Controverses sur le réchauffement climatique

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Les controverses sur le réchauffement climatique portent sur les points suivants :

  • l'existence du réchauffement climatique : au sein de la communauté scientifique, l'existence n'est plus mise en doute, mais l'ampleur du réchauffement l'est davantage, notamment par rapport à d'autres périodes de réchauffement plus anciennes.
  • les causes du réchauffement : en 2007, le GIEC estimait la « probabilité » que le réchauffement soit dû aux activités humaines « supérieure à 90 % ». La certitude n'est cependant pas absolue et cette question est encore l'objet de recherches faisant intervenir aussi bien des mesures et observations que des modélisations en climatologie.

De plus, deux sujets suscitent des débats importants, sans qu'il s'agisse à proprement parler de controverse, puisque de nombreuses solutions ont été proposées :

  • les conséquences du réchauffement climatique : cette question est très débattue puisque ces conséquences vont dépendre de l'ampleur du réchauffement. De plus, le niveau actuel de nos connaissances en ce domaine est très faible.
  • les actions à mener pour lutter contre le réchauffement climatique : cette question est également très débattue, puisqu'il s'agit très fréquemment de reconsidérer nos choix politiques dans les domaines social, économique, technologique, environnemental, et sanitaire, voire moral.

Débat scientifique[modifier | modifier le code]

Existence et signification d'un consensus[modifier | modifier le code]

L'hypothèse d'une responsabilité humaine au réchauffement climatique est synthétisée dans les rapports du GIEC. D'abord hypothétique dans les rapports de 1990 et 1995, elle est de plus en plus affirmée dans les rapports de 2001 et 2007[1]. Ceux-ci ont été approuvés par les principales académies des sciences[2],[3],[4].

Peu avant les années 2000, un certain nombre de voix se sont élevées pour tempérer les conclusions alarmistes du rapport 1995 du GIEC. Plus de 31 000 personnes dont 39 climatologues[5] ont ainsi signé l'Oregon petition (en). Cette pétition, lancée en 1999 en réaction au protocole de Kyoto visant à réduire les émissions des gaz à effet de serre, conteste que ces émissions puissent provoquer un réchauffement catastrophique de l'atmosphère terrestre ou une rupture brutale du climat[6]. La polémique s'est amplifiée à la suite du rapport 2001, surtout dans les milieux conservateurs aux États-Unis.

Un consensus certain s'est cependant établi parmi les scientifiques traitant de climatologie, les « sceptiques » sont, quant à eux, issus de spécialités qui de près ou de loin concernent les différents domaines ayant une influence à court, moyen ou long terme sur le climat[7] : géologie, astrophysique, chimie, histoire, glaciologie, etc.

Selon les conclusions d'une Enquête publiée en 2009 par Peter Doran  (en) et Maggie Zimmerman du Earth and Environmental Sciences Department[8] de l'Université de l'Illinois à Chicago, et à laquelle 3 146 scientifiques ont répondu, « il semble que le débat sur l'authenticité du réchauffement global et sur le rôle joué par les activités humaines soit largement inexistant parmi ceux qui comprennent les nuances et les bases scientifiques des processus climatiques à long terme. ». Elle conclut à l'existence d'un large consensus (90 % des scientifiques interrogés jugeant que les températures mondiales ont « globalement augmenté » depuis le XIXe siècle, et 82 % étant en accord avec l'hypothèse d'une forte influence de l'activité humaine)[9], avec cependant de larges différences selon le domaine d'expertise, ce dernier chiffre montant à 97,4 % des 79 spécialistes en climatologie, contre 47 % des 103 géologues interrogés.

La période d'observation[modifier | modifier le code]

Pendant la période historique, on admet généralement que phases chaudes et froides ont alterné :

  • une phase chaude dans l'Antiquité ;
  • une période froide entre les IVe et IXe siècles ;
  • une période plus chaude dans l'hémisphère nord du Xe au XIVe siècle, connue sous le nom d'optimum climatique médiéval ;
  • un refroidissement dans la même zone en 1400-1850, le petit âge glaciaire ;
  • une période de réchauffement de 1910 à 1940 ;
  • une période de refroidissement de 1940 à 1975 ;
  • une période de réchauffement depuis 1975 ;

Ces courbes de températures ont été obtenues par des moyens très différents : température de surface des océans, analyse de rapports isotopiques de sédiments marins, anneaux de croissance des arbres, rapports isotopiques dans des concrétions. Elles sont corroborées par des faits historiques, des écrits, des observations notamment sur les récoltes[Lesquels ?].

Le dernier rapport du GIEC présente un classement des années les plus chaudes.

Les méthodes de mesure[modifier | modifier le code]

Clarification des points de controverses[10],[11],[12],[13] :

  1. Au cours des 300 000 dernières années l'augmentation des températures fut suivie par l'augmentation du CO2.
  2. L'augmentation de la température entre 1850 et 2009 n'est pas controversée.
  3. L'augmentation de la température entre 1970 et 2009 n'est pas controversée.
  4. Le record de température aux États-Unis en 1930 au lieu de 1998 est controversée.
  5. L'accès aux données de température par les scientifiques avant 1979 étant limité (pas ou peu de mesures satellitaires), les courbes de température d'avant 1979 sont controversées.
Variation de la température moyenne du globe mesures terrestres. Bleu : valeur mensuelle M5 : moyenne sur 5 ans M10 : moyenne sur 10 ans M20 : moyenne sur 20 ans.
Variation de la température moyenne du globe mesurée par satellite. Bleu : valeur mensuelle M5 : moyenne sur 5 ans M10 : moyenne sur 10 ans M20 : moyenne sur 20 ans.

Selon l'Institut Heartland, think tank conservateur et libertarien niant la prépondérance de l'hypothèse du réchauffement climatique, les écarts constatés entre les stations au sol et les mesures atmosphériques seraient dus au fait que les mesures ont été faites près de centres urbains. C'est l'hypothèse de l'effet « Îlot de chaleur urbain » [14]. Cependant, des traitements statistiques sont mis en œuvre pour corriger ces phénomènes. Ils sont également appliqués pour corriger les mesures prises le long des routes maritimes compte tenu des changements des trajets maritimes au cours du dernier siècle[15].

Le troisième rapport[16] du GIEC (2001), qui utilise ces mesures terrestres, analyse que les différences constatées entre les augmentations de températures des stations rurales d'une part et urbaines d'autre part n'affectent pas de façon significative les reconstitutions[17]. Des études ultérieures ont confirmé qu'on ne pouvait attribuer l'augmentation des températures à cet effet de chaleur urbain[18],[19].

Certains observateurs font remarquer que l'évolution des températures est corroborée par un grand nombre d'indicateurs[20]. Par exemple, les mesures satellitaires réalisées depuis vingt-cinq ans environ (plus précises et couvrant une superficie beaucoup plus grande que les mesures terrestres) sont conformes aux mesures de surface et tendent à confirmer l'estimation la plus basse du GIEC[21].

