Sérézin-du-Rhône

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Sérézin-du-Rhône
Sérézin-du-Rhône
Église de Sérézin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Intercommunalité CC du Pays de l'Ozon
Maire
Mandat
Mireille Bonnefoy
2020-2026
Code postal 69360
Code commune 69294
Démographie
Gentilé sérézinois
Population
municipale
2 703 hab. (2018 en augmentation de 2,7 % par rapport à 2013)
Densité 681 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 46″ nord, 4° 49′ 29″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 284 m
Superficie 3,97 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Saint-Symphorien-d'Ozon
Localisation
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Sérézin-du-Rhône

Sérézin-du-Rhône est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie des communes dites de l'Est lyonnais et du pays de l'Ozon.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sérézin, située sur la rive gauche du Rhône, est construit dans un site formé par la basse vallée de l'Ozon (affluent du Rhône), au pied de buttes marainiques et du « Pain de Sucre ». Au XVIIIe siècle, cette partie de la vallée était occupée par des marécages. Le drainage de ces marécages a permis l'établissement d'une paroisse, annexe de Ternay en 1729[1].

En rouge le territoire de Millery qui a intégré Vernaison et la métropole, en bleu le territoire qui a rejoint Grigny.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Solaize (métropole de Lyon) Rose des vents
Vernaison
(métropole de Lyon)
Grigny
(métropole de Lyon)
N Saint-Symphorien-d'Ozon
O    Sérézin-du-Rhône    E
S
Ternay Communay

Le , lors de la création de la métropole de Lyon, la commune n'est plus frontalière avec Millery par la création d'un corridor territorial reliant Grigny à la Métropole[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sérézin-du-Rhône est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[6] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (39,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (43,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (33,9 %), zones urbanisées (23,1 %), forêts (16,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (14,3 %), eaux continentales[Note 3] (6,3 %), zones agricoles hétérogènes (6 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité, entre le 1er et le 3e siècle de notre ère, une superbe villa existait rue de la Sarrazinière. Elle a été découverte lors de la construction de la gare et grâce à des fouilles réalisées par la société Archeodunum en 2019[13].

C'est l'arrivée de la voie de chemin de fer venant de Lyon et l'ouverture de la gare de Sérézin qui ont transformé les conditions de vie du village.

En 1820, une première fabrique de couvertures de laine s'est déplacée de Lyon à Sérézin qui était jusqu'alors un territoire agricole. En 1884, Sérézin est devenu un territoire industriel.

La réalisation du pont suspendu de Vernaison sur le Rhône en 1902 place le village sur une voie de communication est-ouest[14].

En 1953, un accident de train fera 11 morts dans la gare. Six des onze victimes habitaient à Sérézin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason
De sinople à la borne milliaire masurée d'or à dextre et au château flanqué d’une échauguette mouvant du flanc senestre du même, le tout posé sur une champagne ondée d'argent chargée de trois fleurs de lis d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Initialement rattachée au département de l'Isère, la commune de Sérézin-du-Rhône est transférée, comme l'ensemble du canton de Saint-Symphorien-d'Ozon, au département du Rhône par la loi no 67-1205 du .

