Langonnet

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Langonnet
Façade ouest de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Façade ouest de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Langonnet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
Christian Derrien
2014-2020
Code postal 56630
Code commune 56100
Démographie
Gentilé Langonnetais
Population
municipale
1 905 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 23″ N 3° 29′ 32″ O / 48.106389, -3.49222248° 06′ 23″ Nord 3° 29′ 32″ Ouest / 48.106389, -3.492222  
Altitude 180 m (min. : 104 m) (max. : 292 m)
Superficie 85,40 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Langonnet [lɑ̃ɡɔnɛt] est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France. Elle englobe l'ancienne trève de La Trinité-Langonnet.

Ses habitants se nomment en français les Langonnetais et Langonnetaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de Langonnet.
La calotte Saint Joseph (292 m) est le point le plus élevé de la commune.
Situation de Langonnet dans le Morbihan.

Langonnet fait partie de la partie cornouaillaise du Morbihan : elle faisait partie de l'évêché de Cornouaille. La langue utilisée était le breton cornouaillais jusqu'au basculement linguistique vers le français qui eut lieu dans les années 1950. Le cornouaillais était utilisé dans les cantons de Gourin, du Faouët, tandis que le reste du département parlait le breton vannetais (sauf l'extrémité est qui parlait gallo).

Langonnet est à équidistance de Gourin et du Faouët (9 à 10 km) et se trouve au centre d'un triangle reliant Gourin, Le Faouët et Plouray.

Comme nombre de communes rurales de Basse-Bretagne, l'habitat est très dispersé puisque le nombre de lieux-dits répertoriés s'élève à 207. Son territoire peut s'inscrire dans un rectangle de 13 km de haut et 7 km de large, ce qui représente une surface considérable sur laquelle une grande partie de la population est dispersée dans de petits hameaux.

La commune compte deux agglomérations principales : le bourg proprement dit et le bourg de La Trinité-Langonnet, autrefois siège d'une trève dont le territoire couvrait un bon tiers nord de l'actuelle commune. Le bourg proprement dit occupe une position centrale dans la moitié sud de la commune. Le bourg de la Trinité-Langonnet est excentré au nord-est de la commune, en bordure de la route Gourin-Glomel-Rostrenen. L'abbaye de Langonnet se trouve au sud-est, sur la route de Plouray.

Le bourg se trouve à une altitude de 190 mètres, sur une hauteur qui domine le sud de la commune. L'ancien bourg se situait à Saint-Maur, à environ 750 m du bourg actuel. Des vestiges sont encore visibles dans les bois.

La commune comprend de vastes landes plates autour du bourg, connues sous le nom de landes de Kerivoal, tandis qu'au nord s'étend la ligne de crête des Montagnes Noires. Le rocher de la Madeleine qui offrait une vue magnifique sur les alentours (mais qui fut malheureusement dynamité il y a quelques années dans le cadre de l'exploitation d'une carrière) s'élevait autrefois à 260 mètres. La calotte Saint Joseph, une colline constituée de grès armoricain dont le sommet est arrondi et couvert de landes, surplombe le bourg de la Trinité-Langonnet. Elle culmine à 292 mètres d'altitude et constitue le point le plus élevé de la commune.

La commune compte 637 ha de bois, soit 7 % de la surface communale. Le bois de Conveau est le principal massif forestier. Il occupe les hauteurs des Montagnes Noires à l'extrême nord-ouest du territoire.

La rivière Ellé longe à l'est le territoire de la commune et matérialise la frontière avec Plouray et Priziac tandis que le ruisseau du Moulin du Duc le longe à l'ouest et matérialise la frontière avec Le Saint. Deux autres importants cours d'eau parcourent la commune : le Langonnet (du nord au sud) et le Rozo au nord-est, tous deux affluents de l'Ellé.

L'axe est-ouest qui mène à Rennes est situé sur une ligne de crête et offre de ce fait une vue sur les plaines environnantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Un dépôt de plus de 300 haches à douille a été mis au jour lors de travaux agricoles en 1976 : les haches étaient enterrées dans une fosse et disposées en cercle, le tranchant au centre, en couches superposées. Ces objets en bronze, fabriqués dans des moules, servaient probablement de lingots monétaires[1].