Le quatrième rapport[22] du GIEC (2007) note que les températures relevées par ballons-sondes ou par satellites, loin de tout centre urbain, sont similaires aux mesures effectuées au sol. On observe également un réchauffement notable en Arctique, ainsi que dans les océans[23]. Par ailleurs, l'hypothèse d'un réchauffement ne repose pas seulement sur des données mesurées, mais également sur des observations portant sur l'environnement (fonte de la banquise, élévation du niveau de la mer, précocité des vendanges ou migration d'espèces par exemple).

Les 10 années les plus chaudes entre 1880 et 2010 (début des mesures par satellites en 1979) Ces moyennes sont obtenues en excluant les températures des pôles. Seules les valeurs du GISS intègrent la totalité des températures de la terre.
Origine des données États-Unis Grande-Bretagne États-Unis États-Unis
Années Température de surface
GISS[24],[25]
Écarts par rapport
à la moyenne de
1951–1980
Années Température de surface
metoffice[26]
Écarts par rapport
à la moyenne de
1961–1990
Années Température de surface
mesurées par satellite
UAH[27]
Écarts par rapport
à la moyenne de
1981–2010
Années Température de la basse troposphère
mesurée par satellite
RSS[28]
Écarts par rapport
à la moyenne de
1981-2010
1. 2010 +0,63 °C 1998 +0,52 °C 1998 +0,43 °C 1998 +0,45 °C
2. 2005 +0,62 °C 2010 +0,50 °C 2010 +0,41 °C 2010 +0,38 °C
3. 1998 +0,58 °C 2005 +0,47 °C 2005 +0,25 °C 2005 +0,24 °C
4. 2007 +0,58 °C 2003 +0,46 °C 2002 +0,22 °C 2003 +0,23 °C
5. 2009 +0,57 °C 2002 +0,46 °C 2009 +0,19 °C 2002 +0,22 °C
6. 2002 +0,56 °C 2009 +0,44 °C 2003 +0,19 °C 2007 +0,16 °C
7. 2006 +0,55 °C 2004 +0,43 °C 2006 +0,18 °C 2001 +0,15 °C
8. 2003 +0,55 °C 2006 +0,43 °C 2007 +0,17 °C 2006 +0,13 °C
9. 2011 +0,52 °C 2007 +0,40 °C 2011 +0,15 °C 2009 +0,13 °C
10. 2001 +0,48 °C 2001 +0,40 °C 2001 +0,11 °C 2004 +0,11 °C

Les courbes de températures[modifier | modifier le code]

Article connexe : Graphique en crosse de hockey.

Une critique a concerné la reconstitution des températures depuis l'an mil utilisée dans le troisième rapport[16] du GIEC (2001), dont la forme, dite en « crosse de hockey »[29] est particulièrement spectaculaire : la montée des températures lors du dernier siècle y apparaît inhabituelle au regard de l'évolution du dernier millénaire, accréditant la thèse d'un réchauffement d'origine anthropique. Stephen McIntyre, un ingénieur travaillant dans les mines, et Ross McKitrick, un économiste, ont remis en cause la validité de cette reconstitution, considérant que des erreurs de méthodologie avaient entaché la procédure. Michael Mann, le chercheur à l'origine de la courbe, a contesté ces affirmations, en particulier sur le blog « real climate ». L'affaire a eu des répercussions jusqu'au Sénat des États-Unis où le sénateur Joe Barton, opposé à la signature des accords de Kyoto, s'appuya sur l'article de McIntyre et McKitrick et sur le rapport qu'il avait demandé au statisticien Wegman qui allait dans le même sens pour contester les conclusions du GIEC sur l'influence de l'homme sur le climat. Dans le même temps, l'académie des sciences américaine commandait un autre rapport, dont les conclusions sont beaucoup plus favorables à Mann et à la courbe en crosse de hockey, même s'il critique la façon dont elle a été utilisée.

Température moyenne de l'Amérique du Nord, comparaison entre le graphe de température du GIEC en rouge[réf. nécessaire] et celui proposé par l'équipe de Vincent Courtillot en bleu[réf. nécessaire]. Selon Courtillot, le record de température pour les États-Unis est en 1930[12], tandis que le GIEC indique une température maximale en 1998[30].
Température moyenne de l'Europe, comparaison entre le graphe de température du GIEC en rouge[réf. nécessaire] et celui proposé par l'équipe de Vincent Courtillot en bleu[réf. nécessaire]. Courtillot affirme qu’on lui a refusé les données permettant de calculer la courbe de température mondiale calculée par le met office et qui sert de référence au GIEC[12]. La méthodologie de Courtillot a cependant également été critiquée[31],[32], lors d'un débat à l'académie des sciences[33]

.

  • Pour certains, cette courbe a été délibérément falsifiée dans le but de faire croire à une influence humaine prépondérante sur le climat[34].
  • Le quatrième rapport[22] du GIEC (2007) confirme les observations d'élévation de température au cours du dernier demi-siècle. Il estime à plus de 90 % (respectivement plus de 66 %) la probabilité que la température moyenne dans l'hémisphère nord entre 1950 et 2000 est la plus élevée que durant n'importe quelle autre période de 50 ans sur les derniers 500 ans (respectivement 1300 ans)[35]. Le degré d'incertitude important sur période longue a conduit le GIEC à ne pas reprendre la courbe à l'origine de la controverse dans son quatrième rapport de 2007. Les courbes présentées dans le rapport de synthèse débutent à 1850.
  • Remise dans un contexte temporel plus large, il apparaît que l'interprétation des données à partir des années 1970 seulement offre une vision biaisée de l'évolution des températures en présentant une croissance monotone. Sur une échelle plus large, la même courbe peut apparaître comme la superposition d'une croissance linéaire et de variations multi-décennales[36].

Causes du réchauffement climatique[modifier | modifier le code]

Contexte historique du réchauffement actuel[modifier | modifier le code]

Le climat connaît des variations régulières et Marcel Leroux fait remarquer que le réchauffement actuel s'inscrit dans ces variations.

Ainsi, un réchauffement récent, l'optimum climatique médiéval, a eu lieu au Moyen Âge, suivi d'une période de refroidissement, le petit âge glaciaire, entraînant des variations importantes de l'étendue des glaciers. On pense que ces derniers étaient plus courts en 1200 avant J-C qu'aujourd'hui, avant de connaître une crue glaciaire entre le XIVe siècle et la fin du XIXe siècle[37]. Certaines voies piétonnes de l'Antiquité romaine sont encore aujourd'hui recouvertes par des glaciers[38],[39].

Lors de l'optimum médiéval, la culture de la vigne s'est développée en Angleterre (elle est pratiquée de nos jours jusque dans le Yorkshire). Par ailleurs, des Vikings se sont installés à la même époque au Groenland, le nom de ce pays signifiant « pays vert » en danois[40].

