Christian Delorme

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Christian Delorme
Le curé des Minguettes
Image illustrative de l’article Christian Delorme
Biographie
Naissance (69 ans)
Lyon
Autres fonctions
Fonction religieuse
prêtre de l'archidiocèse de Lyon

Christian Delorme, né à Lyon le , surnommé depuis les années 1980 « le curé des Minguettes », est un prêtre catholique français de l'archidiocèse de Lyon, très impliqué dans le dialogue interreligieux, particulièrement avec les musulmans.

Christian Delorme est inspiré par les exemples de Gandhi[1] et de Martin Luther King. Il a été un des initiateurs de la Marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983. Il s'est engagé dans la défense de plusieurs causes relatives aux droits de l'homme : lutte contre la persistance de l'esclavage, soutien aux Amérindiens menacés d'ethnocide, appui aux femmes prostituées en lutte pour leur dignité, solidarité avec les migrants, aide à la communauté tibétaine en France[2]. Il est président de l'association l'Hospitalité d'Abraham créée à Lyon en 1997.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adolescence, influences[modifier | modifier le code]

Dès l'adolescence, Christian Delorme est marqué par les exemples du Mahatma Gandhi, du pasteur Martin Luther King, du militant anarchiste Louis Lecoin, de l'écrivain gandhien Lanza del Vasto, du pasteur Jean Lasserre, du frère Roger Schutz, du pape Paul VI et du Prix Nobel de la Paix belge le père Dominique Pire. Il est touché par les prêtres du Prado qui ont été solidaires des Algériens de son quartier lyonnais de la Guillotière durant la lutte de Libération[3].

Le , il est présent, avec sa mère, à la Bourse du Travail de Lyon, lors de l'intervention qu'est venu y faire le pasteur Martin Luther King[4] à l'invitation de pasteurs lyonnais et du Cercle pour la Liberté de la Culture. Quelques mois plus tard, il a un échange de lettres avec le pasteur noir d'Atlanta[5], et il se considèrera dès lors pour toujours un disciple de celui-ci.

Premiers engagements, antimilitarisme[modifier | modifier le code]

Manifestation du GARM
Alain Labat et Christian Delorme enchaînés devant l'église Saint-Bonaventure, à Lyon, le 28 octobre 1971, au cours d'une manifestation du Groupe d'action et de résistance à la militarisation, contre les livraisons d'armes de la France au Pakistan en guerre contre l'Inde

En 1969, après avoir rencontré André Cognat, un Lyonnais parti vivre dans la forêt amazonienne, il crée le Comité Atipaya pour la sauvegarde des Amérindiens de Guyane[5]. Sa première grande action militante publique est une grève de la faim de huit jours, menée en octobre 1971 pour sensibiliser l'opinion publique à la tragédie du peuple du Bangladesh en lutte pour son indépendance[6].

Au début des années 1970, il se rapproche des Amis de l'Arche de Lanza del Vasto et du groupe lyonnais de l'Action Civique Non-violente. Il devient un militant actif du Groupe d'action et de résistance à la militarisation (GARM) créé par des chrétiens progressistes et des libertaires lyonnais[7]. Le 28 octobre 1971, il est un des manifestants du GARM qui, en plein centre de Lyon, s'enchaînent à un cheval de frise dérobé au PC atomique en construction du Fort du Mont-Verdun, pour protester contre les ventes d’armes françaises au Pakistan en guerre contre l'Inde, barrant symboliquement la route à Michel Debré, alors ministre de la Défense, en visite officielle le lendemain [8],[9].

Le 30 janvier 1972, il fait partie du groupe de militants non-violents qui s'introduit clandestinement, puis se laisse volontairement arrêter, au cœur du poste de commandement de la force de frappe nucléaire en construction dans le base militaire de Mont-Verdun, près de Lyon[10],[11]. Les activistes sont porteurs du message « Lyon, ni Pentagone, ni Hiroshima ! ».

Le 6 avril 1972, avec onze autres membres du GARM, il brûle publiquement son livret militaire en soutien à François Janin et Jean-Michel Fayard, objecteurs de conscience dont le statut a été refusé et qui sont emprisonnés pour insoumission[12],[13].

