Couzon-au-Mont-d'Or

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Couzon-au-Mont-d'Or
Couzon, vue générale
Couzon, vue générale
Blason de Couzon-au-Mont-d'Or
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Patrick Véron
2014-2020
Code postal 69270
Code commune 69068
Démographie
Gentilé Couzonnais[1]
Population
municipale
2 596 hab. (2014)
Densité 835 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 43″ nord, 4° 49′ 47″ est
Altitude 175 m (min. : 168 m) (max. : 498 m)
Superficie 3,11 km2
Localisation

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Couzon-au-Mont-d'Or
Liens
Site web http://www.couzonaumontdor.fr

Couzon-au-Mont-d'Or est une commune française située dans la métropole de Lyon et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Couzon-au-Mont-d'Or, localement abrégé Couzon, est située en banlieue nord de Lyon à 9,6 km[2] de Lyon-centre, dans le Val de Saône, sur la rive droite de la Saône qui détermine sa bordure est. Bordée au nord par la commune d'Albigny-sur-Saône, à l'ouest par Poleymieux-au-Mont-d'Or et au sud par Saint-Romain-au-Mont-d'Or, Couzon se trouve sur le versant est des Monts d'Or.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le hameau du Port rappelle batellerie et pêcheries.

L'Ecoran désigne le haut du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Saône est une rivière navigable, assez calme[3], de régime pluvial. Si son débit moyen est de l'ordre de 400 m3/s, il peut cependant varier de 46 m3/s (juin 1976) à 2 820 m3/s (janvier 1955).

Pour faciliter la navigation et réguler les crues, un premier barrage fut construit vers 1870, barrant la Saône côté Couzon, avec une écluse du côté de Rochetaillée-sur-Saône. Cependant, les maisons en bordure du quai souffraient encore souvent d'inondations[4], imposant un dédoublement partiel du logis entre rez-de-chaussée et étage.

Vers 1970, pour accélérer la navigation par allongement des biefs, et pour mieux réguler les crues, la CNR construisit un nouveau barrage plus élevé et une nouvelle écluse, qui permirent la suppression du barrage de Thoissey en amont et du barrage de Île Barbe en aval, près de Lyon. La D51 qui traversait le bas de Couzon passe depuis en bord de Saöne, avec l'ancien quai comme soubassement.

Cependant, les bords de Saône sont encore parfois inondés, comme en 1994 ou en 2001[réf. nécessaire].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière 

L'axe principal de circulation est la route départementale 51, qui longe la commune en bord de Saône, et la relie à Lyon-Vaise, au sud, et à Anse (accès à l'autoroute A6) au nord.

Le pont sur la Saône permet de rejoindre à Rochetaillée la D 433, qui suit la Saône sur l'autre rive.

Une route secondaire monte dans la forêt et permet de rejoindre Poleymieux ou le Mont Thou.

Transports en commun 

La commune est traversée par la grande ligne Paris - Lyon - Marseille, mais la gare de Couzon n'est desservie que par les TER Rhône-Alpes de la liaison Villefranche - Lyon-Perrache - Vienne.

Article détaillé : Gare de Couzon-au-Mont-d'Or.

La ligne 43 des TCL relie Couzon à Lyon-Vaise au sud, et à Neuville et Genay au nord (service spécial 40/43 en soirée).

Les couzonnais ont aussi la possibilité de traverser la Saône, comme ils le faisaient à l'époque du « tramway bleu Lyon-Neuville », pour emprunter à l'extrémité du pont les bus des lignes 40 à destination de Lyon-Bellecour ou 70 à destination de Lyon-Part-Dieu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune était anciennement appelée Coson (latinisé en Cosonis), puis Cozon et Couzon ; elle a pris le nom de Couzon-au-Mont-d'Or en 1897[réf. nécessaire].

