Grigny (métropole de Lyon)

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Grigny
Grigny (métropole de Lyon)
La place Jean Jaurès et sa tour
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Xavier Odo
2020-2026
Code postal 69520
Code commune 69096
Démographie
Gentilé Grignerots[1]
Population
municipale
9 662 hab. (2017 en augmentation de 4,51 % par rapport à 2012)
Densité 1 680 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 33″ nord, 4° 47′ 26″ est
Altitude Min. 152 m
Max. 245 m
Superficie 5,75 km2
Localisation
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Grigny
Liens
Site web Site officiel de la mairie

Grigny est une commune française de la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Les habitants de Grigny, appelés Grignerots ou Grignerotes, représentent 9 662 personnes au , sur un territoire de 575 hectares constitué de 42 % d'espaces verts.

Façade arrière de l'Hôtel de Ville de Grigny

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire de Millery qui a intégré Vernaison et la métropole, en bleu le territoire qui a rejoint Grigny.

Grigny est située au sud de Lyon et au bord du Rhône. Dans le sud du département du Rhône, Grigny se situe à la périphérie de trois départements, le Rhône, l’Isère et la Loire. La Ville de Grigny se situe à environ 17 km de Lyon.

Le , lors de la création de la métropole de Lyon, La commune absorbe une partie de Millery afin de créer un corridor territorial la reliant à la Métropole[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Niveaux des crues sur l'ancienne tour du bac à traille de Grigny.

Grigny est une ville d’eau car elle s’étend le long de la rive droite du Rhône, tout en étant traversée par les rivières affluentes du fleuve, à savoir le Garon et le Mornantet.

Plusieurs niveaux de crues ont été répertoriés depuis le milieu du XIXe siècle sur l'ancienne tour du bac à traille près de la voie ferrée. Ils sont classés par ordre décroissant d'importance :

  • 1856 : le .
  • 1957 : le .
  • 1928 : le .
  • 1896 : le .
  • 1840 : le 1er novembre.
  • 1918 : le .
  • 1955 : le .
  • 1944 : le .
  • 1910 : le .
  • 1923 : le .

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait de grigne, une variété de pierre calcaire[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Grigny illustré par Joannès Drevet (1854–1940).

Le site de Grigny est habité depuis la préhistoire, ainsi qu’en témoignent les objets façonnés découverts sur divers lieux. Les vestiges historiques, concentrés pour l’essentiel en centre-ville remontent pour les plus anciens au XIIe siècle et pour les plus récents au XVIIe siècle. Par ailleurs, son château du XVIIe siècle est richement décoré de peintures murales de la même époque et dont la quantité et la qualité de conservation sont uniques en Rhône-Alpes[réf. nécessaire].

Salle des Brocarts, ancienne chambre de Jeanne du Clapier - Hôtel de Ville de Grigny

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Grigny
Blason de Grigny Blason
D’azur au Merle d’or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Parc du Rhône Grigny
Vue du fleuve depuis le Parc du Rhône
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Émile Malfroy    
Jean Fayard    
Jacques Reboul    
Adrien Dutartre PCF  
Louis Planchon[5] PCF  
Auguste Veyret[6] PCF  
Robert Malfroy DVD Médecin généraliste
Roger Tissot[7] PCF Instituteur
René Balme PCF puis app. PCF
puis PG puis FDG
Retraité
Conseiller communautaire du Grand Lyon|- style="vertical-align: top"
Xavier Odo DVD Principal de collège
Conseiller communautaire du Grand Lyon
En cours Xavier Odo DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

L'existence de populations à Grigny semble remonter à l'époque préhistorique par les « trouvailles du Vieux Port » constituées d'objets de l'âge du Bronze. Un dénombrement de la fin du XVIIe siècle comptabilise 120 familles dans le district.

La population grignerote est historiquement marquée par le chemin de fer et la seconde guerre mondiale. Le tracé approuvé par l'ordonnance royale de 1827 traverse Grigny. « Les emplois créés arrivèrent à point nommé pour absorber la main d’œuvre locale que la vigne et la chapellerie, sur le déclin, ne pouvaient plus employer » écrit Édouard Brenot (source : "150 ans de chemin de fer Grigny-Badan"). Un fort apport de main d’œuvre extérieure est nécessaire, au point que la population quadruple en un siècle. De 893 habitants en 1819, Grigny passe à 3 547 habitants en 1921. La vie change à Grigny avec la construction de nombreux nouveaux logements, d'une nouvelle école et la création d'un dispensaire, d'un Économat et de la Société coopérative de consommation.

