IFP Énergies nouvelles

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IFP Énergies nouvelles (IFPEN) est l'ancien Institut Français du Pétrole (IFP). Créé le 13 juin 1944[1] comme Institut du pétrole, des carburants et des lubrifiants, il a été renommé en 2010 par la loi Grenelle II qui a également changé son statut. Autrefois organisme professionnel chargé par la loi de la « gestion des intérêts professionnels ou interprofessionnels » créé en application du titre III de l’acte dit Loi n° 43-612 du 17 novembre 1943 sur la gestion des intérêts professionnels, il devient un établissement public national à caractère industriel et commercial avec des missions de recherche et de formation.

Il a donc en 2010, perdu son statut d'institut pour devenir établissement, mais le législateur a permis que cet établissement puisse toutefois encore aussi utiliser la dénomination "IFP"[2] internationalement connue.

Histoire et évolution des missions d'IFPEN[modifier | modifier le code]

La mission initiale de l'organisme professionnel était de favoriser le développement de l'industrie pétrolière et les usages du pétrole. En tant que tel, il pouvait être autorisé, en vue de tâches relevant de sa compétence « mais qui ne peuvent être convenablement accomplies par leurs propres services ou par l'entremise d'entreprises privées, à créer des sociétés professionnelles ou des établissements professionnels régis respectivement par les titres II et III » de la Loi no 43-612 du 17 novembre 1943[2]. Le pétrole reste un thème important pour l'établissement, mais dans un contexte pétrolier et gazier en mutation[3],[4], cette mission s'est néanmoins élargie avec le temps à la recherche d'alternatives plus propres et sûres au pétrole. Ainsi depuis 2002, les travaux d'IFPEN se sont diversifiés et 50 % de son budget est désormais consacré aux recherches sur les nouvelles technologies de l'énergie (NTE).
Aujourd'hui, l'institut contribue à développer les technologies et matériaux du futur dans les domaines de l'énergie, du transport et de l'environnement.
Il doit apporter aux acteurs publics et industriels de l'énergie des solutions innovantes pour une transition maîtrisée vers les énergies propres et sûres, les matériaux de demain, plus performants, plus économiques, plus respectueux de la santé et durables. L'institut travaille par exemple sur le captage/stockage et la valorisation du CO2, sur la production de biocarburants (1re, 2e et 3e générations), sur l'électrification des véhicules ou encore sur la mise en place d'éoliennes offshore flottantes.


IFP Énergies nouvelles, concourt avec le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives et avec le Centre national de la recherche scientifique notamment à rédiger le rapport annuel du ministère chargé de l'énergie consacré à l'avancée de la recherche et des applications concernant l'hydrogène et les composés hydrogénés considérés comme « nouveaux vecteurs de rupture »[5].

En 2010, la loi Grenelle II confirme ces changements, en lui attribuant l'objet suivant : « assurer, dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement, pour ce qui concerne le développement des technologies et matériaux du futur »;

Sa transformation en établissement public n'implique pas de personne morale nouvelle, ni cessation d'activité. Les biens, droits, obligations, contrats et autorisations de toute nature de l'établissement professionnel sont transférés à l'établissement public et ils ne sont pas remis en cause, pas plus que les contrats conclus avec des tiers par IFPEN et les sociétés qui lui sont liées au sens des articles L. 233-1 à L. 233-4 du code de commerce.

L'objet de l'établissement [2][modifier | modifier le code]

Dans les secteurs de l'énergie, du transport et de l'environnement, pour ce qui concerne le développement des technologies et matériaux du futur, l'établissement a comme triple objet  :

  • « la réalisation directe ou indirecte d'études et de recherches dans les domaines scientifiques et techniques et la valorisation sous toutes formes de leurs résultats » ;
  • « la formation de personnes capables de participer au développement des connaissances, à leur diffusion et à leur application » ;
  • « l'information des administrations, de l'industrie, des techniciens et des chercheurs sur les connaissances scientifiques et les techniques industrielles ».

« pour valoriser le résultat de ses activités », la loi l'autorise à « prendre des participations dans des sociétés industrielles ou commerciales. Ces participations peuvent être détenues par une ou plusieurs personnes morales existantes ou créées à cet effet » [2].

