Giulietta Simionato

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Giulietta Simionato (née le à Forlì, Italie et morte le à Rome) est une mezzo-soprano italienne, l'une des plus grandes cantatrices de l'opéra italien d'après-guerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giulietta Simionato étudie le chant à Rovigo avec Lucatello, et à Milan avec Guido Palumbo, et chante en public dès 1927. Elle débute officiellement à Montagnana en 1932, dans le rôle de Santuzza de Cavalleria rusticana. Elle gagne en 1933 le plus important concours de bel canto de l'époque, participe aussitôt à des tournées à Malte, en Tunisie, et en Libye en 1934-35. Elle est engagée à La Scala de Milan où elle fait ses débuts en 1936, mais, n'ayant pas donné au régime fasciste les mêmes cautions que plusieurs de ses rivales, elle reste cantonnée dans des rôles secondaires et devra attendre la fin des années 1940 pour en devenir l'une des vedettes les plus en vue de la célèbre scène milanaise. C'est en 1947 seulement qu'elle est révélée au public dans le rôle-titre de Mignon d'Ambroise Thomas (chanté en italien) qui lui vaut un triomphe et les plus grands éloges de la critique. Elle chante alors dans toute l'Italie (Rome, Florence, Turinetc.), ainsi qu'à la radio italienne (RAI).

Après la guerre, elle se produit en France, notamment à Lyon et à Toulouse, puis au Festival d'Édimbourg en 1947, dans le rôle de Cherubino des Noces de Figaro.

De retour en Italie, elle se spécialise peu à peu dans les grands rôles de mezzos verdiens, comme Azucena (Il trovatore - Le trouvère), Ulrica (Un ballo in maschera - Un bal masqué), Preziosilla (La forza del destino - La force du destin), Eboli (Don Carlos), Amneris (Aida), et participe aussi à la renaissance de Rossini, chantant Isabella (L'italiana in Algeri - L'Italienne à Alger), Rosina (Il barbiere di Siviglia - Le barbier de Séville), ou Cenerentola (Cendrillon). Également à son répertoire, les grandes mezzos de l'opéra français, comme Carmen, Dalila, Charlotte, ses autres rôles notoires incluent Laura de La Gioconda et la Princesse de Bouillon dans Adriana Lecouvreur.

Dans les années 1950, elle participe à la renaissance du bel canto aux côtés de Maria Callas avec de triomphales prestations en Adalgisa (Norma) et Giovanna Seymour (Anna Bolena). Elle chante également les opéras de Cimarosa et de Mozart. Elle participe en 1962, auprès de Joan Sutherland, à de triomphales reprises à La Scala, de Semiramide et Les Huguenots. Parallèlement elle se produit à l'étranger: Vienne, Salzburg, Paris, Londres, Chicago, New York, Mexico, Buenos Aires.

Elle se retire encore en pleine possession de ses moyens en 1966. Longue à s'imposer, elle devient l'une des grandes cantatrices du XXe siècle, très admirée pour la richesse et l'homogénéité du timbre et l'étendue de la tessiture, et ses dons de comédienne. Elle avait enregistré de nombreux disques.

Elle meurt le [1], soit une semaine avant d'atteindre son 100e anniversaire.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Harold Rosenthal, John Warrack, Roland Mancini et Jean-Jacques Rouveroux, Guide de l'opéra, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique »,‎ 1995 (ISBN 978-2-2135-9567-2)

Discographie[modifier | modifier le code]

Enregistrements de studio[modifier | modifier le code]

Cilea

Cimarosa

Donizetti

Giordano

Mascagni

Ponchielli

Puccini

Rossini

Verdi

Enregistrements sur le vif[modifier | modifier le code]

Bellini

Berlioz

Bizet

Cherubini

Cilea

Donizetti

Gluck

Mascagni

Massenet

  • Werther (en italien), avec Giuseppe Di Stefano, Eugenia Roccabruna, Fausto del Prado, dir. Renato Cellini - Mexico, 1949 ed. GOP/IDIS
  • Werther (en italien), avec Ferruccio Tagliavini, Gino Orlandini, Dora Gatta, dir. Franco Capuana - La Scala, 1951 ed. Myto/Bongiovanni

Meyerbeer

Mozart

Rossini

  • Il barbiere di Siviglia, avec Enzo Mascherini, Giuseppe Di Stefano, Cesare Siepi, Gerhard Pechner, dir. Renato Cellini - Mexico, 1949, ed. IDIS

Saint-Saens

Thomas

  • Mignon (en italien), avec Giuseppe Di Stefano, Cesare Siepi, dir. Guido Picco - Mexico, 1949 ed. Premiere Opera/legato Classics/Cantus records

Verdi

Videographie en DVD[modifier | modifier le code]

Mascagni

  • Cavalleria rusticana, Tokyo, 21 octobre 1961, Vai

Verdi

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giulietta Simionato, come Cenerentola divenne Regina, Jean-Jacques Hanine Vallaut, Azzali Editori, juillet 1987, 248 pages.
  • Omaggio a Giulietta Simionato, Teatro alla Scala, Edizioni del Teatro alla Scalla, mai 2000, 174 pages.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Addio a Giulietta Simionato, voce indimenticabile della lirica del '900 », Corriere della sera.