Ignacio Zuloaga

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Ignacio Zuloaga

Description de cette image, également commentée ci-après

Ignacio Zuloaga, photographié le 24 avril 1925 par Arnold Genthe.

Nom de naissance Ignacio Zuloaga y Zabaleta
Naissance 20 juin 1870
Eibar
Décès 31 octobre 1945
Madrid
Nationalité Espagnole.
Activité(s) Peinture.

Ignacio Zuloaga y Zabaleta, né le 20 juin 1870 à Eibar dans le Guipuscoa (Pays basque espagnol), et mort le 31 octobre 1945 à Madrid, fut l'un des plus importants peintres espagnols de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

Sommaire

Biographie [modifier]

Son père était le remarquable damasquineur Plácido Zuloaga. Enfant, il travailla dans l'atelier de celui-ci où il reçut ses premiers contacts avec le dessin et la gravure. Sa formation scolaire se fit en France chez les jésuites; il la compléta à Madrid, à Paris et à Rome.

Zuloaga fut spécialement lié avec Ségovie, la ville d'abord, où pendant quinze ans et jusqu'à 1913, il conserva un studio où il passait l'automne, absorbé dans un travail intense dont il emportait tout de suite à Paris la production, mais aussi avec la province, et spécialement la ville de Pedraza, où il devait vivre et travailler dans son château, celui de Los Velasco qu'il acheta en 1925.

Il était un grand aficionado des courses de taureaux, sujet qu'il représenta dans ses tableaux, réussissant même une fois à entrer dans l'arène.

Œuvres et style [modifier]

La peinture de Zuloaga fut des plus discutées en raison de son caractère cru et dramatique. C'est l'expression d'un réalisme qui s'obstine à présenter la chronique d'une époque, particulièrement celle d'une Castille que déforme d'une certaine manière la littérature de la Génération de 98.

On remarquera particulièrement[réf. souhaitée] le tableau Corrida de toros en Eibar (1899), qui figure aux collections du Musée Carmen Thyssen (es) de Malaga[1].

Franco offrit à Ciano, un tableau de Zuloaga: Le plus vieux Requeté. Ce tableau représente un milicien carliste sur fond de dévastation et de ruines. Ciano ne fut pas vraiment heureux de ce cadeau[2].

Critiques [modifier]

Le Portrait de la comtesse Mathieu de Noailles, réalisé vers 1913, est présent dans le livre Les 1001 tableaux qu'il faut avoir vus dans sa vie ; la critique Lucinda Hawksley l'y qualifie de « merveilleusement décadent »[3]

Musées et hommages [modifier]

Dans sa ville natale d'Eibar, il existe un institut qui porte son nom et où on peut passer le bachillerato et faire un cycle d'études.

Notes, références et compléments [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • (es) Enrique Lafuente Ferrari, La vida y el arte de Ignacio Zuloaga, Planeta, 1990 (troisième édition).
  • Mayi Milhou, Ignacio Zuloaga et la France, Université Bordeaux III, 1981.

Références [modifier]

  1. (en) Maria Sanz (dir.) (trad. Polisemi S. L.), The Collection Guide Museo CarmenThyssen Málaga, TF. Editores, 2011 (ISBN 978-84-938977-0-3) , p. 104-105
  2. Hugh Thomas, La Guerre d'Espagne, p. 563
  3. Lucinda Hawkley, Portrait de la comtesse Mathieu de Noailles, page 604, in Les 1001 tableaux qu'il faut avoir vus dans sa vie, traduit de l'anglais par Amandine de Chastaing, Cécile Giroldi et Anne Marcy-Benitez, Flammarion, 2007, (ISBN 9782081202603).

Liens internes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes [modifier]