Son activité viticole a suscité des rêveries étymologiques[réf. nécessaire] faisant descendre ce nom de celui de l'île grecque de Cos dont on aurait amené des ceps dès l'antiquité. Mais ce nom pourrait aussi dériver de la racine hydronymique pré-celtique *kus, kos que l’on observe dans les noms de rivières comme la Couzon, Couze, la Cuse, le Cousin etc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Couzon-au-Mont-d'Or

Le Blason de Couzon-au-Mont-d'Or est composé de cinq parties :

Au centre, coupé en quatre sur couleur rouge et bleu, les symboles de l'activité couzonnaise, à savoir :

  • à gauche : la vigne en haut et les instruments viticoles en bas,
  • à droite : les carrières du Mont d'Or en haut et les outils du travail de la pierre en bas.

Derrière ces quatre symboles, est dessiné une ancre qui symbolise "le Port" (quartier toujours existant du village) et l'accès à la Saône. De manière héraldique, on pourrait alors définir le blason couzonnais ainsi :

écartelé de gueules et d'azur, le 1 à la grappe de raisin, tigée et feuillée d'argent, le 2 au mont d'or, le 3 à la serpe d'élaguement, à la serpe à long manche, et à la fourche d'or, le 4 au marteau, au burin et à l'équerre d'argent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de la Guerrière illustré par Joannès Drevet (1854–1940).

Sous l'Ancien Régime, Couzon était le siège d'une châtellenie des chanoines-comtes de Lyon.

En 1790, Couzon est rattachée au département de Rhône-et-Loire, puis en 1793 au département du Rhône.

La viticulture était assez importante pour qu'au XIXe siècle, Nizier du Puitspelu signale l'existence à Lyon d'une chanson à boire intitulée la Couzonaise[5]. L'exploitation des carrières était également importante. Enfin, Couzon possédait des pêcheries et un petit port sur la Saône. On retrouve les symboles de ces activités sur l'emblème du village.

1840 voit la construction d'un pont suspendu entre Couzon et Rochetaillée-sur-Saône.

Le 10 juillet 1854, le PLM ouvre la section Chalon-sur-Saône / Lyon-Vaise de sa ligne Paris-Lyon-Marseille, dotant ainsi Couzon d'une gare. Mais la ligne passant en tranchée dans le bourg, sépare le centre du quartier de l'Ecoran, et nécessitera la construction de trois ponts. Cette tranchée détruit également les restes de la châtellenie.

En 1855, Pierre Bossan dote l'église d'une nouvelle nef, en conservant le clocher roman du XIIIe siècle.

Bientôt, le phylloxera, et la desserte par le chemin de fer, amèneront la population à travailler à Lyon, les vignes étant reconverties en vergers.

Le la communauté urbaine de Lyon (COURLY puis Grand Lyon).

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon, à laquelle Couzon adhère. La commune quitte ainsi le département du Rhône[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Jean Raphanel    
1995 2014 Michel Sangalli    
2014 en cours Patrick Véron    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Val de Saône, une des neuf subdivisions de la communauté urbaine du Grand Lyon dont elle représente environ 0.60% du territoire et 0.20% de la population en 2007[Note 1]. Elle est également membre du syndicat mixte des Monts d'Or[7].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 596 habitants, en augmentation de 2 % par rapport à 2009 (Métropole de Lyon : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 124 905 1 044 1 000 1 089 1 168 1 209 1 297 1 233
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 143 1 260 1 268 1 188 1 173 1 138 1 125 965 980
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
939 995 990 962 1 093 1 308 1 331 1 293 1 540
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 810 1 928 2 434 2 421 2 564 2 609 2 559 2 598 2 596
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population s'accroît plutôt rapidement depuis les années 1960, à l'image de toute la vallée de la Saône au nord de Lyon.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Couzon-au-Mont-d'Or est située dans l'académie de Lyon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune organise depuis 1994 et bisanuellement depuis 1995 des jeux interquartiers du type Intervilles, au cours desquels 5 quartiers (Carrières, Montagne, Paupière, Port, Village) s'affrontent. En 1994, de surcroît, il y avait une division en six quartiers ; pour des raisons d'organisation, les quartiers Piagerie et Massues se sont rassemblés en un seul quartier, Carrières[12].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune abrite le club de football Groupe olympique sportif couzonnais ou GOSC[13], un club de pétanque[14], le club de randonnées G.A.F[15],un club de tennis le TCC.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Un portail de services gratuits[16] a été créé par des couzonnais pour les habitants de Couzon au mont d'or. Il propose pour l'heure un annuaire, un service de petites annonces et des podcasts.

