Musée Jacquemart-André

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Musée Jacquemart-André
L'hôtel Jacquemart-André, vu depuis la cours
L'hôtel Jacquemart-André, vu depuis la cours
Informations géographiques
Pays France
Ville Paris
Adresse 158 boulevard Haussmann
Monument Hôtel Jacquemart-André
Coordonnées 48° 52′ 32″ N 2° 18′ 38″ E / 48.87543, 2.3105748° 52′ 32″ Nord
       2° 18′ 38″ Est
/ 48.87543, 2.31057
  
Informations générales
Type Propriété de l'Institut de France
Conservateur Nicolas Sainte Fare Garnot
Collections Beaux-arts
arts décoratifs
Provenance des collections Legs Nélie Jacquemart
Protection  Classé MH (1978)
Informations visiteurs
Site web www.musee-jacquemart-andre.com

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Musée Jacquemart-André

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée Jacquemart-André

Le Musée Jacquemart-André un musée de beaux-arts et d'arts décoratifs est situé 158 boulevard Haussmann, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Propriété de l'Institut de France, il est géré par la société Culturespaces depuis 1996.

Sommaire

Histoire [modifier]

Comme le musée Nissim-de-Camondo, c'est à l'origine une demeure particulière de grands bourgeois, en l'occurrence ici protestants, devenue un musée en préservant l'aménagement initial des lieux. L'hôtel particulier fut commandé en 1868 à l'architecte Henri Parent par Édouard André, héritier de l'une des plus grandes fortunes du Second Empire, originaire du Sud-Est de la France (Nîmes).

Celui-ci avait acquis un terrain de 5 700 m2 pour la somme considérable de 1 520 000 francs. Les travaux se déroulèrent de 1869 à 1875.

En 1872, Édouard André avait racheté la Gazette des Beaux-Arts et pris la direction de l'Union centrale des arts décoratifs.

Il conçut alors le projet de constituer une collection de tableaux, de sculptures, de tapisseries et d'objets d'art du XVIIIe siècle.

En 1881, Édouard épousa Nélie Jacquemart, une jeune artiste peintre. Celle-ci s'associa aux projets de son mari. Ensemble, ils constituèrent méthodiquement leur collection, Nélie s'intéressant également à la Renaissance, en particulier italienne, ainsi qu'aux primitifs du XVe siècle. Parallèlement, ils aménagèrent leur demeure pour mettre en valeur le mieux possible leurs acquisitions.

En 1894, Édouard mourut, laissant à Nélie l'achèvement du futur musée. Celle-ci prévoit en effet de léguer l'hôtel à l'Institut de France, à condition qu'il fût ouvert au public et transformé en musée.

Depuis 1913, date effective du legs, la disposition des lieux n'a pas été modifiée.

En 1995 la gestion du Musée fut confiée à la société Culturespaces, qui gère la mise en valeur des espaces et des collections, organise les expositions temporaires, l'accueil des visiteurs, la communication...

L'hôtel particulier [modifier]

Sur le boulevard, une haute terrasse est édifiée sur un soubassement à refends seulement percé de deux portes cochères : celle de droite sert de porche couvert et conduit dans la cour d'honneur.

La façade sur le boulevard Haussmann, encadrée par deux pavillons, est rythmée de pilastres et comporte un avant-corps central arrondi, selon une disposition inspirée du Petit Trianon.

La cour est fermée par un mur en hémicycle rythmé de refends et d'arcatures aveugles, qui comporte en son centre une arche qui était percée pour permettre l'accès à un manège, une sellerie, des écuries pour 14 chevaux et une remise pour 13 voitures. Des accès secondaires existaient par la rue de Courcelles et l'impasse Émery (englobée plus tard par le square de Messine, actuellement rue du Dr Étienne Lancereaux).

Sur la cour d'honneur, la façade principale comporte un avant-corps percé de baies en plein cintre et orné de quatre colonnes ioniques. On y accède par un escalier flanqué de deux lions assis et de deux imposants lampadaires. Sur les côtés, la façade se développe sur deux niveaux percés d'ouvertures rectangulaires et surmontés d'une corniche et une balustrade sommée de vases en pierre.

Au milieu et au-dessus de l'avant-corps, il y a une très grande fenêtre d'atelier de peintre surmontée d'un fronton triangulaire.

Collections [modifier]

Le salon des peintures
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Œuvre conservée au musée Jacquemart-André.

Les collections du musée se composent notamment de peintures françaises, italiennes, hollandaises et flamandes, de sculptures ainsi que de mobilier et d'objets d'art.

Liste sélective :

Portrait de Mathilde de Canisy, marquise d'Antin par Jean-Marc Nattier (exposé au Salon de 1738)

Expositions récentes [modifier]

  • Fragonard, les plaisirs d'un siècle 3 octobre 2007 - 13 janvier 2008
  • Art d'Afrique et d'Océanie 19 mars - 24 août 2008
  • Van Dyck, 8 octobre 2008 - 25 janvier 2009
  • Les primitifs italiens. La collection d'Altenbourg, 11 mars - 21 juin 2009
  • Bruegel, Memling, Van Eyck. La collection Brukenthal, 11 septembre 2009 - 11 janvier 2010
  • Du Greco à Dalí. Les grands maîtres espagnols de la collection Perez Simón, 12 mars - 1er août 2010
  • Rubens, Poussin et les peintres du XVIIe siècle, 24 septembre 2010 - 24 janvier 2011
  • Dans l'intimité des frères Caillebotte, 25 mars - 11 juillet 2011
  • Fra Angelico et les Maîtres de la lumière, 25 septembre 2011 - 16 janvier 2012
  • Le Crépuscule des Pharaons, Chefs-d'œuvres des dernières dynasties égyptiennes, 23 mars - 23 juillet 2012
  • Canaletto - Guardi, Les grands maîtres vénitiens, 14 septembre 2012 - 21 janvier 2013
  • Eugène Boudin, 22 mars - 22 juillet 2013

Expositions à venir [modifier]

Anecdotes [modifier]

  • La fin du film La Traversée de Paris (1956), se déroule dans le musée Jacquemart-André
  • Certaines séquences du film Gigi (de Vincente Minelli 1958) ont été tournées au musée Jacquemart-André.
  • Certaines séquences du film La Porteuse de Pain (1963) ont été tournées au musée Jacquemart-André .
  • Le banquet final du film de Kevin Reynolds, La Vengeance de Monte-Cristo, se déroule dans une maquette du salon de musique et de l'escalier d'honneur du jardin d'hiver avec sa fresque de Tiepolo.

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Institut de France, Musée Jacquemart-André, catalogue itinéraire, Paris, J.E. Bulloz, 1913
  • Nicolas Sainte-Fare-Garnot, conservateur, Le musée Jacquemart-André (hors-série de Beaux-Arts Magazine, 1995)
  • Hors-série du Figaro, à l'occasion de l'exposition Fra Angelico (ISSN 1951 565)

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