H (série télévisée)

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H

Genre Sitcom
Création Abd-el-Kader Aoun
Eliott Darmon
Éric Judor
Acteurs principaux Jamel Debbouze
Éric Judor
Ramzy Bédia
Catherine Benguigui
Sophie Mounicot
Jean-Luc Bideau
Linda Hardy
Edgar Givry
Musique DJ Abdel
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine Canal+
Nb. de saisons 4
Nb. d'épisodes 71
Durée 22 minutes
Diff. originale

H est une série télévisée française en 71 épisodes de 22 minutes, créée par Abd-el-Kader Aoun, Xavier Matthieu et Éric Belone, réalisée par Frédéric Berthe, Édouard Molinaro, Jean-Luc Moreau, Peter Kassovitz et Charles Nemes et diffusée entre le et le sur Canal+, puis rediffusée sur Comédie+. En 2012 et début 2013, la série a été diffusée tous les jours sur D8. Actuellement, c'est France Ô et MCM qui la diffusent quotidiennement.

Au Québec, elle est diffusée sur TV5 Québec Canada, en Suisse sur RTS Un et en Belgique sur AB3.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans l'hôpital Raymond Poincaré de Trappes, en banlieue de Paris, Jamel le standardiste, Clara Saulnier l'infirmière en chef, Aymé l'infirmier et Sabri le brancardier entretiennent une ambiance farfelue, entre gaffes, plaisanteries de mauvais goûts et fautes professionnelles. Il s'agit d'une série de sitcom dont les rires ne sont pas enregistrés, mais proviennent d'un public. Bien que se déroulant dans un hôpital, seuls les personnages principaux et épisodiques ainsi qu'invités sont entendus tandis que de nombreux figurants muets jouent le personnel et les patients à l'arrière-plan.

Production[modifier | modifier le code]

Jamel Debbouze aurait touché un cachet de 30 000 euros par épisode pour ses performances dans la série[1].

Tournage[modifier | modifier le code]

Les trois premières saisons furent tournées dans les studios de Boulogne-Billancourt, la dernière fut tournée à La Plaine Saint-Denis. Dans un entretien, Jean-Luc Bideau explique que les changements fréquents de réalisateurs de la série sont dus aux comportements exaspérants des trois acteurs principaux, comportements qu'il juge « insupportables »[2].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Source : IMDb[3]

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Jamel Debbouze : Jamel Dridi - Standardiste
  • Éric Judor : Aymé Cesaire - Infirmier du service d'orthopédie
  • Ramzy Bédia : Sabri Saïd - Brancardier puis barman
  • Catherine Benguigui : Béatrice Goldberg dite « Béa » (saisons 1 et 2) - Médecin du service d'orthopédie
  • Sophie Mounicot : Clara Saulnier - Infirmière en chef du service d'orthopédie
  • Jean-Luc Bideau : professeur Maximilien Strauss dit « Max » - Chirurgien
  • Linda Hardy : Charlotte Straus (saison 3) - Fille du professeur Strauss et surveillante générale
  • Edgar Givry : Edgar (saison 2 à 4) - Directeur de l'hôpital

Acteurs invités[modifier | modifier le code]

De nombreux invités, comédiens et personnalités des médias, ont fait une apparition au cours de ces quatre saisons, tels que (par ordre alphabétique) :

Épisodes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des épisodes de H.
Saison Nombre
d'épisodes
Année Première diffusion Sortie DVD
Début de saison Fin de saison
1 20 1998-1999 24 octobre 1998 13 mars 1999
2 20 1999-2000 4 septembre 1999 5 février 2000
3 20 2000-2001 9 décembre 2000 12 mai 2001
4 11 2002 26 janvier 2002 20 avril 2002

