Grigny (métropole de Lyon)

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Grigny
Grigny (métropole de Lyon)
La place Jean Jaurès et sa tour.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Circonscription départementale du Rhône
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Xavier Odo
2020-2026
Code postal 69520
Code commune 69096
Démographie
Gentilé Grignerots[1]
Population
municipale
9 706 hab. (2019 en augmentation de 3,05 % par rapport à 2013)
Densité 1 688 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 33″ nord, 4° 47′ 26″ est
Altitude Min. 152 m
Max. 245 m
Superficie 5,75 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Localisation
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Grigny
Liens
Site web Site officiel de la mairie

Grigny est une commune française de la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Les habitants de Grigny, appelés Grignerots ou Grignerotes, représentent 9 706 personnes en [2], sur un territoire de 593,99 hectares dont 43,46 ha de surface d'eau[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire de Millery qui a intégré Vernaison et la métropole, en bleu le territoire qui a rejoint Grigny.

La ville de Grigny est située au sud de Lyon à environ 17 km. Elle se situe à une altitude moyenne de 160 mètres environ. L'altitude minimum et maximum étant respectivement 152 m et 245 m. Géographiquement la latitude de Grigny est de 45.611 degrés Nord et sa longitude de 4.793 degrés Est.

Elle est située au bord du fleuve Rhône et sur le coteau du Lyonnais au sud du département du Rhône. Elle est à proximité des départements de l’Isère et la Loire.

Le , lors de la création de la métropole de Lyon, la commune absorbe une partie de Millery afin de créer un corridor territorial la reliant à la métropole[4].

Certains quartiers de la commune sont assez pentus car elles sont situées sur le coteau.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Les Arboras
  • Le Boutras
  • Chantelot
  • Badan
  • Le Vallon
  • Le Sablon
  • Les Gruizards
  • En Charmes
  • Charpenay
  • Ile du Grand Gravier
  • Plateau des Brosses et de Montmelippe

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par 4 axes routiers plus ou moins importants :

- d'une part à l'ouest par la D386 (allant de Vourles à Givors et qui continue jusqu'à Condrieu plus au sud) qui se nomme Avenue Jacques Chirac depuis 2020.

- d'autre part, elle est traversée d'Est en Ouest (Sud) par la D315 (allant de Irigny à Givors). Elle se compose de la rue Pierre Semard, de l'Avenue Jean Moulin, de la rue Bouteiller et de l'Avenue Marcelin Berthelot.

- puis la D15E qui relie la D315 et la D386 (de l'Est vers l'Ouest). Elle se compose de l'Avenue Waldeck Rousseau et de l'Avenue du 19 mars 1962.

- et la D117E qui part de Millery vers la D15E (du Nord vers le Sud). Elle se compose de l'Avenue de l’Égalité, de l'Avenue de la Liberté, de la rue Ampère et de la rue Charles de Gaulle.

Par ailleurs, la ville de Grigny se compose de plus de 43 rues.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ville possède une gare desservie par des TER. Elle dessert notamment Lyon Perrache, Oullins (Station de métro), Givors, Saint-Étienne et Firminy.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par le réseau TCL (Transports en Communs Lyonnais).

Deux lignes de bus traversent la ville et permettent de venir d’Oullins (via Charly et Saint-Genis-Laval) ou de Givors :

  • Bus 80 > Grigny La Colombe < > Givors Vallée du Gier
  • Bus 78 > Gare d'Oullins <> Gare de Givors Ville

Itinéraire cyclable[modifier | modifier le code]

Via Rhôna en cours d'étude :

Une première étude a été réalisé sur le tronçon de 18 km entre Pierre-Bénite et Givors, mais un seul tracé a été étudié, avec des études environnementales incomplètes dont une non prise en compte des crues du Rhône de la part de la Région, maître d’œuvre, ainsi qu’un projet découpé en deux zones, faussant l’analyse de son impact dans un secteur naturel protégé sur 7 km environ. La commission d'enquête qui l’examinait dans le cadre de l’enquête publique préalable à sa déclaration d’utilité publique a motivé un avis négatif le 17 décembre 2021.

Cet avis fait partie du processus classique d’instruction des opérations de travaux. Et, comme d’autres avis, ils ont vocation à en ajuster la maîtrise d’ouvrage.

Cette décision va entraîner du retard sur la réalisation du projet et l’impact « sur la mise en service de la ligne 3 des Voies Lyonnaises dont le tracé emprunte ce tronçon de la ViaRhôna. »

Lundi 24 janvier 2022, la Métropole de Lyon s'est exprimée défavorablement sur le tronçon de piste cyclable entre Pierre-Bénite et Givors à la suite des avis de la commission d'enquête.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Grigny est une ville qui s’étend le long de la rive droite du Rhône. Elle est traversée à l'ouest de la commune par le Garon (affluent du Rhône) et le Mornantet (appelé aussi le Ruisseau des Levées). Ce dernier est un ruisseau affluent du Garon en limite de commune avec Givors.

