Théodore de Banville

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Théodore de Banville

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Banville par Nadar

Activités Poète
Dramaturge
Critique dramatique
Journaliste
Naissance
Moulins (Allier)
Décès (à 67 ans)
Paris 6e arrondissement
Langue d'écriture Français
Mouvement Romantisme, symbolisme, Parnasse
Genres Poésie

Œuvres principales

Étienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, dit Théodore de Banville, né le à Moulins (Allier) et mort le à Paris 6e arrondissement, fils du lieutenant de vaisseau Claude Théodore Faullain de Banville et de Zélie Huet, est un poète, dramaturge et critique dramatique français.

Célèbre pour les Odes funambulesques et les Exilés, il est surnommé « le poète du bonheur »[1].

Ami de Victor Hugo, de Charles Baudelaire et de Théophile Gautier, il est considéré dès son vivant comme l’un des plus éminents poètes de son époque. Il a notamment découvert le talent naissant d’Arthur Rimbaud.

Théodore de Banville unit dans son œuvre le romantisme et le parnasse, dont il fut l’un des précurseurs. Il professait un amour exclusif de la beauté et la limpidité universelle de l’acte poétique, s’opposant à la fois à la poésie réaliste et à la dégénérescence du romantisme[2], contre lesquels il affirmait sa foi en la pureté de la création artistique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Théodore de Banville
Signature de Théodore de Banville

Théodore de Banville a fait ses études au lycée Condorcet à partir de 1830. Encouragé par Victor Hugo et par Théophile Gautier, il se consacra à la poésie, et fréquenta les milieux littéraires parmi les plus anticonformistes. Il méprisait la poésie officielle et commerciale, fut l’adversaire résolu de la nouvelle poésie réaliste et l’ennemi de la dérive larmoyante du romantisme.

Il collabore aussi comme critique dramatique et chroniqueur littéraire aux journaux le Pouvoir (1850), puis le National (1869) et devient une figure très importante du monde littéraire, devenant membre de la Revue fantaisiste (1861), où se retrouvent les poètes qui furent à l’origine du Parnasse et de tous les mouvements de ce siècle.

Il rencontre Marie-Élisabeth Rochegrosse en 1862 (ils se marieront treize ans plus tard), et organise la première représentation de Gringoire en 1866. Il publie Les Exilés en 1867, recueil qu’il dédie à sa femme et qu’il considéra comme le meilleur de son œuvre.

Âgé de 16 ans, Arthur Rimbaud, initié à la poésie de son temps par la revue collective le Parnasse contemporain, lui envoie une lettre (datée du ), en y joignant plusieurs poèmes (Ophélie, Sensation, Soleil et chair), dans l’espoir d'obtenir son appui auprès de l’éditeur Alphonse Lemerre. Banville répondit à Rimbaud, mais les poèmes ne sont pas publiés.

En novembre 1871, Théodore de Banville héberge Arthur Rimbaud, mais dès le mois de mai, ce dernier dans ses lettres dites « du voyant » exprime sa différence et, en août 1871, dans son poème parodique, Ce qu'on dit au poète à propos de fleurs, exprime une critique ouverte de la poétique de Banville.

En 1872, avec son Petit Traité de poésie française, Banville rompt avec le courant symboliste. Il publie presque une œuvre par an tout au long des années 1880, et meurt à Paris le 13 mars 1891, peu après la publication de son seul roman, Marcelle Rabe.

Théodore de Banville a particulièrement travaillé, dans son œuvre, les questions de forme poétique, et a joué avec toutes les richesses de la poésie française. Il lui a été reproché d’avoir manqué de sensibilité et d’imagination, mais son influence salutaire, permit à de nombreux poètes de se dégager de la sensiblerie mièvre qui survivait au véritable romantisme.

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Proses et poésies[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative apposée sur le domicile parisien de Théodore de Banville au no 10 de la rue de l'Éperon
  • Les Cariatides, poésies, 1842.
  • Les Stalactites, poésies, 1846
  • Odelettes, poésies, 1856
  • Odes funambulesques et Le Sang de la Coupe, poésies, 1857. Ces recueils lui apportent la consécration et marquent une évolution vers plus de souplesse et de charme.
  • Esquisses parisiennes, poésies, 1859
  • La Mer de Nice - Lettres à un ami, Poulet-Malassis, 1861
  • Contributions au Parnasse contemporain, 1866, 1871, 1876
  • Les Camées parisiens, 1866 (en trois séries indépendantes, parues séparément, à petit nombre, entre 1866 et 1873)
  • Les Exilés, poésies, 1867
  • Nouvelles odes funambulesques, poésies, 1869
  • Idylles prussiennes, 1870-1871
  • Petit Traité de poésie française, 1871. Texte à partir duquel il se détourne peu à peu de la poésie contemporaine à la suite d’un violent désaccord avec le symbolisme.
  • Théophile Gautier, ode, 1872
  • Trente-six Ballades joyeuses, 1873
  • Rondels composés à la manière de Charles d’Orléans et Les Princesses, sonnets, 1874
  • Les Occidentales et Rimes dorées, 1875
  • Roses de Noël, 1878
  • Contes pour les Femmes, 1881
  • Contes féeriques, 1882
  • Mes souvenirs, 1882
  • Nous tous, 1883
  • Contes héroïques, 1884
  • Contes bourgeois, 1885
  • Lettres chimériques, 1885
  • Le Forgeron, poème, 1887
  • Madame Robert, contes, 1887
  • Les Belles Poupées, 1888
  • Marcelle Rabe, roman, 1891
  • Sonnailles et clochettes, 1891

Théâtre[modifier | modifier le code]

Œuvres posthumes[modifier | modifier le code]

  • Dans la fournaise, poésies, 1892
  • Critiques, 1917

Édition[modifier | modifier le code]

Banville s’est aussi occupé avec Asselineau de la troisième édition des Fleurs du mal de Baudelaire.

