Langoëlan

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Langoëlan
L'église Saint-Barnabé.
L'église Saint-Barnabé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Guémené-sur-Scorff
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
Yann Jondot
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56099
Démographie
Gentilé Langoélanais, Langoélanaise
Population
municipale
403 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 19″ N 3° 13′ 59″ O / 48.1219444444, -3.23305555556 ()48° 07′ 19″ Nord 3° 13′ 59″ Ouest / 48.1219444444, -3.23305555556 ()  
Altitude Min. 137 m – Max. 274 m
Superficie 22,27 km2
Localisation

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Langoëlan [lɑ̃ɡwelɑ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Le nom breton de la commune est Lanwelan, prononcé localement en breton Pourlet Laoulan.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du nord au sud par le Scorff, rivière qui prend sa source à 5 km au nord du bourg, au village de St Auny, au pied de Mane Skorn, sur la commune de Mellionnec.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 24 au 25 juin 874, le roi de Bretagne Salomon, qui avait été livré par des comtes bretons (dont son gendre Pascwiten et Gurwant, gendre d'Erispoë) à des seigneurs francs, fut supplicié par ces derniers en un lieu-dit appelé Le Merzer (Le Martyr en français), situé probablement en Langoëlan. Il fut contraint d'assister au meurtre de son jeune fils Wigon, avant d'avoir lui-même les yeux crevés. Son corps, retrouvé sans vie le lendemain matin, fut inhumé, conformément à ses vœux au monastère de Plélan, auprès de son épouse Wenbrit[1].

À l'époque féodale, plusieurs seigneuries se partageaient le territoire de Langoëlan. La plus importante d'entre elles était celle de Coëtcodu. Après avoir appartenu aux Coëtuhan et aux Penhoët, elle échut aux du Fresnay à la suite du mariage de Guillaume du Fresnay avec Béatrice de Penhoët. Puis elle passa aux Guimarho, aux Perenno et finalement aux Le Vicomte. La seigneurie de Coëtcodu possédait les droits de haute justice à Langoëlan, tenait ses plaids généraux le 12 juin et disposait de fourches patibulaires à Park en Justis. Par ailleurs ses seigneurs se déclaraient prééminenciers et supérieurs de l'église saint-Barnabé où ils avaient droit de banc et droit d'afficher leurs armes. Les seigneurs de Kerservant en Ploërdut avaient aussi droit de justice et fourche patibulaire et leurs armes figuraient aussi dans l'église paroissiale. Les sieurs de Tronscorff étaient les vassaux de ces derniers[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de la journée du 1er juillet 1944, le village de Kergoët, situé à 2 km au nord du bourg de Langoëlan, fut le théâtre de combats acharnés entre l'armée allemande et la résistance. Les Allemands subirent de lourdes pertes puisque 35 de leur soldats périrent et 60 à 70 autres furent blessés. Parmi les victimes du côté français, un civil, monsieur Le Padellec, patron de ferme dans ce village, fut sauvagement frappé puis abattu par les soldats allemands.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?    ? Le Bail    
1810 1826 Pierre de Rémond du Chélas [Monarchiste]  
mars 1983 mars 1989 Edouard Gallo [Divers Droite ]  
mars 1989 juin 1995 Joseph Brulé PS  
juin 1995 mars 2001 Edouard Gallo [Divers Droite ]  
mars 2001 mars 2008 Guy Sinel UMP  
depuis mars 2008 Mars 2014 Florence Le Beller SE  
depuis mars 2014   Yann Jondot SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 403 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 316 1 286 1 038 1 269 1 313 1 324 1 347 1 484 1 391
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 322 1 242 1 321 1 212 1 242 1 281 1 332 1 295 1 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 354 1 384 1 276 1 238 1 227 1 242 1 178 1 090 945
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
907 812 659 575 429 369 396 403 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

l'étang du Dordu
  • Église Saint-Barnabé[5] du XVIe siècle et remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles:

l'église comprend une nef sans bas-côtés, un transept et un chœur à chevet plat; les deux chapelles latérales sont sous le vocable du Rosaire et de saint Salomon.

  • Dolmen de la Villeneuve (vers 4000 ans av. J.-C.)
  • Etang de Dordu
  • Camps romain

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Salaün, Salomon, roi de Bretagne
  • Albert Haïk : dit ""l'Emir de L'angoëlan"" a fait construire dans les années 30 (1930) un bâtiment d'inspiration orientale avec minaret visible à l'entrée Nord du bourg, a offert à la paroisse une crèche de Noël et une cathèdre (Cathedra) visible dans l'église, il fut très généreux envers les habitants de Langoëlan. Son frère Jacques Haïk était producteur de cinéma, on lui doit la construction du Grand Rex à Paris et l'introduction du film muet en France.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Tanguy Le Roux, « Une tombe sous dalle à cupules à Saint-Ouarno, en Langoëlan », Annales de Bretagne, no 78, 1, 1971, p. 37-45.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nominoë et l'épopée des rois bretons, Hervé Le Boterf, France Empire, février 1999
  2. Joseph Danigo, Eglises et chapelles du Pays de Guémené, première partie, 1994
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. http://www.infobretagne.com/langoelan.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]

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