Persquen

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Persquen
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Guémené-sur-Scorff
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
Michel Le Gallo
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56156
Démographie
Gentilé Persquennois, Persquennoise
Population
municipale
323 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 50″ N 3° 11′ 43″ O / 48.0305555556, -3.1952777777848° 01′ 50″ Nord 3° 11′ 43″ Ouest / 48.0305555556, -3.19527777778  
Altitude 140 m (min. : 107 m) (max. : 173 m)
Superficie 19,96 km2
Localisation

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Persquen [pɛʁskɛn] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Son nom breton est Perken, prononcé [pɛʁˈcən].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Persquen vient du breton « perchen » (perche) ou plus vraisemblablement du vieux breton « perth ken » (belle haie). Persquen est, semble-t-il, issu d’un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plousquen (aujourd'hui disparue). À l’époque féodale, Persquen relève du doyenné de Guémené (ou Kemenet-Guegant). On rencontre les appellations suivantes : Persquen (en 1427 et en 1477), Perzquen (en 1464), Perzequen (en 1481), Persquen (en 1536).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Persquen est arrosée par le Scorff, dont le cours matérialise la frontière avec Lignol et par les ruisseaux de Saint Vincent et du Chapelain, affluents du Scorff.

Plan de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Persquen relevait de la seigneurie de Guémené, érigée en principauté en septembre 1570 par le roi Charles IX, et de la sénéchaussée d'Hennebont.


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 323 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
996 955 880 983 1 028 1 074 963 1 060 1 038
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 002 1 028 1 046 924 966 1 009 967 1 016 982
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
967 1 030 1 010 918 905 817 835 837 683
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
619 623 544 531 399 352 335 329 323
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2001 Raymond Rivallain    
2001   Robert Le Fourner    
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Adrien (XVe, XVIIe et XIXe siècles), restaurée aux XVIIe et XIXe siècles. L'église a été reconstruite en grande partie au commencement du XVIe siècle, sur l'emplacement et les ruines d'un édifice roman.
  • La chapelle Saint-Vincent-Ferrier (XVIIe siècle). Elle a été réédifiée, sur plan rectangulaire, en 1679, avec le consentement du seigneur de Penvern dont on voit les armes à l'extérieur, au village de Miliziac.
  • La chapelle Notre-Dame de Pénéty (XVIIIe siècle). Elle doit sa fondation à une apparition de la Vierge ; entièrement reconstruite en 1722 (voir le lien externe).
  • L'ancienne chapelle Saint-Mandé (XIIe siècle), aujourd'hui disparue. Elle avait été édifiée au village du même nom et restaurée aux XVe et XVIe siècles.

Châteaux et Manoirs[modifier | modifier le code]

  • Le château de Kerohel (XVe-XVIe, XVIIIe-XIXe siècles) : la seigneurie de Kerohel ou Ker-Hoël appartenait à Jeanne Huby en 1633. Il semble que ce château ait remplacé un manoir du XIe siècle. Le duc Hoël III, qui régnait en Bretagne de 1066 à 1084, serait venu en 1080 rendre visite au seigneur du lieu, lequel aurait par la suite baptisé le lieu du nom du duc. La fameuse Marion du Faouët s'y serait réfugiée vers 1735-1740. Le château actuel est édifié au XVIIIe siècle et au XIXe siècle (la tour carrée est achevée en 1902) reconstruit au milieu du XVIIIe siècle à l'emplacement d’un édifice primitif du XIVe siècle. L'édifice primitif est vendu en 1377 par Jehan, sire de Longueval, au vicomte de Rohan. Puis dès 1426, il devient la propriété de la famille Le Perenno (du XIVe siècle jusqu’à la Révolution). Guillaume Le Perenno (ou Le Perennou), époux d'Olive Jouan possède « l'hébergement de Persquen » et est cité dans des actes de janvier 1426 et juillet 1448. Le 15 septembre 1536, Jean du Perenno, seigneur du Perenno, de Penenguern et de Penvern, fait aveu aux Rohan-Guémené. En 1678, le baron François Du Perenno de Penvern épouse Marie Descartes, la nièce du philosophe. L'édifice actuel, ainsi qu'une chapelle privée, sont construits en 1771 par le Comte François du Perenno de Penvern et son fils aîné Paul Romain Guy du Perenno. Un jeune seigneur du Perenno fait partie des émigrés débarqués à Quiberon qui tenteront le rétablissement de la Royauté en France. Il est capturé par les troupes de Hoche et fusillé en août 1795. Le 15 juin 1801, un jeune chef chouan nommé Julien Videlo, dit Tancrède, originaire de Pontivy, est arrêté au château. La demeure devient ensuite la propriété des familles Hercé, puis Marais (en 1913).
  • Le château de Penvern
  • Le manoir de Suliado (XVIe siècle). La seigneurie appartient successivement aux familles Coeteven, Outreville, et Le Corre. Le manoir appartient à la famille Duffignac de Camphoret jusqu'en 1919.

Seigneurs[modifier | modifier le code]

À la « montre » (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 5 nobles de Persquen :

Allain LE PICQUART (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et comparaît en archer ;

Hervé COETEVEN, remplacé par Guillaume (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Guillaume du PERENO (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Jehan CARDUN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'une épée ;

Allain fils Jehan LE BLEVEC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine

À la « montre » (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Persquen :

Jehan LE PICART (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, bras couvert et harnois de jambes ;

Adrien de COETEVEN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume LE PERENNO, remplacé par son fils Guillaume (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Eon KEROUAL (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane ;

Jehan KERDEYEN ou LE CARDUN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan LE BLEAVEC (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume LE TANEL (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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