Mine du Val de Fer

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Mine du Val de Fer
Vue d'une galerie de la mine, avec un wagon en arrière plan
Vue d'une galerie de la mine, avec un wagon en arrière plan
Présentation
Protection  Inscrit MH (1992)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Localité Neuves-Maisons
Localisation
Coordonnées 48° 37′ 52″ N 6° 06′ 27″ E / 48.6312, 6.107548° 37′ 52″ Nord 6° 06′ 27″ Est / 48.6312, 6.1075  

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Mine du Val de Fer

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Mine du Val de Fer

La Mine du Val de Fer ou Mine Maron-Val de Fer est une exploitation minière de fer dont les entrées sont situées à Neuves-Maisons et les galeries principalement sous le territoire de Maron, deux communes du département de Meurthe-et-Moselle, en Lorraine. La mine a été exploitée de 1874 jusqu'à 1968. La longueur des galeries avoisine en tout les 400 kilomètres. Un accumulateur à minerai Zublin, construit au début des années 1930, est encore aujourd'hui visible sur le carreau de la mine.

Des premières galeries à la Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

En 1869 Victor De Lespinats ingénieur de l'Ecole des mines de Paris, fait ses premières recherches sur les gisements Lorrains de minerai de fer mais il est contraint de stopper à cause de la guerre de 1870 ( Révolution Industrielle).La Société Métallurgique de la Haute-Moselle exploitant la Mine du Val de Fer est créée en 1872 par De Lespinats et dix-sept autres administrateurs. Les premières extractions de la minette lorraine commencent en 1874, peu avant la découverte du procédé Thomas qui permet la déphosphoration. En 1884, un chemin de fer ("Le Coucou"), relie la mine à l'usine sidérurgique, elle aussi située à Neuves Maisons, mais plus bas, près de la Moselle. En 1885, le 3 février, les quatre concessions, Val-de-fer, Val-Fleurion, Maron-nord et Fond de Monveaux sont réunies par décret . En cette mine eurent lieu des mouvements ouvriers et sociaux : le 14 octobre 1890, création d'un syndicat de mineurs, le 24 juin 1894 naissance d'une société de secours mutuel des mineurs, en 1916 l'embauche de femmes et d'invalides pour le travail de surface plus aisé. Le général de Castelnau installe le Q.G de la 2e armée à l'infirmerie de la mine.

A savoir : De Lespinats fixe son choix sur Neuves-Maisons car cette commune se situe à l'intersection de deux lignes de transport ( voies ferrées et fluviales) importantes à des titres divers au point de vue industriel.

De la modernisation des années 1950 à la fermeture[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, la mine connaît un nouvel élan. Les nouveaux wagons ont un tonnage bien plus importants. L'accumulateur lui aussi se modernise. Mais dès le début des années 1960, la production baisse et la direction licencie du personnel à cause de la concurrence internationale. Malgré plusieurs semaines de grèves, la mine ferme ses portes le 31 décembre 1968.

Le renouveau avec la transformation en musée[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, une association d'anciens mineurs, l'AMO (Atelier de Mémoire Ouvrière), restaure une partie des galeries afin de les transformer en musée. Le musée reçoit ainsi plus d'un millier de visiteurs lors des Journées du Patrimoine d'un lieu inscrit au titre des monuments historiques en 1992[1].

Depuis 2009, la Commune de Neuves-Maisons (www.neuves-maisons.fr/pole-lien-social/culture/agence-du-patrimoine-et-de-la-culture-des-industries-neodomiennes) propriétaire du site engage de gros travaux de restauration et participe à la création de l'APCI (Agence du Patrimoine et de la Culture des Industries Néodomiennes)

Conseil Général, Conseil Régional et Europe co-financent les travaux. Une Galerie de secours de près de 90 mètres est creusée.

Des accumulateurs à minerai souterrains de la fin du XIXè siècle sont mis au jour. Des entreprises mécènes et des fondations commencent à intéresser au projet.

L'engouement pour ce site unique permet d'envisager des évènements d'ampleur sur les métiers du fer dès 2015.

Parcours[modifier | modifier le code]

La mine s'inscrit dans un parcours éducatif plus vaste, en suivant l'ancien chemin de fer qui mène à l'usine, une série de balises retrace l'histoire et décrit les différents lieux et panoramas.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.neuves-maisons.fr/pole-lien-social/culture/agence-du-patrimoine-et-de-la-culture-des-industries-neodomiennes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site de l'AMO (Atelier de Mémoire Ouvrière), association chargée de la conservation de la mine et de sa transformation en musée

Site de la Commune de Neuves-Maisons :

www.neuves-maisons.fr/pole-lien-social/culture/agence-du-patrimoine-et-de-la-culture-des-industries-neodomiennes