Le Saint (Morbihan)

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Le Saint
La mairie.
La mairie.
Blason de Le Saint
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
Hélène Le Ny
2014-2020
Code postal 56110
Code commune 56201
Démographie
Population
municipale
630 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 25″ N 3° 33′ 40″ O / 48.0902777778, -3.5611111111148° 05′ 25″ Nord 3° 33′ 40″ Ouest / 48.0902777778, -3.56111111111  
Altitude 156 m (min. : 73 m) (max. : 223 m)
Superficie 31,03 km2
Localisation

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Le Saint

Le Saint [lə sɛ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Le Saint se dit Ar Zent en breton.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Saint appartient à la partie cornouaillaise du Morbihan. La commune s'étend au sud des Montagnes Noires. Son territoire est délimité par les cours d'eau de l'Inam et du ruisseau du moulin du Duc qui s'écoulent dans des vallées encaissées. Ils confluent à l'extrémité sud de la commune au lieu-dit Pont-Briant.

plan de la commune

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle, le roi Gradlon fait don à Saint Gwénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec, du lieu-dit Le Saint. Le Saint est mentionné pour la première fois dans le cartulaire de cette abbaye. Il y est question de « Eclesia Sanctus », c'est-à-dire de l'église de Le Saint. Au Xe siècle simple chapelle privée, Le Saint devint ensuite une église trèviale dépendant de celle de Gourin. Dans les textes anciens, Le Saint est orthographié Seins puis Sainct en 1546. En breton, on dit Ar Zent : Le Saint.

Ce territoire passe aux vicomtes de Gourin puis aux seigneurs du Faouët. Après la destruction de leur château au Faouët en 1343, ces derniers font de leur château en Le Saint leur résidence principale. Gabriel II de Goulaine démembra le domaine de la baronnie du Faouët et vendit le 22 avril 1644 la seigneurie du Saint et de Queranroux qui en faisait partie à René Du Liscoët. La seigneurie comprenait, selon un aveu daté de 1679, outre le château du Saint, situé aux abords du Bourg, de nombreuses possessions, dont l'église trêviale et le cimetière comme fondateurs, la place principale et de nombreuses maisons au Bourg, plusieurs métairies, les moulins du Jourdu et de Pen, et la plupart des villages du Saint. Les Bahuno du Liscoët seront les derniers possesseurs des lieux.

En 1743, la célèbre brigande Marion du Faouët dévalisa le presbytère et la sacristie de Le Saint tandis qu'en 1752, son frère Corentin Tromel, qui résidait à Ty Poder, agressa mortellement le meunier de Pont-Briant, Jean Henry.

Le Saint fut érigé en commune en 1790 et annexa le territoire dépendant du prieuré de Saint Gilles de Pont-Briant. Elle devint paroisse en 1802 après avoir été rattachée au diocèse de Vannes en 1801. Auparavant, elle faisait partie de l'évêché de Cornouaille.

La langue utilisée était le breton cornouaillais jusqu'au basculement linguistique vers le français qui eut lieu dans les années 1950. Le cornouaillais était utilisé à l'ouest du cours de l'Ellé, tandis que le reste du département parlait le breton vannetais (sauf l'extrémité Est qui parlait gallo).

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Le Saint (Morbihan).svg

Les armoiries de Le Saint se blasonnent ainsi :

D’argent au chêne arraché de sinople, le fût accosté de deux mouchetures d’hermine de sable, au chef de gueules chargé de sept billettes percées d’argent, quatre et trois.
Conc. B. Le Ny-Jegat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Jaouen    
    Le Quéré    
1813   Louis Cadic    
    Louis Le Courant    
    Michel Louis Canaff    
  juin 1995 Samuel Baniel    
juin 1995 en cours Yves Le Goff PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jean Colmou élu Maire

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 630 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 644 1 633 1 378 1 220 1 458 1 487 1 630 1 704 1 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 582 1 646 1 679 1 609 1 639 1 753 1 782 1 804 1 820
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 962 2 055 2 159 2 068 2 088 2 035 1 967 1 800 1 513
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 354 1 208 1 013 881 761 696 663 630 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 24 février 2005.

