Priziac
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
| Priziac | |
|---|---|
L'église Saint-Beheau. |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Bretagne |
| Département | Morbihan |
| Arrondissement | Pontivy |
| Canton | Le Faouët |
| Code commune | 56182 |
| Code postal | 56320 |
| Maire Mandat en cours |
Dominique Le Niniven 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays du roi Morvan |
| Site web | Site officiel de la mairie de Priziac |
| Démographie | |
| Population | 1 025 hab. (2006[1]) |
| Densité | 23 hab./km2 |
| Aire urbaine | 25 412 hab. () |
| Gentilé | Priziacois, Priziacoise |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 56 m — maxi. 230 m |
| Superficie | 44,63 km2 |
Priziac est une commune française, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne. Son nom breton est Prizieg, prononcé [pʁiˈʒɛk].
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune de Priziac est une commune rurale du centre Bretagne assez vaste. Son territoire est bordée à l'ouest par la rivière Ellé (frontière naturelle avec les communes limitrophes de Langonnet et Le Faouët) et au Sud par l'Aër affluent de l'Ellé. Le Bourg, de forme très allongée, s'étire le long de l'axe routier Le Faouët-Le Croisty. Il occupe une position excentrée à l'est de la commune et à proximité de l'étang du Bel Air, un plan d'eau de plus de 50 ha aménagé en base de loisirs. L'habitat, très dispersé, est constitué, outre le bourg, de 147 villages et hameaux.
[modifier] Toponymie
Le nom de Priziac est mentionné pour la première fois dans le cartulaire de l'abbaye de Landévennec, datée du XIe siècle. Il y est question en effet d'un Brisiaci Silva[2], c'est-à-dire de la forêt de Priziac, comme lieu où s'est rendu Louis Le Pieux depuis Vannes lors de son expédition militaire en Bretagne en l'an 818.
Nom de lieu formé sur le suffixe d'origine gauloise *-āko « lieu de » > « propriété », équivalent du suffixe brittonique -og > -eg (-oc > -euc > -ec)
La forme ancienne postule un nom gaulois *Brisāko > gallo-roman *BRISIACU, composé avec le nom de personne gaulois Brisos > gallo-roman Brisius, que l'on retrouve dans Brézay, Brézé ou Brisach, si la forme la plus ancienne est exacte. Cependant, le passage de [b] à [p] est obscur et il pourrait s'agir alors de l'anthroponyme gallo-roman *Pretius que l'on retrouve dans Prizy[3].
[modifier] Histoire
Priziac a, selon toute vraisemblance, servi de lieu de campement à l'armée franque de Louis le Débonnaire avant qu'elle n'affronte l'armée de Morvan Lez-Breizh à Langonnet en l'an 818. 2000 monnaies carolingiennes découvertes en 1860 à proximité des villages de Kervenah et de Belair permettent en effet d'accréditer cette thèse.
Les terres de Priziac furent pendant toute l'ère féodale très morcelées puisque pas moins de 19 seigneuries se les partageaient dont celles de La Roche-Piriou, de Cremenec et de Dréors.
La seigneurie de la Roche Piriou doit son origine à un dénommé Piriou, fils cadet de Budic comte de Cornouaille. Ce dernier fit bâtir sur une colline escarpée au confluent de l'Ellé et de l'Aër en Priziac une forteresse imprenable, la Roche-Piriou. En novembre 1342, durant la guerre de succession, le château qui était aux mains des partisans de Charles de Blois fut assiégé par Gautier de Mauni qui se retira ensuite dans Hennebont.
La seigneurie du Dréors était une juveigneurie de Guémené, fondée en faveur d'un cadet des Beaumetz. Elle jouissait des droits de haute, moyenne et basse justice. Les armes du Dréors, étaient celles de Beaumetz : « de sable à la croix engreslée d'argent ». Dés avant 1362, la famille de Beaumetz était fondue dans celle des Le Scanff, la lignée mâle s'étant éteinte. Les Le Scanff, furent au XVe siècle et au XVIe siècle, chambellans, écuyers et pensionnaires des ducs de Bretagne. Par suite d'alliances, la seigneurie du Dréors passe aux familles Talhouët Kerservant (1591) et de Volvire (1632). Ces derniers la vendent aux Lopriac (1684).