Fleuve Rhône à Grigny.
Fleuve Rhône à Grigny.

Plusieurs niveaux de crues du Rhône ont été répertoriés depuis le milieu du XIXe siècle sur l'ancienne tour du bac à traille près de la voie ferrée[5]. Ils sont classés par ordre décroissant d'importance :

  • 1856 : le .
  • 1957 : le .
  • 1928 : le .
  • 1896 : le .
  • 1840 : le 1er novembre.
  • 1918 : le .
  • 1955 : le .
  • 1944 : le .
  • 1910 : le .
  • 1923 : le .

Cinq repères de niveau de crue du Garon sont visibles : sur le mur de la salle Servanin[6], sur la promenade Jacques Brel[7] , sur le bâtiment OPAC[8], sur le pont SNCF[9] et sur le Pont SNCF Pressensé[10].

Niveaux des crues sur l'ancienne tour du bac à traille de Grigny.

La surface des zones inondables représente environ 70 ha à Grigny[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Grigny est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[12],[13],[14].

Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[15] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (58,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (34,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21,4 %), cultures permanentes (11,7 %), eaux continentales[Note 3] (10,1 %), forêts (8,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), prairies (5,4 %), mines, décharges et chantiers (2,3 %)[20].

Selon le portail de l'artificialisation des sols et les données pour la période 2009-2020[21] ,on compte 119 745 m2 de nouvelles surfaces consommées sur cette période soit 2.02 % de la surface communale nouvellement consommée :

  • dont 102 055 m2 de surfaces consommées à usage d'habitat,
  • dont 12 951 m2 de surfaces consommées à usage d'activité,
  • dont 4 736 m2 de surfaces consommées à usage mixte.

Pour le territoire de Grigny, l'objectif "Zéro Artificialisation Nette" n'a pas été atteint entre 2011 et 2016 puisque 7,3 ha (soit 1,2% de la superficie totale du territoire) ont été artificialisés[22].

D'après l'observatoire des territoires, le nombre d'hectares artificialisés entre 2009 et 2019 est de 10,4 hectares soit 1,8 %[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait de grigne, une variété de pierre calcaire[25].

Griniacum, Grinacus, Griniaco, Grinnaco, Grigneu, Grignieu [26]. "Grigny tire son nom de celui de Griniacum qui, sous l'époque romaine, paraît avoir appartenu à la partie de Vienne, située sur le rivage occidental du Rhône." [27]

"Grigny a conservé le nom de ces célèbres monastères (Griniacenses), qui, du temps de Sidone-Appolinaire, rivalisaient pour la grandeur et la discipline des Lérins"[28]

La ville confirme en dans Le Progrès son envie de modifier le nom de la commune depuis avril 2014, à long terme, en « Grigny-sur-Rhône » pour éviter toute confusion avec les trois autres Villes du même toponyme, notamment Grigny, une commune homonyme de l'Essonne[29].

Il s'agit d'une proposition qui avait été lancée le 4 avril 2014 par Robert Falletti, à l’occasion de la mise en place du nouveau Conseil Municipal : "  Enfin, (disait-il) et pourquoi pas, pour marquer ce nouveau départ, cette nouvelle ère, ne pourrait-on pas proposer un complément au nom de notre commune, en l’appelant « Grigny-sur-Rhône »".

Cependant, on pouvait lire dans le journal de Grigny no 58 en octobre 2014 que le nom de « Grigny-sur-Rhône », n’était pas arrêté, les Grignerots pouvaient faire leurs propositions ou donner leur avis sur ce sujet.

Le 13 octobre 2014 sur le réseau social de la commune, une consultation numérique en donnant son avis sur le passage de Grigny à Grigny-sur-Rhône a généré 84 commentaires et 41 likes pour la réalisation de cette consultation. Les commentaires ont été majoritairement négatifs (39 commentaires négatifs contre 4 positifs et 1 ni pour/ni contre) lors de la consultation numérique.

Le 23 octobre 2014, la commune a apporté une réponse, à la suite des nombreux échanges sur le passage de Grigny à Grigny-sur-Rhône, à une question qui est souvent revenue dans les débats : "Quelles sont les incidences financières pour la ville et donc pour mes impôts ?"

D'après la ville : "Aucune, en dehors du prix des panneaux à l'entrée de la ville pour lesquels nous pourrons mettre également à contribution le Grand Lyon...."

On peut lire aussi que la Ville fait tourner une urne lors des réunions publiques et que celle-ci poursuivra ces consultations pour permettre au plus grand nombre de Grignerots de s'exprimer.

Le 26 octobre 2014, une autre question auquel la Ville répond : "Que vais je faire pour mes documents administratifs ?" D'après la Ville : "Rien du tout, vous recevrez toujours votre courrier à votre adresse dans la mesure où le code postal ne change pas...."

En 2015, le Conseil d’État a refusé cette proposition estimant que les communes étaient trop éloignées géographiquement… Affaire à suivre.