Le 13 mai 1972, avec une vingtaine de militants du GARM et du groupe Objection et résistance de Romans, il est de ceux qui bloquent le train espagnol Catalan Talgo en gare de Valence (Drôme) en s'enchaînant aux rails, pour réclamer un statut pour les objecteurs de conscience espagnols[14].

Du 8 au 10 décembre 1972, dans la basilique de Fourvière, Christian Delorme, Jean-Pierre Lanvin, François Janin et Robert Chazal observent un jeûne public en solidarité avec Jean-Michel Fayard, objecteur de conscience emprisonné[15]. Des militants d'Action française pénètrent dans la basilique et tentent d'en expulser brutalement les grévistes mais ceux-ci peuvent rester grâce à l'entremise de prêtres[16].

En 1972 et 1973, Christian Delorme publie des articles dans le mensuel politique et écologique La Gueule Ouverte créé par le journaliste pacifiste Pierre Fournier[réf. nécessaire]

En 1973, Christian Delorme, devenu étudiant en théologie et séminariste au sein de l'Institut des prêtres du Prado[5], est l'un des cofondateurs de la revue Alternatives non-violentes[17]. Il est également un des membres fondateurs, en 1974, du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN).

Prêtre, soutien aux immigrés[modifier | modifier le code]

En 1975, devenu très actif au sein du Mouvement du Nid, il est, avec le prêtre mariste Louis Blanc, un des principaux soutiens et stratèges de la révolte des femmes prostituées qui occupent l'église Saint-Nizier de Lyon et dont le mouvement va s'étendre dans plusieurs grandes villes de France. Son rôle est expliqué dans l'ouvrage du sociologue Lilian Mathieu, Mobilisations de prostituées (Belin, Paris, 2001). Cette révolte de Saint-Nizier est l'un des premiers grands mouvements mondiaux d'organisation collective de personnes prostituées.[réf. nécessaire]

Le , Christian Delorme est ordonné prêtre[1] en l'église de Saint-Fons (Rhône) par le cardinal Alexandre Renard. C'est à partir de ce moment que vont se développer ses liens avec les jeunes du quartier mitoyen des Minguettes, à Vénissieux. L'archevêque lyonnais lui reconnait un ministère particulier d'amitié avec les immigrés maghrébins et leurs familles, aux cotés du père Henri Le Masne, un prêtre arabisant qui a été toute son existence proche des Algériens de Lyon. Christian Delorme est membre de la famille spirituelle des prêtres du Prado[18] (les prêtres du Prado sont appelés par leur vocation à aller en particulier vers les pauvres et les non chrétiens).

Du 2 au 30 avril 1981, en compagnie du pasteur Jean Costil et du jeune Hamid Boukrouma, il conduit une grève de la faim illimitée en vue d'obtenir la fin des expulsions du territoire français de jeunes de familles immigrées qui ont fait l'objet de condamnations[1]. À cette époque, plusieurs milliers de jeunes sont concernés. Au bout de 29 jours, le gouvernement de Raymond Barre accepte une suspension des expulsions. Le candidat à l'élection présidentielle François Mitterrand apporte son soutien aux grévistes ; une fois élu, les expulsions sont stoppées par une des premières décisions du gouvernement de Pierre Mauroy. La majorité des jeunes qui ont été expulsés obtiennent la possibilité de revenir en France auprès de leurs familles. En 1986, alors que la majorité politique parlementaire aura changé et que les lois Pasqua-Debré[1] auront rétabli ces expulsions de jeunes, Christian Delorme observera une nouvelle grève de la faim de trois semaines aux côtés de celle déclenchée par l'activiste Djida Tazdaït. Lorsque le président Mitterrand invite Christian Delorme et Djida Tazdaït à la réception du dans les jardins de l'Élysée, le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua refuse de se rendre à la réception. On trouve une évocation de ces grèves de la faim dans l'étude de Lilian Mathieu La double peine. Histoire d'une lutte inachevée (La Dispute, Paris, 2006).