Hommages[modifier | modifier le code]

Statue de Th. de Banville à Moulins
  • Moulins, sa ville natale, lui a dédié une avenue, ainsi qu'un parc (près de la gare) où trône sa statue de bronze, œuvre du sculpteur Jean Coulon. Le plus ancien lycée de la ville porte son nom.
  • Un square est dédié à Théodore de Banville dans le quartier du port de Nice, face à la mer. Citation gravée dans la pierre du square : « Les villes ont leur destinée écrite et le sort de Nice est de régner sans partage parmi ces filles de la Méditerranée qui sont vêtues de flots transparents et de roses fleuries. »
  • Son buste, sculpté par Jules Roulleau, est exposé dans le Jardin du Luxembourg, à Paris.
  • Georges Brassens a mis en musique son poème Le Verger du Roi Louis
  • Sur son album Momente en 2012, le groupe autrichien L'Âme Immortelle a mis en chanson L'étang Mâlo, poème tiré des Stalactites.
  • Une rue du 17e arrondissement à Paris porte son nom.
  • Un compagnie de théâtre porte le nom d'un de ses célèbres poèmes : "Le saut du tremplin"[3]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Théodore de Banville n’est pas précisément matérialiste ; il est lumineux. Sa poésie représente les heures heureuses. » Baudelaire, Fusées, 9.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles Baudelaire, dans la revue Fusées.
  2. On reprochait à l'époque à Alphonse de Lamartine d'engager le romantisme sur la voie de la mièvrerie.
  3. voir le site : www.lesautdutremplin.fr

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions critiques
  • Œuvres poétiques complètes, Édition critique publiée sous la direction de Peter J. Edwards, Éditions Honoré Champion, en 9 volumes :
    • Les Cariatides, textes établis, notices, variantes et notes par Peter S. Hambly, préface à l’édition critique par Edgard Pich, 2000 (ISBN 978-2-7453-0352-3)
    • Les Stalactites. Odelettes. Le sang de la coupe, édition critique par Eileen Souffrin-Le Breton, Peter S. Hambly, Rosemary Lloyd, 1996, (ISBN 978-2-85203-575-1)
    • Odes funambulesques, édition critique par Peter J. Edwards, 1995 (ISBN 978-2-85203-420-4)
    • Les Exilés. Améthystes. Les Princesses, édition critique par François Brunet et Eileen Souffrin-Le Breton 1994 (ISBN 978-2-85203-343-6)
    • Occidentales. Rimes dorées, textes établis, notices, variantes et notes par Peter J. Edwards, 1998, TLMC 25, 560 p. (ISBN 978-2-85203-900-1)
    • Idylles prussiennes ; Trente-six ballades joyeuses ; Rondels ; Roses de Noël, édition critique par Ph. Andrès et R. Lloyd, 1999 (ISBN 978-2-7453-0102-4)
    • Nous tous. Sonnailles et clochettes, édition critique par Peter S. Hambly, 1997 (ISBN 978-2-85203-690-1)
    • Dans la Fournaise, texte établi, notice, variante et notes par Peter S. Hambly, poèmes non recueillis et inédits, 2001 (ISBN 978-2-7453-0438-4)
    • Compléments. Poèmes et manuscrits retrouvés, réception critique de l'œuvre poétique, texte établi, variantes et notes par Peter J. Edwards et Peter S. Hambly, 2009 (ISBN 978-2-7453-1876-3)
  • Lettres à Auguste Poulet-Malassis, établissement du texte et annotation par Peter J. Edwards, avec la participation de Peter S. Hambly, introduction par Eileen Souffrin-Le Breton, Éditions Honoré Champion, 2006 (ISBN 978-2-7453-1235-8)
  • Critique littéraire, artistique et musicale choisie, Tome I : Poésie et poètes, beaux-arts, musique. Tome II : Romanciers, prosateurs, théâtre, préfaces et lettres, choix de textes, introduction et notes par Peter J. Edwards et Peter S. Hambly, Éditions Honoré Champion, 2003, 2 vol (ISBN 978-2-7453-0783-5)
Études
  • Philippe Andrès, Théodore de Banville. Un passeur dans le siècle, Éditions Honoré Champion, 2009 ISBN 978-2-7453-1816-9.
  • La biographie de Victor Barrucand
  • Raymond Lacroix, Théodore de Banville. Une famille pour un poète, éd. Pottier, Moulins, 1990
  • Raymond Lacroix, La saga d’un Banville au XIXe siècle, éd. Pottier -CSP, Creuzier-le Vieux, 2007
  • Philippe Andres, La femme et ses métamorphoses dans l’œuvre de Théodore de Banville, Éditions Honoré Champion, 1994

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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