Craponne

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Craponne
Craponne
Les piles du Tourillon au début du XXe siècle
Blason de Craponne
Blason
Craponne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Circonscription départementale du Rhône
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Sandrine Chadier
2020-2026
Code postal 69290
Code commune 69069
Démographie
Gentilé Craponnois[1]
Population
municipale
11 125 hab. (2018 en augmentation de 6,3 % par rapport à 2013)
Densité 2 408 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 46″ nord, 4° 43′ 27″ est
Altitude 285 m
Min. 213 m
Max. 306 m
Superficie 4,62 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune du pôle principal)
Localisation
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Craponne
Liens
Site web mairie-craponne.fr

Craponne est une commune française située dans la métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

Craponne est une commune du Rhône, située à 10 km à l’ouest de Lyon et au pied des monts du Lyonnais.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Les Landes
  • Val d'Yzeron
  • La Tourette
  • Le Corlevet
  • La Patelière
  • La Gatolière
  • La Peluze

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Yzeron est une limite naturelle au sud de Craponne avec les communes de Brindas et de Francheville sur une longueur de 3,6 km.

Le Ratier est une limite naturelle au nord de Craponne avec les communes de St-Genis-les-Ollières et Tassin-la-Demi-Lune sur une longueur de 2,8 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Avec une altitude située entre 200 et 300m, La commune bénéficie du climat du bassin Lyonnais.

Certains aspects, propres aux coteaux du Lyonnais, distinguent la commune par rapport à la ville de Lyon. Située dans un secteur verdoyant et peu urbanisé, la ville de Craponne bénéficie d'un nombre de jours de gel et de neige supérieur à Lyon intramuros.

Les précipitations sont en léger retrait, par un « effet de foehn » induits par les monts du Lyonnais situés à l'Ouest avec quelques sommets aux altitudes supérieures à 700 m. Les nuits sont souvent plus fraiches de 2 à °C par temps clair et calme.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

La D489 dessert la commune, sous le nom d'Avenue Pierre Dumond.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Il existait une ligne de chemin de fer qui faisait liaison entre Francheville - Étoile d'Alaï et Craponne, remplacée ensuite par la ligne de tramway faisant liaison entre Lyon - Saint-Just et Vaugneray. Après 68 ans d'utilisation la voie ferrée a été démantelé en 1955.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de bus des Transports en commun lyonnais desservent Craponne :

Les lignes 2Ex, 147 et 567 des Cars du Rhône desservent également la commune reliant respectivement à Gorge de Loup (Lyon 9e) ou Chazelles-sur-Lyon, Pollionnay et Grézieu-la-Varenne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Craponne est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[5] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (85,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (77,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (77,7 %), forêts (14,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,8 %), prairies (0,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait de crappe, désignant un bourbier en ancien français[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Craponne Blason
De gueules à la bande d'argent chargée de trois battillons du champ et accompagnée en chef d'un lion et en pointe de trois besants ordonnés en orle, le tout aussi d'argent[OLDJP 1].
Détails
Le lion d'argent sur champ de gueules est le blason du Lyonnais.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Craponne naît le 15 février 1836 en se séparant de la commune mère de Grézieu-la-Varenne. Un premier maire, M. François Boirivent est nommé le . Une mairie et une école sont ouvertes. D'après un premier recensement de 1833 effectué spécialement pour préparer la séparation, Craponne n'a alors que 874 habitants. Sur le premier plan établi lors de cette séparation, on constate que les constructions sont clairsemées, moins de 150 maisons ou fermes sont construites sur l'ensemble des 464 hectares de la commune. Cinquante ans plus tard, en 1886, la population de Craponne a doublé avec près de 1900 habitants. Cette augmentation s'explique par l'essor de la blanchisserie, la proximité de Lyon, l'accroissement du trafic depuis la construction en 1756 de la route Royale (avenue Édouard-Millaud aujourd'hui), et surtout depuis l'ouverture en 1886 du chemin de fer reliant Lyon St-Just à Vaugneray et traversant Craponne, appelé le train de Vaugneray.

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville

Maires entre la conception de Craponne et la seconde guerre mondiale :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1940[13] Jean-Marie Bergeron    
Les données manquantes sont à compléter.
1945 mars 1971 Pierre Auguste Roiret[14]   Ingénieur puis dirigeant d'entreprise
mars 1971 mars 1977 Paul Langlois    
mars 1977 mars 1989 Étienne Bador SE  
mars 1989 juin 2020 Alain Galliano DVD Haut fonctionnaire retraité
11e vice-président de la Métropole de Lyon (2015 → 2020)
juillet 2020 En cours Sandrine Chadier DVD Ingénieur commercial - 3M Health Care

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté urbaine du Grand Lyon dont elle représente environ 0,89 % du territoire et 0,69 % de la population en 2007[Note 3].

Elle appartient à d'autres Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) parmi lesquels : AQUAVERT, syndicat Intercommunal à Vocation Unique (S.I.V.U) gérant un parc de loisirs intercommunal (espace forme, activités aquatiques et extérieures) ; SYGERLy , syndicat Intercommunal de la Gestion des Énergies de la Région Lyonnaise.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 11 125 habitants[Note 4], en augmentation de 6,3 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
9171 0461 1351 2921 4111 5031 5391 4711 623
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 7761 9141 9111 9101 9572 1092 1322 0342 104
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
2 2622 0672 1632 5602 8593 4234 5925 5367 048
1999 2006 2007 2008 2013 2018 - - -
8 0028 6398 7278 81510 46611 125---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Craponne est située dans l'académie de Lyon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

La vie associative est, par ailleurs, active et dense avec plus de 70 associations qui proposent des activités sportives, culturelles.

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 36 195 € ce qui plaçait Craponne au 5 314e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[20].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune compte plus de 50 entreprises commerciales, artisanales et industrielles, sans compter les marchés forains.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le reservoir double de l'aqueduc de l'Yzeron en 2011

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lavoirs illustrés par Joannès Drevet (1854–1940).
  • Craponne fut de 1800 à 1960 la capitale des blanchisseurs du Lyonnais. Le musée associatif de la Blanchisserie de Craponne[21] retrace l'histoire des blanchisseurs, du lavage à la rivière à la blanchisserie industrielle moderne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sommaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Calcul basé sur les données de l'INSEE
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Jean Coste, Dictionnaire des noms propres : toponymes et patronymes de France : quelles origines, quelles significations ?, Paris, Armand Colin, , 701 p. (ISBN 2-200-26969-2), p. 181.
  13. Suspendu de ses fonctions.
  14. L'avenue Pierre Auguste Roiret, mairie-craponne.fr, site officiel de la commune de Craponne.
  15. « Jumelage », sur Comité de jumelage de Craponne (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le ).
  21. « Présentation du musée », sur le site du GREHC (consulté le ).

OLDJP[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]