Très présent sur le terrain des Minguettes au moment des « été chauds » de 1981, 1982 et 1983, Christian Delorme s'efforce de convaincre une partie des jeunes de ce grand quartier populaire de s'exprimer autrement que par la violence, et, devenu permanent de l'organisation d'origine protestante d'aide aux étrangers la CIMADE, il accompagne certains d'entre eux dans leurs tentatives de s'organiser. C'est ainsi qu'il est, avec en particulier Toumi Djaidja, Djamel Atallah et le pasteur Jean Costil, à l'initiative de la Marche pour l'égalité et contre le racisme (dite Marche des Beurs) qui a traversé la France durant sept semaines. A l'issue de cette Marche qui réunit près de 100 000 personnes à Paris le , Christian Delorme est reçu avec une délégation des autres marcheurs par le président François Mitterrand. Le président de la République leur promet que la « Carte de dix ans » demandée depuis de nombreuses années par plusieurs associations, syndicats et partis, sera bien instituée. De fait, une loi portée par la ministre Georgina Dufoix est votée en ce sens en 1984 par l'ensemble des parlementaires. Cet acquis de la Marche a amélioré la vie de millions d'immigrés. Plusieurs études et ouvrages ont été consacrés à cette mobilisation qui reste un moment marquant des luttes concernant l'immigration en France. En 2013, pour le trentième anniversaire de l'évènement, un long métrage de Nabil Ben Yadir, La Marche, sort sur les écrans français et belges. Le rôle de Christian Delorme est joué par l'acteur Olivier Gourmet. À l'occasion de ce même anniversaire, Christian Delorme est appelé à jouer son propre rôle dans deux épisodes de la série télévisée Plus belle la vie, les 2 et 3 décembre 2013.[réf. nécessaire]

En septembre 1995, au moment de la cavale meurtrière de Khaled Kelkal, ce jeune Franco-Algérien impliqué dans une série d'attentats en lien avec la guerre civile algérienne de la décennie 1990, Christian Delorme appelle publiquement le jeune terroriste, avec la famille duquel il est en relation, à se rendre. Après la mort de celui-ci, il aura le souci, pour préserver la paix sociale, de co-organiser les funérailles. En déplacement à Lyon le 13 octobre 1995, le président de la République Jacques Chirac invite Christian Delorme à une réunion de travail à Vaulx-en-Velin avec d'autres acteurs de l'agglomération. Il évoque cette rencontre dans Le temps présidentiel, le deuxième tome de ses mémoires publiées en 2011 aux Editions Nil (pages 84-85).[réf. nécessaire]

En raison de ces engagements auprès des jeunes de banlieues et sur le terrain des luttes de l'immigration, Christian Delorme devient un interlocuteur écouté par les Pouvoirs Publics. Ainsi est-il nommé successivement membre du Conseil National des Villes et membre du Haut Conseil à l'intégration[19] (de 1996 à 2002).

En 2001, dans un article du journal Le Monde, Christian Delorme évoque la sur-représentation des jeunes issus de l'immigration dans la délinquance, et le fait qu'en parler passe pour une stigmatisation[20]. Cette phrase fut utilisée par Éric Zemmour en 2010 lors d'une polémique sur ce type de délinquance en France[21].

Soutien au peuple tibétain[modifier | modifier le code]

Christian Delorme s'est engagé dans des initiatives réclamant la justice et la liberté pour les Tibétains[22]. En juin 1982, il crée à Lyon, avec de jeunes Tibétains exilés dans cette ville, notamment Ugen Tenzing Nubpa, Sonam Wondji et Jigme Dorji[pertinence contestée], l'association Amitiés franco-tibétaines. Il rencontre pour la première fois le 14e dalaï-lama à l'automne 1982 à Digne-les-Bains.

En avril 1989, avec le Comité de soutien au peuple tibétain, il contribue à la rencontre du dalaï-lama avec Danielle Mitterrand[23]. En 1991, il est choisi comme président du Comité français pour l'Année Internationale du Tibet, et participe à ce titre à l'accueil du dalaï-lama à Paris, ainsi qu'à une conférence pour le Tibet à l'Assemblée nationale[24]. En 2001, il est présent à une manifestation commémorant le soulèvement tibétain de 1959[22],[25]. Il signe un appel demandant que le Comité des droits de l'enfant rende visite à Gedhun Choekyi Nyima, un enfant tibétain chinois qui, selon le gouvernement tibétain en exil, a été placé en résidence surveillée par les autorités chinoises après avoir été désigné par le 14e dalaï-lama comme réincarnation du panchen-lama[26].

