Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux

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Marivaux

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Portrait de Marivaux peint par Louis-Michel van Loo.

Nom de naissance Pierre Carlet
Activités Écrivain, dramaturge, journaliste
Naissance 4 février 1688
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès 12 février 1763 (à 75 ans)
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Langue d'écriture français
Genres Comédie, roman

Œuvres principales

Pierre Carlet de Marivaux, parfois appelé Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux mais plus communément Marivaux, né le 4 février 1688 et baptisé le 8 février 1688 à Paris où il est mort le 12 février 1763, est un écrivain français.

Homme solitaire et discret à la personnalité susceptible, longtemps mal compris[1], il fut un journaliste, un romancier, mais surtout un auteur dramatique fécond qui, amoureux du théâtre et de la vérité, observait en spectateur lucide le monde en pleine évolution et écrivit pour les Comédiens italiens, entre 1722 et 1740, des comédies sur mesure et d’un ton nouveau, dans le langage « de la conversation ». Il est, après Molière, Racine, Pierre Corneille et Musset le cinquième auteur le plus joué par la Comédie-Française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans l’Avant-propos de son ouvrage Marivaux dramaturge, Françoise Rubellin précise que nous n’avons que très peu de documents sur la vie de Marivaux et que de nombreuses informations à son sujet sont erronées. Par exemple : sa date de naissance est inconnue (on ne connaît que sa date de baptême[2], sa date de naissance le 4 février 1688 étant supposée car à cette époque on baptisait les enfants trois ou quatre jours après leur naissance), le nom « Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux » n’apparaît jamais comme tel (Marivaux est né Pierre Carlet, puis se fait appeler Pierre Decarlet en entrant dans la faculté de droit, puis signe Carlet de Marivaux pour la première fois en 1716, le nom de Chamblain[3] étant accolé dans des catalogues de libraires), le lien entre ses motivations à écrire et la banqueroute de Law sont des spéculations, etc.

Cet article utilise donc des éléments qui peuvent être hypothétiques, et il ne faut pas perdre de vue cette indétermination qui entoure la biographie de Marivaux.

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

D’une famille d’aristocrates originaires de Normandie, qui avait fourni un sénateur au parlement de cette province, son père Nicolas Carlet[4] est fonctionnaire dans l’administration de la marine, de sa naissance jusqu’en 1698. En 1698, alors que Marivaux est âgé de 11 ans, ce dernier emmène sa famille s’installer à Riom, en Auvergne, où il vient d’être nommé « contrôleur-contre-garde » de la Monnaie avant d'en devenir directeur[5], puis à Limoges. De sa mère, Marie-Anne Bullet, on sait peu de choses si ce n'est qu'elle est la sœur d'un architecte du roi, Pierre Bullet, ce qui lui permettra d'être introduit dans les milieux de la Cour[6].

Il fait ses études chez les Oratoriens de Riom. En 1710, ambitionnant de suivre la voie paternelle (charge de contrôleur de la Monnaie dont Marie-Anne Bullet obtient une prorogation à la mort de son mari le 14 avril 1719), il commence des études de droit à Paris. Il est logé chez son oncle, l’architecte du roi Pierre Bullet. Il abandonne ses études en 1713 et les reprend épisodiquement : il obtient sa licence en droit en 1721 et est reçu avocat, mais il n’exercera jamais[7].

Premiers essais[modifier | modifier le code]

Son premier texte est une comédie d’intrigue en un acte et en vers le Père prudent et équitable, ou Crispin l’heureux fourbe jouée dans un cercle d’amateurs en 1706 et édité en 1712[8]. Il édite son premier roman[9] en 1712 Les effets surprenants de la sympathie[10]. Sa rencontre avec Fontenelle, et la fréquentation du salon de la très spirituelle Madame de Lambert[11], sont déterminantes pour sa formation. Il y rencontre des « Modernes » et s’y initie à une forme de « préciosité nouvelle[12] », qui donnera naissance au « marivaudage ». Il développe alors son observation critique, s’engage dans la bataille contre les classiques et s’essaie à de multiples genres : roman parodique, poème burlesque ou chronique journalistique. Le parodique est alors sa principale voie d’écriture. Il reprend, selon l’esprit néo-précieux qui traite de façon « enjouée » les « grands sujets[13] », tout ce qui fait le patrimoine culturel des écrivains classiques et le travestit en œuvres originales et décalées par rapport à l’usage. C’est ainsi qu’il écrit un Télémaque travesti en 1714-1715 (où il évoque la misère des huguenots), puis une Iliade Travestie en 1716, sa quatrième œuvre publiée et la première signée « M. de Marivaux » en 1718[1].

