Orchestre national de France

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Orchestre National de France
Orchestre national de France.jpg
Ville de résidence Paris Drapeau de la France France
Lieux d'activité Maison de Radio France, Théâtre des Champs-Élysées et Théâtre du Châtelet (résidence)
Années d'activité Depuis le 18 janvier 1934
Type de formation Orchestre symphonique
Genre Répertoire classique
au contemporain
Direction Daniele Gatti (directeur musical),
Fondateur Désiré-Émile Inghelbrecht
Structure de rattachement Radio-France
Effectif 120 musiciens
Éditeurs Naïve, Decca
Récompenses Victoire de la musique classique 2002
« meilleur enregistrement classique de l’année »
Site internet [1]

L'Orchestre national de France est, avec l'Orchestre philharmonique de Radio France, le Chœur de Radio France et la Maîtrise de Radio France, l'une des quatre formations permanentes de Radio France, et est administré par les Concerts de Radio France.

L’Orchestre national de France donne en moyenne soixante-dix concerts par an à Paris, en particulier au Théâtre du Châtelet ou au Théâtre des Champs-Élysées, et lors de tournées en France et à l'étranger (Europe, États-Unis, Extrême-Orient). Tous les concerts du « National » sont diffusés sur l’antenne de France Musique et fréquemment retransmis sur les radios internationales.

Création[modifier | modifier le code]

Le 18 janvier 1934, sous l'impulsion du ministre des Postes Jean Mistler, la Radio française créait son premier orchestre symphonique permanent sous le nom d'Orchestre national de la Radiodiffusion française. L'orchestre fut ensuite rebaptisé Orchestre national de l'ORTF à la création de l'établissement public en 1964 puis, lors de son démantèlement en 1974, Orchestre national de France.

Direction[modifier | modifier le code]

Désiré-Émile Inghelbrecht, premier chef titulaire, va fonder la tradition musicale de l'orchestre, qui fait une large place à la musique française. Après la guerre, Manuel Rosenthal, André Cluytens, Roger Désormière, Charles Munch, Maurice Le Roux et Jean Martinon poursuivent cette tradition. À Sergiu Celibidache, premier chef invité de 1973 à 1975, succède Lorin Maazel qui deviendra le directeur musical de l’Orchestre. De 1989 à 1998, Jeffrey Tate occupe le poste de premier chef invité, de 1991 à 2001 Charles Dutoit celui de directeur musical. À partir de septembre 2002, Kurt Masur assure la direction musicale de l’Orchestre pendant six saisons avant d’en devenir le directeur musical honoraire en septembre 2008, date à laquelle Daniele Gatti a été appelé à prendre sa succession.

Le 26 avril 2012, Kurt Masur est invité à diriger au théâtre des Champs-Élysées un programme retransmis en direct sur France Musique et comprenant la 1re Symphonie de Dmitri Chostakovitch (Luc Héry est au premier violon) et la 6e Symphonie de Piotr Ilitch Tchaïkovsky (Sarah Nemtanu est konzertmeister). En se rapprochant du pupitre des premiers violons au cours de la reprise du thème du troisième mouvement de la « Pathétique » en deuxième partie de concert, il trébuche sur le praticable, pourtant protégé d'un garde-corps de sécurité, ce qui entraîne sa chute en arrière depuis la scène devant le premier rang de spectateurs. Il est transporté par le SAMU à l'hôpital Georges-Pompidou où les examens pratiqués sont rassurants[1].

Projet artistique[modifier | modifier le code]

