Avril (Meurthe-et-Moselle)

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Avril
L'église de l'Assomption.
L'église de l'Assomption.
Blason de Avril
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Briey
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Briey
Maire
Mandat
Didier Dante
2014-2020
Code postal 54150
Code commune 54036
Démographie
Population
municipale
1 004 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 19″ N 5° 57′ 53″ E / 49.2886111111, 5.9647222222249° 17′ 19″ Nord 5° 57′ 53″ Est / 49.2886111111, 5.96472222222  
Altitude Min. 200 m – Max. 332 m
Superficie 20,02 km2
Localisation

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Avril

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Avril

Avril est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1914.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sortie des eaux d'exhaure

En 1096, est fondée au lieu anciennement dit Standalmont l'Abbaye de Saint-Pierremont. C'est aux chanoines réguliers de Saint-Pierremont que revint le défrichage de la contrée d'Avril.
En 1817, Avril de Saint Genis Burey Anjou, ou Istaofer Friius, Staufer, Castrum Aprilis, village de l'ancienne province du Barrois, avait pour annexes l'ancienne abbaye de Saint-Pierremont, les fermes de Navet, Fillières et Chapelle-aux-Bois. À cette époque il y avait 555 habitants répartis dans 100 maisons.


La commune d'Avril, ou Staufer, ou Frius , reste en 1871 intégralement française grâce à la ténacité du capitaine chargé de la délimitation de la nouvelle frontière.

En 1871, Adolphe Thiers souhaitait donner de l'espace à la place-forte de Belfort devant rester française. Les Allemands, qui n'ignoraient pas la grande valeur minière du sous-sol, acceptèrent à condition de récupérer à leur profit des communes en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville devenaient donc allemandes. Mais Villerupt et Thil restèrent français grâce au normand Augustin Pouyer-Quertier, ministre des finances du gouvernement Thiers. La petite commune de Crusnes, dont le sous-sol regorgeait de minerai, avait été oubliée sur la carte-base du traité de Francfort, mais, indubitablement, de par sa situation, elle devait rester en territoire français. "Crusnes est un hameau d’Aumetz, il doit suivre le sort d’Aumetz" affirmait le commissaire allemand. "Assertion inexacte", réplique le commissaire français, le capitaine Aimé Laussedat : "Crusnes est commune indépendante depuis près de quarante ans". Opposition énergique du Français, qui finit par obtenir gain de cause. Ce qui n’empêcha pas l’Allemand de demander une compensation territoriale : des bois situés dans la commune (française, et limitrophe de la nouvelle frontière) d'Avril, au nord-est de ce village. Alors les rapports se tendirent, le commissaire français menaça de rompre, s’obstinant à ce qu’il ne fût point question de compensation pour une cession à laquelle l’Allemand n’avait manifestement aucun droit ; il l’emporta encore : bataille gagnée, qui conserva à la France Crusnes, une commune de 600 à 700 hectares et de 372 habitants, et les bois d'Avril, la commune d'Avril restant dans son intégralité française. (Extrait du livre "La délimitation de la frontière franco-allemande" par le capitaine devenu colonel Aimé Laussedat, éditions Delagrave, Paris 1902).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Oriulmarum (1096), Awerey (1363), Avrille (1594).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Didier Dante sans étiquette  
1977 2008 Daniel Ringenbach UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 004 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
550 408 507 525 668 692 651 644 707
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
682 631 624 590 571 533 508 546 419
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
426 418 410 419 556 542 515 535 508
1990 1999 2006 2011 - - - - -
506 579 764 1 004 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne fontaine de la source du Pérotin.
  • Source d'eau chaude du Perotin. L'eau jaillit en 1909, au cours d'un forage censé repérer des couches de charbon qu'on prétendait enfouies sous celles du minerai de fer, atteignant la profondeur de 850 mètres. Depuis[réf. nécessaire], l'eau thermale est captée à Amnéville, et il ne sort plus une goutte de la source du Perotin, le tuyau de captage s'étant brisé au cours des ans.

Les travaux furent entrepris sous l'autorité de monsieur Vaudeville, ingénieur en chef des mines à Nancy, monsieur Nickles, directeur de l'institut géologique de Nancy et monsieur Bosment, directeur des forges de Jœuf.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Ancienne Abbaye de chanoines réguliers de Saint-Augustin dite abbaye de Saint-Pierremont, au lieu-dit Saint-Pierremont. parties constituantes : colombier, époque de construction : 4e quart du XIe siècle (détruit) ; XVIIe siècle ; XVIIIe siècle. Fondée en 1090 par Lubricus, chanoine de Metz, réformée par saint Pierre Fourier en 1622 ; pillée et dévastée en 1636 ; restaurée aux XVIIe et XVIIIe siècles ; abandonnée définitivement en 1733 ; il subsiste une partie des bâtiments abbatiaux du XVIIIe siècle ; colombier construit vers 1747 ; restauré en 1774 ; armes de l'abbé Jean Marius (1575, 1597), armes du duché de Bar.
  • Ancien Couvent de cordeliers, construit au XVe siècle, situé au lieu-dit la Chapelle-aux-Bois appelé aussi ermitage de la Sainte Trinité. Couvent de cordeliers fondé vers 1450 par Jeanne de Pulligny et Didier de Langres son époux. Tombé en ruine au XVIIe siècle et transféré vers 1710 à Briey, dans l'ancien château des comtes de Briey que leur avait cédé le duc Léopold Ier de Lorraine le 12 mars 1709, il est supprimé en 1791 détruit en 1860 les pierres réutilisées pour le nouveau moulin du pérotin (aujourd'hui il ne reste que quelles ruines au milieu de la sapinière).
  • Église paroissiale de L'Assomption, époque de construction : 1re moitié du XIXe siècle.
  • Oratoire

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. « Ceci n'est pas un poisson d'Avril », sur My Lorraine (consulté le 1er avril 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]