En 2016, "les services de La Poste ont émis un avis favorable, de même que le service des archives départementales du Rhône et de la Métropole qui nous disent que cela ne soulève aucune difficulté par rapport à l'histoire de cette Commune"[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine du site de Grigny remonte à l'âge du Bronze et s'avère constante tout au long de l'Antiquité. Des outils et armes datant de cette période et de celle de l'âge du Fer ont été retrouvés lors d'un dragage du Rhône[31].

Les vestiges historiques, concentrés pour l’essentiel en centre-ville remontent pour les plus anciens au XIIe siècle et pour les plus récents au XVIIe siècle. Par ailleurs, son château, bâti en 1646 par Jean de Moulceau[31], est richement décoré de peintures murales de la même époque et dont la quantité et la qualité de conservation sont uniques en Rhône-Alpes[réf. nécessaire].

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[32].

Galerie d'images et documents anciens[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Grigny
Blason de Grigny Blason
D’azur à un pigeon d’or
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Le blason est visible sur la façade de l'Hôtel de Ville.

La colombe, le pigeon ou la tourterelle ont sensiblement le même profil.

D'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason - Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901 :

"COLOMBE. Oiseau toujours vu de profil. Symbole de la douceur, de l'union et de l'amour conjugal.

Selon M. Wulson de la Colombière, la Colombe indique la simplicité, l'innocence, la bonté, la paix et l'amour divin, tandis que d'après l'opinion de M. N. de Wailly, elle est tantôt un signe d'innocence, tantôt la représentation du Saint-Esprit.

L'iconographie chrétienne l'admet comme l'emblème de l'innocence et de la simplicité.

Une Colombe tenant au bec un rameau d'olivier désigne la paix.

On cite, comme exemple, le blason de la famille de Savoye (Dauphiné et Belgique), qui porte : d'azur, à trois colombes d'argent."


D'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816 :

TOURTERELLE, subst. fém. On nomme ainsi dans l'art héraldique, la colombe quand elle est noire, c'est-à-dire de sable. Il y a cependant des Tourterelles d'un autre émail mais c'est qu'alors elles font allusion au nom de la famille qui les porte. Dans tout autre cas, on nomme colombes, celles qui ne sont point de sable.

La Tourterelle est l'emblème de la simplicité, de la douceur et de l'union.

Guyot des Herbiers, en l'Île-de-France : d'or, à trois tourtereaux de sinople. Tartereau de Berthemont, en Champagne et en l'Île-de-France : de gueules, au chevron d'or, accompagné de trois tourterelles du même, celles en chef affrontées. Devise : Infractus et fidelis.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Jean Estragnat Liste d'union
républicaine
Employé aux chemins de fer
Émile Malfroy   Directeur d'école
Jean Fayard Droite  
Jacques Reboul    
Adrien Dutartre[34] PCF Employé SNCF
Décédé en fonction
Louis Planchon[35] PCF Cheminot, gérant de coopérative
Auguste Veyret[36] PCF Plâtrier-peintre, résistant
Robert Malfroy DVD Médecin généraliste
Fils d'Émile Malfroy, réélu en 1971
Roger Tissot[37] PCF Instituteur puis directeur de collège en disponibilité
Réélu en 1983 et 1989, démissionnaire
René Balme PCF puis app. PCF
puis PG puis FDG[38]
Retraité SNCF, maire honoraire (2015)
Conseiller communautaire du Grand Lyon
Réélu en 1995, 2001 et 2008
En cours
(au 19 novembre 2021)
Xavier Odo UMPLR Ancien principal de collège[Note 4]
Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes (2021 → )
Conseiller de la Métropole de Lyon (2014 → 2020)
Réélu pour le mandat 2020-2026[39]

Population et société[modifier | modifier le code]

Parc du Rhône Grigny
Vue du fleuve depuis le Parc du Rhône

L'existence de populations à Grigny semble remonter à l'époque pré- et protohistorique par les « trouvailles du Vieux Port » constituées d'objets de l'âge du Bronze[40],[41].

Un dénombrement de la fin du XVIIe siècle comptabilise 120 familles dans le district.

La population grignerote est historiquement marquée par le chemin de fer et la seconde guerre mondiale. Le tracé approuvé par l'ordonnance royale de 1827 traverse Grigny. « Les emplois créés arrivèrent à point nommé pour absorber la main d’œuvre locale que la vigne et la chapellerie, sur le déclin, ne pouvaient plus employer » écrit Édouard Brenot (source : "150 ans de chemin de fer Grigny-Badan"). Un fort apport de main d’œuvre extérieure est nécessaire, au point que la population quadruple en un siècle. De 893 habitants en 1819, Grigny passe à 3 547 habitants en 1921. La vie change à Grigny avec la construction de nombreux nouveaux logements, d'une nouvelle école et la création d'un dispensaire, d'un Économat et de la Société coopérative de consommation.

