Gaston Arman de Caillavet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Gaston Arman de Caillavet

Naissance 13 mars 1869
Paris
Décès 13 janvier 1915
Langue d'écriture Français

Gaston Arman de Caillavet est un auteur dramatique français né le 13 mars 1869 à Paris[1] et mort le 13 janvier 1915.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Albert Arman et de son épouse, née Léontine Lippmann, l'égérie d'Anatole France, et petit-fils de Lucien Arman, il épouse en avril 1893 Jeanne Pouquet (en présence d'Anatole France)[2]. Ils ont une fille, Simone de Caillavet[3], qui se mariera avec un diplomate roumain, Georges Stoïcesco, puis en secondes noces avec l'écrivain André Maurois, entre autres biographe de Proust.

De 1901 à 1915, il collabore avec Robert de Flers pour de nombreuses opérettes ou comédies de boulevard légères et spirituelles, dont beaucoup connurent un grand succès.

Marcel Proust, dont il était proche, emprunte certains de ses traits de caractère et des faits de sa vie, pour son personnage de Robert de Saint-Loup de La Recherche. Il fait sa connaissance à la fin de son service militaire en 1889 et Proust croit tomber amoureux de la fiancée de Gaston, Jeanne Pouquet[4], dont il s'inspire pour le personnage de Gilberte de La Recherche. Gaston se marie avec Jeanne Pouquet le 10 avril 1893. Proust refusera d'être garçon d'honneur. Anatole France et Madame Arman accompagnèrent les jeunes époux pendant leur voyage de noces en Italie[5]. Proust leur rendit visite des années plus tard dans leur appartement du 40 rue de Courcelles et s'intéressa à leur petite fille Simone, rêvant à la destinée d'une fille de Saint-Loup et de Gilberte[6].

Un décret du 19 juin 1893 l'autorise (lui et ses parents) à ajouter à son nom patronymique, Arman, celui de sa grand-mère paternelle, Caillavet. Puis, le nom fut augmenté de la particule (à laquelle pourtant il n'avait aucun droit légal)[7].

Gaston Arman de Caillavet mourut d'une maladie qu'il avait contractée pendant l'été 1914. Sa famille et Proust en furent accablés. Jeanne Arman de Caillavet rendit visite à l'écrivain au 102 boulevard Haussmann en voiles de deuil et Proust ne pouvait retenir ses larmes : « Marcel, je vous fais beaucoup de peine, laissez-moi partir ! » s’écria-t-elle à la fin[8]. Jeanne se remaria plus tard avec son cousin, Maurice Pouquet.

Il avait été fait chevalier, puis officier de la Légion d’honneur[9].

Hommage[modifier | modifier le code]

Une rue de Paris a été baptisée de son nom en 1973 dans le quartier Beaugrenelle (75015).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris en ligne, Paris 16, acte de naissance V4E 1984, vue 12/31, acte 235
  2. Archives en ligne de Paris, Paris 8, acte de mariage V4E 8690, vue 20/22, acte 270
  3. Archives de Paris en ligne, Paris 17, acte de naissance V4E 10116, vue 26/31, acte 485, au nom d'Arman
  4. Il mettra vingt ans avant d'obtenir une photographie de Jeanne
  5. George Painter, op. cité, p. 348, tome I
  6. George Painter, op. cité, p. 134, tome II
  7. Etat civil de Paris, archives en ligne
  8. George Painter, op. cité, p. 281, tome II
  9. « Dossier de l'ordre de la Légion d'honneur de Mathurin Cyprien Auguste Gaston Arman Caillavet », base Léonore, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • George Painter, Marcel Proust, Paris, Mercure de France, 1966, traduit de l'anglais