A contrario, les arguments avancés pour ne pas surestimer ce réchauffement reposent sur le fait que, d'une part, les vignes poussent encore aujourd'hui en Grande-Bretagne[41], d'autre part que le nom de Groenland aurait été choisi par l'explorateur Erik le Rouge afin d'attirer des colons[42], et que leurs implantations ont été limitées et situées au sud de l'île[43]. L'histoire du Groenland montre que les Vikings étaient très mal adaptés à leur environnement contrairement aux Inuits qui les ont remplacés. Les Vikings vivaient essentiellement de l'agriculture et de l'élevage. Le refroidissement climatique du petit âge glaciaire, s'il n'est pas la seule cause de leur disparition, y a certainement contribué[44].

Critiques de l'origine humaine du réchauffement[modifier | modifier le code]

Clarification des points de controverse [10],[12],[13],[11] :

  1. L'importance respective des gaz à effet de serre d'origine anthropique et des facteurs naturels dans le réchauffement depuis 1950 est controversée.
  2. L'augmentation de température depuis 1950 n'est pas controversée.
  3. L'absence de réchauffement d'origine humaine avant 1950 n'est pas controversée.
  4. La nécessité de diminuer nos consommations de pétrole et de gaz naturel n'est pas controversée.
  • L'origine humaine du réchauffement serait liée à la production excessive de gaz à effet de serre, parmi lesquels le CO2, qui se dégage notamment par combustion des énergies fossiles. Les carottages glaciaires réalisés en Antarctique montrent une corrélation étonnante entre la température et le taux de CO2 dans l'atmosphère. Ces relevés ont tout naturellement conduit à lier la production de CO2 à l'élévation de température. Des études plus récentes[45] ont permis de dater plus précisément les enregistrements réalisés. Ces travaux ont montré que l'élévation du taux de CO2 suit l'élévation de température d'environ 800 ans (et non l'inverse). Le CO2 serait produit par l'évaporation océanique, la masse des océans expliquant le retard observé. Il reste que le CO2 produit par l'homme s'ajoute à celui lié aux causes naturelles, et que son effet de rétroaction doit être pris en compte dans les modélisations.
  • L'impact de l'activité humaine sur le réchauffement climatique est illustré par une comparaison entre les températures des jours de semaine et celles des fins de semaine : en 2003, une étude américaine conduite par Forster portant sur 30 ans et plus de 1000 stations montre que les écarts de température des week-ends, de 0,5 °C en moyenne, sont plus forts que les autres jours de la semaine. Cette différence entre jours de semaine et week-ends est corrélée au cycle hebdomadaire de l'activité humaine (forte la semaine et faible le week-end) [46],[47]. Ces études font appel à des mesures de surface, éventuellement sujettes à l'effet d'îlot urbain.
  • Habibullo Abdussamatov, qui dirige l'observatoire astronomique de St. Pétersbourg, doute que l'activité humaine soit responsable du réchauffement de la Terre en avançant comme argument que le même phénomène est également observable sur Mars[48], ce qui peut conduire à penser que la même cause, due au Soleil, est à l'origine des deux observations. Cette hypothèse est cependant réfutée par le fait que dans ce cas, on devrait observer également un réchauffement des autres planètes. Selon les climatologues, les causes du réchauffement de Mars sont propres à cette planète, et en aucun cas liées à une origine extérieure, notamment solaire, qui serait partagée avec la Terre[49].
  • Depuis 2002, le satellite AQUA de la NASA réalise des mesures précises du cycle de la vapeur d'eau atmosphérique, principal gaz à effet de serre, des nuages et des précipitations, en vue d'en mieux connaître les rétroactions dans l'évolution de la température atmosphérique. En juin 2008, le professeur Roy Spencer, après analyse des données, conclut que, contrairement aux modélisations utilisées par les divers centres de recherche, l'eau atmosphérique apporte une forte rétroaction négative à l'effet de serre et que l'évaluation du réchauffement global doit être très fortement diminuée[réf. insuffisante][50].
  • Début 2008, Ferenc Miskolczi, physicien hongrois, publie un article dans une revue scientifique de Hongrie, dans lequel il présente une modélisation nouvelle de "l'effet de serre borné dans une atmosphère finie semi-transparente". Son étude, qui est encore discutée, aboutit d'une part à la conclusion que l'influence des gaz à effet de serre sur le réchauffement climatique est surestimée par le GIEC et qu'il faut rechercher d'autres causes à ce réchauffement; d'autre part que l'effet de serre terrestre est « saturé», qu'il ne peut ni augmenter ni diminuer et que l'augmentation de la contribution d'un composant atmosphérique à cet effet est compensé par une diminution de celle d'un autre composant : une augmentation du CO2 serait ainsi compensée par une diminution de l'humidité relative[51].
  • En juin 2014, le journaliste Christopher Booker (en) soutient, sur la base de comparaisons publiées par le blog américain de Steven Goddard « Real Science », qu'au cours des dernières années, la NOAA (USHCN) avait « ajusté » les données climatologiques historiques relatives aux États-Unis avant de les rendre accessibles au public : selon C. Booker, la NOAA remplaçait les températures réelles par des données « fabriquées » à l'aide de modèles informatiques. « L'effet de ceci a été d'abaisser des températures antérieures et d'exagérer celles des dernières décennies, pour donner l'impression que la Terre s'est réchauffée bien davantage que ce qui est justifié par les données réelles »[52]. La thèse de Goddard est considérée par le climato-sceptique Anthony Watts (en) comme excessivement accusatrice envers la NOAA et pointe certaines failles du raisonnement tout en mentionnant que la technique de normalisation utilisée par la NOAA a un certain effet[53].

Hypothèse des fluctuations de l'activité solaire[modifier | modifier le code]

Les simples variations de flux thermiques solaires n'expliquent pas les anomalies de températures. Le paramètre qui retient l'attention des chercheurs (hypothèse de Svensmark) est l'activité éruptive solaire, c'est-à-dire le nombre d'éruptions à la surface du soleil, observées depuis Galilée sous la forme de taches solaires.

Très faible activité solaire de 2007 à 2009[modifier | modifier le code]

Les années 2007 et 2008 sont caractérisées par une très faible activité solaire, 2008 est l'année avec le moins de taches solaires juste après 1913[54]. En 2008 le vent solaire est à son plus bas niveau depuis 50 ans[55]. Ce fort changement d'activité solaire devrait infirmer ou confirmer l'hypothèse des fluctuations de l'activité solaire dans les prochaines années.

