Tiers-lieu

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Le tiers-lieu, ou la troisième place, ou est un terme traduit de l'anglais The Third Place. Il fait référence aux environnements sociaux se distinguant des deux principaux que sont la maison et le travail. Dans son livre datant des années 1980 The Great, Good Place, Ray Oldenburg, professeur émérite de sociologie urbaine à l’université de Pensacola en Floride, indique que les troisièmes places sont importantes pour la société civile, la démocratie, l'engagement civique et instaurent un sentiment d'espace. Il s’entend comme volet complémentaire, dédié à la vie sociale de la communauté, et se rapporte à des espaces où les individus peuvent se rencontrer, se réunir et échanger de façon informelle. Oldenburg considère que les troisièmes lieux ont entamé une phase de déclin depuis l'arrivée des automobile suburbs, dans lesquelles les rites de sociabilités ont disparu du fait de l'usage de l'automobile[1]. Michael Krassa soutient des thèses similaires en étudiant la configuration des quartiers, la formation des réseaux sociaux et l'engagement civique. Oldenburg se rapproche de la méthodologie de l'école de Chicago qui analyse la ville comme un laboratoire social.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Proto204, un tiers-lieu dédié à l'entrepreneuriat étudiant sur le campus d'Orsay de l'Université Paris-Sud (Paris-Saclay).

Il s'agit d'un endroit que les usagers utilisent quotidiennement, et dans lequel ils font partie de l'environnement, d'autant plus qu'ils le fréquentent. On parle d'ancrage physique ou de sentiment d'appartenance. On peut rapprocher ce lieu des cafés où la discussion entre habitués fait partie des activités importantes.

Un exemple de tiers-lieu est le Proto204, halle du campus d'Orsay comprenant des espaces de coworking et une cafétéria, dans le but de faire se rencontrer étudiants et entrepreneurs dans un cadre propice à la création de projets[2],[3].

Application du concept aux bibliothèques[modifier | modifier le code]

Un ancrage physique fort[modifier | modifier le code]

Les bibliothèques cherchent à redéfinir leur architecture et leur organisation intérieure pour attirer un nouveau public et répondre aux nouvelles attentes des usagers.

Une vocation sociale affirmée[modifier | modifier le code]

Une nouvelle approche culturelle[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Servet, Mathilde. "Les bibliothèques troisième lieu." Bulletin des bibliothèques de France, n° 4, 2010, p. 57-66
  2. Frédéric Dessort, « Proto 204, accélérateur d’innovation technologique sur le plateau de Saclay », sur educpros.fr,‎ 24 avril 2014 (consulté le 30 juillet 2014)
  3. Patrick Désavie, « Proto204, incarnation de Paris-Saclay », sur L'Usine nouvelle,‎ 10 avril 2014 (consulté le 30 juillet 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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