Objectifs stratégiques[modifier | modifier le code]

Pour remplir ses nouvelles missions, IFPEN s'est donné 5 objectifs stratégiques complémentaires :

  1. produire à partir de sources renouvelables des carburants, des intermédiaires chimiques et de l'énergie,
  2. produire de l’énergie en réduisant l’impact sur l’environnement,
  3. développer des transports économes et à faible impact environnemental,
  4. produire à partir de ressources fossiles des carburants et intermédiaires chimiques à faible impact environnemental,
  5. proposer des technologies respectueuses de l'environnement et repousser les limites actuelles des réserves d'hydrocarbures.

IFP School (anciennement École nationale supérieure du pétrole et des moteurs ou ENSPM), intégrée à IFPEN, forme les jeunes ingénieurs en accord avec ces objectifs.

Moyens humains et financiers[modifier | modifier le code]

En 2011, IFPEN disposait de

  • 1686 employés,
  • 305 millions d'euros de budget

Pour le financement de ses missions, IFP Énergies nouvelles peut notamment percevoir des subventions publiques ou privées, des sommes perçues au titre des services et prestations rendus, des dons et legs, des produits financiers ou d'autres produits accessoires.

Administration[modifier | modifier le code]

Comité exécutif :

Le conseil d'administration de IFP Énergies nouvelles comprend (dans des proportions fixées par décret) des représentants de l'État, des personnalités choisies en raison de leurs compétences dans le domaine d'activité de l'établissement et des représentants du personnel.
L'établissement assure sa propre gestion. Il présente sa comptabilité suivant le modèle (règles en usage) des sociétés commerciales.
Il peut transiger et de conclure des conventions d'arbitrage.
IFP Énergies nouvelles et ses filiales échappent aux dispositions de la loi no 83-675 du 26 juillet 1983 relative à la démocratisation du secteur public.

Conseil scientifique[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Candel, Président, membre de l'Académie des Sciences, membre du conseil de l'Aeres (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur)
  • Alain Bonneville, Professeur au Pacific Northwest National Laboratory de Richland (États-Unis)
  • Valérie Cabuil, Directrice Chimie ParisTech
  • Bruno Chaudret, Directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire de physique et chimie des nano-objects à l'Insa (Toulouse), membre de l'Académie des sciences
  • Yves Chauvin, prix Nobel de chimie 2005, membre de l'Académie des sciences
  • Sierd Cloetingh, Professeur à l'Université d'Utrecht (Pays-Bas)
  • Roland Glowinski, Professeur à l'Université de Houston (États-Unis), membre de l'Académie des sciences
  • Lino Guzzella, Professeur à l'ETH Zurich (Suisse)
  • Bernard Leduc, Professeur à l'Université libre de Bruxelles (Belgique), directeur du service de mécanique appliquée
  • François Maréchal, Maître d'enseignement et de recherche à l'École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse)
  • Guy Marin, Professeur à l'Université de Gand (Belgique)
  • Philippe Sautet, Directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire de chimie de l'ENS-Lyon
  • Marie-Christine Sawley, Directeur du laboratoire Exascale à Intel Corp.
  • Satish Singh, Professeur au laboratoire de géosciences marines de l'IPGP (Institut de physique du globe de Paris)
  • Henri Van Damme, Directeur scientifique de l'Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux)

Actualité[modifier | modifier le code]

Par un communiqué de presse en date du 11 avril 2013[6], l'IFP-EN annonce avoir découvert de grandes quantités d'hydrogène, sur tous les continents, suite à une collaboration avec l'équipe du géologue Russe Nicolay Larin, géologue dont le sujet d'investigation est la théorie de la Terre hydrurée. L'IFP-EN déclare considérer toutes les hypothèses pour expliquer la présence d'hydrogène.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • {...}

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chronologie de la politique industrielle
  2. a, b, c et d Article 19 de la Loi n°43-612 du 17 novembre 1943 sur la gestion des intérêts professionnels, modifié par la loi Grenelle II
  3. e1492196/version/2/file/Panorama2010_04-VF_Contexte-petrolier.pdf Contexte pétrolier 2009 et tendances ; Note de synthèse, rédigée par des experts d'IFP Énergies (PDF - 700 Ko), consulté 2010 09 18
  4. Tendances à court terme de l'industrie gazière ; note de synthèse, rédigée par des experts d'IFPEN, consulté 2010 09 18 (PDF - 420 Ko)
  5. Article 5 de la Loi n°2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique
  6. L'hydrogène naturel : une contribution au mix énergétique ? [1]