Henri Meilhac

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Henri Meilhac (détail) par Elie Delaunay (musée Carnavalet, Paris)

Henry Meilhac, né le 23 février 1830 dans le 1er arrondissement de Paris et mort le 6 juillet 1897 dans le 8e arrondissement de cette même ville, est un auteur dramatique, librettiste d'opérettes et d'opéras français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études au collège Louis-le-Grand, Henry Meilhac travailla tout d'abord comme employé dans une librairie. Puis il continua comme dessinateur au Journal pour rire, de 1852 à 1855, sous le pseudonyme de Thalin, et donna des articles dans diverses revues où se signalait déjà sa fantaisie dans le plus pur esprit boulevardier. Meilhac était grand, bel homme, bon vivant, amateur de jolies femmes jusqu'à rester célibataire.

Henry Meilhac

Avec Ludovic Halévy, rencontré en 1860, il entama une collaboration de près de vingt ans, donnant les livrets des plus célèbres opérettes de Jacques Offenbach dont La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-duchesse de Gérolstein (1867) et La Périchole (1868) et aussi de Carmen de Georges Bizet (1875). Il signa également les livrets d'opérettes de Charles Lecocq et de Hervé.

Le duo composa aussi des vaudevilles et des comédies: Les Brebis de Panurge (1863), Fanny Lear (1868), Froufrou (1869), Tricoche et Cacolet (1872), Le Prince (1876), La Cigale (1877), Le Mari de la débutante (1879).

Des deux duettistes, Henri Meilhac apportait en propre une fantaisie irrésistible, confinant parfois à la loufoquerie. Gagnant beaucoup d'argent, il en dépensait beaucoup, cherchant l'inspiration dans les grands restaurants, les cigares et le champagne.

Meilhac et Halévy fréquentèrent le salon littéraire de Geneviève Halévy ou l'on rencontrait Lucien Guitry, Paul Bourget ou Joseph Reinach, entre autres.

La collaboration de Meilhac et Halévy cessa en 1881. Meilhac signa également des pièces avec d'autres collaborateurs, notamment Mam'zelle Nitouche (1883) avec Albert Millaud (1844-1892) et Manon de Jules Massenet avec Philippe Gille. Il encouragea les débuts de Georges Feydeau et de Liane de Pougy.

Il fut élu à l'Académie française le 26 avril 1888 au fauteuil 15, en remplacement d'Eugène Labiche.

Tombe d'Henry Meilhac au Cimetière de Montmartre

Henri Lavedan, son successeur à l'Académie, prononça son éloge, le 28 décembre 1899, lors de son discours de réception[1].

Il repose au Cimetière de Montmartre (21e division). Son tombeau, commandé par son ami Louis Ganderax, fut conçu par l’architecte Louis Dauvergne et est orné d’une Douleur en pierre d’Albert Bartholomé, érigée en 1900[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Discours de réception d'Henri Lavedan, éloge d'Henry Meilhac, sur le site academie-francaise.fr, consulté le 22 août 2014
  2. Tombe d'Henry Meilhac, sur le site landrucimetieres, consulté le 22 août 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Offenbach, Lettres à Henri Meilhac et Ludovic Halévy, édition réunie, présentée et annotée par Philippe Goninet, Séguier, 1994 (ISBN 2840490323 et 9782840490326)
  • Eliane Rey de Villette, « Quelques réflexions de l'héritière de Meilhac », in : Johann Strauss, « La chauve-souris », Avant-Scène Opérette, février 1983, p. 130

Liens externes[modifier | modifier le code]

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