Les monuments religieux[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale[modifier | modifier le code]

vue de la façade méridionale de l'église paroissiale avec l'ossuaire et le porche sud

Le porche sud du XVIe siècle est de style flamboyant et présente un arc cintre surmonté d'une arcade à crosse et à chou. Vers l'an 1110 un seigneur du nom d'Epoues ou Epones avait fait construire une chapelle dont il fit don aux moines de Landévennec. Cette chapelle aurait été détruite en 1573. L'église actuelle porte la date de 1575 au-dessus de la fenêtre occidentale du bras sud. La partie orientale a été reconstruite en 1847 après effondrement. En 1954 eut lieu la restauration de la partie orientale et le remplacement de la toiture. Le clocher carré construit en 1724 est surmonté d'un petit dôme octogonal qui accentue sa forme massive. L'église mesure 33 m sur 10 m environ. Ses arcades en plein-cintre ou en ogive sont portées sur de courts piliers à simple tailloir. Dans le transept sud, on peut voir sur une sablière l'écusson des Guegan de Kerbiquet. Dans le transept nord on remarque un groupe en bois (XVIIe siècle) représentant sainte Anne, la Vierge et I'Enfant. Au fond de l'abside, un tableau : l'Adoration des bergers (XVIIe siècle). Le porche sud (XVIe siècle) présente un arc plein cintre surmonté d'une arcade à crosse et chou. L'ossuaire, de la même époque, adossé à la face sud, est percé d'une fenêtre rectangulaire visée en quatre formes tricotées.

Le calvaire[modifier | modifier le code]

Dans un enclos au nord-est de l'église, un calvaire de 3 m de haut date de la fin du XVIIIe siècle - début du XIXe siècle. Sur le socle en retrait, on peut encore distinguer une Vierge de Pitié en granit, du XVe siècle (?).

La fontaine de Saint-Samuel[modifier | modifier le code]

À 500 mètres à peine de l'église, à la sortie sud-ouest du bourg, par la route de Guiscriff. Cette fontaine, construite probablement au XVIIe siècle est formée d'une enceinte en granit façonné formant banc et délimitant un espace ovoïde dallé. La statue représentant un pèlerin à l'intérieur de la niche peut dater du XVIe siècle alors que la statue de Saint-Samuel qui domine l'ensemble est du XIXe siècle.

Bois, grotte et chapelle de Notre-Dame de Lourdes[modifier | modifier le code]

Grotte de Notre-Dame de Lourdes à Le Saint

À la sortie Est du bourg, prendre la direction de la route dite du Château (de ce château du XIVe siècle il ne reste hélas que des ruines).

On peut d'abord descendre dans le petit bois et suivre le sentier jusqu'au bas. Là, dans un site merveilleux et qui invite au recueillement, une reproduction de la grotte de Massabielle. Cette grotte fut construite en 1876, année qui suivit le premier pèlerinage du diocèse de Vannes à Lourdes. Le jour du Pardon, les pèlerins sont rassemblés sous l'abondante frondaison du Bois disposé en amphithéâtre naturel, face à l'autel, qui lui-même fait face à la grotte. Du Bois on remontera par les lacets jusqu'à la coquette chapelle construite en 1892 et dédiée à Notre-Dame de Lourdes. Elle abrite dans son chœur les statues de sainte Geneviève, saint François d'Assises, sainte Thérèse et saint Yves. Le pardon a lieu le deuxième dimanche de juillet. Messe déjà la veille au soir, avec procession aux flambeaux dans le bois jusqu'à la chapelle.

