Poleymieux-au-Mont-d'Or

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Poleymieux-au-Mont-d'Or
Poleymieux-au-Mont-d'Or
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Circonscription départementale du Rhône
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Corinne Cardona
2020-2026
Code postal 69250
Code commune 69153
Démographie
Gentilé Poleymoriot
Population
municipale
1 355 hab. (2018 en augmentation de 3,59 % par rapport à 2013)
Densité 218 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 25″ nord, 4° 48′ 03″ est
Altitude 355 m
Min. 276 m
Max. 605 m
Superficie 6,21 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Localisation
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Poleymieux-au-Mont-d'Or
Liens
Site web http://www.poleymieux.fr

Poleymieux-au-Mont-d'Or est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Poleymieux-au-Mont-d'Or est située au cœur du massif du Mont d'Or, à six kilomètres de la limite nord de Lyon et à treize kilomètres de la Place Bellecour au centre de Lyon. Malgré un début d'urbanisation, la commune a conservé son caractère rural très marqué.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Poleymieux-au-Mont-d'Or est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (43,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (43 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,1 %), zones agricoles hétérogènes (24,6 %), prairies (19,1 %), zones urbanisées (14,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence de peuplements préhistoriques dans les Mont d'Or a été suivi par la présence celte puis romaine. Le origine du nom de la commune serait ainsi romain et lié à une montagne dédiée à Apollon.

Au Moyen Âge, le château, à l’emplacement de l’actuel Poleymieux le Haut, dépendait de l’abbaye d’Ainay situé sur la commune de Lyon.

La période révolutionnaire marqua profondément la commune. Ainsi Marie-Aimé Guillin du Montet, ancien corsaire, esclavagiste d'origine lyonnais, devenu baron de Poleymieux et homme peu apprécié de la population en raison de son despotisme et violence, sera tué et dépecé par une foule en colère pendant que le feu consomma son château. Jean-Jacques Ampère, le père d'André-Marie Ampère, acquiert en 1771 une maison de campagne à Poleymieux - aujourd'hui le Musée Ampère - où il offre à son fils une éducation très libre suivant les préceptes du philosophe Jean-Jacques Rousseau, . Devenu juge de paix de Lyon, Jean-Jacques Ampère sera guillotiné en 1793 pendant la Terreur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 juin 2010 Claude Pillonel    
11 juin 2010[8] En cours Corinne Cardona    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre du syndicat mixte des Monts d'Or[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Vue de l'église.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 1 355 habitants[Note 3], en augmentation de 3,59 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
414443524420452460462478455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
429438431443555455445425397
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403389389301287267273222256
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2463665767098458591 1591 2631 312
2018 - - - - - - - -
1 355--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Poleymieux-au-Mont-d'Or est située dans l'académie de Lyon. Le village dispose de l'école André-Marie-Ampère qui accueille les enfants de la maternelle au CM2.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne TCL Ligne 84 (Gare de Vaise-Neuville) et par la ligne Résago 2

Environnement[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune de Poleymieux est située sur l'aire d'appellation du vignoble coteaux-du-lyonnais.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 54 816 €, ce qui plaçait Poleymieux-au-Mont-d'Or au 109e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Musée Ampère[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du Musée Ampère.

La commune accueille le Musée Ampère, seul musée de sciences de la métropole de Lyon. Il s'agit d'un Musée de l'électricité installé dan la maison où André-Marie Ampère (1775-1836) savant découvreur de l'électrodynamique, passa sa jeunesse. Le Musée existe depuis 1931 et présente l'histoire des découvertes de l'électricité depuis l'antiquité jusqu'à nos jours. On retrouve exposés des objets du patrimoine scientifique et technique de Lyon et de sa région ainsi qu'un nombre important d'expériences interactives. Le Musée est labellisé "Maison des Illustres".

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Différents festivals ont lieu ou ont eu lieu dans la commune, comme le Festival Démon d'Or, festival musical qui s'est déroulé pendant 15 éditions jusqu'en 2019[15] ou le festival Mont d'Or Beer Fest[16] autour de la production artisanale de la bière.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Poleymieux, restauré en 1905.
  • Le circuit des cabornes permet de découvrir ces petites constructions en pierre sèche datant pour la plupart du XIXe siècle.
  • Le sentier géologique des Monts d'Or, de Poleymieux à Chasselay, présente la géologie du massif.
  • Vestiges d'un moulin à vent déjà en ruine vers 1760, partiellement restauré en 2013.
  • Le lavoir des Gambins, à Poleymieux-au-Mont-d'Or, marque aujourd'hui le point de départ de l'aqueduc des Monts d'Or
  • Ermitage de Saint Antoine composé d'une habitation et d'une chapelle, reconstruit par Antoine Gayet, puis habité par Benoît Rousset jusqu'à sa mort le et enterré dans la chapelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André-Marie Ampère, savant à l'origine de l'électrodynamique y passa son enfance. Sa maison existe toujours et elle abrite le Musée Ampère, un musée de l'électricité qui lui est consacré.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Source : procès-verbal de la séance du conseil municipal du 11 juin 2010 sur le site de la commune.
  9. « Syndicat mixte des Monts d'Or », sur le site officiel (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le ).
  15. Lyon Mag, « Lyon Mag », sur Lyon Mag, (consulté le )
  16. « Mont d'Or Beer Fest », sur montdorbeerfestival.fr (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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