L'hommage à Gustav Mahler que propose l’Orchestre national de France est la pierre angulaire de son projet artistique. Les œuvres de Mahler doivent être interprétées au théâtre du Châtelet qui les révéla au public parisien. Le répertoire russe est également mis en valeur par l'Orchestre national de France, notamment grâce aux interprétations nouvelles d'œuvres de Stravinsky, Tchaïkovsky ou encore Chostakovitch. Il continue d'explorer le répertoire français notamment avec des œuvres comme Images et Nocturnes de Claude Debussy, le Menuet antique de Maurice Ravel ou le Concerto pour violoncelle de Camille Saint-Saëns. Cependant Daniele Gatti ne limite pas l'Orchestre national de France à la musique symphonique, et élargit son répertoire à l'opéra en conduisant Falstaff de Giuseppe Verdi. Kurt Masur, directeur honoraire de l'Orchestre national de France, dirige régulièrement l'Orchestre dans de grandes fresques comme Egmont de Ludwig van Beethoven, Peer Gynt d'Edvard Grieg ou Paulus de Felix Mendelssohn. Durant les années 1950, l'orchestre a enregistré de nombreuses compositions par le compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos sous sa direction, pour EMI.

Créations[modifier | modifier le code]

L'orchestre s'est vu confier la création d'œuvres majeures du XXe siècle :

Enregistrements[modifier | modifier le code]

De très nombreux enregistrements phonographiques jalonnent la vie de l'orchestre. Parmi les plus récents, parus sous le label Naïve-Radio France, Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, donné en concert au mois de mars 2000 sous la direction de Bernard Haitink et couronné « meilleur enregistrement classique de l’année » aux Victoires de la musique classique 2002, les opéras Ivan IV de Georges Bizet sous la direction de Michaël Schönwandt (distingué par l’Académie du disque lyrique), Edgar de Giacomo Puccini dirigé par Joël Levi et Mirra de Domenico Alaleona dirigé par Juraj Valcuha, un « Hommage à Evgueni Svetlanov », la Symphonie no 5 d'Anton Bruckner dirigée par Lovro von Matačić et la Symphonie no 10 de Dmitri Chostakovitch par Kurt Sanderling, la Symphonie no 6 « Pathétique » de Piotr Ilitch Tchaikovski par Riccardo Muti.

Les premiers enregistrements de l’Orchestre national dirigé par Kurt Masur, sont consacrés aux Symphonies no 2 et no 6 de Beethoven, à la Symphonie no 5 de Tchaikovski et à la Symphonie no 7 « Léningrad » ainsi que les deux concertos pour violon de Chostakovitch interprétés par le violoniste arménien Sergueï Khatchatrian.

Sous le label EMI, l’opéra d'Hector Berlioz Benvenuto Cellini dirigé par John Nelson est paru en décembre 2004. Avec Daniele Gatti, l’Orchestre national de France a gravé la Symphonie no 6 de Gustav Mahler pour la firme Decca.

Programme jeune public[modifier | modifier le code]

Daniele Gatti Maestro

L’Orchestre National de France organise à l'intention du jeune public un ensemble de manifestations adapté aux âges et aux capacités de chacun. L’enfant impliqué est tour à tour acteur, spectateur, auditeur voire internaute.

Le programme jeune public 2013-2014 de l’ONF propose de nombreuses activités, dont des ateliers d'éveil dans les écoles maternelles, des ateliers "Chantons, jouons, écoutons" dans les écoles élémentaires, des concerts Musicomusée au Petit Palais et au Muséum National d'Histoire Naturelle où se mêlent musique, théâtre et arts plastiques, des interventions en hôpital (en partenariat avec Musique & Santé), ou encore la création d'un grand orchestre 80rchestra! mêlant dans ses rangs lycéens musiciens et membres de l'Orchestre. Toutes ces activités sont menées et réalisées par les musiciens de l’orchestre eux-mêmes.

Cette saison, l'Orchestre propose des concerts familiaux, en version symphonique (au Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence) ou en musique de chambre avec les concerts Musicomusée au Muséum National d'Histoire Naturelle.

À noter, un projet phare de l'accompagnement de la pratique amateur, en partenariat avec l'Académie de Paris: la constitution d'un orchestre à l'occasion des 80 ans de l'Orchestre, mêlant dans ses rangs 80 jeunes musiciens de six lycées parisiens (Lycée Jean Racine, Lycée Claude Monet, Lycée Georges Brassens, Lycée Jean de la Fontaine, Lycée Henri IV et Lycée Alphonse de Lamartine) et 80 musiciens de l'Orchestre. Un temps fort des festivités de l'ONF!

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]