Associations[modifier | modifier le code]

La commune abrite diverses associations culturelles et de loisirs, notamment la compagnie de théâtre Les Quidam's[17] et l'ACEL, club de ping-pong, échecs.Présence également d'un club de Danse Country : Jam's Country[18]

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Maurice, en « pierre dorée » de Couzon, a été construite en 1855 sur les plans de l'architecte Pierre Bossan et possède un clocher du XIIIe siècle, classé monument historique.
  • Le pont suspendu sur la Saône, construit en 1840, qui a résisté au temps et au modernisme.
  • Le barrage sur la Saône, en amont du pont, seul maintenu entre Villefranche et Lyon (ceux de Port-Bernalin au nord et de l'Île Barbe au sud ont été supprimés).
  • La statue monumentale de la Vierge, dite « Madone de Couzon », dans les bois dominant le village (fin XIXe siècle).
  • Dans les hauteurs, quelques vestiges de l'aqueduc romain des Monts d'Or.
  • Les témoins de l'importante exploitation, aujourd'hui abandonnée, de la « pierre de Couzon », calcaire de la famille des « pierres dorées », largement répandues dans le Beaujolais voisin, et célèbres pour leur teinte caractéristique (fronts de taille, tunnels de carrière…).
  • Nombreuses croix le long des rues ou aux carrefours, dont certaines très anciennes[19]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Calcul basé sur les données de l'INSEE
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Couzon-au-Mont-d'Or et Lyon », sur www.lion1906.com (consulté le 12 janvier 2010)
  3. dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, César écrit : " Il est une rivière, l'Arar (la Saône), qui se rend dans le Rhône à travers le pays des Eduens et des Séquanes ; elle coule avec une incroyable lenteur, tellement que l’on ne saurait dire dans quel sens elle coule."
  4. on parlait de la règle des 3 trois : 3 jours de crue, 3 jours étale, 3 jours de décrue
  5. Matthieu Varille, Le Mont d'Or lyonnais, 1925.
  6. Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
  7. « Syndicat mixte des Monts d'Or », sur le site officiel (consulté le 4 mai 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Présentation », sur le site web des jeux interquartiers (consulté le 12 janvier 2010)
  13. « Présentation », sur le site du club (consulté le 12 janvier 2010)
  14. « Présentation », sur le site du club (consulté le 12 janvier 2010)
  15. « Présentation », sur le site du club (consulté le 12 janvier 2010)
  16. couzon.net l'esprit village« couzon.net l'esprit village », sur le site officiel (consulté le 15 juin 2010)
  17. « Présentation », sur le site de l'association (consulté le 12 janvier 2010)
  18. « jamscountry », sur le site officier (consulté le 20 mai 2010)
  19. Les croix, sur le site de la commune
  20. Impasse Jacquard, sur le site de la commune

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Essai de Grammaire du patois lyonnais, Jacques-Melchior Villefranche, Bourg-en-Bresse, Imprimerie J.-M. Villefranche, l89l; basé sur le parler couzonnais ; contient quelques contes locaux, comme Le sonneur d'Albigny.
  • Le Mont d'Or lyonnais, petit et grand patrimoine, Luc Bolevy, Éditions du Poutan, novembre 2015, (ISBN 9782918607786)

Compléments[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]