Prédicateur et écrivain[modifier | modifier le code]

A partir de 1995, Christian Delorme est choisi pour être l'un des prédicateurs de la messe télévisée du « Jour du Seigneur » sur France 2, une activité qu'il exercera pendant une dizaine d'années.[réf. nécessaire]

Durant plus de cinq ans, à partir de 2004, il tient une chronique hebdomadaire dans le magazine Le Pèlerin. Ses articles, qui témoignent d'une conception ouverte et libératrice de la foi chrétienne, ont été réunis dans le livre Dieu aime-t-il les chauves ? (Bayard, Paris, 2010).[réf. nécessaire]

Il préside en 2007 l'association Gandhi 2008 International[1].

Le , il publie dans le journal Le Monde une tribune intitulée « Non, l’Algérie n'est pas antichrétienne », où il attribue les difficultés faites aux convertis au Christianisme évangélique en Algérie au souvenir « des atteintes à la culture et aux institutions musulmanes qu'ont perpétrées les conquérants. »[27]. Cette tribune attire un commentaire critique de Hippolyte Simon, l’archevêque de Clermont[28].

Après avoir été curé des paroisses de la Guillotière puis de Gerland, dans le 7e arrondissement de Lyon, de 1992 jusqu'en septembre 2007, puis d’Oullins et de Pierre-Bénite dans la proche banlieue ouest de Lyon jusqu’en septembre 2014, il est nommé curé des paroisses de Saint Romain, Saint Côme et Saint Damien, à Caluire-et-Cuire. Il est depuis 2015 délégué épiscopal pour les relations inter-religieuses du diocèse de Lyon.[réf. nécessaire]

Le , il reçoit le Prix de la Fraternité de l’association interreligieuse « Les Voix de la Paix » à l'Hôtel de ville de Paris[29].

En 2018, Christian Delorme est à l'initiative de la création de l'association Vivre Dignement dans notre Métropole (VDM) pour venir en aide aux migrants sans abri de l'agglomération lyonnaise réduits à vivre dans des squats.[réf. nécessaire]

Christian Delorme a écrit et co-écrit plusieurs ouvrages sur les questions liées à l'immigration, à l'intégration, au racisme, ainsi qu'au dialogue inter-religieux. Il est particulièrement lié à l'islamologue franco-marocain Rachid Benzine, avec qui il a co-signé trois ouvrages dont Nous avons tant de choses à nous dire (Albin-Michel, Paris, 1996), consacré au dialogue entre musulmans chrétiens[30], et La République, l'Église et l'islam (Bayard, Paris, 2016).

Convaincu que les sociétés et les groupes humains, pour avancer et progresser, ont besoin de s'appuyer sur une histoire gratifiante et, en même temps, véridique, Christian Delorme s'intéresse tout particulièrement à l'histoire algérienne au moment de la conquête française et à la figure de l'émir Abd el-Kader. Il a publié, à ce sujet, plusieurs articles dans le magazine algéro-français Salama.[réf. nécessaire]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Christian Delorme est chevalier de la Légion d'honneur et officier dans l'Ordre National du Mérite.[réf. nécessaire]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 2013 : Plus belle la vie : lui-même
  • 2013: "La Marche", long-métrage de Nabil Ben Yadir. Rôle incarné par l'acteur Olivier Gourmet.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Marseille-Paris. Je marche, moi non-plus, préface de Danielle Mitterrand, Éditions Sans Frontières, 1984
  • Par amour et par colère, Le Centurion, 1985
  • Chemins de croix, chemins de foi, Desclée de Brouwer, 2003
  • Prières au Christ, Desclée de Brouwer, 2004
  • Prier 15 jours avec Antoine Chevrier, fondateur du Prado, Éditions Nouvelle Cité, 2006
  • Prier 15 jours avec Martin Luther King, Éditions Nouvelle Cité, 2008
  • L'émir Abd el-Kader à Lyon, Mémoire Active, 2008.
  • Dieu aime-t-il les chauves ?, Bayard Pèlerin, 2010
  • La Marche. La véritable histoire qui a inspiré le film, Bayard Culture, 2013
  • Chemin de croix, Salvator, 2016
  • MLK 63 64 66, Trois discours de Martin Luther King présentés par Christian Delorme, Mémoire Active, 2018