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

La fondation de Langonnet remonte sans doute au VIe siècle, à l'époque de l'émigration des Bretons depuis la Grande-Bretagne. Le nom de Langonnet a beaucoup varié dans le temps, selon les tentatives de transcription du système phonétique du breton avec l'alphabet latin :

À comparer avec Pleugueneuc en Ille-et-Vilaine.

Langonnet serait le lann-Konoed, le monastère (ou ermitage ; llan en Gallois) de Konoed (ou Kon(n)ed, Konoid = Kynwyd ou Kynyd en gallois), un saint gallois venu en Bretagne.

Selon une autre hypothèse, la première abbaye de Langonnet était une succursale de celle de Landevennec (de rite scottique), fondée en 845 par saint Guénolé. Or un de ses disciples était saint Konogan. Celui-ci a laissé son nom à Treogan (trev + Konogan : la trève de Konogan) et est le patron de Lanvénégen. Il aurait pu être le fondateur de Langonnet. Sans preuve, il est difficile de le dire.

Les noms de village ne sont pas toujours plus limpides, bien que beaucoup d'éléments soient compréhensibles par tout bretonnant (cf. plus bas).

Francs contre Bretons[modifier | modifier le code]

Vers 818-820, Langonnet aurait été le lieu de la confrontation entre l'armée de l'empereur franc Louis le Débonnaire et l'armée de Morvan Lez-Breizh (« protecteur de la Bretagne »), premier roi de la Bretagne unifiée (qui était auparavant morcelée en plusieurs royaumes : Domnonée (Léon, Trégor et Goëlo), Cornouaille, Bro-Waroc'h). Morvan aurait été décapité par un cavalier franc lors des combats. Mais les cartulaires ne permettent pas de préciser exactement le lieu de ces combats et aucun texte concernant Morvan ne mentionne Langonnet.

Fondation de l'abbaye cistercienne de Langonnet[modifier | modifier le code]

En 1136, le duc Conan III de Bretagne, à la demande de sa mère la duchesse Ermengarde, accorda la charte de fondation de l'abbaye de Langonnet. Des moines originaires de l'abbaye de l'Aumône dans le diocèse de Blois s'installèrent sur le bord de l'Ellé près de la voie romaine Vorgium-Blabia. Vers 1146, Maurice Duault de Croixanvec en deviendra l'abbé avant de devenir le premier abbé de l'abbaye Saint-Maurice de Carnoët en Clohars-Carnoët.

Guerre de la Ligue[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Langonnet eut à souffrir de la guerre de la Ligue. Les moines furent contraints de quitter les lieux et l'église fut transformée en écurie par le célèbre brigand Guy Éder de La Fontenelle qui était en lutte avec les garnisons voisines de Rostrenen et de Corlay. Lorsque les moines revinrent en 1598 après trois ans d'absence les seigneurs des environs s'étaient emparés de la plus grande partie de leurs terres.

Révolte des Bonnets rouges[modifier | modifier le code]

Les habitants obtiennent une transaction sur les droits dus au seigneur abbé de l'Abbaye de Langonnet après avoir marché sur celle-ci. Jean Harscoêt, qui avait battu le tambour pour rassembler les gens, est condamné aux galères à perpétuité[2].

Révolution[modifier | modifier le code]

En 1790, la paroisse de Langonnet est érigée en commune et en chef-lieu de canton. Elle annexe la trève de La Trinité-Langonnet et est alors rattachée au district du Faouët.

Les biens de l'abbaye de Langonnet sont vendus aux enchères comme biens nationaux en 1791.

En 1793 l'abbaye devient un lieu de ralliement pour les chouans de la région qui ont pour chef Nicolas Le Clec'h. Pour y mettre fin l'abbaye est occupé par les troupes républicaines à partir de 1795.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1801, Langonnet est rattachée au canton de Gourin (et par la même occasion au diocèse de Vannes, conséquence du Concordat). La Trinité est érigée en paroisse en 1802, mais ne devient pas une commune.

Au début du XIXe siècle, les landes occupaient une surface de 3 965 hectares, soit près de la moitié des terres de la commune. En 1830, le vaste étang qui venait battre au pied de la colline sur lequel est le bourg est desséché ; une étendue de terrain d'environ 100 hectares est ainsi livrée à l'agriculture et réunie à la ferme modèle de Saint Germain. Sous l'Empire, des haras furent installés par décret à l'abbaye de Langonnet. Mais ils ne résistèrent pas à l'isolement du lieu et furent transférés dès 1850 à Hennebont.