Autres réalisations spécifiques au monde cheminot, la protection mutuelle, les jardins du cheminot, le club sportif et l'union des artistes. La construction du triage de Badan implique, néanmoins, la disparition de la zone la plus fertile et la seule labourable de la Commune, ses seules terres céréalières. Enfin, c'est l'événement ferroviaire qui a permis au Grignerot d'expérimenter la communauté d'intérêt et la lutte sociale. Les controverses sur le tracé et sur le triage, par exemple, ont donné lieu à l'expression de ces communautés d'intérêt populaire ; la revendication de nouveaux droits sociaux de la part des cheminots est un autre exemple.

Environ 80 associations sportives, culturelles, caritatives, socio-culturelles et institutionnelles sont dénombrées. Elles engagent la moitié de la population grignerote.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[43].

En 2019, la commune comptait 9 706 habitants[Note 5], en augmentation de 3,05 % par rapport à 2013 (Rhône : +5,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9899289599041 3251 3951 3701 6391 690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9161 7781 8981 8271 9922 1622 1472 1362 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4942 4862 9583 6004 2964 6164 3564 0775 073
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6 0287 99410 1778 1087 4987 8738 4778 5639 245
2017 2019 - - - - - - -
9 6629 706-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Grigny fait partie de l'académie de Lyon. On compte un collège et des écoles primaires à Grigny :

  • Collège Emile Malfroy
  • École élémentaire Roger Tissot
  • École élémentaire Joliot Curie et Marie Curie
  • École élémentaire Louis Pasteur (inauguré en 1959) : 1 499 m2 en 2020 > 1 831 m2 en 2022

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces et services[modifier | modifier le code]

En 2021, les grignerots et grignerotes disposent de plusieurs types de commerce sur la commune, voici la liste des types de commerce de la ville :

  • 3 Boulangeries
  • 4 Marchands de journaux et bureaux de tabac
  • 2 Supermarchés
  • 2 Épiceries
  • 1 Hypermarché
  • 1 Cave à vins
  • 1 Chocolaterie
  • 1 Pizzeria
  • 7 Restaurants
  • 1 Magasin de produits d'occasion
  • 1 Magasin d'électroménager
  • 1 Fleuriste
  • 1 Blanchisserie
  • 1 Cuisiniste
  • 3 Pharmacies
  • 4 Salons de coiffure
  • 3 Banques
  • 1 Magasin de trottinettes
  • 1 Magasin d'optique
  • 1 Magasin de service du traitement de l'eau
  • 2 Magasins de matériaux de construction
  • 1 Magasin d'outillage
  • 1 Station-service
  • 2 Agences immobilières
  • 1 Clinique vétérinaire
  • une dizaine de Garages de réparation automobile
  • une dizaine de Menuiseries
  • ...

Industries (anciennes)[modifier | modifier le code]

  • Faïenceries[47]
  • Sériciculture : élevage de vers à soies dans les mûriers [48],[49],[50] pour l'obtention du cocon, de dévidage du cocon, et de filature de la soie.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 269 €[51].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité des Grignerots âgés de 15 à 64 ans est de 74,2 % (72,1 % dans le Rhône). Les employés et ouvriers sont à part quasiment égale 40,4 % ; les professions dites intermédiaires 12,1 % ; les cadres et intellectuels supérieurs 3,4 % ; les artisans, commerçants et chefs d'entreprise 2 % ; les agriculteurs exploitants 0,2 %.

L'activité économique la plus répandue est le secteur du commerce, des transports, des services divers, de la construction, puis du secteur administration publique, enseignement, santé, action sociale et enfin de l'industrie.

D'après le Portail de l'artificialisation des sols[21], il est noté une stagnation de l'emploi entre 2012 et 2017 (-45 emplois).

Sports[modifier | modifier le code]

Grigny possède des infrastructures sportives municipales :

  • Stade et complexe sportif Planchon
  • Stade Jean Zay
  • Espace Gymnase Michel Favier
  • Gymnase Henri Colas

La ville compte par ailleurs plusieurs associations sportives. L'association "Sauvetage et Joute de Grigny" possède la particularité de pratiquer les joutes nautiques. C'est une activité sportive traditionnelle que pratiquent beaucoup de villages entre Lyon et Givors et même au-delà jusqu'à Vienne. Elle pratique les joutes de la méthode lyonnaise. Chaque année, des compétitions sont organisées, dans le bassin destiné à cette activité.

Médias[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune de Grigny a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[52].

Elle est aussi présente sur les différents réseaux sociaux : sur Facebook depuis 2012, Twitter depuis 2009, Youtube depuis 2017, LinkedIn depuis 2021 et sur Instragam.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Place Jean Jaurès Grigny Tour
La place Jean Jaurès et sa tour
La place du bourg au début du XXe siècle.
Galerie reliant le château à l'église entre 901 et 1902

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle des Arboras ou Chapelle Saint Joseph
  • Église Saint Pierre : Ancienne chapelle du XIIIe, remaniée au XVIIe (nef centrale et les deux nefs latérales)
Salle des Brocarts, ancienne chambre de Jeanne du Clapier - Hôtel de Ville de Grigny

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château occupé par Jeanne de Clapier au XVIIe siècle est aujourd'hui devenu l'Hôtel de Ville, doté d'une salle d'exposition et des peintures murales[54] (classement le 13/09/1984) que l'on peut visiter sur rendez-vous tout au long de l'année ou lors des Journées européennes du patrimoine[55].

