Institut Bioforce

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Institut Bioforce
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Cadre
Forme juridique Association loi de 1901 reconnue d'intérêt général
But Formation et orientation humanitaire
Fondation
Fondation
Fondateur Charles Mérieux
Identité
Siège 41 Avenue du 8 mai 1945
69694 Vénissieux
Drapeau de la France France

Villa 4015, Quartier amitié 2
10700 Dakar
Drapeau du Sénégal Sénégal
Personnages clés Charles Mérieux, Claude Lardy, Benoît Miribel
Président Bernard Sinou
Secrétaire général Simon Binet
Trésorier Patrick Bourgin
Directeur Général Gilles Collard
Membres 295
Employés 72 (en 2017)
Slogan Former et accompagner les acteurs de la solidarité et du développement
Site web www.institutbioforce.fr

L'institut Bioforce, précédemment appelé institut Bioforce-Développement[1], est un institut de formation et d'orientation professionnelle pour les métiers de l'humanitaire situé à Vénissieux, près de Lyon. Il est le premier établissement de formation des professionnels de l'humanitaire[2]. En novembre 2016, un deuxième centre de formation a ouvert à Dakar, au Sénégal[3].

Chaque année plus de 1 500 personnes sont formées aux métiers de l’humanitaire et du développement ou accompagnées dans leur démarche d’engagement au service des autres[4].

Historique[modifier | modifier le code]

L'institut Bioforce est créé en 1983 par Charles Mérieux[5],[6].

En 1984, Bioforce Aquitaine est créée[a 1].

En 1986, l'association Mission Bioforce Développement est créée[a 2] et s'installe en 1986 à Vénissieux, dans le quartier des Minguettes. En 1989, elle est qualifiée d'association de bienfaisance[a 3]. En 1991, elle devient un centre collaborateur OMS[a 4] et présente le colloque « Anne Bugnot sur le sens de l'engagement » le 16 mars de la même année[a 1].

Le colloque des 10 ans, sur le thème « L'humanitaire et les médias » a lieu en 1993[a 5].

En 1994, l'école bénéficie d'un contrat de projets État-région, qui est renouvelé en 1997[a 6].

En 1995, Bioforce Aquitaine devient l’Institut de Formation et d'Appui aux Initiatives de Développement (IFAID)[a 1].

En juin 1996, est présentée l'intervention « L'action humanitaire non gouvernementale », durant le 22e G7, à l'attention des épouses de chefs d'États[a 7].

Le Dr Charles Mérieux décède le 19 janvier 2001.

En 2002, la Mission Bioforce devient l'Institut Bioforce-Développement à la suite de l'assemblée générale extraordinaire[a 8].

L'Institut est transféré durant l'été 2003 dans les locaux de l'ancienne gendarmerie de Vénissieux et ceux du Lycée Léon Blum de Saint-Fons, mis à disposition par la ville[a 9].

Le 29 septembre 2003 a lieu le Colloque des 20 ans. Durant l’année, des courts métrages sont projetés avant les films dans les cinémas de Lyon, dans le cadre d'un partenariat avec l'Institut Lumière[a 10].

La tour 44 hébergeant les locaux de l'institut est détruite en juin 2004[a 9].

Étudiants devant l'entrée du bâtiment de l'institut Bioforce à Vénissieux.

De nouveaux locaux situés dans un bâtiment à haute qualité environnementale sont créés en 2006[1]. La première pierre est posée le 11 juin 2006[a 11]. Le bâtiment, nommé Centre Charles Mérieux, est l’œuvre de l'architecte Pierre Barillot qui l’a imaginé en 1986[7],[8]. Le bâtiment est essentiellement fabriqué en pierre, terre cuite et Carrobric[7], système de cloisons sèches en terre cuite présentant une structure alvéolaire[9]. Le bâtiment est aussi aéré à l’aide de puits de lumière et la régulation thermique se fait au moyen d'un puits canadien[7]. Enfin, les murs extérieurs sont protégés par une succession de 3 000 bambous[8].

Le centre de formation Bioforce en Afrique[modifier | modifier le code]

Vue du bâtiment depuis la rue. Institut Bioforce, Centre de formation Afrique à Dakar
Vue du bâtiment depuis la rue. Institut Bioforce, Centre de formation Afrique à Dakar

L'institut ouvre un centre d'expertise à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso en 2007[10],[11]. La cérémonie de lancement a lieu le 5 décembre 2007[a 12]. Ce centre est membre des réseaux International Association of Public Health Logisticians (IAPHL) et TECHNET[a 13]. Ce centre a fermé le 31 décembre 2016.

