Baryton (voix)

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Dans la musique occidentale, un baryton est un chanteur dont la voix possède une tessiture moyenne, entre les ténors et les basses. Dérivé du grec barytonos (« dont la voix a un ton grave »), le terme est souvent employé pour désigner une voix soliste, mais peut également être employé au sein d'un pupitre de chœur.

Voix soliste[modifier | modifier le code]

Lorsque le mot baryton désigne une voix de soliste, il désigne le type de voix masculine dont la tessiture est à mi-chemin entre celles du ténor et de la basse.

Le terme n'est apparu qu'à la fin du XVIIIe siècle pour qualifier une catégorie vocale. Antérieurement, ce type de voix était appelé « concordant » ou « basse-taille ». Le terme de baryténor est parfois utilisé pour désigner un baryton aigu ou un ténor au registre grave.

Il existe plusieurs catégories de barytons qui diffèrent par le caractère des personnages qu'ils interprètent, la vaillance de la voix et la richesse du timbre, la constante restant la tessiture, qui s'étend le plus souvent du sol1 au sol3.

Baryton léger[modifier | modifier le code]

Le baryton léger ou baryton Martin possède la tessiture la plus élevée, souvent la plus claire (tel Jean-Blaise Martin, chanteur français du XVIIIe siècle ayant donné son nom à la catégorie), la plus agile, mais aussi la moins large dramatiquement de toute la famille des barytons. Tessiture[1] : si1 -la3.

Exemples : Camille Maurane ou François Leroux dans le rôle de Pelléas de l'opéra Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, Pierre Bernac dans les nombreuses mélodies de Francis Poulenc comme par exemple dans le cycle Tel jour, telle nuit.

Baryton[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de terme particulier pour désigner le baryton « central », les appellations de « baryton lyrique » ou « baryton de caractère » étant peu utilisées. Il s'agit de voix relativement claires et puissantes. Tessiture[1] : sol1 -fa3.

Exemples : Dietrich Fischer-Dieskau, Thomas Hampson, Jean-François Lapointe, Thomas Allen, Stéphane Degout ; Jean-Vital Jammes dit Ismaël ; Michel Dens, baryton français, chanta aussi bien le rôle de Figaro du Barbier de Séville, que des rôles plus lyriques comme Hérode dans Hérodiade de Jules Massenet ou Rigoletto de Verdi ;

Le baryton Verdi en est une variété, reconnaissable par sa vaillance. Comme son nom l'indique, il est particulièrement présent dans les opéras de Giuseppe Verdi. Tessiture[1] : la1-sol3.

Exemples : Ettore Bastianini, Piero Cappuccilli, Ludovic Tézier, Bryn Terfel, Leo Nucci, Gabriel Bacquier, Giorgio Zancanaro, Tito Gobbi, Ingvar Wixell.

Baryton-basse[modifier | modifier le code]

Le baryton-basse est un baryton spécifique à certains rôles d'opéra particulièrement dramatiques ou héroïques (Heldenbariton). Sa tessiture est plus grave que celle du baryton mais son registre plus large peut couvrir ceux d'une basse et d'un baryton habituels. Cet emploi est généralement associé à des personnages divins, puissants et/ou autoritaires. Tessiture[1] : fa1-fa3.

Rôles-types : Wotan dans la Tétralogie de Richard Wagner, Boris dans Boris Godounov de Modeste Moussorgski, Oreste dans Elektra de Richard Strauss.
Exemples : Walter Berry, qui a aussi bien interprété des rôles de baryton comme Kurwenal dans Tristan et Isolde, Klingsor dans Parsifal de Richard Wagner ou Don Pizarro dans Fidelio de Beethoven, que chanté le baron Ochs dans Le Chevalier à la rose de Richard Strauss et les arias pour basse de la Passion selon saint Matthieu de Bach. On peut également citer Hans Hotter et Theo Adam, dont les répertoires comprennent aussi bien Amfortas (baryton) que Gurnemanz (basse) de Parsifal. Plus récemment, Samuel Ramey s'est illustré dans les répertoires rossini en et haendelien qui présentent toutes les caractéristiques du baryton-basse.

Le rôle d'Escamillo dans Carmen de Georges Bizet est typique d'une tessiture problématique tant pour les basses que les barytons en raison d'aigus vaillants et d'un bas-medium soutenu. José van Dam en fut un grand interprète.

Pupitre dans un chœur[modifier | modifier le code]

Le terme baryton est parfois utilisé dans un chœur ou une chorale lorsque le pupitre des basses est divisé pour désigner la partie aiguë, les voix les plus graves conservant l'appellation de « basses ». La terminologie la plus courante reste néanmoins, en cas de division, « premières basses » (ou basses 1) et « secondes basses » (ou basses 2). Le terme peut également être utilisé pour désigner l’ensemble des voix d’hommes, notamment dans le cas de morceaux à trois voix mixtes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Donnée à titre indicatif car elle peut légèrement varier d'un interprète ou d'un rôle à l'autre.