Il est considéré comme un brillant moraliste, sorte de nouveau La Bruyère. Il se marie le 7 juillet 1717 avec Colombe Boulogne (union longtemps considérée comme un mariage d'intérêt, alors que son épouse est en fait déjà enceinte[14]), fille d’un riche avocat « conseiller du roi »[15], dont la dot permet au ménage de vivre dans l’aisance. Il perd son père en 1719. Mais il est ruiné par la banqueroute de Law en 1720, perd son épouse en 1723, et doit alors écrire pour vivre et élever sa fille[16].

Une passion : le théâtre[modifier | modifier le code]

Sa raison d’être est toute trouvée, ce sera le théâtre. Il s’essaie à la tragédie classique en cinq actes et en vers avec Annibal, joué en 1720 par les comédiens du Roi, mais ce n’est pas une réussite.

Son premier succès, la même année, il le doit à Arlequin poli par l'amour joué par les acteurs italiens de Luigi Riccoboni. Il apprécie le jeu des comédiens italiens et devient l’auteur attitré de la troupe. La jeune et talentueuse Silvia Balletti (étroitement liée à Giacomo Casanova, elle est la mère de Manon Balletti), la prima amorosa, devient son interprète idéale et il écrit spécialement pour elle[17]. Il révolutionne le genre de la comédie sentimentale, qu’il explore au travers des deux Surprises de l’amour ou de La Double Inconstance, mais surtout de ses pièces devenues de grands classiques du répertoire : Le Jeu de l'amour et du hasard (1730) et Les Fausses Confidences (1737).

Il écrit aussi des comédies sociales qui posent des problèmes fondamentaux : la liberté et l’égalité entre les individus (L'Île des esclaves en 1725), la situation des femmes (La Nouvelle Colonie en 1729). Placées dans des cadres utopiques, ces pièces, qui ont eu peu de succès à leur création, développent ses réflexions sur les relations humaines.

Le philosophe et le moraliste[modifier | modifier le code]

Parallèlement, il expose sa réflexion dans les journaux, d’abord Le Spectateur françois (français), inspiré par The Spectator de Joseph Addison et Richard Steele, de 1721 à 1724 (25 numéros), puis L’Indigent Philosophe, en 1727 et Le Cabinet du philosophe en 1734, dont il est l’unique rédacteur, à la fois conteur, moraliste et philosophe[15]. Il y étudie, d’une plume alerte, les multiples aspects de l’existence dans la société cloisonnée et hiérarchisée de son temps et décrit avec humour les travers de ses contemporains. Il y précise ses conceptions esthétiques, son goût pour une écriture spontanée, son droit de rire des hommes en général « et de moi-même que je vois dans les autres[18] », parce que la réalité est toujours plus complexe et fugitive que les cadres rigides dans lesquels on tente de l’enfermer.

L’œuvre romanesque[modifier | modifier le code]

Marivaux est, avec l’abbé Prévost, un des écrivains qui ont le plus profondément réfléchi sur le paradoxe de l’écriture romanesque[19]. Sa grande œuvre romanesque est La Vie de Marianne dont la rédaction s’étend sur environ quinze ans (1726-1741). L’héroïne, âgée, raconte sa vie, mais entremêle son récit de réflexions, de méditations, sur l’amour, l’amitié, la sincérité, la reconnaissance sociale du mérite personnel. L’œuvre demeure inachevée.

Ces thèmes sont repris dans Le Paysan parvenu, un roman d'apprentissage de 1735 racontant la montée à Paris et l’ascension sociale de Jacob grâce à ses succès amoureux.

Dernières années[modifier | modifier le code]

À partir de 1733, il fréquente le salon de Claudine de Tencin, qui devient pour lui une amie précieuse. Grâce à elle, il est élu contre Voltaire à l’Académie française en 1742 (après plusieurs échecs, l'académicien Pierre-Joseph Thoulier d'Olivet l'accusant de « décomposer[20] » la langue française[21]), et y prononcera plusieurs discours : Réflexions en forme de lettre sur le progrès de l’Esprit humain (1744), Réflexions sur l’esprit humain à l’occasion de Corneille et de Racine (1749), Réflexion sur les Romains et les anciens Perses (1751) . Il ne compose plus alors que quelques pièces à destination de la Comédie-Française, qui sont éditées, mais pas jouées, et un dialogue, L'Éducation d’un prince. Malade depuis 1758, il succombe à une pleurésie le 12 février 1763.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Les objectifs[modifier | modifier le code]

Le théâtre de Marivaux reprend la devise de la comédie castigat ridendo mores (c’est-à-dire corriger les mœurs par le rire) et construit une sorte de pont entre la bouffonnerie et l’improvisation traditionnelle de la commedia dell'arte, avec ses personnages stéréotypés (essentiellement Arlequin), source de burlesque, et un théâtre plus littéraire et psychologique, plus proche des auteurs français et anglais. Ce qui implique que ce théâtre utilise divers niveaux de comique, les domaines du ludique, du satirique et du poétique[22].