Activité solaire depuis l'an 900, mesurée par la variation de quantité de carbone 14 par rapport à l'actuel, dans le bois ( plus il y avait d'activité solaire et moins il y avait de carbone 14 produit dans l'atmosphère et le bois de l'époque, car les vents solaires dévient les rayons cosmiques qui produisent le carbone 14)
le Minimum de Maunder correspond à un déficit marqué du nombre de taches solaires entre 1645 et 1715. Une siècle après le minimum de Maunder eut lieu le minimum de Dalton. Indépendamment de ces périodes de minimum apparaît très clairement une modulation du nombre de taches solaires, suivant le cycle solaire d'environ 11 ans.
Arguments pour[modifier | modifier le code]
  • En 1997, les physiciens danois Eigil Friis-Christensen et Hensik Svensmark [56] annoncent avoir établi une corrélation entre les variations passées du climat, la couverture nuageuse et l'activité solaire. Selon eux, une forte activité solaire entraînerait une diminution du flux des rayons cosmiques d'origine galactique, réduisant l'ionisation de l'atmosphère et entraînant une moindre formation des noyaux de gel et de condensation. La couverture nuageuse se réduirait, diminuant l'albédo de la planète et permettant ainsi un réchauffement[57],[58]. Et l'activité de l'année qui vient s'annonce particulièrement faible[59]. Les travaux de l'équipe de Svensmark ont trouvé de nombreux échos dans la communauté scientifique[60],[61],[62]. Au-delà des constatations, ces études sont à poursuivre pour bien appréhender les phénomènes physiques mis en œuvre.
  • Le projet CLOUD (Cosmic Leaving OUtdoor Droplets)[63] qui utilisera l'installation le synchrotron à protons du CERN, devrait aider à la compréhension de l'interaction des rayons cosmiques avec l'atmosphère.
  • Le lien entre environnement et activité solaire a également été mis en évidence par l'étude de données hydrologiques en Afrique du Sud[64].
Arguments contre[modifier | modifier le code]

Peu de temps après l'exposé de la théorie de Friis-Christensen et Svensmark, l'américain Paul Damon et le danois Peter Laut dirent avoir trouvé des erreurs dans les données citées pour soutenir leur hypothèse. En outre, une réduction de la couverture nuageuse diminue certes l'albédo, mais diminue également l'impact de l'effet de serre et il est plus difficile de déterminer si le bilan final entraîne un réchauffement ou un refroidissement de l'atmosphère. Enfin, le rôle des rayons cosmiques dans la création des noyaux de condensation est discuté, en particulier dans les basses couches de l'atmosphère où les aérosols semblent jouer un rôle prédominant. Par ailleurs, Eigil Friis-Christensen a publié en 2002 que la corrélation climat-activité solaire ne s'observait plus depuis les années 1980[57].

Dans l'édition du 6 mai 2000 de l'édition américaine du magazine britannique New Scientist, Lassen et l'astrophysicien Peter Thejll, complétant l'étude de 1991 avec de nouvelles données, conclurent que bien que le cycle solaire puisse expliquer environ la moitié de l'accroissement en température observé depuis 1900, il ne pouvait en aucune manière expliquer l'accroissement de 0,4 °C depuis 1980[65].

En 1991, Knud Lassen de l'Institut danois de météorologie de Copenhague et son collègue Eigil Friis-Christensen[66] ont trouvé une forte corrélation entre la longueur du cycle solaire et les changements de température dans l'hémisphère nord. Au départ, ils avaient inclus les taches solaires et les mesures de températures relevées entre 1861 et 1989, mais s'aperçurent plus tard que des enregistrements datant de quatre siècles confirmaient leur découverte. Cette corrélation permettait d'expliquer 80 % des variations de température durant la période considérée[67]. Cette étude, et le graphique associé ont été par la suite contestés, car fondés sur des valeurs erronées[68]. Sallie Baliunas, une astronome du centre d'astrophysique de la Harvard-Smithsonian Institution, fut l'une des plus ardentes supportrices de la théorie que l'activité solaire « peut expliquer les changements majeurs du climat dans les 300 dernières années, en particulier le réchauffement global actuel ». Toutefois, les données indiquent que la corrélation entre les températures et l'activité solaire n'est plus valable pour les trente dernières années, cette dernière étant restée à peu près constante[69].

En 2007, le quatrième rapport[22] du GIEC estime que le forçage radiatif dû aux gaz à effet de serre produits par l'activité humaine est dix fois plus important que celui dû au rayonnement solaire[70].

Variation des paramètres de Milanković[modifier | modifier le code]

  1. La variation des paramètres de Milanković n'est pas un sujet de controverse, mais il est nécessaire à la compréhension du sujet par le lecteur.

Trois phénomènes astronomiques affectent le mouvement de certaines planètes du système solaire, dont la Terre : les variations de l'excentricité de l'orbite, les oscillations de l'inclinaison de l'axe[71] et la précession des équinoxes. Leur variation cyclique entraîne des changements climatiques naturels, qui sont en particulier à l'origine des périodes glaciaires et interglaciaires. Ces phénomènes se produisent sur de longues périodes et n'expliquent pas un réchauffement se produisant en quelques décennies.

Article détaillé : Histoire du climat.

Modèle de simulation numérique[modifier | modifier le code]

  1. La fiabilité et la précision des prévisions des simulations numériques est un sujet de controverses

Alors que dans les années 1970, on s'interrogeait sur les cycles de refroidissement et de réchauffement du climat et sur les tendances qu'il allait adopter[72],[73],[74], le développement de modèles climatiques informatisés est désormais utilisé pour établir des prévisions sur lesquelles le GIEC base ses recommandations. Les résultats de ces prévisions sont discutés pour fournir une prédiction finale avec un indice de confiance. Il faudra attendre plusieurs décennies pour vérifier la conformité des modèles aux prévisions.

En 2001, Peter Stott et d'autres chercheurs du centre Hadley du Royaume-Uni ont publié un article portant sur le modèle de simulation numérique le plus complet jamais réalisé sur le XXe siècle. Leur étude comprenait à la fois les agents de forçage naturels (variations solaires, émissions volcaniques, etc.) et le forçage anthropique (gaz à effet de serre, aérosols, etc.).

À l'instar de Lassen et de Thejll, ils trouvèrent que les facteurs naturels expliquaient un réchauffement graduel jusqu'en 1960, suivi d'un retour à des températures proches de celles de la fin du XIXe siècle, en accord avec le changement graduel du forçage solaire au cours du XXe siècle et de l'activité volcanique des dernières décennies. Ces facteurs seuls étaient incapables d'expliquer le réchauffement des dernières décennies. De façon similaire, le forçage anthropique seul ne pouvait expliquer le réchauffement de la période 1910-1945, mais se révélait nécessaire pour simuler le réchauffement depuis 1976. Cependant, en combinant tous ces facteurs intervenants, l'équipe de Stott fut en mesure de simuler précisément les changements de températures planétaires au cours du XXe siècle. Ils prédirent que l'émission continue de gaz à effets de serre causerait des montées de température futures « à un rythme similaire à celui qu'on a pu observer durant les dernières décennies.» [75] Un graphique[76] de la relation entre les facteurs naturels et anthropiques contribuant au changement de climat est reproduite sur le rapport Climate Change 2001: The Scientific Basis [76] du GIEC.

Par ailleurs, dans la conclusion de son rapport d'octobre 2010 sur le changement climatique[77], l'académie des sciences française indique que : « Des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l’évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan‐atmosphère, l’évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone ».

Conséquences du réchauffement climatique[modifier | modifier le code]

La pause dans le réchauffement[modifier | modifier le code]

Le Professeur Phil Jones, du Climatic Resarch Unit (CRU), a déclaré en 2010 que depuis quinze ans, il n'y avait pas eu de réchauffement statistiquement significatif[78].

