Transport en France

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Carte montrant les temps de parcours par la route depuis Paris. Chaque couleur correspond aux lieux dont le temps de parcours depuis Paris est compris entre H et H + une demi-heure.

La France a un réseau de 146 km de route et 6,2 km de voies ferrées pour 100 km2 ; les réseaux de transport sont construits en toile d’araignée avec Paris pour cœur[1]. La France dispose d'un projet de Schéma national des infrastructures de transport[2], conçu par le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, via sa Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer. Ce projet de SNIT, dont le coût a été évalué à près de 245 milliards d'euros sur 25 ans, est actuellement en cours de révision par la commission Mobilité 21 chargée de trier, hiérarchiser, et mettre en perspective ces grands projets infrastructures[3].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport ferroviaire en France.

Chemins de fer[modifier | modifier le code]

La longueur totale du réseau de Chemins de fer est de 31 939 km (dont 31 840 km exploités par la SNCF) ; celui-ci est géré par Réseau ferré de France (RFF). Il comprend, entre autres, 14 176 km de lignes électrifiées et 12 132 km à double voie (ou plus). L’endettement des transports ferroviaires en France est très élevé.

Les lignes électrifiées le sont sous deux tensions distinctes : 1 500 V continu et 25 000 V monophasé.

Il existe deux écartements :

  • lignes à écartement normal (1 435 mm) : 31 840 km
  • lignes à voie métrique : 99 km.

Les trains circulent à gauche (sauf en Alsace et en Moselle).

L'exploitation est fortement concentrée sur les lignes principales : 30 % du réseau (8 900 km) représentent 78 % du trafic, alors que les 46 % (13 600 km) les moins utilisés ne drainent que 6 % de l'activité. [4]. Il en est de même pour les gares et points d'arrêts : 12 % des gares (soit 366) voient passer 85 % des voyageurs (1,7 milliard), alors que les 56 % les moins fréquentées ne représentent que 1,7 % des voyageurs[5].

Réseaux de métropolitains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des métros de France.

Le plus ancien est le métro de Paris, exploité par la Régie autonome des transports parisiens (RATP).

D'autres ont été construits pendant la deuxième moitié du XXe siècle à Lille, Lyon, Marseille, Toulouse et Rennes.

Tramways[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des tramways de France.

Ce mode de transport avait presque disparu de France à la fin des années 1950. Un renouveau des tramways est apparu au milieu des années 1980, plusieurs villes ayant recréé des lignes.

Lignes survivantes[modifier | modifier le code]

  • Marseille 1893-2004 : reprise en 2007 après de gros travaux de nouvelles lignes et modernisation de l'ex-ligne 68 devenue ligne T1.
  • Lille 1909-1991 : reprise en 1994, suite à une rénovation du réseau.
  • Saint-Étienne 1881

Lignes en service[modifier | modifier le code]

Lignes en projet[modifier | modifier le code]

Transport routier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau routier français.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Longueur totale : 893 300 km

  • réseau revêtu : 893 300 km (dont 10 300 km d'autoroutes) ;
  • non revêtu : 0 km.

Plutôt que d'installer des échangeurs, des ronds-points sont très souvent mis en place. Ces dispositifs ont le mérite de casser la vitesse et de prévenir les accidents graves.

Transport par conduites[modifier | modifier le code]

Oléoducs : brut : 3 059 km ; produits raffinés : 4 487 km ; gazoducs 24 746 km.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport fluvial en France.

Réseau navigable[modifier | modifier le code]

Voies d'eau : 14 932 km ; dont 6 969 km exploités régulièrement. Le réseau navigable (canaux et fleuves) est géré par VNF (Voies navigables de France) et des autorités telles que les commissions de sécurité.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport maritime en France.

Ports maritimes[modifier | modifier le code]

Port du Havre, Seine-Maritime

Les ports maritimes français sont : Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Calais, Le Havre, Rouen, Cherbourg, Saint-Malo, Roscoff, Brest, Lorient, Nantes - Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Bayonne, Port-la-Nouvelle, Port-Vendres, Sète, Marseille - Fos-sur-Mer, Toulon, Strasbourg et Nice.