Façade arrière de l'Hôtel de Ville de Grigny

Le Nymphée (édifice bâti autour d'une fontaine et autrefois décorée de statues) situé dans le parc faisait partie intégrante du château[56].

Les souterrains de Grigny (anciennes galeries de soutènement du parc à la Française) se situent sous les jardins de l'hôtel de ville de Grigny (ancien château). Autrefois il s'agissait de cellules pour les prisonniers.[57]

Ils forment un couloir long d’une vingtaine de mètres, neuf salles se détachant sur les côtés. L'entrée principale des souterrains ouvre sur un petit hall, duquel monte une rampe qui mène à un premier niveau où l'on découvre les cellules au plafond voûté.

Autres éléments bâtis patrimoniaux[modifier | modifier le code]

  • Centre de Loisirs Auguste Veyret
  • Les Eaux Vives : Bâtiment principal en U avec dépendances, le portail attenant et la tour ronde
  • Les Cazardes : maison bourgeoise
  • Maison bourgeoise aux allures de château fortifié dans la rue Pierre Sémard
  • Propriété Lamy : 2 bâtiments sur la rue, la tour ronde, les murs et portails
  • Maison à motifs géométriques avec deux volumes dans la cité SNCF
  • Maison de Hameau à l'Angle rue Jean Moulin / rue Caraca
  • Centre Edmond Chervet
  • Maison de maître dans le chemin du Recou avec le mur d'enceinte et les piles du portail
  • L'éolienne (maison de retraite) et son mur d'enceinte
  • Bâtiment ferroviaire Rue Paul Langevin
  • La Rotonde de Grigny ou gare de triage de Badan, emblème de la gare de triage ferroviaire de Badan[58] et les deux châteaux d'eau.
  • On notera la présence d'une tour de traille à proximité du Rhône, qui à l'époque, permettait de traverser le fleuve dans une embarcation, le bac à traille, en se déplaçant le long d'un câble (la « traille »)[59].
  • On notera aussi la présence d'ouvrage d'art : Aqueduc de la vallée du Garon[60] et Pont ferroviaire dit viaduc de la Méditerranée, ou dit viaduc de Chasse ou dit viaduc de Givors, actuellement pont ferroviaire en arc [61].
  • Construit par un riche marchand lyonnais au XIXe siècle, le manoir jadis appelé "Les petites Cazardes" qui est dans le parc du Manoir. Cela concerne la Maison de Maître, des dépendances, le mur d'enceinte, les dépendances dans le parc dont le pigeonnier et les écuries. Au XXe siècle, le Manoir devient un restaurant puis la ville de Grigny en devint propriétaire en 1979[62].
  • La tour médiévale avec le porche et un bâtiment quadrangulaire attenant
  • Derrière l'église se trouve un mur d'enceinte : le mur du Vingtain, du nom de l'impôt qui a permis sa construction et qui représentait un vingtième des récoltes.
  • Cabanes en pierre et pisé, vestiges agricoles sur le Plateau
  • École Tissot, rue Bouteiller
  • École Gauguin (ensemble de la cité SNCF)
  • Ferme Poulenard
  • Des réalisations plus contemporaines issues des différents symposiums de sculpture sont également disposées dans la ville.

Périmètre d'intérêt patrimonial[modifier | modifier le code]

  • Le Bourg
  • Cité SNCF : Il existe toujours, près de la gare de triage de Badan, une cité SNCF datant des années 1930, témoignant de l’activité cheminote qui caractérise Grigny depuis plus de 150 ans. Dans les années 1990, la municipalité a commandé une étude visant à réhabiliter ce secteur et a participé à la rénovation des façades des rues Couriot, Cordier, Darcy et Pressensé ; ce qui lui vaut, en 1997, de gagner le prix « Choisissez vos couleurs ».

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La joute
  • Médiathèque Léo Ferré : bibliothèque, espace multimédia ou numérique, salle de travail
  • La "Maison Hosotte"[63]
  • Cité d’artistes
  • Centre Edmond Chervet

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les espaces agricoles (A) et naturels (N) représentent 43,3 % de la surface communale, soit 257,30 hectares.

Une partie de la forêt communale est gérée par l'ONF depuis 2020.

Une partie des espaces agricoles du plateau sont classés par la commune et la Métropole en PENAP depuis février 2014.