Le château de Cremenec en Priziac servit pendant un temps de repaire au célèbre brigand La Fontenelle qui s'en était emparé le 10 février 1595. Ce château était alors la propriété de Nicolas de Talhouët Kerservant, qui venait de passer au parti du roi. Le brigand y enfermait dans les cachots des prisonniers qu'il n'hésitait pas à torturer pour obtenir d'eux en échange de leur libération une plus forte rançon[4]. Le chanoine Jean Moreau rapporte dans ses Mémoires sur les guerres de la ligue en Bretagne que les prisonniers qui avaient la chance d'être libéré contre rançon sortaient demi-morts, semblant plutôt à des anatomies ou spectres hideux, n'ayant que la peau sur les os, chargés de puanteur et de vermine, lesquels sitôt qu'ils étaient à changer d'air et de viande, mourraient pauvrement d'une enflure.
Au XVIIe siècle, le clergé tenta de substituer à Saint Beheau, le patron de l'église paroissiale, Saint Avit mais les paroissiens s'y opposèrent fermement.
[modifier] Langue
La langue en usage sur la commune avant le basculement linguistique survenu au siècle dernier était le bas vannetais pourlet, un sous-dialecte du breton vannetais.
[modifier] Blasonnement
|
Les armoiries de Priziac se blasonnent ainsi : |
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1989 | 1995 | Yves Lavolé | ||
| 1995 | 2001 | Yves Lavolé | ||
| 2001 | 2008 | Yves Lavolé | ||
| 2008 | Dominique Le Niniven | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie

La commune de Priziac a vu sa population divisée par trois en l'espace d'un siècle illustrant de la sorte parfaitement le phénomène de désertification de nos campagnes.
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Sites naturels
- l'étang du bel air, celui-ci a été aménagé en base de loisir
- le bois de Kerlen
- la vallée de l'Ellé
[modifier] Vestiges préhistoriques et antiques
- allée couverte de Botquenven
[modifier] Châteaux & manoirs
- Castel Bel Air, seuls les soubassements subsistent
- Château du Dréors, vestiges. Ses grandes chambres, et ses vastes salles, aux cheminées monumentales, ses fenêtres à croisillons, sa tourelle très haute qui dominait le pays, ses lucarnes sculptées, faisait de ce château bâti par les Le Scanff, une des plus belles demeures seigneuriales de son époque. En 1827, le château comprenait encore un logis encadré de deux bâtiments parallèles, un colombier et une chapelle, un enclos à l'ouest des bâtiments. Le logis noble a été démonté et ses ruines transportées à Pluvigner. Il ne subsiste plus que les deux communs en équerre.
- Château de la Roche Piriou, déjà détruit au XVIe siècle, des vestiges d'une tour ronde furent mis au jour en 1907
- Château du Cremenec
- Manoir de Plascaër (cadran solaire daté de 1739)
[modifier] Église et chapelles
- Église Saint-Beheau, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1925, restes des XIIe siècle, XVe siècle, XVIe siècle. L'édifice primitif date du XIIe siècle mais a subi de nombreux remaniements par la suite. De la construction initiale subsistent cependant les piles de la croisée, les supports sud, les bras du transept, le mur-gouttereau sud et les murs du chœur. Un projet de reconstruction totale fut envisagé en 1899 mais, faute d'argent, seul le grand clocher porche occidental et le départ des collatéraux furent construits[7]. Les chapiteaux sculptés de forme cubique sont remarquables par leur style qui n'est pas sans rappeler l'art celtique.
- Chapelle Saint-Yves, XIXe siècle, de style néo-gothique
- Chapelle Saint-Nicolas, XVIe siècle, magnifique jubé en bois polychrome daté de 1580 constitué de neuf panneaux en haut relief représentant la légende de saint Nicolas, les armes des Le Scanff seigneurs de Dréors y figurent (voir le lien externe)
- Chapelle de la Madeleine, plusieurs fois reconstruite
- Chapelle de Poulran
- Chapelle Notre Dame de Lotavy,XVIe siècle, XVIIe siècle
- Chapelle Saint Guénolé, XVIIe siècle
[modifier] Maisons et autres établissements
- Bourg, maison en pierre de taille du XVIe siècle, portant la date 1572, inscrite aux monuments historiques depuis 1925. Sur rue une grande baie plein cintre ayant servi de porte cochère, avec à gauche une entrée à piétons. Cette maison servait à l'origine d'auditoire au sénéchal du Dréors.
- Orphelinat Saint-Michel des Orphelins Apprentis d'Auteuil
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- données officielles 2006 sur le site de l’INSEE
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6) p. 548.
- A. Dauzat et Ch. Rostaing, Op. cité.
- Henri Guiriec,La région de l'Ellé
- http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
- Priziac sur le site de l'Insee
- Secrétariat d'état à la culture Le Faouët et Gourin, inventaire topographique, Imprimerie Nationale, 1975.