 Raymond Perard    
mai 1942 avril 1943 Joseph Vallet    
avril 1938 mai 1942 Georges Laurent    
mars 1938 avril 1938 Adolphe Pillon    
février 1938 mars 1938 Louis Cambours    
septembre 1937 février 1938 François Boulin    
1936 septembre 1937 Edmé Bureau    
mai 1925 1936 Georges Laurent    
décembre 1919 mai 1925 Henri Robert de Thoury    
    Octave Franson    
1913   Charles Teste    
1907 1913 Paul Farinet    
1900 1907 Henri Robert de Thoury    
1899   Robert de Thoury    
    Eugène de Thoury    
1819   Louis-Joseph de Thoury    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 819 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 623 1 385 1 752 1 948 1 874 2 131 2 146 2 334 2 341
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 215 2 252 2 357 2 499 2 532 2 370 2 430 2 335 2 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 037 2 021 1 909 1 640 1 525 1 501 1 455 1 414 1 296
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 176 1 157 985 919 849 865 874 874 819
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Saulge est l'ancienne chapelle du prieuré de Saint-Martin de la Vigne, dit plus tard prieuré de Saint-Saulge. Elle a est classée monument historique des XIIe et XVIe siècles, avec les plus beaux vitraux de la Nièvre[7]. Aujourd'hui seuls les vitraux restent classés. Tous sont du XVIe siècle, sauf les deux vitraux du chœur, qui datent du XIXe siècle (offerts par Eugène de Thoury). Ces deux vitraux sont signés A. Baratte (à Clermont-Ferrand), sans date.

En l'an 908, l'église de Saint-Saulge est sous le vocable de Saint-Martin et le prieur de Saint-Saulge (diocèse de Nevers), en fait don à l'abbé de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun[8]. En 1161, l'évêque de Nevers, Bernard de Saint-Saulge, reconnaît à Bernard II, abbé de Saint-Martin la propriété de Saint-Maurice-les-Saint-Saulge[9].Le Pape Alexandre III, réfugié en France, confirme par une bulle cette possession, en 1164[10]. La fondation de l'anniversaire de Hugues de Mosse, ou Muse, prieur de Saint-Saulge, est faite en 1250 par une charte, à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun[11]. Un autre prieur nous est connu en 1298, Guy de Roussillon, frère d'Eudes de Roussillon.

Selon la légende, une année de forte sécheresse où le fourrage se faisait rare, les habitants de Saint-Saulge, qui avaient le sens de l'économie, eurent l'idée de hisser sur l'église une vache à l'aide d'une corde, afin qu'elle broute l'herbe qui poussait sur un flanc du clocher ... Depuis lors, ils perpétuent cette tradition en mai, à l'occasion de la fête locale et avec une vache factice.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ravisius Textor [Jean Tixier de Ravisi] (v. 1480-1524), humaniste, recteur de l'Université de Paris.
  • Vénérable Jean-Baptiste de Lavenne, alias Jean-Baptiste Delaveyne (1653-1719), fondateur en 1680, à Saint-Saulge, de la congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers.
  • Marcelline Pauper, née à Saint-Saulge le 11 mars 1666, religieuse des Sœurs de la Charité de Nevers, fondatrice de la maison de Decize et supérieure de celle de Nevers. Décédée le 25 juin 1708 à Tulle, après avoir rédigé sa vie sous la directive de son directeur de conscience, le père de Lavenne.
  • Louis-Joseph de Thoury est né le 7 septembre 1780 à Sanizy (actuelle commune de Saint-Saulge) et est mort le 21 mai 1857 à Saint-Saulge, ce fut le premier des Thoury qui vécut à Saint-Saulge. Il fut nommé maire de Saint-Saulge et chevalier de Malte de minorité le 30 octobre 1819.
  • Eugène de Thoury est né le 31 mars 1817 à Saint-Saulge et est mort le 15 janvier 1896 au château de Saint-Pierre-la-Chapelle à Saint-Saulge. Il fut élu maire de Saint-Saulge et a offert à l'église de Saint-Saulge deux vitraux (du chœur) sur la demande de son épouse la comtesse Marie-Antoinette Aymé des Roches de Noyant ; d'ailleurs, les doubles armoiries Thoury/Noyant figurent sur le vitrail de gauche (dans le chœur). Il est le fils de Louis-Joseph de Thoury et de Marie-Thérèse de Courvol construisit sous le Second Empire le château de Saint-Pierre-la-Chapelle à Saint-Saulge.
  • Louis Dauvergne, (1828-1899) né au Château de Vesvres à Rouy, peintre qui demeura dans la commune de 1861 à 1894,décéda à Nevers et fut inhumé dans le caveau de famille à Montapas
  • Édouard Thiers, 1843 - 1890
  • Robert de Thoury (né le 3 mars 1870 à Clermont-Ferrand et mort le 6 novembre 1940 au Château de Matha), il fut conseiller général de la Nièvre et élu maire de Saint-Saulge le 20 mai 1899. Propriétaire du château de Saint-Pierre-la-Chapelle, il est aussi maître d'équipage fondateur du Rallye Nivernais avec Raoul de Candolle, équipage de chasse à courre (chevreuil). Robert est le fils de Eugène de Thoury.
  • Louis Helion (1905-1944), médecin résistant fusillé en 1944, a été remplacé à Saint-Saulge par le docteur Salomon Baskin (1902-1978) dont la 1ère épouse Ratnieva Baskin née à Kovel en Ukraine (1903-1942) et leurs deux enfants, nés à Nancy, Jacqueline (1932-1942) et Michel Baskin (1937-1942), déportés fin août 1942 en partance de Bordeaux, sont décédés à leur arrivée à Auschwitz. Le docteur Salomon Baskin, non déporté, s'était engagé en mai 1943 dans la France Libre en passant par l'Espagne (grade Lieutenant, terre/Londres/QG).
  • Marguerite Helion (1907-2004), restée veuve et ses enfants orphelins, est devenue assistante sociale appréciée à Saint-Saulge et canton
  • Jean Pieuchot, (1921), célèbre régisseur de cinéma (ses mémoires ont été édités chez Dualpha Editions), est né à Saint-Saulge.
  • Monseigneur Crosnier, ecclésiastique et érudit nivernais, ancien vicaire de Saint-Saulge (1828)[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun : Charte n° XVIII.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Saulge », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 5 août 2012)
  3. Dossiers de la 1re Cion Militaire de la 15e division militaire de la Nièvre Série U Justice
  4. "Patriote de la Nièvre" 27 octobre 1881
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. « Notice no PA00113018 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun : charte n° VIII. Texte en ligne.
  9. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin : charte n° XVII. Texte en ligne.
  10. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun : charte n° XVIII. Texte en ligne.
  11. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun : charte n° XLVI. Texte en ligne.
  12. Abbé François Boutillier, Notice sur la vie et les œuvres de Mgr Crosnier, G. Vallière, 1881

Liens externes[modifier | modifier le code]

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