La chapelle de Saint-Gilles[modifier | modifier le code]

Située à 5 km au sud du bourg, sur la route de Pont-Priant, elle la plus renommée de nos chapelles de campagne. Cette chapelle faisait partie du Prieuré de Pont-Priant, fondée en 1108 par un vicomte du Poher (région de Carhaix). Le prieuré fut donné vers 1129 à l'abbaye de Quimperlé par Tanguy 1 vicomte de Gourin. Au XVIIIe siècle, la chapel1e servait de succursale à la trève du Saint : on y célébrait baptêmes, mariages et sépultures. Les murs furent restaurés en 1883 et la toiture en 1923. Le retable provient de l’église Saint-Paterne de Vannes. On peut remarquer, à droite du retable, un groupe du XVIIe représentant saint Gilles caressant une biche et à gauche, une Vierge à l'enfant, Notre-Dame des Grâces, de la fin du XVIIe. Saint Gilles est invoqué contre les rhumatismes et les douleurs articulaires. Pardon : le premier dimanche de septembre.

La chapelle de Saint-Trémeur[modifier | modifier le code]

Cette chapelle, située à 4 km à l'ouest du bourg, dans une vallée d'accès difficile, est loin de toute habitation. On peut s'y rendre soit par Roshéry (prendre la route de Guiscriff) soit par Goaskellek ou Pennerc'h (prendre l'ancienne route de Gourin dite route du Kellenek, et tourner à gauche à Kervidiern). La chapelle a été construite à la fin du XVIe siècle. Son architecture n'a rien de particulier. Par contre, deux statues qui s'y trouvaient méritent une attention spéciale : - un groupe représentant une Vierge de pitié en bois polychrome du XVe (classée monument historique en 1969), - un groupe représentant la Sainte-Trinité, du l'âme siècle. Ces deux groupes sont visibles dans l’église paroissiale au bourg. Il n'y a pas de Pardon proprement dit à Saint-Trémeur.

La chapelle de Sainte-Jeanne de Chantal[modifier | modifier le code]

Située à 2 km au nord du bourg, par la route de Gourin. Cette chapelle qui fut construite en 1827 présente un plan original avec sa sacristie accolée, une charpente initialement lambrissée et des sablières moulurées. On remarquera l'originalité du plan de la façade. Elle a été entièrement restaurée par une équipe de bénévole du quartier. Le lambris de la voute a été enlevé et laisse apparente une belle charpente de chêne et de châtaignier. Sainte Jeanne est invoquée contre la fièvre. Pardon deuxième dimanche d'août (Pardon dit des < vacanciers > .

Vestiges de la chapelle Saint-Adrien à Bouthiry[modifier | modifier le code]

Le clocheton élevé à l'emplacement de la chapelle de Saint-Adrien de Bouthiry

Chapelle située à 3 km au nord du bourg, sur la D769 Le Faouët - Gourin. C'était un édifice du XVIe siècle, de style ogival, à meneaux flamboyants et contreforts. Cette chapelle, qui n'était plus entretenue depuis 1905, fut démolie en 1932, et ses pierres ont servi à la construction de la mairie actuelle. Un clocheton élevé à l'emplacement de la chapelle rappelle l'existence de Saint-Adrien de Bouthiry. On peut voir sur ce clocheton la statue de saint Adrien (XVIe siècle), la Vierge de Pitié (XVIe siècle), et la frise en granit. On remarquera aussi, au bord de la route, le curieux calvaire du XVIe siècle aux sculptures bien érodées.

La chapelle de Saint-Méen[modifier | modifier le code]

Cette chapelle, située à 4 km à l'ouest du bourg sur la vieille route de Gourin (route du Kellenek), fut construite vers la fin du XVIe siècle par le seigneur du Faouët. C'est une jolie chapelle à transept unique (côté nord), pilier et fenêtres, les unes en plein cintre, les autres en arc brisé. Clocheton surmontant le mur occidental. Le montant en bois de la cloche porte la date de 1834. La chapelle de Saint-Méen a été classée monument historique en 1934. À 200 m à l’est de la chapelle, on trouve la fontaine de dévotion, au style seigneurial et dont une pierre porte la date de 1615.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mgr François Morvan, sulpicien, évêque de Cayenne, né au Saint en 1922.
  • Guillaume Carré dit Bonaventure, chef chouan né au village de Bouthiry le 21 septembre 1775.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gourin Roudouallec Le Saint, Claire Arlaux, Keltia Graphic, 1988

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011