Langonnet est desservi par trois gares par le réseau breton jusqu'aux années 1950.

L'émigration en Amérique[modifier | modifier le code]

Comme les autres communes des cantons alentours, Langonnet a connu deux vagues d'émigration en Amérique la première au XIXe quand l'un des premiers à partir fit un récit merveilleux de son expédition et la seconde dans les années 1950 quand le consul du Canada fit une campagne de promotion dans cette partie du Morbihan.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Langonnet (Morbihan).svg

Les armoiries de Langonnet se blasonnent ainsi :

D’azur à deux épées d’or passées en sautoir soutenant une couronne antique d’argent chargée de trois mouchetures d’hermine de sable.
Conc. B. Frelaut.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 905 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 306 3 020 2 924 2 278 2 715 3 432 3 442 3 714 3 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 427 3 629 4 024 3 417 3 929 3 673 3 710 3 666 3 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 982 4 123 4 450 4 494 4 437 4 848 4 358 4 407 3 420
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 083 2 791 2 373 2 106 2 005 1 918 1 908 1 907 1 905
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Comme nombre de communes rurales du Bretagne, Langonnet connaît un déclin depuis le « miracle breton » (i.e. la révolution agricole des années 1950 qui mit fin à la civilisation paysanne traditionnelle en Basse-Bretagne et vit le basculement linguistique du breton vers le français). En effet, le nombre d'habitants est passé de près de 5000 après la Seconde Guerre mondiale à un peu moins de 2 000. Dans le même laps de temps, l'âge moyen a cru de manière vertigineuse : il y a plus de 800 personnes inscrites au club de retraités et plus de 700 personnes ont plus de 70 ans.

Ces chiffres résument le drame de ces communes rurales qui se dépeuplent. De nombreux hameaux où vivaient autrefois plusieurs familles (de grande taille) d'agriculteurs, n'accueillent plus qu'un ou deux couples d'agriculteurs.

Notons cependant que cela est contrebalancé par l'arrivée de quelques familles étrangères, notamment anglaises, qui ont restauré plusieurs fermes à l'abandon depuis les années 1980.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de l a commune est Langoned.

L'interprétation des noms de lieu est toujours difficile : il est nécessaire de disposer des formes écrites anciennes afin de ne pas faire d'erreur. Par exemple, le prénom Guénael pourrait être interprété superficiellement en gwenn+ael, « l'ange blanc », alors que sa signification en vieux breton était toute autre.

La carte de Cassini (fin du XVIIIe siècle) est à ce sujet d'une grande aide. Les noms des villages sont dans l'ensemble identiques, mais les différences sont révélatrices :

  • Bara serait un lieu où on aurait fait du pain (une évolution de Barrac'h est peu probable vu que ce n'est pas un sommet)
  • Barlégan s'y trouve encore sous une forme non altérée : Banalegan. C'est donc la petite (diminutif -AN) genêtière (Banaleg), tout comme le Barregant du Faouët. Rien à voir, donc, avec Barrac'h, où barr a sans doute le sens du sommet.
  • Botquelvez est une coudraie : Bot (bosquet, buisson) + Quelvez (les noisetiers). Les noisettes sont toujours appelées Kraon-Kelvez dans une bonne partie du domaine bretonnant.
  • Calaren est noté Kerazren en 1542. C'est sans doute un ancien Ker-Aethlun (Aethlun étant un nom guerrier formidable au sens étymologique du terme) comme Keraeron en Kerfeunteun-Quimper noté lui-aussi Kerazren en 1562. Ce toponyme résulte d'une évolution de Keraslen en Karalen puis par métathèse en Calaren.
  • Cosperec est un endroit planté de poiriers sauvages (il provient de Kalper, une variante de cozper, et du suffixe ec).
  • Dans Crao Bihan et Crao Bras, on retrouve Kra(v) (côte), ce toponyme est confirmé par la topographie, comme dans Le Cravic au Faouët et les nombreux Kra, Ar c'hra, Penn Ar c'hra du Trégor.
  • Kerantons est une variante de Ker an tous, le village d'un Le Touz : le tondu (ou le tonsuré), peut-être un moine.
  • Kercastellou était plus correctement écrit à l'époque : Kerhastellou. Plutôt que « village des châteaux », il faut comprendre « village des falaises rocheuses ». Il en est peut-être de même pour Plougastel-Daoulas ou Trégastel (près de Lannion).
  • Kerriguen était écrit Keranguen au XVIIIe siècle. C'est donc simplement le village d'un certain Le Guen. Sont ainsi résolues deux énigmes: le « RR » qui n'a pas lieu d'être et l'absence de mutations consonnantiques dans l'adjectif gwenn.
  • Le collety de Koz/Koh (vieux) et du vieux-Breton Lety (auberge, cf le gallois Llety)
  • Le Harlay est noté L'arle. Ce nom semble contenir les mots LE (variante de lec'h, lieu, utilisé comme enclitique) et Ard, adjectif du vieux-Breton signifiant haut, élevé. Arle serait alors un toponyme très ancien, au sens voisin de celui de composés plus récents tels Meneleh (près de Moustoirac) ou Crec'h Lec'h (à Mantallot).
  • Lonjeau est noté Le Lojou c'est-à-dire les « loges », les huttes.
  • Lost-an-coed est l'extrémité du bois (lost an koad)
  • Minez Buonec s'écrivait Menez Buhonec au XVIIIe siècle. Buhonec est sans doute un nom d'homme, variante de Buhanec (vif, coléreux).
  • Moustriziac était noté Moustoirisaac, soit le moutier de saint Isaac.
  • Penhiel est noté Penquellen soit Penn-Kelenn : tête (dans le sens d'unité) de houx.
  • Penn Kesten Vras est le sommet/coin aux chataigners (Penn ar Kistinn); ces arbres se trouvaient en haut du chemin menant à Pennhiel.
  • Perez y est écrit Peroz, ce qui laisse supposer une forme plus ancienne, Perroz, venant de Penn+Roz: le bout de l'escarpement, du tertre.