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • Quartiers sensibles, de Azouz Begag et Christian Delorme, Points-Virgule, Seuil, 1994
  • Nous avons tant de choses à nous dire... Pour un vrai dialogue entre chrétiens et musulmans, de Rachid Benzine et Christian Delorme, Éditions Albin Michel, 1997
  • Gandhi aujourd'hui, de Christian Delorme et Kamla Chowdhry, Éditions Jouvence, 2007
  • La République, l'Eglise et l'islam, de Rachid Benzine et Christian Delorme, Bayard, 2016

Ouvrages à collaboration multiple[modifier | modifier le code]

  • Histoire du dialogue islamo-chrétien en France, in Histoire de l'islam et des musulmans en France, ouvrage réuni sous la direction de Mohamed Arkoun, Albin Michel, 2006
  • Martin Luther King à Lyon, sous la direction de Robert Vial, contributions de Christian Delorme, Mémoire Active, 2009

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Le Soufisme, cœur de l'Islam, de Cheikh Khaled Bentounès, Bruno Solt et Romana Solt, préface de Christian Delorme, La Table Ronde, 1996
  • Générations Beurs. Français à part entière, de Nadia Barsali, François-Xavier Freland, Anne-Marie Vincent, préface de Christian Delorme, Editions Autrement, 2003

Article[modifier | modifier le code]

