Meslan

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Meslan
L'église Saint-Melaine.
L'église Saint-Melaine.
Blason de Meslan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Faouët
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
Ange Le Lan
2014-2020
Code postal 56320
Code commune 56131
Démographie
Gentilé Meslannais, Meslannaises
Population
municipale
1 371 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 42″ N 3° 25′ 49″ O / 47.995, -3.43027777778 ()47° 59′ 42″ Nord 3° 25′ 49″ Ouest / 47.995, -3.43027777778 ()  
Altitude Min. 35 m – Max. 160 m
Superficie 37,13 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.meslan.fr/

Meslan [melɑ̃] est une commune française située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Historiquement, elle fait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Meslan vient de Saint Melan ou Melaine évêque de Rennes de 505 à 530.

Géographie[modifier | modifier le code]

localisation de Meslan sur une carte des communes du Morbihan

Meslan est une commune rurale bordée à l'ouest par la rivière Ellé. Elle sert de frontière naturelle avec les communes limitrophes de Le Faouët, Lanvénégen et Querrien. Les autres communes limitrophes ont pour nom Guilligomarc'h au sud, Berné à l'est et Priziac au nord. Elle est parcourue par les cours d'eau de la Noguette et de la rivière de Pont Tanguy. Le bourg communal est excentré à l'est et n'est distant du bourg voisin de Berné que de 3 km. Le village de Bonijard constitue la plus importante agglomération après le Bourg. Le bocage a presque entièrement disparu suite au remembrement dans les années 1970. La commune possède par contre de nombreux secteurs boisés, notamment au Sud dans les environs de Boblaye, et totalise 679 ha de bois. Elle est traversée selon un axe nord-ouest/sud-est par la voie rapide Lorient-Gourin (D769).

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Meslan est constitué de granite à cristaux de micas blanc sauf dans le quart nord où il s'agit de micaschiste[1]. Du minerai contenant de l'uranium a été extrait sur deux sites de la commune pendant une courte période allant de 1963 à 1977: Rosglas et Kervrec'h.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'ancien régime Meslan était le siège d'une vicomté qui fut rattachée à la baronnie du Faouët au XVIIe siècle par les du Fresnay. Les principaux seigneurs de la paroisse étaient les De Stanghingant qui résidaient aux XVe siècle et XVIe siècle dans leur manoir de Restinois. Leurs armes étaient « de gueules au sautoir d'argent ». Au XVIIe siècle, la seigneurie passa par alliance à la famille Jeguic.

Sur la commune de Meslan on note la présence d'un village nommé le Clandy qui correspond probablement à l'emplacement d'une ancienne léproserie. Ce toponyme associant les termes « Klan » malade et « Ty » maison servait en effet à désigner au Moyen Âge ce type d'établissement.

Pendant la Révolte des Bonnets rouges, Alain Maillard, prêtre de Lanvénégen, appelle les habitants de Meslan et Berné à la sédition, distribuant des papiers et clamant haut et fort qu'il s'agit de la gabelle que l'on veut leur faire payer.

La période révolutionnaire voit patriotes et chouans s'affronter dans la région. Les biens des chapelles de Meslan (Saint-Armel, Saint-Georges et Saint-Patern) sont vendus aux enchères le 29 juin 1794 au profit des patriotes qui s'en portent acquéreurs. Les journées du 9 et du 10 janvier 1795 sont particulièrement mouvementées à Meslan. Louis Trouboul, officier municipal de la commune, est tué de plusieurs coups de fusil par les chouans, après que ces derniers l'aient contraint à se mettre à genoux et à réciter son Confiteor. Les demeures du citoyen Puissant, recteur constitutionnel de la paroisse et celle d'Étienne Jamet, secrétaire greffier, sont pillées. Leurs occupants s'étaient déjà fort prudemment réfugiés au Faouët. L'arbre de la liberté est arraché[2].

Langue[modifier | modifier le code]

La langue vernaculaire en usage sur la commune, avant le basculement linguistique survenu au cours du siècle dernier, était le bas vannetais du Pays Pourlet, un sous dialecte du breton vannetais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Meslan

De gueules, à un sautoir d’argent, au chef d’hermine. (Armes de la famille de Stanghingant, brisées de Bretagne).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et la poste
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Ange Le Lan    
1962 1971 Pierre Le Flecher    
1940 1962 Joseph Le Gallo    
1904 1940 Mathurin Le Roy    
 ? 1904 Mathurin Picarda    
1830 1852 Mathurin Lavolé    
 ? 1830 Louis Picarda    
 ? 1794 Louis Trouboul    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Meslan est la commune du Morbihan qui a enregistré la plus forte baisse de population entre les recensements de 1990 et 1999 : - 17,8 %.

En 2011, la commune comptait 1 371 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 633 1 695 1 636 1 755 1 699 1 860 1 650 1 889 1 876
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 840 1 814 1 940 1 822 1 876 1 938 2 028 2 022 2 168
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 214 2 398 2 470 2 515 2 553 2 533 2 342 2 244 2 044
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 835 1 656 1 608 1 630 1 452 1 193 1 242 1 371 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Melaine de Meslan.

chapelle Sainte Catherine et fontaine[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Catherine.
Statue de la fontaine représentant Saint Diboen.