Un des motifs pour lesquels James Lovelock, en 2012, a récusé l'alarmisme dans lequel il déclarait avoir lui-même donné est que, depuis le début du millénaire, on n'a plus constaté de réchauffement significatif, alors que la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone continue d'augmenter : « Elle (la température) est restée presque constante, alors qu'elle aurait dû s'élever - la teneur en dioxyde de carbone s'élève, pas de doute là-dessus[79] ».

Le cinquième rapport du GIEC confirme que le taux de réchauffement a été réduit à 0,05 °C par décennie entre 1998 et 2012 contre 0,12 °C par décennie entre 1951 et 2012. Cependant, selon le GIEC, ce phénomène n'est dû qu'à la variabilité naturelle de l’évolution du climat et la tendance au réchauffement sur une longue période n'est donc pas remise en cause[80].

Entre le débat politique et scientifique[modifier | modifier le code]

Erreur du rapport du GIEC de 2007[modifier | modifier le code]

Même si les publications des travaux du GIEC reposent sur un processus strict, nécessitant l'accord aussi bien d'experts que de représentants gouvernementaux[81],[82], une erreur concernant la date de fonte des glaciers de l'Himalaya a été trouvée[83]. Georg Kaser, de l'Institut de glaciologie d'Innsbrück, déclarait avoir averti le GIEC dès 2006 sur une erreur concernant la rapidité de la fonte des glaciers de l'Himalaya présente dans le rapport publié en 2007[84]. En 2010, le GIEC a confirmé que les prévisions concernées étaient infondées et que le paragraphe « se réfère à des estimations peu fondées sur la vitesse du recul des glaciers de l'Himalaya et la date de leur disparition ». Il s'est avéré en effet que l'affirmation selon laquelle les glaciers de l'Himalaya auraient fondu en 2035 selon une probabilité « très haute » n'était fondée que sur une interview d'un scientifique indien de second plan, Syed Hasnain, dans New Scientist, reprise ensuite par le WWF[85]. Selon Julian Dowdeswell, directeur du Scott Polar Research Institute de Cambridge, la prévision du GIEC était « irréaliste »[86], de plus l'analyse des conséquences de cette fonte était elle aussi « irréaliste »[87]. Le professeur Murari Lal, qui a supervisé le chapitre sur les glaciers, devait reconnaître lui-même qu'il sait peu de choses sur les glaciers. Pour Fred Pearce, auteur de l'entretien dans le New Scientist, la confiance placée par le GIEC dans les données indiquées par le World Wildlife Fund était « extrêmement paresseuse »[85].

Le GIEC a reconnu que ces erreurs sur les glaciers de l'Himalaya provenaient d'un non-respect des procédures de validation, mais que cette seule erreur dans un rapport de plus de 900 pages ne remettait pas en cause ses conclusions principales, à savoir que le réchauffement climatique est mesurable, qu'il va s'accélérer, et qu'il a une origine humaine due au dégagement de gaz à effet de serre, parmi lesquels le CO2[88].

Pressions au sein de la communauté scientifique[modifier | modifier le code]

En 2006, le physicien Richard Lindzen, relayé dans opinionjournal.com, connu pour dénoncer les positions alarmistes concernant les changements climatiques, déclare « que des pressions s'exerçaient sur ceux qui ne se conformaient pas à ces propos alarmistes et qui se voyaient marginalisés et privés de crédits de recherche ». Il décrit les tentatives d'hommes politiques tel que Al Gore pour « intimider les scientifiques dissidents, y compris moi-même, afin de changer nos points de vue et de soutenir son alarmisme climatique »[89].

À l'inverse, une étude d'un groupe de surveillance nommé Union of Concerned Scientists publiée par New Scientist en 2007 tendait à démontrer qu'une fraction importante des scientifiques américains aurait subi des pressions destinées à la pousser à remettre en cause le réchauffement climatique de la part notamment de la Maison-Blanche. L'article de New Scientist évoque également les accusations de lobbying portées contre l'industrie pétrolière[90].

En 2011, l'Association américaine pour la promotion de la science (AAAS) rapporte publiquement l'existence d'attaques personnelles, de harcèlements et même de menaces de mort contre des climatologues, principalement en Australie et aux États-Unis. Elles évoquaient le cas concret du paléoclimatologue Michael Mann qui suite à la publication d'une étude reprise par GIEC dans laquelle il affirmait que les années 1990 étaient probablement la décennie la plus chaude et 1998 l'année la plus chaude du dernier millénaire, fut requis par l'élu texan Joe Barton de publier les détails de cette analyse, ce qu'il refusa. L'American Meteorological Society et l'American Geophysical Union avaient protesté estimant que les demandes de Barton concernant le travail d'un scientifique sentait l'intimidation[91],[89].

En 2014, le professeur Lennart Bengtsson (en), météorologue suédois réputé, lauréat du prix 2006 de l'Organisation Météorologique Internationale pour ses contribution à la modélisation climatique[92], adhère à la Global Warming Policy Foundation (en), un laboratoire d'idées (think tank) anglais de tendance climato-sceptique, fondé à la suite du Climategate. En mai 2014, moins d'un mois après son adhésion, il démissionne en raison de ce qu'il décrit comme « une pression de groupe énorme » dans un climat rappelant le maccarthysme[93],[94]. Dans le même temps, la publication d'un article rédigé par Bengtsson avec quatre autres chercheurs et confrontant les prévisions tirées des modèles du GIEC (AR4 & AR5) aux observations (en utilisant les données de référence du GIEC) est refusée par la revue Environmental Research Letters (en)[95],[96].

Poids du discours sceptique et du discours scientifique dans les médias[modifier | modifier le code]

Le 10 mars 2010, la revue Nature publie un éditorial intitulé « Climat de peur » (Climate of fear), dans lequel elle invite les scientifiques à considérer qu'ils sont désormais engagés dans un « combat de rue » avec « la communauté des contestataires du réchauffement global »[97]. Elle considère que les chercheurs sont désemparés face au jeu des sceptiques avec les médias, qu'elle accuse de complicité :

« La plupart des chercheurs n'ont aucun repère dans ce type de bataille car il ne s'agit que superficiellement de science. L'objectif réel est d'attiser le feu de la radio, du câble, de la blogosphère et assimilés, lesquels se nourrissent d'histoires d'anticonformisme et prennent rarement le temps de vérifier les faits et de peser l'évidence. La politesse, l'honnêteté, les faits et la relativisation ne sont pas de mise[98]. »

La revue estime que la communauté scientifique doit tirer les enseignements qui s'imposent de la médiatisation de l'affaire des e-mails du CRU et de l'erreur du rapport du GIEC de 2007, à savoir que « la confiance du public envers les scientifiques n'est pas seulement basée sur leur compétence, mais également sur sa propre perception de leur objectivité et de leur ouverture. Les chercheurs devraient s'en souvenir à tout moment, même en échangeant de simples e-mails entre collègues[99]. »