Quelques toponymes sont plus difficile à interpréter:

  • le croisement de Croas-loas : le second élément se retrouve dans plusieurs Kerloas, Kerloes. Loas serait :
    • soit un nom de personne,
    • soit l'adjectif vieux-Breton LOED (gallois : Lloedd) qui veut dire tranquille, silencieux (le D final rendant une spirante post-dentale faible) car on a parfois un adjectif qualificatif dans les noms en Ker-, comme dans Kergoz, Kerizel, ...
    • ou procèderait du vieux-breton loes (« chasser, expulser »)
  • Kerlinou est probablement le pluriel de Lein (sommet). Cf Kerlino (en Inzinzac) qui était Kerlineu en 1319 et le Kerleino de Ploumagoar (Guingamp) qui était Kerleynou en 1555.
  • Leurier-Gal est un composé palatisé de leurgêr (« placis de village »)
  • Le Gorzic est un dérivé soit de Korz (roseaux) ou du vieux-Breton Gorth (enclos).
  • Stancoajoù signifie « étang des bois »
  • Trévoux (« quartiers ») est un pluriel (trevoù) de trev (trève).

D'autres villages gardent leur secret de leur nom :

  • Bel-orient était orthographié Bellorien, ce qui n'est d'aucune aide pour trouver un sens à ce nom, si ce n'est qu'il pourrait s'agir d'un pluriel d'agent.
  • Dismeon qui était déjà écrit ainsi au XVIIIe siècle et en 1684,
  • Drouloué écrit Droulouez en 1684.

Sources :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Vue panoramique en direction du sud depuis la calotte Saint Joseph, en contrebas le bourg de La Trinité-Langonnet
  • Vallée du Haut Ellé
  • Forêt de Conveau
  • La Calotte Saint Joseph : Depuis ce sommet aux formes arrondies couvert de landes, un vaste panorama de 360° s'offre à la vue. En direction du nord l'horizon est limité par la proche colline du Menez Du et en direction du sud-est par la ligne de crête de Saint Tugdual tandis qu'en direction du sud et du sud-ouest, l'absence de véritables reliefs permet de voir très loin. Au pied de la colline, on aperçoit le bourg de La Trinité et plus loin en direction du sud-est, le bourg de Plouray. Une table d'orientation est située au sommet de la calotte.
  • Le Roc de la Madeleine (dont le rocher situé au sommet n'existe plus aujourd'hui).

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

Il subsiste quelques vestiges de la préhistoire:

Des traces d'habitations gauloises ont été découvertes au moulin de Lopiriac (sur l'Ellé), ainsi qu'un village celte un peu plus loin.