> PENAP : Protection des espaces naturels et agricoles périurbains

  • Programme d’actions PENAP Agglomération lyonnaise 2018 / 2021[64]
  • Programme d'action PENAP Métropole lyonnaise 2019-2023

> Zone protégée et gérée :

> Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique :

  • Lône des Arborats : ZNIEFF de type I [66]
  • Vieux-Rhône entre Pierre-Bénite et Grigny : ZNIEFF de type I[67]
  • Ensemble fonctionnel formé par le moyen-Rhône et ses annexes fluviales : ZNIEFF de type II[68]
  • Zones humides : Zone humide du Vallon ; Lône des Arboras - Héronnière de Grigny ; Lône des Arboras - Foret alluviale des Arboras ; Bord de Rhône Grigny ; Espace Nature des Iles et Lônes du Rhône a l'aval de Lyon

> Évaluation et historique de l'état écologique du Garon

> Espèces faunistiques remarquables (protégées et/ou ayant un statut défavorable de conservation UICN) de la commune :


> Espèces floristiques remarquables de la commune : environ 17 espèces d'orchidées, Butome en ombelle, Linaire des champs...

Mares dans l'Espace nature des Îles et Lônes du Rhône (Entre Grigny et Vernaison).
Mares dans l'Espace nature des Îles et Lônes du Rhône (Entre Grigny et Vernaison).

Jardins familiaux, partagés et d'insertion[modifier | modifier le code]

  • Les 4 jardins familiaux : le jardin SNCF, le jardin Gilbert Bernard, le jardin Jean Moulin et le jardin du 8 mai
  • Le jardin partagé : Jardin du centre social de Grigny

Squares et parcs urbains[modifier | modifier le code]

Parc du Rhône à Grigny (Métropole de Lyon).
Parc du Rhône à Grigny (Métropole de Lyon).
Parc du Manoir Grigny Rhône
Le Parc du Manoir réalisé en 1895
  • Square du Garon
  • Square Robert-Falletti, inauguré en 2019
  • Parc du Manoir : moins de deux hectares environ avec un plan d’eau central
  • Parc du Rhône
  • Parc Auguste Veyret et son verger conservatoire
  • Parc du Château ou de la Mairie : il se partage entre jardin à la française et zones plus librement arborées.

Vins de Grigny[modifier | modifier le code]

Le Coteaux du Lyonnais est un label français AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) et un label européen AOP (Appellation d'Origine Protégée).

La ville de Grigny est une commune française ayant l'autorisation de produire les vins suivants :

  • le Coteaux du Lyonnais blanc
  • le Coteaux du Lyonnais blanc nouveau
  • le Coteaux du Lyonnais rosé
  • le Coteaux du Lyonnais rosé nouveau
  • le Coteaux du Lyonnais rouge
  • le Coteaux du Lyonnais rouge nouveau

Espèces envahissantes et espèces exotiques envahissantes[modifier | modifier le code]

Les espèces exotiques envahissantes sont considérées depuis une dizaine d’années comme l’une des plus grandes menaces pour la biodiversité. Bénéficiant depuis 2017, d’une stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes, en déclinaison du règlement européen, cette préoccupation avait précédemment été intégrée au sein de la Stratégie nationale pour la biodiversité, comme un engagement fort du Grenelle de l’Environnement. Ces espèces à Grigny sont nombreuses :

  • Espèces animales envahissantes : 6

Ragondin, Trachémyde écrite (Tortue de Floride), Écrevisse de Californie, Moustique tigre, Frelon asiatique, Punaise diabolique

  • Espèces végétales envahissantes (PIFH, 12/2021) : 41

Érable negundo, Faux-vernis du Japon, Ambroisie annuelle, Bident feuillé, Arbre à papillon, Datura officinale, Élodée à feuilles étroites, Conyze du Canada, Galinsoga cilié, Févier d'Amérique, Impatience de Balfour, Balsamine à petites fleurs, Vigne-vierge commune, Renouée du Japon, Renouée de Bohême, Robinier faux-acacia, Séneçon sud-africain, Solidage du Canada, Solidage géant, Lampourde d'Italie, Aster à feuilles de Saule, Paspale à deux épis...


Lorsqu’elles deviennent envahissantes, ces espèces exotiques peuvent modifier les écosystèmes et amoindrir la biodiversité indigène.

Une application, simple d'utilisation, permet de reconnaître plusieurs insectes invasifs afin de déclarer leur présence : Agiir

Événements à Grigny[modifier | modifier le code]

La ville de Grigny est riche de nombreux évènements qui rythment la vie des habitants tout au long de l'année. Grâce à un tissu associatif dense et une politique sportive et culturelle dynamique, la ville est très souvent animée.