Autres réalisations spécifiques au monde cheminot, la protection mutuelle, les jardins du cheminot, le club sportif et l'union des artistes. La construction du triage de Badan implique, néanmoins, la disparition de la zone la plus fertile et la seule labourable de la Commune, ses seules terres céréalières. Enfin, c'est l'événement ferroviaire qui a permis au Grignerot d'expérimenter la communauté d'intérêt et la lutte sociale. Les controverses sur le tracé et sur le triage, par exemple, ont donné lieu à l'expression de ces communautés d'intérêt populaire ; la revendication de nouveaux droits sociaux de la part des cheminots est un autre exemple.

Environ 80 associations sportives, culturelles, caritatives, socio-culturelles et institutionnelles sont dénombrées. Elles engagent la moitié de la population grignerote.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2017, la commune comptait 9 662 habitants[Note 1], en augmentation de 4,51 % par rapport à 2012 (Rhône : +5,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9899289599041 3251 3951 3701 6391 690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9161 7781 8981 8271 9922 1622 1472 1362 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4942 4862 9583 6004 2964 6164 3564 0775 073
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6 0287 99410 1778 1087 4987 8738 4778 5639 245
2017 - - - - - - - -
9 662--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 269 €[12].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité des Grignerots âgés de 15 à 64 ans est de 74,2 % (72,1 % dans le Rhône). Les employés et ouvriers sont à part quasiment égale 40,4 % ; les professions dites intermédiaires 12,1 % ; les cadres et intellectuels supérieurs 3,4 % ; les artisans, commerçants et chefs d'entreprise 2 % ; les agriculteurs exploitants 0,2 %.


L'activité économique la plus répandue est le secteur commerce, transports, services divers, suivie de la construction, puis du secteur administration publique, enseignement, santé, action sociale et enfin de l'industrie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Avec 42 % d'espaces verts sur le territoire, les sites naturels classés côtoient un patrimoine historique remontant au Moyen Âge. Des réalisations plus contemporaines issues des différents symposiums de sculpture sont également disposées dans la ville.

Place Jean Jaurès Grigny Tour
La place Jean Jaurès et sa tour
La place du bourg au début du XXe siècle.
Parc du Manoir Grigny Rhône
Le Parc du Manoir réalisé en 1895
Galerie reliant le château à l'église entre 901 et 1902

Le château occupé par Jeanne de Clapier au XVIIe siècle est aujourd'hui devenu l'Hôtel de Ville, doté d'une salle d'exposition et des fameuses peintures murales que l'on peut visiter sur rendez-vous tout au long de l'année ou lors des Journées européennes du patrimoine.

Il existe toujours, près de la gare de triage de Badan, une cité SNCF datant des années 1930, témoignant de l’activité cheminote qui caractérise Grigny depuis plus de 150 ans. Dans les années 1990, la municipalité a commandé une étude visant à réhabiliter ce secteur et a participé à la rénovation des façades des rues Couriot, Cordier, Darcy et Pressensé ; ce qui lui vaut, en 1997, de gagner le prix « Choisissez vos couleurs ».

On notera également la présence d'une tour de traille à proximité du Rhône, qui à l'époque, permettait de traverser le fleuve dans une embarcation, le bac à traille, en se déplaçant le long d'un câble (la « traille »).

Événements à Grigny[modifier | modifier le code]

La ville de Grigny est riche de nombreux évènements qui rythment la vie des habitants tout au long de l'année. Grâce à un tissu associatif dense et une politique sportive et culturelle dynamique, la ville est très souvent animée.

Quelques événements phares :

  • Le Trail intercommunal Entre Lônes et Coteaux. Initié en 2016, ce trail réalisé avec les communes de Vernaison, Charly, Millery et Montagny est devenu une référence locale pour les amateurs de course en milieu urbain et naturel. Période : octobre. En savoir plus.
  • Les Nuits du Château. Créé en 2015, le festival des Nuits du Château est un évènement culturel pluridisciplinaire biennal. Avec pour objectif de valoriser le patrimoine local, et notamment le Château XVIIe siècle, les festivités ont généralement lieu le troisième week-end du mois de juin les années impaires.
  • Le marché du petit sorcier. Véritable phénomène, le marché du petit sorcier a réuni en 2019 plus de 15 000 personnes sur une journée. D'abord lancé pour faire vivre le petit marché dominical, ce marché est aujourd'hui très apprécié des fans d'une célèbre saga littéraire et cinématographique. Période : octobre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Regroupement[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, les communes de Givors et de Grigny ont soumis leur candidature à l'adhésion au Grand Lyon après consultation de la population pour Givors, par délibération du conseil municipal à Grigny. Le conseil communautaire a voté son accord à ces candidatures. Les deux villes ont rejoint le Grand Lyon le .


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]