  • Le Mouvement Beur a une histoire, Cahiers de l'ANGI, 1985

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Anne Guion, L'héritage de Gandhi reste toujours révolutionnaire, 11 octobre 2007 - La Vie n°3241.
  2. « La franchise, ce n'est pas forcément toujours dire la vérité », Upstream magazine : « On lui doit [...] une prise de position sur la situation des droits de l'homme au Tibet. ».
  3. Philippe Bernard, « Christian Delorme, apôtre de la banlieue », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. Claude Ferrero, « Le curé trublion prêche en banlieue », Le Nouvel Économiste,‎ , p. 1, 10 et 11
  5. a b et c Pascale Robert-Diard, « Christian Delorme, un prêtre révolté », Le Monde,‎ , p. 20
  6. Johanna Siméant, La Cause des sans-papiers, Les Presses de Sciences Po, 1998, (ISBN 2724607422) p. 302 : « Si cette grève de la faim fut une des plus connues de Christian Delorme, ce dernier n'en était d'ailleurs pas à sa première expérience, ayant mené une grève de la faim en octobre 1971 pour alerter l'opinion publique sur la situation au Bangladesh. »
  7. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215)
  8. Jean-Pierre Lanvin, À Dieu vat, Lyon, CDRPC, (ISBN 978-2913374072), p. 365
  9. « Des manifestants tentent de barrer la place des Cordeliers, à Lyon », Dernière Heure lyonnaise,‎
  10. Philippe Bernard, « Christian Delorme, apôtre de la banlieue », Le Monde,‎ , p. 13
  11. Jean-Pierre Lanvin, A dieu vat, Lyon, CDRPC, , 392 p. (ISBN 2913374077), p. 102 à 109
  12. « Douze livrets militaires brûlés, hier devant l'église Saint-Bonaventure », Dernière Heure lyonnaise,‎
  13. « Douze livrets militaires brûlés », Lettre des objecteurs,‎ , Supplément
  14. « Les enchaînés du Trans Europe Express », Le Monde,‎
  15. « Quatre jeunes gens ont commencé un jeûne à la basilique de Fourvière », Le Progrès,‎
  16. « Incidents dans la basilique de Fourvière entre jeûneurs et militants d'extrême-droite », Le Progrès,‎ .
  17. « Comité de direction », Alternatives non violentes, no 1 « Antimilitarisme, insoumission, non violence »,‎ 4e trimestre 1973, p. 36
  18. P. Christian Delorme : «Le Prado est ma famille spirituelle», La Croix, .
  19. François Devinat, Législatives 97. Ils commentent la campagne. Aujourd'hui, Christian Delorme, le «curé des Minguettes» : « L'Eglise catholique n'est pas assez engagée »., Libération, 10 mai 1997.
  20. www.senat.fr Délinquance des mineurs : la République en quête de respect (rapport de la commission d'enquête sur la délinquance des mineurs), sur le site du Sénat : « En France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses, parfois pour des raisons louables. Il en est ainsi de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration, qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons impose l’évidence de cette surreprésentation pour la reconnaître publiquement. Et encore, les politiques ne savent pas comment en parler ». ».
  21. « www.marianne2.fr » (consulté le 13 mai 2017).
  22. a et b Le 10 mars à Paris et dans le monde, CSPT, 2001 « Les manifestants ont réclamé la justice et la liberté pour le peuple tibétain. Parmi eux, le Père Christian Delorme et le chanteur Michel Jonasz. ».
  23. Jean-Paul Ribes, Postface de : Michael Harris Goodman, Le dernier Dalaï-Lama ? Biographie et témoignages, Éditeur Claire Lumière, 1993, (ISBN 2905998261), p. 308.
  24. Jean-Paul Ribes, Pierre-Antoine Donnet et Guy Privat, Tibet: des journalistes témoignent, 1992, L'Harmattan, p. 126.
  25. France-Tibet, Tibet : Communiqué, 10 mars 2001, « Près de 1500 personnes ont répondu à l'appel de la Communauté Tibétaine et des associations... Parmi ceux ayant pris part à la marche, on a pu reconnaître Michel Jonasz, l'écrivain Claude Levenson, le père Christian Delorme, et le dissident chinois Cai Chongguo. ».
  26. Appel pour plus jeune prisonnier politique du monde, France-Tibet.
  27. Christian Delorme, Non, l'Algérie n'est pas antichrétienne, sur lemonde.fr, 4 juin 2008.
  28. Hippolyte Simon,Respecter l'islam et l'Etat de droit, sur lemonde.fr, 16 juin 2008.
  29. « Le P. Christian Delorme lauréat du « Prix de la Fraternité » », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 15 octobre 2019)
  30. Rachid Benzine et Christian Delorme, Nous avons tant de choses à nous dire, Éditions Albin Michel, 1998.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chroniques métissées. L'Histoire de France des jeunes Arabes, de Ahmed Boubeker et Nicolas Beau, Alain Moreau, 1986
  • L'action collective des jeunes Maghrébins de France, d'Adil Jazouli, CIEMI-L'Harmattan, 1986
  • Oralité et violence. Du cannibalisme aux grèves de la faim, de Kostas Nasikas, L'Harmattan, 1989.
  • Les acteurs de la Région Rhône-Alpes, sous la direction de Robert Belleret, Portrait de Christian Delorme par Pascale Robert-Diard, Le Monde Editions, 1991
  • Les Banlieues de Dieu. Entretiens avec Christian Delorme, de Luc Balbont et Rachid Benzine, Bayard Éditions, 1998
  • Mobilisations de prostituées, de Lilian Mathieu, Belin, 1991
  • La double peine. Histoire d'une lutte inachevée, de Lilian Mathieu, La Dispute, 2006
  • Le temps présidentiel. Mémoires, tome II, de Jacques Chirac, Editions Nil, 2011
  • L'islam que j'aime, l'islam qui m'inquiète. Entretien entre Christian Delorme et Antoine d'Abbundo, préface de l'imam Tareq Oubrou, Bayard Culture, 2012
  • La Marche pour l'égalité et contre le racisme, de Abdellali Hajjat, Editions Amsterdam, 2013
  • La longue marche des Beurs, de Nadia Hathroubi-Safsaf, Editions Les Points sur les i, 2013
  • La vraie histoire de la Marche des Beurs, de Michael Augustin, Editions Bellier, 2013
  • On est chez nous. Histoire des tentatives d'organisation politique de l'immigration et des quartiers populaires (1981-1988), de Karim Taharount, Editions Solnitsata, 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]