Quelques événements phares :

  • La joute : Elle fait partie depuis des siècles de l’histoire régionale et est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Elle se déroule au bassin de joutes dans le parc du Rhône organisé par l'association "Sauvetage et Joute de Grigny".
  • La Guinguette des Singes : Crée en 2015, elle est organisée par l'association "Les Singes" qui partagent et créent des évènements originaux et conviviaux. Période : septembre
  • Le Trail intercommunal Entre Lônes et Coteaux : Initié en 2016, ce trail réalisé avec les communes de Vernaison, Charly, Millery et Montagny est devenu une référence locale pour les amateurs de course en milieu urbain et naturel. Période : octobre.
  • Les Nuits du Château : Créé en 2015, le festival des Nuits du Château est un évènement culturel pluridisciplinaire biennal. Avec pour objectif de valoriser le patrimoine local, et notamment le Château XVIIe siècle, les festivités ont généralement lieu le troisième week-end du mois de juin les années impaires.
  • Le marché du petit sorcier : Lancé en 2019, le marché du petit sorcier a réuni plus de 15 000 personnes sur une journée. D'abord lancé pour faire vivre le petit marché dominical, ce marché est aujourd'hui très apprécié des fans d'une célèbre saga littéraire et cinématographique. Période : octobre.

Prix, chartes, labels et pratiques[modifier | modifier le code]

Janvier 2014 : Labellisation “Ecocert” du restaurant municipal de niveau 1[72],[73]

Mars 2014 : Engagement dans la charte “zéro pesticide dans nos villes et villages”[74]

Mars 2014 : Développement de la démarche participative sur les questions environnementales[75]

  • Janvier 2014 : adhésion à la charte régionale « Zéro pesticide dans nos villes et nos villages »
  • Avril 2016 : extinction de l'éclairage public entre 23h30 et 5h30 dans certains quartiers et sur certains axes routiers de la Commune
  • 2018 : Selon Greenpeace France "Au Menu des cantines", Grigny propose 1 repas végétarien 1 fois par semaine (soit un repas sans viande ni poisson est servi chaque semaine à la cantine. Ou bien, la cantine propose chaque jour une option végétarienne).
  • 2019 : Selon Greenpeace Lyon "Trop de viande dans les cantines de l’agglomération lyonnaise", Grigny arrive en tête dans le Grand Lyon car elle propose le plus de repas végétariens avec aussi 11 à 20 produits bio/mois. [76],[77]
  • Label "Ville active & sportive" : Niveau 2[78] . Le label « Ville Active & Sportive » est accordé pour une durée de 3 ans.
  • Edition 2019-2020 : ANPCEN - Label National "Villes et Villages Étoilés" : Grigny a 1 étoile[79].
  • Janvier 2020 : l'Association CANOL remet à la ville de Grigny un "certificat de bonne gestion" après notation du niveau et de l'évolution des dépenses, de la dette et de la fiscalité locale. Elle est 6e sur les 59 communes de la Métropole de Lyon.
  • 2020 : Label "Terre saine" Commune sans pesticides[80]
  • Janvier 2021 : Label « Cités éducatives »[81]
Grigny illustré par Joannès Drevet (1854–1940).

Jumelage[modifier | modifier le code]

2000 : Jumelage coopération Grigny (Rhône) – Koupela (Burkina Faso)[82],[83]

29 avril 2015 : Jumelage de Ville de Grigny et de la municipalité de Wettenberg en Allemagne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Marchat, acteur français, y est né le et mort à 64 ans.

Jules HOSOTTE, célèbre pâtissier, qui exerça dans la commune de Grigny de 1951 à 1986.

Cette ancienne pâtisserie est restaurée et tenue par les Amis du Vieux Grigny.

Citoyen d'honneur de la ville de Grigny[modifier | modifier le code]

Le samedi 16 mai 2009, la ville de Grigny (69) a nommé officiellement Salah Hamouri Citoyen d’honneur[84].

Cette distinction a été accordée à ce franco-palestinien, qui avait été condamné, sans preuve ni témoin à purger une peine de 7 ans de prison en Israël pour « délit d’intention » d’attentat[85].

Le conseil municipal de Grigny, à l’unanimité, avait pris cette décision sur proposition de la majorité municipale qui était un acte politique fort.

C'était une façon pour la municipalité de lui apporter un soutien, voire une protection symbolique, même si elle n’a guère de moyens d’intervention en matière internationale.

Une cérémonie s’était déroulée en présence de Denise Hamouri, mère de Salah Hamouri ; Mme Noha RASHMAWI, représentante de la délégation de la Palestine en France ; M. Daniel VOGUET, représentant du Comité national de soutien à Salah HAMOURI ; les représentants du PCF, du PG, du PS ; les mouvements et associations de soutien à la Palestine ; le Comité départemental de soutien à Salah HAMOURI ; CAPJPO Europalestine, L’UJFP (Union Juive Française pour la Paix), Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon ; le collectif des 108, le conseil municipal de Grigny…

Un acte symbolique qui a permis de médiatiser le cas de ce militant politique injustement emprisonné dans les prisons israéliennes.[86]

Un rassemblement solennel avait été organisé par la Ville le samedi 13 mars 2010 sous le portrait de Salah Hamouri, affiché à l’Hôtel de Ville, en triste célébration de son 5e anniversaire de détention infondée[87].

Il a été libéré le 18 décembre 2011.

