Henri Seyrig

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Seyrig.

Henri Arnold Seyrig, né le 10 novembre 1895 à Héricourt (Haute-Saône) et mort le 21 janvier 1973 à Neuchâtel (Suisse), est un archéologue français.

Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, il est surtout connu pour avoir occupé le poste de directeur général des Antiquités de Syrie et du Liban sous le mandat français, puis pour avoir créé l'Institut français d'archéologie du Proche-Orient qu'il dirigea jusqu'en 1967. Il était le mari d'Hermine de Saussure, l'arrière-arrière-petite-fille de Horace-Bénédict de Saussure[1], et le père de l'actrice Delphine Seyrig et du compositeur de musique Francis Seyrig.

Biographie[modifier | modifier le code]

Membre d'une grande famille industrielle calviniste alsacienne et suisse, il participe à la Première Guerre mondiale sur le front de Verdun où il reçoit la Croix de guerre, puis dans l'armée d'Orient à Salonique. Après l'armistice, il s'engage dans des études classiques, en préparant à la Sorbonne sous la direction de Victor Bérard un mémoire du diplôme d'études supérieures sur la maison homérique. Il est reçu en 1922 à l'agrégation de grammaire et au concours d'entrée à l'École française d'Athènes où il devient l'ami de l'archéologue Fernand Chapouthier. Il passe les sept années suivantes en Grèce, comme membre scientifique puis comme secrétaire général de cette institution.

Sa carrière bascule en 1929 lorsque René Dussaud, le père de l'archéologie syrienne, le recommande au poste de directeur général des Antiquités de Syrie et du Liban sous le mandat français : c'est à ce poste, puis après la Seconde Guerre mondiale, comme fondateur et directeur de l'Institut français d'archéologie du Proche-Orient (IFAPO[2]) jusqu'à sa retraite en 1967, qu'il s'impose comme l'un des grands organisateurs de la recherche archéologique en Syrie.

Personnalité reconnue, « dont le nom reste attaché à de grands travaux archéologiques »[3], il a été directeur des musées de France et de l'École du Louvre de 1960 à 1962 à la demande d’André Malraux, ministre de la Culture du Général de Gaulle. Expression d’une figure hors du commun, Henri Seyrig a fréquenté de nombreuses personnalités culturelles et artistiques de son siècle : Henri Matisse, Fernand Léger, Joan Miró, Tanguy, Calder, Matta, Aimé Césaire, André Breton, Le Corbusier

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Antiquités syriennes I-VI, Paris, Geuthner, 1934-1966 (recueils de ses études)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Meilleure amie d'Ella Maillart
  2. L'IFAPO est maintenant Institut français du Proche-Orient (IFPO).
  3. "Henri Seyrig", in je m'appelle Byblos, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2005, p. 257.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • D. Knoepfler, « De la Grèce au Proche-Orient avec Henri Seyrig : un Athénien atypique au tournant de sa carrière (1922-1929) », Bulletin de correspondance hellénique 120, 1996, 285-308.
  • G. Le Rider, « Henri Seyrig 1895-1973 », Revue suisse de numismatique 52 (1973), 147-171.
  • E. Will, « Henri Seyrig », Syria 50 (1973), 259-265.


Un colloque Henri Seyrig (1895-1973), s'est tenu les jeudi 10 octobre et vendredi 11 octobre 2013 à la Bibliothèque nationale de France et à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (AIBL), co-organisé par Frédérique Duyrat,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]