En novembre 2016, un deuxième centre de formation est ouvert à Dakar, au Sénégal, dans le quartier Amitié 2[3]. Le centre est officiellement inauguré le 18 septembre 2017. Il reprend et développe les activités du centre de Bobo-Dioulasso, fermé dans la foulée. L'ouverture du centre à Dakar répond à un appel publié par quinze organisations[12] (Action Contre la Faim, Croix-Rouge française, Médecins Sans Frontières, Handicap International, Secours Islamique France, Save the Children UK, Médecins du Monde, Première Urgence Internationale, Solidarités International, International Rescue Comittee, Triangle Génération Humanitaire, Danish Refugee Council, Alima, Oxfam et Croix-Rouge sénégalaise) pour la création en Afrique de l'Ouest d'un dispositif dédié à l'apprentissage des métiers humanitaires pour faire face à leurs difficultés récurrentes de recrutement de personnel qualifié. Le centre a pour mission de rapprocher la formation des terrains de crise[13] grâce à une offre de formation mêlant 6 formations certifiantes (3 mois en centre, 6 mois sur le terrain) et une vingtaine de formations continues de courte durée (5 à 20 jours)[14]. Le centre de formation à Dakar a pour objectif de former plus de 500 personnes chaque année : la première promotion, entrée en mai 2017, était composée de 32 élèves issus de 13 nationalités d'Afrique de l'Ouest et centrale[14].

Formations[modifier | modifier le code]

Les formations de l'institut Bioforce sont tournées vers la pratique : durant la formation sont organisés des mises en situation, jeux de rôle et études de cas inspirés des situations rencontrées sur les terrains d'intervention humanitaire.

L'institut adapte les contenus et les outils de formation (véhicules, équipement télécom…) aux besoins des interventions humanitaires et des ONG qui emploient ses élèves. En 2015, 85% des élèves en formation continue à l'Institut Bioforce sont partis en mission humanitaire à l'issue de leur formation, avec les ONG suivantes : Médecins sans frontières, Action contre la faim, Croix-Rouge française, Solidarités, COOPI (it), Première Urgence, Justice et Démocratie, Triangle Génération humanitaire, Handicap International, Alima, Médecins du mondeetc.[15]

Formations longues « Métiers »[modifier | modifier le code]

  • Logisticien de la Solidarité Internationale (6 mois de mission humanitaire + (selon le profil du candidat) 3 ou 9 mois en centre de formation) ;
  • Responsable logistique de la Solidarité Internationale (6 mois de mission humanitaire + 3 mois en centre de formation) ;
  • Responsable ressources humaines et finances de la Solidarité Internationale (6 mois de mission humanitaire + (selon le profil du candidat) 3 ou 9 mois en centre de formation) ;
  • Coordinateur de Projet de la Solidarité Internationale (6 mois de mission humanitaire + (selon le profil du candidat) 3 ou 6 mois en centre de formation) ;
  • Responsable de Projets Eau, Hygiène, Assainissement de la Solidarité Internationale (6 mois de mission humanitaire + (selon le profil du candidat) 3 ou 6 mois en centre de formation) ;
  • Chargé des Services Généraux et Logistique Humanitaire (3 ans de formation, dont 1 an en alternance) : formation post-bac pour les 18-22 ans en partenariat avec l'Université Paris Ouest ;
  • Responsable de Projets Nutrition ;
  • Responsable de Projets Protection de l'enfance en situation d'urgence (6 mois de mission humanitaire + 3 mois en centre de formation) en partenariat avec l'ONG Terre des Hommes, l'UNICEF, et le Global Protection Cluster ;
  • Action humanitaire : enjeux stratégiques et gestion de projet, diplôme niveau bac +5 en partenariat avec l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, à Paris ;
  • Humanitarian Programme Manager ;
  • Master of Science (MSc) in Humanitarian Programme Management.

Formations courtes « Compétences »[modifier | modifier le code]

Des formations de courte durée, axées sur les compétences nécessaires à un engagement en solidarité : gestion/administration, technique/logistique, sécurité/sûreté, formation de formateurs... Des formations de 3 jours à 3 semaines, en Europe, en Afrique et à distance par Internet.

Accompagnement[modifier | modifier le code]

Parallèlement à l'activité de formation, Bioforce propose un service ouvert à tous ceux qui souhaitent s'engager dans le secteur solidaire.En 2015, 2600 personnes ont été formées ou certifiées par l’Institut Bioforce aux métiers et aux compétences humanitaires ou accompagnées dans leur engagement solidaire[16].