La chapelle, située dans le village de Bonigeard, date de la seconde moitié du XVIIe siècle. Autrefois sur le lambris de la nef figurait cette inscription : FAIT PAR MOI IAN SCORDIA/ANTOUEN GARIN FABRIC/SAINQUIEM JUILLET L'AN 1698.

L'édifice est en forme de croix latine. La charpente ressemble à une coque de bateau renversée et semble avoir été construite selon les règles de la construction navale de l'époque. Les murs, autrefois couvert d'un crépi et blanchi à la chaux, ont été mis à nu lors des travaux de restauration des années 1971-1974. La statuaire se compose de quatre statues en bois polychrome du XVIIe siècle et XVIIIe siècle. Sainte Catherine, la patronne des lieux, y est représentée coiffée d'une couronne, habillée avec recherche selon la mode du XVIe siècle. Elle y côtoie Saint Cornély, coiffé d'une tiare et tenant une croix papale, Sainte Hélène, coiffée d'une couronne et tenant un livre dans la main gauche et Saint Diboen, en position d'orant : les deux mains levées pour la prière. Saint Cornély fait partie des saints guérisseurs et protecteur du bétail, en particulier des bêtes à corne. Plus populaire que Sainte Catherine, il a fini par la détrôner et lors de son pardon, le 3e dimanche de septembre, il recevait de nombreuses offrandes, notamment de crins coupés à l'extrémité de queue des bovins.

À proximité de la chapelle se trouve une fontaine de dévotion. Celle-ci a été restaurée en 1983. Elle se compose d'un bassin de forme rectangulaire et d'une niche concave à coquille abritant une statue en granite de Saint Diboen datant du XVIe siècle. Le saint y figure tête nu, vêtu d'une robe, portant une aumonière à la ceinture. La main droite est tendue à l'avant, paume ouverte vers l'eau, tandis que la main gauche est collée à son oreille. Il était en effet invoqué pour les maux d'oreilles.

calvaire de Bonigeard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : calvaire de Bonigeard.

Le calvaire,  Inscrit MH (1933), granite, XVIe siècle : fragments provenant de l'ancien calvaire de Bonigeard remontés à une époque récente sur un socle situé au carrefour du village, dans le voisinage immédiat de la chapelle Sainte-Catherine.

chapelle Saint-Paterne[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Paterne.

La chapelle, située dans le hameau de Ouennec, est une fondation de René du Fresnay, chevalier de l'ordre du Roy, Vicomte de Meslan, baron du Faouët et de Barrégan. La construction porte les dates 1641 et 1642 mais a subi des remaniements en 1754 et 1919. Construite au milieu du XVIIe siècle, le poids de la tradition et les hésitations des constructeurs face à un art nouveau y sont manifestes, notamment dans la forme des ouvertures et leur répartition. La forme évolue d'est en ouest. Les arcs sont fortement brisés dans le chœur et faiblement brisés dans la nef. Les fenêtres des pans diagonaux du transept ainsi que la porte dans le bras nord sont murés.

autres monuments[modifier | modifier le code]

  • église Saint Melaine, XVIIe siècle
  • chapelle Saint Armel, XVIIIe siècle
  • chapelle Saint Georges et fontaine
  • manoir de Stanghingant, porte la date 1738
  • manoir de Kerroualch
  • manoir de Restinois

Liste des lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Bihilic
  • Bodaval
  • Bonijard
  • Botquédan
  • Bourriec
  • Bugnes, les
  • Château de Boblaye
  • Clandy, le
  • Cosquer, le
  • Drennec, le
  • Gare, la
  • Garvic, le
  • Guellec, le
  • Guernebrest
  • Guernehors
  • Guernévé
  • Harlenton, le
  • Keranna
  • Kerandouarn
  • Kerantoc
  • Kerbourriec
  • Kerbreton
  • Kerdaniel
  • Kerflémic
  • Kerforner
  • Kerguerizen
  • Kerguilloux
  • Kerguisquet
  • Kerhoat
  • Keriquel
  • Kermabon
  • Keroualc'h
  • Kerozen
  • Kervélégan
  • Kervelen
  • Kervran
  • Kervrec'h Coz
  • Kervrec'h Nevez
  • Keryouac'h
  • Leslehé
  • Méléné
  • Melmélégan
  • Méné Morgant
  • Mézomeur
  • Moulin Bégasse
  • Moulin de Boblaye
  • Moulin Julien
  • Moustoir, le
  • Nénevé Bihan
  • Nénevé Braz
  • Ouennec, le
  • Pencleu
  • Penquelen
  • Penvern
  • Petit Boblaye
  • Pistiagon
  • Pont Foriec
  • Pont Tanguy
  • Prat Guen
  • Prat Méno
  • Quesquédan
  • Restédou
  • Restembobblaye
  • Resclen
  • Restern
  • Restinois
  • Roscalet
  • Rozanpouillot
  • Roz Guilloux
  • Runo, le
  • Saint Georges
  • Saint Patern
  • Saint Tréhien
  • Saint Yzaouen
  • Salles de Boblaye, les
  • Stang Groez
  • Stang Hingant
  • Toulhoat
  • Tulin
  • Villegoadec
  • Villebriant

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « carte géologique du socle département du Morbihan » (consulté le 31-05-2011)
  2. Laurent Léna, Le Faouët sous la Révolution et l'empire,1987, Priziac
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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