Edifices religieux[modifier | modifier le code]

chapelle Saint-Brendan
le cloître de l'abbaye

La région de Langonnet (en particulier Priziac et La Trinité) possède de très anciens monuments religieux datant de l'époque romane et retravaillés par la suite. On a pu dire qu'il existait dans cette partie des Cornouailles morbihannaises un art spécifique. En effet, le style des chapiteaux n'est pas sans rappeler l'art celte. Il semble que la tradition celtique s'y soit très longtemps maintenue.On trouvera le même genre de chapiteaux et de vestiges romans dans l'église de La Trinité-Langonnet.

L'église paroissiale de Langonnet est une ancienne abbatiale bénédictine datant de la fin du XIe siècle. Certains de ses chapiteaux datent du siècle des grands rois bretons : motifs enroulés, animaux stylisés, combinaisons linéaires..., caractéristiques de l'art celtique. L'édifice a été rénové au XVIe siècle en style gothique flamboyant. L'abbaye a laissé sa trace dans la toponymie, abbaty zu, du nom du costume des moines bénédictins.
La chapelle est dédiée à Saint Brendan, moine et grand navigateur irlandais qui séjourna 25 ans en Bretagne. Sur le pignon Est de l'édifice se trouvent les armoiries de la famille Bouteville sur les terres de laquelle la chapelle a été érigée. Elle abrite une statue polychrome datant du XVIe siècle représentant Saint Adrien revêtu d' une armure et qui était autrefois installée dans la chapelle de kermain. Il existait un coffre de fabrique monochrome vert qui malheureusement a été brulé au début des années 2000 dans un des feux de la Saint-Jean organisé par le comité de la chapelle. La réfection de la toiture et divers travaux de maçonnerie ont été récemment entrepris.

Les différentes chapelles sont l'objet d'animations lors des pardons ou lors des fêtes de quartiers.

Elle a été fondée en 1136 par Conan III, duc souverain de Bretagne. Elle fut reconstruite en partie au XVIIe siècle. La salle capitulaire est le seul vestige de l'édifice du XIIIe siècle. Elle sert actuellement de lieu de repos pour les missionniaires âgés et elle abrite un musée colonial.

Châteaux & manoirs[modifier | modifier le code]

manoir de Kermain

Maisons et autres établissements[modifier | modifier le code]

On peut également voir l'ancien site médiéval du bourg, Saint-Maur, dans les bois, dont il ne reste plus que les fondations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

la mairie et le bureau de poste

Voici la liste des maires et adjoints de Langonnet depuis 1801 :