Participation à des actions d'information[modifier | modifier le code]

L'institut publie également un périodique, Bioflash, jusqu'en 2005[19] et au travers du Réseau d'orientation humanitaire et solidaire édite, entre 2010 et 2013, 8 numéros d'un trimestriel numérique au format PDF "La Revue des Cultures Solidaires"[20]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

Parrains de promotion[modifier | modifier le code]

Chaque promotion se voit attribuer un parrain[a 16].

Identité visuelle (logos)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie-Annick Depagneux, « Un immeuble très écologique pour l'Institut Bioforce à Vénissieux », sur lesechos.fr, (consulté le 7 octobre 2014)
  2. « Bioforce » [vidéo], sur ina.fr, (consulté le 15 avril 2015)
  3. a et b « Formations aux métiers humanitaires : candidatures ouvertes pour le centre Bioforce Afrique (Sénégal) - Coordination SUD », Coordination SUD,‎ (lire en ligne)
  4. Christian Lecomte, « Bientôt un accueil pour les expatriés de retour de mission », sur letemps.ch, (consulté le 14 avril 2015)
  5. Catherine Lagrange, « La malédiction des Mérieux », Le Point,‎ (lire en ligne)
  6. Olivier Tallès, « Ces jeunes qui font rimer engagement et professionnalisme », sur la-croix.com, (consulté le 7 octobre 2014)
  7. a, b et c « L'institut BioForce à Vénissieux (Rhône) », sur batiactu.com, (consulté le 15 avril 2015)
  8. a et b L.C., « Haute Qualité Environnementale pour Bioforce à Vénissieux », sur enviscope.com, (consulté le 15 avril 2015)
  9. « Une cloison sèche en terre cuite », sur eti-construction.fr, (consulté le 15 avril 2015)
  10. Ousséni Bance, « Institut Bioforce à Bobo : 30 ans au service de l’humanitaire », sur lefaso.net, (consulté le 14 avril 2015)
  11. Annick Béroud, « La force de la logistique dans le secteur humanitaire », sur lantenne.com, (consulté le 14 avril 2015)
  12. « Pour une offre de formation aux métiers de l’humanitaire disponible pour les acteurs de l’aide opérant en Afrique de l’Ouest et Centrale », sur institutbioforce.fr, (consulté le 4 octobre 2017)
  13. « Pour améliorer l'intervention de l'action humanitaire en Afrique de l'Ouest : Bioforce élargit ses formations à Dakar », sur lequotidien.sn, (consulté le 4 octobre 2017)
  14. a et b « Humanitaire : Le centre Bioforce inauguré », sur lesoleil.sn, (consulté le 4 octobre 2017)
  15. Institut Bioforce, Rapport d'activités 2015, Vénissieux, Institut Bioforce, , 20 p. (lire en ligne), P. 11
  16. « Institut Bioforce - Rapport d'activité 2015 », sur http://www.institutbioforce.fr/, (consulté le 7 décembre 2016)
  17. « Tour de France Humanitaire et Solidaire », sur resacoop.org (consulté le 4 octobre 2017)
  18. Élodie Klein, « La solidarité forme la jeunesse », sur lefigaro.fr, (consulté le 7 octobre 2014)
  19. Bioforce, Bioflash (ISSN 1157-0172, OCLC 473192166)
  20. « Panorama et perspectives des métiers de l'international - Bioforce », sur centraider.org, (consulté le 4 octobre 2017)
  21. « Bernard Sinou et Gilles Collard, nouveaux président et directeur général de l’Institut Bioforce », sur institutbioforce.fr, (consulté le 11 janvier 2016)
  22. « L'aide humanitaire en deuil », sur Berurier X Noir (consulté le 4 octobre 2017)
  23. « "Quand les résistants se massacrent entre eux" », sur nouvelobs.com, (consulté le 4 octobre 2017)
  24. « Damien, militant de l'humanitaire, tué par une bombe en Somalie », sur leparisien.fr, (consulté le 4 octobre 2017)
  25. « "African doctors" en deuil », sur lemonde.fr, (consulté le 4 octobre 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Lardy, L’école de l'engagement humanitaire, Vénissieux, Print Book, , 223 p. (ISBN 9782953878936)
  1. a, b et c p. 56.
  2. p. 33.
  3. p. 60.
  4. p. 38.
  5. p. 61.
  6. p. 29.
  7. p. 62.
  8. p. 85.
  9. a et b p. 88.
  10. p. 95.
  11. p. 111.
  12. p. 146.
  13. p. 157.
  14. p. 41.
  15. p. 63.
  16. p. 222.

Liens externes[modifier | modifier le code]