Enfin, l'éditorial indique que les scientifiques doivent saisir toutes les occasions pour réaffirmer le consensus :

« Le noyau scientifique appuyant la thèse du réchauffement climatique anthropique n'a pas changé. Cela doit être répété encore et encore, dans autant de contextes que possible. Les scientifiques ne doivent pas être naïfs au point de supposer que les données parlent d'elles-mêmes. Les gouvernements non plus. Les agences scientifiques aux USA, en Europe et ailleurs sont restées singulièrement silencieuses lors des récentes controverses[100] »

Le 31 mars 2010, 410 chercheurs français travaillant sur le climat écrivent une lettre à la ministre française de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, lui demandant d'exprimer publiquement sa confiance vis-à-vis de leurs travaux, et de désavouer les accusations, largement relayées par les médias, de Claude Allègre et de Vincent Courtillot envers le GIEC et les climatologues[101]. Comme d'autres avant eux[102],[103], ils accusent en particulier Claude Allègre de manipulation et de mensonges, voire de falsification.

Indiquant qu'elle « ne peut trancher un tel débat sans l’avis des pairs », Valérie Pécresse a réagi en demandant l'organisation d'un débat sur le sujet au sein de l'Académie des sciences. Celui-ci a rendu son rapport[104] en 2010 et conclut que :

  • Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003.
  • Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère.
  • L’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l’activité humaine.
  • Elle constitue une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en raison du processus d'acidification qu’elle provoque.
  • Cette augmentation entraîne des rétroactions du système climatique global, dont la complexité implique le recours aux modèles et aux tests permettant de les valider.
  • Les mécanismes pouvant jouer un rôle dans la transmission et l’amplification du forçage solaire et, en particulier, de l’activité solaire ne sont pas encore bien compris. L’activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période.
  • Des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l’évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan‐atmosphère, l’évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone.[…]

Débat politique et public[modifier | modifier le code]

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Le terme « négationnisme » a pu être employé à l'égard des « climato-sceptiques » par certaines personnalités représentatives de partis politiques se revendiquant écologistes[105]. Le terme sous-entend un délit de négation d'une thèse historiquement prouvée. L'expression « crime climatique » est également utilisée pour stigmatiser de grands groupes pétroliers[106]. Le climatologue James E. Hansen a proposé de faire le procès des dirigeants des grandes compagnies pétrolières pour « crimes contre l'humanité et la nature »[107]. Hansen accuse en effet ces derniers d'être parfaitement conscients de la désinformation qu'ils propagent sur le réchauffement climatique.

À l'inverse, les scientifiques ayant travaillé à l'élaboration des divers rapports du GIEC sont parfois accusés de malhonnêteté et d'imposture[108]. Le cas le plus emblématique de ces attaques est sans doute l'affaire dite du Climategate, en novembre 2009, dont plusieurs enquêtes indépendantes menées jusqu'en juillet 2010 jugeront les accusations sans fondement.

Médias et documentaires[modifier | modifier le code]

Plusieurs documentaires ont fait l'objet de vifs débats.

Certains climatosceptiques ont affirmé que le film d’Al Gore, "Une vérité qui dérange" (2007), qui a participé à une prise de conscience dans le monde entier, aurait été condamné par la justice britannique pour les erreurs qu’il contiendrait, alors que, au contraire, ainsi que le montre la lecture du jugement[109], le parent d'élève qui a attaqué l’administration de l’éducation au motif que ce film était engagé politiquement[110] a perdu son procès. En effet la Haute Cour de Justice a jugé ce documentaire exceptionnel, et a estimé que sa présentation des changements climatiques et de ses effets était dans une large mesure très pertinent[111]. Le juge Justice Burton précise que ce film avance quatre hypothèses scientifiques solidement établies par des publications revues par les pairs[112] :

  1. qu’il se produit un réchauffement climatique,
  2. que celui-ci est attribuable principalement aux émissions humaines de C02 et d'autres gaz à effet de serre,
  3. que cela aura des effets préjudiciables sur le monde et la population,
  4. que les individus et les gouvernements peuvent prendre des mesures afin de réduire le changement climatique et ses effets. Les professeurs sont donc tout à fait fondés à projeter ce film comme support de cours et de débats. Ne s’agissant pas d’une opinion mais de thèses scientifiques fondées, les professeurs n’ont pas en l’occurrence un devoir de neutralité.

Le juge reconnait cependant qu’il existe neuf imprécisions ou « erreurs »[113] qui sont d’ores et déjà expliqués dans une nouvelle version du dossier préparé par l'administration à l'attention des professeurs, afin d'aider ceux-ci à présenter le film à leurs élèves dans son environnement scientifique.

Le film de mars 2007 The Great Global Warming Swindle — La grande escroquerie du réchauffement global (sous-titré en français) — recueille[114] l'avis de plusieurs personnalités. La thèse des fluctuations de l'activité solaire y est reprise par plusieurs scientifiques. Le film cite notamment une étude datant de 2005 de Ján Veizer (Ottawa-Carleton Geoscience Centre, Université d'Ottawa)[115], démontrant cette corrélation à différentes échelles de temps ainsi que l'influence complémentaire d'autres types de rayonnements cosmiques ayant notamment une influence sur l'évaporation d'eau et la couverture nuageuse. La liste des 20 personnalités (18 chercheurs) est disponible dans l'article correspondant The Great Global Warming Swindle (Contributors to the programme). Pour eux, grâce aux études des corrélations, les variations du rayonnement solaire ont beaucoup plus d'influence sur la variation du climat terrestre que les rejets de CO2 par l'homme. Ce film a fait l'objet de vives critiques de la part de la Royal Society ainsi que du Met Office[116], qui ont publié un contre-argumentaire en 8 points[117].

Financements et conflits d'intérêts[modifier | modifier le code]

Les prédictions du GIEC et le protocole de Kyoto ont suscité le développement de nouvelles industries utilisant des techniques nouvelles telles que l'énergie éolienne, l'énergie solaire, les agrocarburants, les transports et automobiles fonctionnant partiellement ou totalement à l'électricité, la séquestration du carbone, etc... Ces nouvelles activités entrent en concurrence avec l'économie basée sur le pétrole et provoquent des tensions politiques importantes et des conflits d'intérêt.

Les autorités politiques sont ainsi soumises à de fortes pressions et à des activités de lobbying contradictoires entre les divers acteurs industriels ayant un intérêt dans la question du réchauffement climatique[118].

Certaines industries tentent de tirer argument du réchauffement climatique pour mettre en avant leur activité. C'est le cas de l'industrie nucléaire qui évoque une production d'électricité "propre", c'est-à-dire sans émission de dioxyde de carbone, pour développer des centrales nucléaires.

Les entreprises des secteurs pétroliers et charbonniers ont parfois une position ambiguë. Tout en finançant des organisations climato-sceptiques[119],[120], elles sponsorisent également des projets visant à développer des technologies produisant moins de gaz à effet de serre[121].