Univers de la série[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Jamel Driddi
Responsable du standard du service d'orthopédie de l'hôpital. Il est prêt à tout pour gagner de l'argent et pour ce faire il est prêt à se mettre dans des situations compliquées. Il n'a pour ainsi dire aucune conscience professionnelle, n'hésitant pas à inventer des mensonges abracadabrants pour ne pas travailler ou pour s'approprier le bien d'autrui, ou pour dissimuler des choses dont il a honte, comme à sa petite amie le fait qu'il vit encore chez sa mère.
Aymé Césaire
Infirmier ayant un peu moins de 1 500 conquêtes. Il souffre d’hyper-sexualité et d'une maladie rare : il transpire des pieds. D'origine allemande par sa mère et guadeloupéenne par son père. Les traits du personnage s'articulent autour d'un paradoxe : Aymé ne manque aucunement de se mettre en valeur à la moindre occasion, le plus souvent devant des femmes, mais aussi devant ses amis, alors qu'il manque totalement de courage quand la situation l'exige. Il prétend parler anglais couramment, mais est plus que lamentable en la matière : alors que ses comparses Sabri et Jamel maltraitent la langue française, lui détourne la langue de Shakespeare. Par contre, héritage maternel oblige, il parle un allemand parfait. Autrement, on retient dans ses passions qu'il aime faire des brocantes pour dénicher des antiquités pour son appartement et qu'il est ultra-soigneux (Une histoire de croyance). Aymé possède un petit ours en peluche nommé Pimpo Bimbo, à qui il aime chanter la chanson la Cucaracha.
Son nom fait référence au poète martiniquais Aimé Césaire.
Sabri Saïd
De brancardier pas très malin - mais gardant un soupçon de lucidité - au début de la série, il évolue vers un rôle de barman sombrant dans la débilité la plus complète à partir de l'épisode Une histoire de démission (avec un Quotient Intellectuel de 19, ce qui correspond à débile profond). Il pratique dès lors ce métier dans le bar le Barbylone, se situant proche de son ancien hôpital, où il va désormais prendre sa pause dans la salle de pause des infirmiers. Ce sont deux emplois qu'il dit provisoires en attendant de pouvoir exprimer tous ses talents de comédien qui n'ont convaincu pour l'instant que sa propre personne. Il a notamment joué le rôle de l'ourson dans la pub « Soupline » et « Ronald Mac Donald » au restaurant Mac Donald's de l'Odéon; néanmoins, il croit pouvoir donner des cours de comédie à Pierre Palmade ou à Micheline Presle. On le voit notamment à l'œuvre comme acteur porno involontaire et dans une animation de supermarché désastreuse. Il a tout de même certains talents mais si quelqu'un veut s'en servir, il les perd automatiquement.
Béatrice Goldberg
Elle est médecin et n'apparaît que dans les deux premières saisons. Archétype de la fille intelligente et sympa, mais pas très attirante. Son physique ingrat et son surpoids sont pour ses collègues une source inépuisable de vannes et de moqueries en tout genre. Elle possède un goût prononcé pour la grande littérature, les causes humanitaires et le bricolage. Elle est sans aucun doute le plus sain des personnages d'un point de vue mental, et couche une fois avec Aymé. Elle garde certains troubles au niveau de son enfance : elle peut par exemple revivre le moment où son père tue son chien ou le moment où elle doit « attraper la queue du Mickey ». Dans Une histoire de lapin, elle explique que quand elle était petite, elle vivait dans une ferme chez sa grand-mère et qu'elle disséquait les animaux, auxquels elle arrachait le cœur. Sa grande naïveté lui vaut de se faire escroquer par un conducteur indélicat (Une histoire de professeurs). Dans Une histoire de héros, elle est confrontée aux conséquences d'une cuite dont elle n'a aucun souvenir. En éternel désespoir de pouvoir rencontrer l'homme de sa vie, elle croit enfin le trouver en la personne de Jean-François Nguyen, avocat vietnamien. Leur idylle sera cependant interrompue, ce dernier la plaquant le jour de leur mariage à cause de Sabri. Elle disparaît entre les saisons 2 et 3 sans aucune explication.
Clara Saulnier
Infirmière en chef du service d'orthopédie. Dominatrice et un peu marâtre, elle se plaît à donner des ordres. Elle est caractérisée par sa « perversité » (dans le sens où elle aime bien maltraiter ses collègues).
Pas vraiment laide, elle est perçue aux yeux de ses camarades - son sale caractère aidant - comme une vieille greluche. Elle dispose d'un passé de prostituée, d'alcoolique et a même tourné dans un film pornographique, "La chienne du tipi" (Une histoire de cassette). Sa relation avec Aymé est toute particulière, oscillant entre la haine et le désir sexuel avec l'auto proclamé étalon antillais du service. Au cours des épisodes, elle voit régulièrement des hommes sans pour autant trouver le « bon ». Son père l'appelait Jacques car il aurait préféré avoir un garçon. Après le départ de Béa elle endosse le rôle de la « vieille fille moche » délaissée. Elle donne naissance à un chien suite à une erreur de Strauss lors d'une fécondation in vitro.
Professeur Maximilien « Max » Strauss