Marine marchande[modifier | modifier le code]

La marine marchande comprend 55 grands navires (1 000 tonneaux ou plus de jauge brute) totalisant 1 155 286 tonnes de port en lourd.

Navires par catégories :

NB : la France dispose aussi d'un pavillon de complaisance basé aux îles Kerguelen (Terres australes et antarctiques françaises).

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport aérien en France.

Aéroports[modifier | modifier le code]

Aéroports en France

Nombre d'aéroports en France : 475.

À pistes revêtues :

  • total : 267
  • de plus de 3 000 m : 14
  • de 2500 à 3 000 m : 30
  • de 1500 à 2 500 m : 92
  • de 1000 à 1 500 m : 74
  • moins de 1 000 m : 57.

L'aéroport international de Paris-Charles-de-Gaulle à Roissy-en-France, au nord de Paris, est l'un des principaux centres du trafic aérien en Europe. C'est aussi le principal aéroport français, devant ceux d'Orly et de Nice.

À pistes non revêtues :

  • total: 207
  • de 1500 à 2 500 m: 4
  • de 1 000 m à 1 500 m : 76
  • de moins de 1 000 m : 127 (est. 1999)

Compagnie aérienne nationale : Air France

Héliports[modifier | modifier le code]

La France d'après des informations de l'Insee, possède environ 862 héliports dont 659 sont publics. La France est l'État européen le plus pourvu en la matière.

Cadre législatif et réglementaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Droit du transport.

En France, la loi d'orientation des transports intérieurs a réparti l'organisation des transports en commun entre différentes autorités organisatrices (loi no 82-1153 du modifiée plusieurs fois).

  • Les communes ont la responsabilité des transports urbains, charge qu'elles ont le plus souvent délégué à une structure intercommunale,
  • les départements gèrent les réseaux interurbains,
  • les régions sont chargées de quelques lignes routières mais surtout des trains express régionaux.

Ces différentes collectivités ont, le plus souvent, confié le fonctionnement de leurs réseaux à des sociétés privées, dans le cadre de délégation de service public.

Enfin, l'État organise les transports d'intérêt national, notamment par l'intermédiaire de la Société nationale des chemins de fer (SNCF) et de Réseau ferré de France (RFF) créé par la loi no 97-135 du .

Les transports scolaires sont répartis entre les communes (en zone urbaine) et les départements (interurbain) sauf en région parisienne où ils relèvent de l'État.

Police des transports et contrôle des titres de transport[modifier | modifier le code]

Le voyageur surpris sans titre de transport valable est taxé d'une amende forfaitaire, et dans certains cas (récidive) peut être soumis à des poursuites judiciaires. Les contrôles sont régis par la loi du 15 juillet 1845 relative à la police des chemins de fer, qui a été modifiée par la loi du 15 novembre 2001 relative à la sécurité quotidienne (LSQ) établissant un « délit d'habitude » lorsque « la personne concernée a fait l'objet, sur une période inférieure ou égale à douze mois, de plus de dix contraventions sanctionnées aux premiers et deuxième alinéas de l'article 80-3 du décret n° 730 du 22 mars 1942, qui n'auront pas donné lieu à une transaction en application de l'article 529-3 du code de procédure pénale. » Le « délit d'habitude » est passible d'une peine de prison.

Plusieurs catégories de personnes ont le droit de mettre des amendes, dont « les officiers de police judiciaire, les ingénieurs des ponts et chaussés et des mines, les conducteurs, gardes mines, agents de surveillance et gardes nommés ou agréés par l'administration et dûment assermentés » [6].