Depuis un vol de certains de ses documents internes, en février 2012, il apparait que l'Institut Heartland paye un certain nombre de personnes actives sur internet pour affirmer des opinions climatosceptiques, voire des scientifiques pour rédiger des rapports soumis à des décideurs, ou publics, et affirmant de telles opinions. « Les documents du Heartland montrent que le budget prévu sur la période 2010-2013 pour la production, l'édition et la promotion des rapports du NIPCC se monte à plus d'un million et demi de dollars, dont un demi-million environ pour ses auteurs »[122].

D'autre part, un article du Telegraph en date du 25 août 2012 relevait que le CCC (Committee on Climate Change), comité chargé de conseiller le gouvernement du Royaume-Uni sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre[123], avait été mis sous la présidence de Lord Deben (antérieurement John Gummer), bien que celui-ci fût directeur d'un consortium (hautement subventionné) de firmes installant des parcs d'éoliennes[124]. D'après un article du Daily Mail Online, la moitié des membres du CCC avaient à la date du 14 décembre 2013, ou avaient eu peu avant, des intérêts financiers dans des firmes vendeuses d'énergie verte qui profitaient des mesures que le Comité faisait adopter[125].

Pays développés et pays en développement[modifier | modifier le code]

Les États-Unis émettent 25 % des gaz à effet de serre[126]. La Chine en émet le même pourcentage[127], mais représente un taux réduit d'émission si on ramène ce dernier au nombre d'habitants.

Globalement, les pays les plus riches sont minoritaires en nombre d'habitants, mais émettent plus de gaz à effet de serre que les pays émergents et les pays les plus défavorisés[128]. Néanmoins le ratio (CO2/$ de PIB) est très variable, certains pays développés sont relativement performants (Japon, France, Suisse, pays nordiques) et d'autre assez moyen (États-Unis) alors que des pays beaucoup moins développés émettent en proportion beaucoup de CO2 (ex URSS notamment)[129]. Ces données montrent que la croissance économique n’entraîne pas forcément une augmentation des rejets et qu'il existe une marge de progression importante dans de nombreux pays, sans affecter le confort de vie des habitants[réf. nécessaire].

Les nations se divisent et s'affrontent pour et contre des politiques de limitation d'émissions de gaz à effet de serre. Si l'Union Européenne est globalement en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, à l'exception notable de la République tchèque et de son président Vaclav Klaus[130], les États-Unis[131], l'Australie[132], l'Inde prennent position contre des politiques qu'ils jugent excessivement coûteuses et insuffisamment étayées au plan scientifique[133]. La Russie, le Canada, la Chine demeurent sur une prudente réserve[133].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources de contestation[modifier | modifier le code]

Militants contre thése officielle du réchauffement climatique

Les listes données dans cette section ne reflètent pas nécessairement les compétences des personnes et organisations énumérées en matière de climatologie, mais la notoriété que leurs opinions ont pu avoir. Pour les détails et les références, voir les articles relatifs à ces personnes et organisations.

Personnalités ou organismes contestant soit la notion de température globale, soit l'effet de serre comme cause du réchauffement, soit l'origine humaine du réchauffement.

Scientifiques :

Autres :

Personnalités ou organismes contestant certaines méthodes utilisées à l'appui d'appels à une action urgente