Au XVIIIe siècle, le succès n’est jamais éclatant : les Comédiens Français et leur public ne l’apprécient pas, et le Théâtre-Italien reste une scène secondaire. D’autre part, Marivaux s’est toujours tenu à l’écart du clan des philosophes. Mais son influence littéraire est profonde[23]. S’il a imposé une technique romanesque dont profitera Stendhal, son style de dialogue théâtral, surtout, inspirera, au XIXe siècle, les comédies de Musset, et au XXe siècle celles de Giraudoux[24]. Il a maintenant trouvé un public enthousiaste qui considère précisément comme très moderne la complexité qu’on lui reprochait de son temps.

Le « marivaudage »[modifier | modifier le code]

Le nom de Marivaux a donné naissance au verbe « marivauder » qui signifie « échanger des propos galants et d’une grande finesse, afin de séduire un homme ou une femme ». Par extension a été créé le mot « marivaudage », et ce du vivant même de Marivaux, et probablement dans un de ces cafés littéraires si prisés à l’époque[25]. Ces deux mots se trouvent en 1760 dans la correspondance entre Denis Diderot et Sophie Volland, mais l'expression apparaît dès 1739 dans la correspondance de Madame de Graffigny[26]. Marivauder y a le sens de « disserter sans fin sur de menus problèmes » et marivaudage désigne une forme trop raffinée d’analyse morale[27]. Mais le mot désigne aussi un style, que Jean-François de La Harpe définit, à la fin du siècle, dans son Lycée ou cours de littérature ancienne et moderne, en insistant sur le mélange des registres opposés :

«  Marivaux se fit un style si particulier qu’il a eu l’honneur de lui donner son nom ; on l’appela « marivaudage ». C’est le mélange le plus bizarre de métaphysique subtile et de locutions triviales, de sentiments alambiqués et de dictions populaires[27] »

Il le rapproche également d’autres termes tels que le libertinage et le badinage.

Marivaux, à la fin du XVIIIe siècle, était accusé de ne pas parler le français ordinaire (mais d’Alembert, 1785 évoque surtout le style de ses journaux et romans[28]), de pécher contre le goût, et quelquefois même contre la langue, parce que ses phrases semblaient artificielles et maladroites, ses figures trop recherchées et obscures, et qu’il créait même des mots nouveaux comme cette locution verbale qui nous paraît maintenant si courante, mais qui n’existait pas encore à l’époque, tomber amoureux (avant, on disait se rendre amoureux). Ainsi Palissot, le célèbre ennemi des philosophes, écrit-il en 1777 :

«  Ce jargon dans le temps s’appelait du marivaudage. Malgré cette affectation, M. de Marivaux avait infiniment d’esprit ; mais il s’est défiguré par un style entortillé et précieux, comme une jolie femme se défigure par des mines. »

De Marivaux, il faut tenir compte de certains apports au langage courant à travers les formules utilisées par l'auteur dans ses didascalies. Ainsi, on citera l'expression « faire parler son cœur », ou encore « mettre en valeur »[29].

Dès le XVIIIe siècle donc, le mot marivaudage a un double sens : il ne désigne pas seulement le style de l’écrivain, mais aussi cette forme d’analyse morale et psychologique raffinée à l’excès que Marivaux met en pratique dans ses romans, dans ses comédies et dans ses essais[30]. Les censeurs dédaigneux du début de l’époque romantique, comme Sainte Beuve ne connaissent plus de Marivaux que les quelques pièces au répertoire de la Comédie-Française et le trouvent froid.

Mais le mot va devenir positif en même temps que le XVIIIe siècle de Watteau redevient à la mode, après 1850[28], et prendre un second sens plus général : il décrit un certain type de dialogue amoureux (dont les comédies de Marivaux offrent le modèle), il renvoie à une certaine façon de vivre l’échange, sur le mode de la galanterie et du badinage gracieux. C’est dans ce sens large que le mot est de nos jours le plus couramment employé pour désigner une atmosphère enjouée et spirituelle, des rapports amoureux fondés sur le jeu et la séduction, tels qu’on les trouve dans les films d’Éric Rohmer, par exemple.