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
ca. 1803   Joseph Forcheron    
ca. 1836   Joseph Giroud    
ca. 1842   Claude Buthion    
ca. 1857   Louis Forcheron    
1863 1870 Pierre Devaux   Nommé maire
1870 1871 Jean Robin    
1871 1876 Pierre Devaux    
1876   Jean-Jacques Giroud    
ca. 1885   Pierre Bonin    
Les données manquantes sont à compléter.
Pierre Verbaere    
? Claude Roche    
Jean-Louis Grégoire SE Chef d’entreprise
Vice-président de la CC du Pays de l'Ozon
Joseph Colletta NC Cadre supérieur
Jacques Bleuzé DVG Retraité
Vice-président de la CC du Pays de l'Ozon (2014 → 2020)
En cours
(au 28 mai 2020)
Mireille Bonnefoy[15] DVG Inspectrice des finances
Vice-présidente de la CC du Pays de l'Ozon[16] (2020 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Le , la liste conduite par Jean Louis Grégoire remporte 56,96 % des suffrages face à la liste sortante de Joseph Colletta. Celui-ci sauve tout de même cinq sièges au conseil municipal et à la communauté de communes. Le , Jean Louis Grégoire annonce sa démission au maire sortant pour raisons personnelles[17]. Lors de la séance du conseil municipal du , deux candidats se présentent au poste de maire : Jacques Bleuzé (conseiller sortant ayant rallié la liste de Jean-Louis Grégoire) et Joseph Colletta. Jacques Bleuzé remporte 17 voix contre 5 pour le maire sortant (un vote blanc)[18]. L’élection du nouveau maire est donc actée sous tensions entre les supporters des listes Colletta et Grégoire. Un recours au tribunal administratif est déposé par le maire sortant avec pour motif : « altération de la sincérité du vote et tromperie sur les électeurs »[19].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Autriche Pflach (Autriche) depuis 1988.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2018, la commune comptait 2 703 habitants[Note 4], en augmentation de 2,7 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
127130160207218270235275332
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
346354352387438509511528515
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
522602587657715618703724917
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
1 0881 7271 8342 2572 3882 4512 4612 4712 632
2018 - - - - - - - -
2 703--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 38 163 €[24].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Il a existé un site de fabrication d'huiles de moteur de la société IGOL de 1970 à 2020 à Sérézin[25].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église de Sérézin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Communes et anciennes paroisses du Rhône : 69, Paris, Editions généalogiques de la Voûte, coll. « Noms des communes & anciennes paroisses de France », (ISBN 9782847661101), (ISBN 2-84766-110-0) édité erroné
  • Maurice Garden, Christine Bronnert et Brigitte Chappé, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 5 : Rhône, CNRS, , 384 p. (notice BnF no FRBNF36598217)
  • Guigue Georges, Archives des communes du Rhône antérieures à 1790 : inventaire sommaire, Archives départementales du Rhône ; H. Georg, 1902-1906, 3 volumes (notice BnF no FRBNF34017317)
  • E. de Rolland et Denys Clouzet, Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône, Dizain & Storck, 1901-1902, 2 volumes (notice BnF no FRBNF34107275)
  • François-André Varnet, Département du Rhône, dictionnaire des communes, Res Universis, (réimpr. Reprod. en fac-sim. de "Géographie du département du Rhône") (1re éd. 1897)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Hours, « Sérézin du Rhône – Notes sur le développement d'une banlieue », Les Études rhodaniennes, 1933, vol. 9, no 9-1, p. 71-75 [lire en ligne, sur le site persee.fr].
  2. [ ]« DÉCRYPTAGE », sur http://www.francebleu.fr/, vendredi 02 janvier 2015 à 16h34 (consulté le ).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. « Sous les arbres, une très belle villa gallo-romaine », sur Archeodunum, (consulté le ).
  14. Marius Bordel, Historique de Sérézin-du-Rhône, site calameo.com.
  15. « Sérézin-du-Rhône : Mireille Bonnefoy succède à Jacques Bleuzé », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
    « Mireille Bonnefoy est devenue la première femme maire du village de Sérézin lors d'un conseil municipal d'investiture qui s'est déroulé à huis clos ce mercredi 27 mai. ».
  16. [1]
  17. S. M.-T et P. U, « Sérézin-du-Rhône. Jean-Louis Grégoire ne sera pas maire, il démissionne avant son élection », sur leprogres.fr, Le Progrès, (consulté le ).
  18. Patrick Urban, « Sérézin-du-Rhône. Jacques Bleuzé élu maire lors d’une passation sous haute tension », sur leprogres.fr, Le Progrès, (consulté le ).
  19. « Joseph Colletta dépose un recours au tribunal administratif », sur leprogres.fr, Le Progrès, (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le ).
  25. « Sérézin-du-Rhône / Industrie. Société IGOL : le site de Sérézin définitivement fermé », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le ).