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce dernier rapport, a été rédigé par plus de 600 scientifiques dont une centaine de spécialistes du climat. Voir leur liste dans l'annexe II.
  2. (en)[PDF]Joint science academies statement: global response to climate change, sur le site nationalacademies.org
  3. (en)[PDF]Joint science academies’ statement on growth and responsibility: sustainability, energy efficiency and climate protection, sur le site nationalacademies.org
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  7. Voir List of scientists opposing global warming consensus. Il est précisé dans cet article que : Climate scientists agree that the global average surface temperature has risen over the last century. Within this general agreement, some individual scientists disagree with the scientific consensus that most of this warming is attributable to human activities.
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  28. (en) « RSS » (consulté le 8 février 2011) Voir aussi
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  33. Débat à l'académie des sciences 1/6 , 2/6 , 3/6 , 4/6 , 5/6 et 6/6
  34. C'est une des thèses défendue par le cercle zététique Dans cet article
  35. (en)[PDF]voir Synthesis Report, p. 8-9 : Average Northern Hemisphere temperatures during the second half of the 20th century were very likely higher than during any other 50-year period in the last 500 years and likely the highest in at least the past 1300 years.. Le GIEC emploie le terme very likely pour désigner une probabilité supérieure à 90 %, et likely pour désigner une probabilité supérieure à 66 %
  36. (en)voir Two natural Components of the recent climate change
  37. Christian Vincent et Delphine Six, Les glaciers sont-ils menacés ?, Dossier Pour la Science, janvier-mars 2007, p. 28-29
  38. Exemple de glaciers d'aujourd'hui recouvrant une voie romaine
  39. Tunnels routiers romains
  40. Regis Boyer, Les Vikings, Plon (1992) (ISBN 978-2259022361)
  41. Voir par exemple le site des producteurs de vin britanniques
  42. James Graham-Campbell, Atlas du monde Viking, Éditions du Fanal (1994), ISBN 2-7344-0687-X, p. 174
  43. Voir l'essai "Effondrement" de Jared Diamond
  44. James Graham-Campbell, Atlas du monde Viking, Éditions du Fanal (1994), ISBN 2-7344-0687-X, p. 222-223
  45. Timing of atmospheric CO2 and changes across Termination III, Science, mars 2003
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  47. D'autres études similaires ont été faites en Chine et permettent d'établir les impacts de l'activité humaine sur le climat
  48. Article de GNT faisant part d'un réchauffement climatique sur Mars le 25/03/2007.
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  54. l'année 2008 est marquée par une remarquable absence de taches solaires
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  95. (en)Scientists in cover-up of ‘damaging’ climate view, thetimes.co.uk, 16 mai 2014
  96. (en)http://physicsworld.com/cws/article/news/2014/may/16/dispute-arises-over-rejected-climate-science-paper Dispute arises over rejected climate-science paper
  97. Nature (revue) 464, 141 (11 mars 2010), Climate of fear (doi:10.1038/464141a).
  98. Most researchers find themselves completely out of their league in this kind of battle because it's only superficially about the science. The real goal is to stoke the angry fires of talk radio, cable news, the blogosphere and the like, all of which feed off of contrarian story lines and seldom make the time to assess facts and weigh evidence. Civility, honesty, fact and perspective are irrelevant.
  99. Public trust in scientists is based not just on their competence, but also on their perceived objectivity and openness. Researchers would be wise to remember this at all times, even when casually e-mailing colleagues.
  100. The core science supporting anthropogenic global warming has not changed. This needs to be stated again and again, in as many contexts as possible. Scientists must not be so naive as to assume that the data speak for themselves. Nor should governments. Scientific agencies in the United States, Europe and beyond have been oddly silent over the recent controversies.
  101. Sylvestre Huet, « Le monde du climat vire Allègre », Libération,‎ 1/04/2010 (lire en ligne)
  102. Jean-Louis Fellous, « Claude Allègre : en finir avec l'imposture », Le Monde,‎ 1er mars 2010 (lire en ligne)
  103. Sylvestre Huet, « Climat : Allègre part en courbes », Libération,‎ 23 mars 2010 (lire en ligne)
  104. Voir Rapport sur le changement climatique
  105. Duflot dénonce le négationnisme climatique et se reprend (novembre 2009) sur le site du Parisien consulté le 28 mars 2010.
  106. Greenpeace occupe une raffinerie Total pour dénoncer un crime climatique sur le site de Greenpeace consulté le 28 mars 2010.
  107. (en) Put oil firm chiefs on trial, says leading climate change scientist sur le site du Guardian consulté le 28 mars 2010.
  108. cf. Claude Allègre, L'imposture climatique. À la suite de la sortie de cet ouvrage, 600 climatologues ont signé une pétition de protestation.
  109. (en)Neutral Citation Number: [2007] EWHC 2288 (Admin), sur le site bailii.org
  110. (en) The context and nub of the dispute are the statutory provisions described in their side headings as respectively relating to "political indoctrination" and to the "duty to secure balanced treatment of political issues" in schools, now contained in ss406 and 407 of the Education Act 1996, which derive from the identical provisions in ss44 and 45 of the Education (No 2) Act 1986.
  111. (en) "Al Gore's presentation of the causes and likely effects of climate change in the film was broadly accurate."
  112. Cf jugement, 17. ii) : As Mr Chamberlain persuasively sets out at paragraph 11 of his skeleton: "The Film advances four main scientific hypotheses, each of which is very well supported by research published in respected, peer-reviewed journals and accords with the latest conclusions of the IPCC:
    1. global average temperatures have been rising significantly over the past half century and are likely to continue to rise ("climate change");
    2. climate change is mainly attributable to man-made emissions of carbon dioxide, methane and nitrous oxide ("greenhouse gases");
    3. climate change will, if unchecked, have significant adverse effects on the world and its populations; and
    4. there are measures which individuals and governments can take which will help to reduce climate change or mitigate its effects."
  113. Cf jugement, points 24 à 33. Les imprécisions ou erreurs concernent :
    1. l'élévation du niveau des mers de 7 mètres, qui pourrait être perçu à tort comme pouvant intervenir en quelques décennies,
    2. l'évacuation d'un atoll du pacifique, qui n'est pas avérée,
    3. l'arrêt du "tapis roulant océanique", très peu probable,
    4. le lien entre concentration de CO2 et climat des 650 000 dernières années, qui est plus complexe que le film ne le dit,
    5. la fonte des glaciers du Kilimandjaro, qui ne peut être attribuée principalement au changement climatique anthropique,
    6. la diminution du lac Tchad, qui est généralement attribuée par les scientifiques à d'autres facteurs,
    7. l'ouragan Katrina, au sujet duquel on ne peut prouver la responsabilité du changement anthropique,
    8. l'anecdote sur les ours polaires, qui concernait en fait une tempête, ce qui ne veut pas dire que sur le fond ces animaux ne soient pas en danger du fait des changements climatiques,
    9. le lien entre diminution des espèces marines et blanchiment des coraux, qui est difficile à distinguer de la surpêche.
  114. (en) Voir l'article Martin Durkin, « The global-warmers were bound to attack, but why are they so feeble? », The Daily Telegraph,‎ 17 March 2007 (consulté le 19 mars 2007)
  115. (en) Ján Veizer, « Celestial Climate Driver: A Perspective from Four Billion Years of the Carbon Cycle », Géoscience Canada,‎ March 2005
  116. Voir un article du Monde, Un documentaire télévisé sur le réchauffement climatique suscite une vive polémique en Grande-Bretagne
  117. Voir (en) Climate change controversies: a simple guide. Le président de la Royal Society déclara le 9 mars 2007 : « Global temperature is increasing. This warming threatens the future health and wellbeing of many millions of people throughout the world. This is especially true of those in the developing countries who are the least able to adapt and who are likely to be the worst affected. Many factors play a part in global warming but there is significant scientific evidence that greenhouse gas emissions, particularly CO2, are responsible for most of the temperature rise. If present trends continue the projected climate change will be far greater than that already experienced. Greenhouse gas emissions are something that we can and must take action on. […] », cf (en) Royal Society, « The Royal Society's response to the documentary "The Great Global Warming Swindle" » (consulté le 3 août 2008)
  118. (en) Over 350 CEOs Call on Congress for PTC/ITC Extensionsur Free« Al Gore's Pollution Tax Proposal Makes Sense, Says Duke Expert » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-09
  119. Les climatosceptiques financés par Exxon, reprise par le Figaro d'un article du Times du 19/07/2010
  120. Exxon spends millions to cast doubt on warming, article de The Independant, du 7 décembre 2006
  121. Tel est le cas du Global Climate & Energy Project de l'Université de Stanford
  122. L'origine de la fuite des documents du Heartland Institute a été révélée, article du quotidien Le Monde, daté du 21 février 2012.
  123. Voir le site du Committee on Climate Change.
  124. Christopher Booker, « The tangled tale of Lord Deben and a dodgy Severn barrage », The Telegraph, 25 août 2012, en ligne.
  125. David Rose, « The fatcat ecocrats exposed: Web of 'green' politicians, tycoons and power brokers who help each other benefit from billions raised on your bills », Daily Mail Online, 14 décembre 2013, en ligne. Voir aussi David Rose, « The great green con: MPs, Lords and lobbyists who advise Ministers on eco policies... then cash in », Daily Mail Online, 14 décembre 2013, en ligne.
  126. Rejets de CO2 en hausse aux États-Unis sur le site de Sciences Avenir, consulté le 31 mars 2010.
  127. La Chine, premier pollueur mondial devant les États-Unis sur le site de La Tribune, consulté le 31 mars 2010.
  128. Augmentation des émissions de gaz à effet de serre des pays riches sur le site de Actu. Environnement, consulté le 31 mars 2010.
  129. Emission de CO2 par $ de PIB, sur le site statistiques-mondiales.com
  130. La liberté est en danger, et non le climat sur le site de Cawa, consulté le 31 mars 2010.
  131. Quatre leçons du processus de Kyoto sur le site de Ceras Projet, consulté le 31 mars 2010.
  132. « L'Australie refuse de ratifier le protocole de Kyoto » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-09 sur le site de Notre Planète Info, consulté le 31 mars 2010.
  133. a et b Chine, Inde et Brésil : débat sur les changements climatiques
  134. Les orphelins du progrès, Le Monde, 26 mars 2010, «Climatosceptiques et climatologues, quelle place sur l’internet?», Effets de Terre", 12 avril 2010 [2]
  135. La science en otage. Comment certains industriels, écologistes, fondamentalistes et matérialistes nous manipulent, Presses de la Renaissance, Paris, 2010 (p. 151-253)