Le 24 avril 2012, Salah Hamouri, après la réception officielle à l’Hôtel de Ville de Grigny (Rhône), a été invité au Centre Brenot pour recevoir un accueil chaleureux de la population grignerote. Il a partagé son témoignage, son combat, exprimé sa gratitude envers tous ceux et celles qui se sont mobilisés pour le défendre lui et les milliers de prisonniers palestiniens, hommes, femmes et enfants emprisonnés dans les prisons israéliennes avec ou sans jugement et pour des motifs fallacieux derrière lesquels s’imprime en réalité le délit d’opinion[88].

En 2017, il a été de nouveau arrêté et détenu pendant treize mois sans procès. [89]

En 2020, il a également fait l’objet d’une incarcération pendant neuf semaines avant d’être libéré « sous condition » dans des termes vagues.[90]

Depuis 2020, il se bat devant les tribunaux israéliens contre une tentative de le faire bannir de Jérusalem, et il se trouve aujourd’hui sur le point d’être expulsé dans le cadre de ce que la Fédération internationale des droits humains a qualifié de campagne délibérée de « harcèlement judiciaire ». Il a notamment été empêché de se rendre en France pour voir sa femme, à l’exception d’un laissez-passer de deux semaines qui lui a été accordé pour assister à la naissance de son deuxième enfant en avril 2021[91].

Personnalité Pays Débat Statut Délibération Photo
Salah Hamouri Palestine 13 mai 2009 Adopté
SalahHamouri.jpg

Le 10 mars 2022, Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, a été placé en détention administrative, sans inculpation ni jugement, pour une période de quatre mois.[92]

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) ont déposé une plainte, mardi 5 avril 2022, auprès du parquet de Paris, contre la société de cyberespionnage israélienne NSO au nom de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri[93],[94].

Regroupement[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, les communes de Givors et de Grigny ont soumis leur candidature à l'adhésion au Grand Lyon après consultation de la population pour Givors, par délibération du conseil municipal à Grigny. Le conseil communautaire a voté son accord à ces candidatures. Les deux villes ont rejoint le Grand Lyon le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Cimetière communal de Grigny [95]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Xavier Odo a été principal de collège jusqu'en 2018.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Comparateur de territoire − Comparez les territoires de votre choix - Résultats pour les communes, départements, régions, intercommunalités... | Insee », sur www.insee.fr (consulté le )
  3. « Cahier communal »
  4. « DÉCRYPTAGE : Les nouvelles "métropoles", c'est quoi ? », sur francebleu.fr, vendredi 2 janvier 2015 à 16h34 (consulté le ).
  5. « Repère de crue Rue Adrien Dutartre »
  6. « Repère de crue 2003 du Garon »
  7. « Repère de crue Promenade Jacques Brel »
  8. « Repère de crue Bâtiment OPAC »
  9. « Repère de crue Pont SNCF »
  10. « Repère de crue Pont SNCF Préssensé »
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  12. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
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  17. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
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  23. « Observatoire des territoires - ANCT », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  24. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
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  26. J. B. Monfalcon, Histoire monumentale de la ville de Lyon: Description de Lyon, Communes rurales, (Typographie de Firmin Didot.), À la bibliothèq. de la ville, (lire en ligne)
  27. Leónard Boitel, Album du Lyonnais: villes, bourgs, villages, églises et châteaux du département du Rhône, Imprimerie de L. Boitel, (lire en ligne)
  28. Annuaire administratif et commercial de Lyon et du département du Rhône, P. Mougin-Rusand, (lire en ligne)
  29. Nicolas Ballet, « Rhône. Grigny doit-elle changer de nom ? Au bar, des clients plutôt “pour” », sur www.leprogres.fr (consulté le )
  30. « Procès-verbal de la séance publique du Conseil métropolitain du 21 mars 2016 »
  31. a et b Édouard Brenot, L'histoire de Grigny-en-Lyonnais, Lyon, L'Imprimerie des Beaux-Arts J. Tixier et fils, , 383 p., « Époque protohistorique et gallo-romaine », p. 16-23
  32. Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
  33. Notice GERBOUD François, Joseph par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 12 janvier 2009
  34. Notice DUTARTRE Adrien, Eugène par Laurent Gonon, version mise en ligne le 26 octobre 2017, dernière modification le 26 octobre 2017
  35. Notice PLANCHON Louis, Ernest par Laurent Gonon, version mise en ligne le 25 juillet 2017, dernière modification le 25 juillet 2017
  36. Notice VEYRET Auguste par Maurice Moissonnier, Laurent Gonon, version mise en ligne le 31 mars 2016, dernière modification le 25 juillet 2017
  37. Notice TISSOT Roger, Charles par Jacques Girault, version mise en ligne le 14 mars 2016, dernière modification le 21 mars 2021
  38. Robin D'Angelo, « Municipales : Le maire qui voit des complots partout à nouveau investi par le Front de gauche », sur StreetPress, (consulté le ).
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