Les Pêcheurs de perles
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| Les Pêcheurs de perles | |
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| Genre | Opéra |
|---|---|
| Nb. d'actes | 3 |
| Musique | Georges Bizet |
| Livret | Eugène Cormon et Michel Carré |
| Langue originale |
Français |
| Création | 30 septembre 1863 Théâtre-Lyrique (Paris) |
| Versions successives | |
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| Personnages | |
| Airs | |
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Les Pêcheurs de perles est un opéra en trois actes de Georges Bizet sur un livret d'Eugène Cormon et Michel Carré, créé le 30 septembre 1863 au Théâtre-Lyrique.
Il a été repris dans une nouvelle version après la mort du compositeur le 21 avril 1893 à l’Opéra-Comique.
Sommaire |
[modifier] Distribution de la création
| Rôles | Théâtre-Lyrique (1863) Chef d'orchestre : Adolphe Deloffre |
Opéra-Comique (1893) |
|---|---|---|
| Leïla, prêtresse de Brahma (soprano) | Léontine de Maësen | Emma Calvé |
| Nadir, pêcheur et ami de Zurga (ténor) | François Morini | Jean-Francois Delmas |
| Zurga, pêcheur et chef du village (baryton) | Jean-Vital Ismaël | Soulacroix |
| Nourabad, grand-prêtre de Brahma (basse) | Prosper Guyot | Challet |
[modifier] L'histoire
[modifier] Acte 1
Sur une plage de Ceylan, les pêcheurs de perles achèvent de monter leurs tentes. La fête rituelle qui précède la période de pêche bat son plein. Les pêcheurs accomplissent chants et danses afin de chasser les mauvais esprits, puis élisent Zurga comme leur chef. Nadir, ami de jeunesse de Zurga, rejoint alors le groupe. Tous deux évoquent le souvenir de Leïla, prêtresse de Candi, dont ils étaient amoureux. Afin de préserver leur amitié, ils avaient prononcé le voeu de renoncer à cet amour ; vœu qu'ils décident de réitérer.
Une pirogue approche alors du rivage avec, à bord, le prêtre Nourabad et Leïla, la jeune vierge dont le chant doit protéger le village et les pêcheurs de la colère des flots. En remerciement, elle recevra la plus belle perle. Devant Zurga, elle réitère ses vœux de chasteté et promet de ne jamais quitter le voile qui la cache, la violation de ce serment en serait cruellement punie. La cérémonie se termine. Leïla gravit le sentier jusqu'au temple, suivie de Nourabad. Du haut du rocher, elle chante ses paroles sacrées. Nadir reconnaît sa voix et décide de la rejoindre.
[modifier] Acte 2
Dans les ruines, d'un temple indien, Leïla se repose. Le grand prêtre Nourabad lui rappelle ses engagements. Pour prouver sa loyauté, la jeune femme lui raconte comment elle a autrefois risqué sa vie pour sauver un étranger. En échange, il lui avait offert un collier qu'elle a gardé.
Restée seule, la prêtresse chante son amour pour Nadir et le bonheur de le revoir ; la voix de celui-ci vient alors se mêler à la sienne. Mais Nourabad les découvre et les dénonce à Zurga et aux pêcheurs. Pas de pitié pour les amants sacrilèges : Zurga, pris de jalousie, les condamne à mort. Une tempête se lève, les pêcheurs, terrorisés, sont persuadés qu'il s'agit de la vengeance de la mer offensée.
[modifier] Acte 3
Premier tableau: Seul, dans sa tente, Zurga médite sur ce qu'il vient de faire. Il est rongé par la culpabilité. Leïla vient alors se jeter à ses pieds, en le suppliant d'épargner Nadir, offrant sa vie en échange. Mais l'amour qu'elle éprouve pour Nadir ne fait qu'augmenter la jalousie et la colère de Zurga. Voyant son heure venir, Leïla confie son collier à un jeune pêcheur et lui demande qu'il le porte à sa mère. Zurga identifie immédiatement le gage confié autrefois à celle qui lui avait sauvé la vie. Reconnaissant, il décide alors de sauver les deux amants en leur permettant la fuite.
