Habanera
La habanera (ou havanaise) est une danse, née vers 1830 à Cuba mais qui peut être aussi un genre musical latino-américain, ou catalan. Il y a aussi la fête et la tradition associées, créées au XIXe siècle par les pêcheurs catalans de Palafrugell. Les habaneres catalanes s'accompagnent uniquement de certains instruments à corde, comme la guitare et le luth.
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Les habaneres latino-américaines[modifier]
Les habaneres espagnol-argentines, issues de la contradanza, sont nées vers 1830 à La Havane et se sont rapidement répandues en Argentine dont le tango va dériver. Les plus connues sont celles de l'Espagnol Sebastián Yradier (1809-1865) :
- « La Paloma » (« La Colombe ») composée vers 1860. Elvis Presley l'a chantée sous le titre « No more », puis, Mireille Mathieu en français : « La paloma Adieu » ;
- « El Arreglito », interprétée en 1863 par la soprano Mila Traveli au Théâtre Impérial italien de Paris, et dont la musique servira pour L'amour est un oiseau rebelle, la habanera de l'opéra Carmen, composé en 1875 par Georges Bizet.
Camille Saint-Saëns composa également une œuvre intitulée Havanaise en 1887. Des musiciens espagnols tels que Manuel de Falla et Isaac Albeniz ont également composé des habaneras.
Il convient toutefois de noter qu’avant les habaneres, le Candombé, joué par les esclaves Africains et leurs descendants, était l’expression rythmique la plus marquante, dans tous les endroits où ils furent transplantés. C’est ainsi que la Contredanse, lorsqu’elle va se populariser en Haïti, sera influencée par le Candombé, pour produire, comme c’est toujours le cas, lorsque l’on fusionne deux ou plusieurs formes rythmiques, une nouvelle structure. Cette structure va se populariser à son tour à Cuba et portera le nom de Habanera. Parler des habaneres ou de la Habanera sans mentionner sa relation intime avec le Candombé est au mieux, incomplet ou erroné. C’est cette même influence du Candombé qui va dramatiquement faire évoluer la danse en Argentine, alors que la Habanera fait son apparition à Montevideo et à Buenos Aires. Les descendants des esclaves Noirs de Buenos Aires vont appeler « Tango » (mot en langue Kicongo signifiant : « l’endroit où l’on se retrouve ») le lieu à Buenos Aires où ils vont se retrouver pour festoyer et danser leur Candombé, désormais enrichi de la particularité de la Habanera et aussi de la danse en couple. La fusion ne s’arrêtera pas là. La Valse et le Fox-trot vont être ajoutés à l’expérience. Le contenant donnera son nom au contenu pour plus tard devenir tout simplement…Tango ! Le Professeur de Yale aux États-Unis, Robert Farris Thompson dans son livre "Tango, The Art History of Love" a eu le courage d'expliquer ce mot Tango, et surtout de montrer le lien qui est demeuré vivant entre le Candombé et le Tango.
Notes[modifier]
Voir aussi[modifier]
Liens externes[modifier]
- Bloc "Les havaneres" du Toni Foixench
- (fr) Un exposé sur l'Habanera de Carmen, de Georges Bizet
- (ca) Habaneres
- (ca) Grupo de Habaneras Vallparadís
- (ca) Havaneres Mar Endins
- (ca) Havaneres Grup Bergantí