La CNIL a promulgué en 2007 une autorisation unique concernant les traitements automatiques de données personnelles mis en œuvre par les « organismes de droit public ou de droit privé gérant un service public de transports » à des fins de « gestion d'infractions » [7]

À noter que la détention d'un contrat de transport valide donne au voyageurs des garanties juridiques. En effet, le transporteur a l'obligation de transporter le voyageur jusqu'à sa destination en toute sécurité, sauf pour lui à prouver une faute du voyageur.

Tableau général[modifier | modifier le code]

Transports en France[8]
Voies ferrées 32 175 km
Routes 894 000 km
Canaux 8 500 km
Gazoduc 14 232 km
Oléoduc 3 024 km
nombre d'aéroports (2003) 477

Nuisances et impacts écologiques[modifier | modifier le code]

Le projet de Schéma national des infrastructures de transport (« Avant projet consolidé » de janvier 2011[9]) reconnait comme principaux « effets localisés des infrastructures » dont il convient de « réduire la portée », les nuisances et pollutions suivant :

  • Pollution sonore ; En 2004, 41 % des ménages français se déclaraient gênés par le bruit, 56 % attribuent la gêne en partie ou en totalité aux transports). L'Enquête nationale sur les nuisances dues aux transports accompagnée de mesures du bruit en façade des habitations a - en 1986 - confirmé que 12,3 % de la population était « exposée dans la journée à un niveau de bruit égal ou supérieur à 65 dB(A) entre 8 heures et 20 heures »[9],
  • « Pollution locale de l'air »[9]
  • pollution de l'eau (dus sont selon le schéma national à des réseaux d’assainissement défaillants ou absents), ou des sols, liés à des pratiques inadaptées (gestion des déchets, entretien des espaces naturels liés aux infrastructures
  • Atteintes à la biodiversité (notamment « liées à la fragmentation des grands écosystèmes par les infrastructures »[9], qui « peut être en certains points du territoire une menace pour la biodiversité. (...), en rendant plus difficile les relations des écosystèmes les uns avec les autres peut en effet mettre en péril en certains endroits la reproduction et donc la survie de certaines plantes et animaux. Aussi, l’une des mesures fortes du Grenelle de l’environnement vise-t-elle à enrayer le déclin de la biodiversité, à travers la constitution de trames vertes et bleues destinées à reconstituer et au-delà à préserver des réseaux de continuités écologiques à l’échelle des territoires régionaux. Dans ce cadre, réduire l’empreinte environnementale du système de transport, c’est contribuer le plus possible à limiter la fragmentation des espaces naturels en lien avec le développement des infrastructures et, pour les infrastructures existantes, à reconstituer, là où cela est nécessaire et raisonnablement possible, les transparences écologiques »[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les grands secteurs économiques », sur le site du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 4 novembre 2007)
  2. Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer ; Schéma national des infrastructures de transport, PDF, 196 pages
  3. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Commission-SNIT-vers-un-nouveau.html
  4. Audit sur l'état du réseau national Français p3, Robert Rivier & Yves Putallaz, EPFL 7 septembre 2005
  5. Gares et Connexion p20
  6. Art. 23 de la loi du 15 juillet 1845 modifiée
  7. CNIL, Délibération n°2007-002 du 11 janvier 2007. Délibération portant autorisation unique de mise en oeuvre de traitements automatisés de données à caractère personnel relatifs à la gestion d'infractions à la police des services publics de transports terrestres.
  8. (en) Transports sur CIA World Factbook
  9. a, b, c, d et e Schéma national des infrastructures de transport ("Avant projet consolidé" de janvier 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Textes réglementaires[modifier | modifier le code]

  • loi du 15 juillet 1845 sur la police des chemins de fer
  • décret n°730 du 22 mars 1942
  • ordonnance no 45-918 du 5 mai 1945
  • Décret n°86-1045 du 18 septembre 1986 relatif à la transaction et aux sanctions applicables à certaines infractions à la police des services publics de transports ferroviaires et des services de transport public de personnes réguliers et à la demande
  • Décret no 2006-1279 du 19 octobre 2006 relatif à la sécurité des circulations ferroviaires et à l'interopérabilité du système ferroviaire.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]