Marivaux et Voltaire[modifier | modifier le code]

On prête à Voltaire ce jugement sur Marivaux qu’il pesait « des œufs de mouche dans une balance en toile d’araignée »[31]. Or sous cette forme une telle expression ne se rencontre chez Voltaire que dans sa lettre du 27 avril 1761 à l’abbé Trublet où le philosophe écrit : « Je me souviens que mes rivaux et moi, quand j’étais à Paris, nous étions tous fort peu de chose, de pauvres écoliers du siècle de Louis XIV, les uns en vers, les autres en prose, quelques-uns moitié prose, moitié vers, du nombre desquels j’avais l’honneur d’être ; infatigables auteurs de pièces médiocres, grands compositeurs de riens, pesant gravement des œufs de mouche dans des balances de toile d’araignée ». Quant au nom de l’auteur du Jeu de l’amour et du hasard, il n’y figure en aucun endroit.

En janvier 1769, cependant, Grimm écrivait dans sa Correspondance littéraire, philosophique et critique[32] : « M. de Voltaire disait de Marivaux qu'il passait sa vie à peser des riens dans des balances de toile d'araignée. » On sait la bonne entente entre Grimm et Voltaire, qui permettait au premier d’attribuer des propos ou des livres au second, qui se hâtait de démentir sans que personne fût dupe[33]. Larroumet[34], après avoir parlé des méchancetés écrites de Voltaire sur Marivaux, ajoute : « Dans la conversation, il était plus explicite encore : « C'est un homme, disait-il, qui passe sa vie à peser des œufs de mouche dans des balances de toile d'araignée », nous disant avoir trouvé cette phrase chez Lesbros de la Versane, un admirateur de Marivaux[35]. Et nous avons d’autres agrapha comme : « C'est un homme qui sait tous les sentiers du cœur humain, mais qui n'en connaît pas la grande route. » On peut donc croire que le mot a été prononcé, même si Voltaire a laissé à d’autres le soin de l’écrire.

Au reste, Marivaux savait riposter et Larroumet nous cite des traits piquants de Marivaux ou attribués à Marivaux[36] : « M. de Voltaire est la perfection des idées communes », « M. de Voltaire est le premier homme du monde pour écrire ce que les autres ont pensé » ou encore « Ce coquin-là a un vice de plus que les autres ; il a quelquefois des vertus. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Marivaux a été un écrivain prolifique : de 1713 à 1755, il a publié pratiquement tous les ans. Une quarantaine de pièces de théâtre, en un ou trois actes le plus souvent, sept romans et récits parodiques, trois journaux et une quinzaine d’essais.

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Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des pièces de Marivaux.

Feuilles et feuilletons[modifier | modifier le code]

Romans et récits parodiques[modifier | modifier le code]