De son vrai nom Eugène Chapouillet (Une histoire de purgatoire), chirurgien de l'hôpital où il exerce depuis 40 ans. Un peu fou, très occupé par des activités farfelues (water polo, claquettes, jokari, etc.) et collectionneur d'objets pour gamins en tout genre comme les cartes Pokémon (Une histoire de collection), mais chirurgien à ses heures. Ses nombreux procès, dont il obtient toujours des non-lieux, lui donnent une réputation de boucher (son propre frère le considère effectivement comme tel). Il lui arrive de se définir lui-même professionnellement en tant que tueur (Une histoire de purgatoire). Il est obsédé par le sexe et ne connaît apparemment pas de tabous dans ce domaine, allant s'adonner à la bisexualité : en effet, il tente de nombreuses fois de voir Sabri nu et même davantage (Une histoire de chasse, Une histoire de ski). Il s'adonnerait aussi à la zoophilie, ce qui est confirmé à deux reprises : avec Marion, sa vache (Une histoire de génération) et avec une chèvre (Une histoire de voiture); ou bien encore anciennement à la pédophilie (Une histoire de collection où il dit qu'il aurait arrêté en même temps que la cigarette).
Également obsédé par l'argent, il est prêt à se suicider (ou à simuler sa mort) à la moindre dette importante. Escroc notoire, il ne semble avoir aucun cas de conscience à escroquer le fisc, les aides sociales et surtout ses propres patients. Il est également connu des services de police comme proxénète sous les surnoms de « Maxou le fondu » ou « le proxo de Bab El-Oued », il reprend son vieux métier pour se renflouer dans Une histoire de preuve, transformant le bar de Sabri en bordel à l'insu de ce dernier. Ajoutons qu'il réussit à faire chanter un de ses collègues chirurgien qui lui est hostile grâce à son allergie à la cortisone qu'il « oublie malencontreusement » de lui signaler avant une opération. Son fort caractère et son manque de conscience professionnelle ou morale lui permettent de se sortir de nombreuses situations extrêmement délicates et principalement d'éviter son passage devant la justice. Cependant sa totale inconscience lui vaut une peine mineure de prison alors qu'il devait en faire sortir en toute légalité Sabri, Aymé et Jamel (Une histoire de poste), il apporte une arme avec lui ("si jamais ça tourne mal") et frappe l'inspectrice.
Outre ses quelques baisses de forme mentale, il incarne un « vrai faux » leader, toujours prêt (si ses intérêts ou son prestige sont en jeu), à diriger un groupe dont les membres sont la plupart du temps contraint d'y participer. Ses discours ne sont pas toujours bien placés, mais il trouve toujours quelque chose pour convaincre, en abusant souvent de son statut de chirurgien en chef et en usant du chantage. Il est cependant très apprécié par ses employés pour sa grande incompétence qui leur permet de ne rien faire de toute la journée (Une histoire de professeurs), des employés dont apparemment il ne connaît même pas le nom. Il appelle par exemple Béatrice : « Djamel » et « la chose », Jamel : « Abdel », « Bradjel » ou « Javel » et Sabri : « Jabri », « Cabri », « Brassi » ou même « mon bel éphèbe ».
On apprend dans la troisième saison (Une histoire de paternité) qu'il est père d'une fille, Charlotte, qu'il traite alors comme une fillette malgré le fait qu'elle ait 25 ans. Dans la dernière saison (Une histoire de fraude), on apprend par des photographies qu'il est également le fils de Hitler, et dans le dernier épisode (Une histoire de purgatoire) il est révélé que ce « grand » professeur, s'appelle en réalité Eugène Chapouillet et qu'il était autrefois l'homme de ménage du vrai Professeur Strauss qu'il tua jadis avec un fer à repasser « chaud » pendant son sommeil afin de lui voler son identité. Cependant il se justifie : « Mais c'est pas ma faute, j'ai pas fait exprès, j'avais besoin de financer un trafic d'enfants tamouls ».
Charlotte Strauss
Fille du professeur Strauss, elle apparait uniquement dans la troisième saison. Son père lui donnera le poste au-dessus de Clara lorsqu'elle sera engagée (Une histoire de paternité), ce qui entraînera une certaine concurrence, mais également pour le physique avantageux de la jeune femme qui n'échappe à personne, en particulier Jamel et Aymé, qui vont essayer à maintes reprises de la draguer. Elle entame avec Jamel une idylle (Une histoire de ski) qui s'achève très vite (Une histoire de corde).
Contrairement à son père, Charlotte est un personnage très intègre et mentalement sain, l'archétype de la fille bosseuse et cultivée (Une histoire de livre).
Elle n'est présente que lors de la troisième saison et disparaît à la fin de celle-ci sans explication.
Edgar
Directeur de l'hôpital. Fait son apparition au cours de la seconde saison. Curieusement, à l'opposé des autres personnages, il satisfait aux critères que l'on se doit d'exiger d'une personne exerçant pareille fonction. Intelligent et volontiers machiavélique, ses plans sont néanmoins toujours contrecarrés par une bourde de sa bête noire, le professeur Strauss, ou encore par Aymé (Une histoire de voiture) ou par Sabri (Une histoire de compétence, Une histoire de détective).

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

  • H- Saison 4 (15 septembre 2003)
    • 11 épisodes
    • 3 DVD / Editeur : Studio Canal / Langues et ST : Français Dolby Digital 2.0 / Tous publics / Format : 4/3, Format cinéma respecté 1.33, Format DVD-9,/ Couleur / Durée : 340 minutes
  • H - Coffret intégral des Saisons 1 à 4 (12 octobre 2010)
    • 71 épisodes
    • 15 DVD / Editeur : Studio Canal / Langues et ST : Français Dolby Digital 2.0 / Tous publics / Format : 4/3, Format cinéma respecté 1.33, Format DVD-9,/ Couleur / Durée : 1705 minutes

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et Références[modifier | modifier le code]

  1. « H dans l'Encyclopédie des Séries TV », sur Toutelatele.com (consulté le 25 février 2013)
  2. Jean-Luc Bideau, "H" ma femme n'aime pas du tout, entretien Jean-Luc Bideau, streetpress.com, 7 novembre 2013
  3. « H sur IMDB », Internet Movie Database,‎ 8 août 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]