  • 1801: Nicolas-Yves LE CLECH
  • 1820: Nicolas-Yves LE CLECH(adjoint(s): Michel BOROPER, Barthélemy LE GUERN)
  • 18/09/1821: Barthélemy LE GUERN (adjoint(s): Michel BOROPER, Nicolas LE DU)
  • 13/10/1826: Félix LE CLECH (adjoint(s): Nicolas LE DU, Barthélemy LE GUERN)
  • 1836, 19/11/1837: (adjoint(s): Barthélemy LE BIHAN, Jean LE DU (père), Henri LE FLOCH)
  • 10/11/1840: Barthélemy LE BIHAN (adjoint(s): Jean LE DU (fils), Henri LE FLOCH)
  • 03/03/1844: Yves LE BIHAN (fils) (adjoint(s): René LE GUERN (fils), Henri LE FLOCH)
  • 29/11/1846: Yves LE BIHAN (adjoint(s): Henri LE FLOCH, LE BOURSICOT)
  • 1850: LE BIHAN (ADJOINT(S): LE BOURSICOT, GAUDART)
  • 1852: QUINCHEZ (ADJOINT(S): Julien-Marie LE BOURSICOT)
  • 07/06/1853: QUINCHEZ (ADJOINT(S): Julien-Marie LE BOURSICOT, René Joseph BROUSTAL)
  • 26/10/1854: LE BOURSICOT (fils) (adjoint(s): René Joseph BROUSTAL, Julien-Marie LE BOURSICOT)
  • 21/07/1855, 10/1860: (adjoint(s): LE BOURSICOT (fils), René Joseph BROUSTAL, Jérome-Y. GUILCHET)
  • 24/09/1865: Julien LE BOURSICOT (adjoint(s): Jérôme-Yves LE GUILCHET, René BROUSTAL)
  • 04/09/1870: Julien LE BOURSICOT (adjoint(s): François GUILCHET, Louis GAUDART)
  • 08/10/1876: Julien LE BOURSICOT (adjoint(s): Alexandre BROUSTAL, Louis GAUDART)
  • 21/01/1878: Louis-Marie CLOAREC (adjoint(s): René GUILCHET)
  • 23/01/1881, 18/5/1884: (adjoint(s): Jean-Marie TROUBOUL, François et Jean GUILCHET)
  • 20/05/1888, 15/5/1892: (adjoint(s): )
  • 17/05/1895, 15/5/1996: (adjoint(s): Louis-Marie CLOAREC, François et Jean GUILCHET)
  • 05/05/1900: Joseph-Marie DROUAL (adjoint(s): Jh-Marie GUILCHET, Yves COSPEREC (fils))
  • 15/05/1904, 17/5/1908: (adjoint(s): Joseph-Marie DROUAL, Jh-Marie GUILCHET, Yves COSPEREC)
  • 19/05/1912: Joseph-Marie DROUAL (adjoint(s): Jh-Marie GUILCHET, Jean BROUSTAL)
  • 02/11/1913: Louis BROUSTAL (adjoint(s): Joseph GUILCHET, Jean BROUSTAL)
  • 07/12/1919: Louis BROUSTAL (adjoint(s): Jean BROUSTAL, Yves GUERZIDER)
  • 17/05/1925: Louis GUILCHET (adjoint(s): Joseph-Marie LE NY, J.- M. QUEMENER, Jean BROUSTAL)
  • 19/05/1929: Yves TROUBOUL (adjoint(s): Y. GUERZIDER, Louis PERON, J.-M. QUEMENER)
  • 15/05/1935: Louis GUILCHET (adjoint(s): Joseph MARZIN, Charles MICHEL, R. PERON)
  • 28/06/1936: Charles MICHEL (adjoint(s): Yves COSPEREC, Joseph LE NY)
  • 13/05/1945, 02/11/1947: (adjoint(s): Germain IHUELLOU, Louis GUILCHET, Albert FAUCHEUR, François BERIC)
  • 10/05/1953: Germain IHUELLOU (adjoint(s): Maurice CADIC, Adrien STEPHANT, Joseph COSPEREC)
  • 02/03/1959: Maurice CADIC (adjoint(s): P. GUERZIDER, Grégoire MINOU, R. POCHAT)
  • 28/03/1965, 21/3/1977:Grégoire MINOU (adjoint(s):Pierre GUERZIDER, Roger POCHAT, Yves ULLIAC)
  • 20/03/1977: Joseph LE PUIL (adjoint(s): Samuel GAUDART, François JAMBOU, Jeanne LE NY)
  • 13/03/1983: Joseph LE PUIL (adjoint(s): François JAMBOU, Jean-P. LE BRETON, Jean LE CRAS, Jean LE GOFF)
  • 24/03/1989: Lucien STEPHANT (adjoint(s): Maria CADIC, J.-François FERREC, Pierre GUERZIDER, M. LE GOFF)
  • 16/06/1995: Lucien STEPHANT (adjoint(s): Lucien QUEMENER, P. GUERZIDER, Maria CADIC, Maurice LE GOFF)
  • 2001: Christian DERRIEN (adjoint(s): Gilles BERNARD, Yves LE DANTEC, Anne COUTELLER, Louis URVOIS)
  • 2008: Christian DERRIEN (MBP)( adjoint (s): Joël PETRO, Yves LE DANTEC, Anne Marie GLOAGUEN, Anne COUTELLER, Eric DAVID)

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Ya d'ar brezhoneg[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 27 janvier 2005.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une classe bilingue a été ouverte à l’école publique à la rentrée 2012. 14 enfants s’y sont inscrits (soit 10,3 % des enfants de la commune scolarisés dans le primaire)[5].

Les cercles celtiques[modifier | modifier le code]

Langonnet comprend deux cercles celtiques:

  • Celui de l'Abbaye de Langonnet (Korollerien an Ellé),
  • Celui de Langonnet proprement dit (War hent hon tadoù).

Sam Poupon créa le cercle de l'abbaye en 1950. Il fut l'un des premiers (après le groupe de Poullaouen) à relancer la danse bretonne. Le groupe du bourg fut créé à la fin des années 1950.