Romans inachevés[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Article « Marivaux », Encyclopædia Universalis, 1992, t. 14, p. 579.
  2. Acte de baptême sur la paroisse Saint-Gervais.
  3. Nom de famille d'un de ses cousins maternels Jean-Baptiste Bullet de Chamblain.
  4. Il prit ensuite le nom de Chamblain, puis de Marivaux.
  5. C’est-à-dire contrôleur des Finances.
  6. Hervé Duchêne, Marivaux : Les Fausses Confidences, Editions Bréal,‎ 1999 (lire en ligne), p. 10
  7. « Biographie de Marivaux », sur Fiches de lecture (consulté le 20 mai 2010).
  8. Selon la tradition, c’est à la suite d’un pari qu’il écrivit cette pièce à dix-huit ans, et en huit jours (Théâtre complet, La Pléiade,‎ 1949, note p. 1530).
  9. Ce roman constitue désormais un volume de la Pléïade Œuvres de jeunesse.
  10. Duchêne, op. cit., p. 11
  11. Frédéric Deloffre 1993, p. 20.
  12. Frédéric Deloffre 1993, p. 15.
  13. Frédéric Deloffre 1993, p. 16.
  14. L'acte de baptême de cette fille, prénommée Colombe, révèle qu'elle est née le 24 janvier 1718, et non en 1719 comme le mentionnent les principales biographies. Source : Françoise Rubellin, « Marivaux », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 12 février 2013
  15. a et b « Biographie de Marivaux », sur aLaLettre.
  16. Duchêne, op. cit., p. 14
  17. Micheline Boudet 2001, p. 243.
  18. Franck Salaün 2002, p. 89-90.
  19. Franck Salaün 2002, p. 20.
  20. « Notre métier à l'Académie est de travailler à la composition de la langue, et celui de M. de Marivaux est de travailler à la décomposer »
  21. Gustave Larroumet, Marivaux, sa vie et ses œuvres: d'après de nouveaux documents, Slatkine,‎ 1970 (lire en ligne), p. 634
  22. Franck Salaün 2002, p. 36.
  23. Frédéric Deloffre 1993, p. 9.
  24. Théâtre complet, La Pléiade,‎ 1949, introduction p. Liv.
  25. Frédéric Deloffre 1993, p. 5.
  26. Odile Richard-Pauchet, « Diderot inventeur du marivaudage ? », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, no 47,‎ janvier 2012, p. 169
  27. a et b Frédéric Deloffre 1993, p. 6.
  28. a et b Frédéric Deloffre 1993, p. 8.
  29. « L’intégrale - Marivaux », sur http://www.europe1.fr/, Europe 1,‎ 12 février 2013 (consulté le 11 avril 2013)
  30. Cette langue et cette analyse sont, de l’aveu de Marivaux lui-même, la transcription du langage et des conversations des salons qu’il fréquentait. Voir Frédéric Deloffre 1993, p. 25.
  31. Cité par exemple par Jean-Pierre Mourey et Jean-Bernard Vray, Figures du loufoque à la fin du XXe siècle : arts et littératures : actes du colloque des 15, 16 et 17 novembre 2001, Publications de l’Université de Saint-Étienne, p. 144.
  32. Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot, depuis 1753 jusqu'en 1790, Furne & Ladrange, Paris, 1829, p. 91
  33. Dans sa lettre à madame d’Épinay du 5 septembre 1764 il écrit : « Un de nos frères, madame, que je soupçonne être le prophète bohémien, m'a écrit une belle lettre par laquelle il veut quelques exemplaires d'un livre diabolique, auquel je serais bien fâché d'avoir la moindre part. Ma conscience même serait alarmée de contribuer au débit de ces œuvres de Satan ; mais comme il est très doux de se damner pour vous, madame, et surtout avec vous, il n'y a rien que je ne fasse pour votre service. Je fais chercher quelques exemplaires à Genève : ces hérétiques les ont tous fait enlever avec avidité. La ville de Calvin est devenue la ville des philosophes; il ne s'est jamais fait une si grande révolution dans l'esprit humain qu'aujourd'hui. C'est une chose étonnante, que presque tout le monde commence à croire qu'on peut être honnête homme sans être absurde ; cela me fait saigner le cœur. » Beuchot indique que le prophète bohémien est Grimm et qu’il s’agit du Dictionnaire philosophique
  34. in Marivaux, sa vie et ses œuvres d'après de nouveaux documents, Hachette, 1894, p. 77 et suivantes.
  35. in L' esprit de Monsieur de Marivaux de l'Académie Françoise, Costard fils et Cie, 1774.
  36. Tous ces agrapha ne nous sont connus que par des témoignages, leurs auteurs s’étant bien gardés de les écrire.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Rubellin, Lectures de Marivaux. La Surprise de l’amour, La Seconde Surprise de l’amour, Le Jeu de l’amour et du hasard, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009.
  • Pierre Frantz (dir.), Marivaux : jeu et surprises de l’amour, Paris, PUPS, 2009.
  • François Moureau (dir), Un autre Marivaux ?, Marivaux : un hérésiarque en littérature ? , R. H. L.F., 2012, n° 3, p. 515, 517-531.
  • Françoise Rubellin, Marivaux dramaturge. La Double Inconstance, Le Jeu de l’amour et du hasard, Paris, Champion, 1996.
  • Marivaux, Théâtre complet, éd. F. Deloffre avec la collaboration de F. Rubellin, Paris, Le Livre de Poche, La Pochothèque/Classique Garnier, 2000.
  • Jean Fleury, Marivaux et le marivaudage, Paris, Plon, 1881.
  • Frédéric Deloffre, Marivaux, Œuvres de jeunesse, Paris, Gallimard, coll. La Pléiade, 1972.
  • Frédéric Deloffre, Marivaux et le marivaudage : une préciosité nouvelle, 3e édition,‎ 1993, 617 p. (ISBN 9782051012836).
  • Marivaux et les Lumières, éd. Geneviève Goubier-Robert, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 1996.
  • Franck Salaün, Pensée de Marivaux, Rodopi,‎ 2002, 123 p. (ISBN 9789042015890).
  • Micheline Boudet, La Comédie italienne : Marivaux et Silvia, Paris,, Albin Michel,‎ 2001, 261 p. (ISBN 9782226130013).

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