Deuxième tableau: L'exécution se prépare au pied de la statue de Brahma. Soudain une lueur rouge envahit l'horizon. Pour égarer les pêcheurs qui attendent l'exécution des deux traîtres, Zurga met le feu au village. Il apporte lui-même la terrible nouvelle : le village brûle. Les indiens partent en désordre, Zurga brise les chaînes des condamnés. Sa tâche achevée, il reste debout au milieu de l'incendie, contemplant ses malheurs : la perte de son camp et de son amour.
[modifier] Grands airs
- no 2 Duo « C'est toi qu'enfin je revois » - Zurga, Nadir (acte I)
- no 4 Romance de Nadir « Je crois entendre encore » (acte I)
- no 5 Air et chœur « Ô dieu Brahmâ » - Nadir, Leïla et chœur (acte I)
- no 5 Cavatine « Me voilà seule dans la nuit » - Leïla (acte II)
- no 8 Chanson « De mon amie, fleur endormie » - Nadir, Leïla (acte II)
- no 12 Duo « Je frémis, je chancelle » - Leïla, Zurga (acte III)
- no 14 Scène et chœur « Sombres divinités » - Personnages et chœur (acte III)
[modifier] Version de 1893
| Prélude | ||||
[modifier] Acte IUne place sur l'île de Ceylan |
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| 1. | { | Chœur | Sur la grève en feu | |
| Scène et chœur | Amis, interrompez vos danses | (Nadir, Zurga) | ||
| Récit et reprise du chœur dansé | Demeure parmi nous, Nadir | (Nadir, Zurga) | ||
| 2. | { | Récit | C'est toi, toi qu'enfin je revois | (Nadir, Zurga) |
| Duo | Au fond du temple saint | (Nadir, Zurga) | ||
| 3. | { | Récit | Que vois-je ? | (Nadir, Zurga) |
| Chœur | Sois la bienvenue | |||
| Scène et chœur | Seule au milieu de nous | (Leïla, Nadir, Zurga, Nourabad) | ||
| 4. | { | Récit | À cette voix | (Nadir) |
| Romance | Je crois entendre encore | (Nadir) | ||
| 5. | { | Scène et chœur | Le ciel est bleu | (Nadir, Nourabad) |
| Air et chœur | Ô Dieu Brahma ! | (Leïla) | ||
[modifier] Acte IILes ruines d'un temple indien |
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| 6. | Entr'acte, scène et chœur | L'ombre descend des cieux | (Leïla, Nourabad) | |
| 7. | Récit et cavatine | Me voilà seule dans la nuit | (Leïla) | |
| 8. | Chanson | De mon amie | (Leïla, Nadir) | |
| 9. | Duo | Leïla ! Dieu puissant | (Leïla, Nadir) | |
| 10. | Final | Ah ! revenez à la raison | (Personnages et chœur) | |
[modifier] Acte III1er tableau : Une tente indienne |
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| 11. | Entr'acte, récit et air | L'orage s'est calmé | (Zurga.) | |
| 12. | { | Récit | Qu'ai-je vu ? | (Leïla, Zurga) |
| Duo | Je frémis, je chancelle | (Leïla, Zurga) | ||
| Scène | Entends au loin ce bruit de fête | (Leïla, Zurga.) | ||
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2e tableau : Un site sauvage |
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| 13. | Chœur dansé | Dès que le soleil | (Nadir) | |
| 14. | Scène et chœur | Sombres divinités | (Leïla, Nadir, Zurga, Nourabad) | |
| 15. | Trio | Ô lumière sainte | (Leïla, Nadir, Zurga) | |
| 16. | Final | Ce sont eux, les voici ! | (Personnages et chœur) | |
[modifier] Discographie
- 1961 : Pierre Dervaux (dir.), Janine Micheau (Leïla), Nicolaï Gedda (Nadir), Ernest Blanc (Zurga), Jacques Mars (Nourabad). Chœurs et orchestre du Théâtre National de l'Opéra-Comique de Paris, EMI Classics (rééd. 1988)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références