Le cercle celtique de l'Abbaye de Langonnet, toujours en activité, existe depuis 1952. Creuset de tradition, il perpétue l'apprentissage de la danse bretonne. D'ailleurs certains de ses membres furent à l'origine d'autres cercles celtiques comme ceux du Croisty ou du Saint.

Le second avait disparu au cours des années 1980. De ce fait, de nombreux jeunes s'inscrivaient à cette époque au cercle de Gourin et surtout à celui du Croisty, très réputé et actuellement l'un des meilleurs groupes de la confédération War'l Leur. Le cercle de Langonnet fut recréé au milieu des années 1990. Il est affilié à War 'l leur (l'une des deux confédérations de cercles celtiques avec Kendalc'h). Malheureusement, le manque de disponibilité des adhérents ne permet plus d'assurer assez de spectacles pour être classé; et de ce fait, le cercle celtique est actuellement en dormance.

Culturellement, pour les danses, Langonnet faisait partie du pays Chtou (qui n'avait pas le même prestige que les pays Fisel, Pourlet ou de l'Aven).

Chants[modifier | modifier le code]

Le chant suivant est souvent chanté lors des cérémonies religieuses, lors des pardons :

Salud d'oc'h, iliz ma farrez
Salud d'oc'h, iliz ma farrez Je te salue, église de ma paroisse
Salud iliz ma zadoù kozh! Je te salue, église de mes ancêtres!
Ma c'halon a zo da dommañ Mon cœur se réchauffe
Iliz santel, pa ho kwelan Quand je te voie, sainte église!
Ma c'halon a zo da dommañ Mon cœur se réchauffe
Ha ma daoulagad da welañ, Et mes yeux de pleurer
P'ho kwelan, iliz benniget, Quand je te voie, église bénie,
Rak ennoc'h oun bet badeet. Car j'ai été baptisé en toi.
Salud d'an tour zo war e benn, Je salue le clocher qui te domine
Kroaz hor Zalver, sin ar c'hritien; Et la croix, signe (de ralliement) des Chrétiens.
Zo, en z greiz, kleier o son Les cloches sonnent en ton cœur
E pep mare hag e pep ton. Par tous les temps, de diverses manières.
Din-me, da deiz ma badeant, Vous sonniez joyeusement pour moi
Kleier sakret, chui zone drant! Le jour de mon baptême, O cloches sacrées!
Ha pa teuio deiz ma marv, Et quand viendra le jour de ma mort,
C'Hui, truezus din a zono. Vous sonnerez pour moi, emplies de pitié.
Ma zud, em raok, pell-zo amzer, Bien longtemps avant moi, mes ancêtres
A leuske labour ha tier, Quittaient leur travail et leur maison
Bep sul, bep gouel evit diskuizh, Chaque dimanche et chaque jour de fête pour se reposer
Gant Jezus, amañ, 'n hon iliz. Ici, avec Jésus, dans notre église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le célèbre Alan Stivell y a habité entre 1973 et 1990 avant d'aller habiter près de Rennes, Langonnet et Gourin sont les origines de sa famille paternelle.

Il y réalise le disque E Langonned en 1974 – un album fait à la maison mais, plus que cela, en Bretagne-même, après les années parisiennes. Les musiciens réunis par Alan sont Yann-Jakez Hasold au chant ; Dan Ar Bras à la guitare acoustique ; René Werneer au fiddle ; Alan Koatr à la flûte traversière, au binioù-kozh, au bodhran ; Liam Weldon au bodhran également ; Yann-Fanch Ar Merdy, Loeiz Roujon et Yann-Lug Fauchon à la batterie écossaise ; et son compère Youenn Sicard à la bombarde. Stivell joue pour sa part de la harpe celtique, de la bombarde, de la flûte irlandaise et de la cornemuse écossaise.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • BOUEXEL (R.). Le photographe de Langonnet, Joseph Cadic (1890-1988), L'aventure Carto, Quistinic, 1993.
  • ELEGOËT (Y.). Abbaye Notre-Dame de Langonnet, Ed. Jos Le Doare, Châteaulin, 1958, 32 p.
  • LE GUEN (G.). Langonnet, commune rurale. Dossier 1, in Géographie de la Bretagne, Skol Vreizh, Morlaix, 1976, p. 10-11.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Musée d'histoire et d'archéologie de Vannes
  2. Henri Guiriec, La Région de l'Ellé -Bas et Haut Ellé, p.75.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm