Curis-au-Mont-d'Or

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Curis-au-Mont-d'Or
Curis-au-Mont-d'Or
Blason de Curis-au-Mont-d'Or
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Circonscription départementale du Rhône
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Pierre Gouverneyre
2020-2026
Code postal 69250
Code commune 69071
Démographie
Gentilé Curissois
Population
municipale
1 175 hab. (2018 en augmentation de 2,44 % par rapport à 2013)
Densité 388 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 16″ nord, 4° 49′ 19″ est
Altitude 176 m
Min. 168 m
Max. 440 m
Superficie 3,03 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Localisation
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Curis-au-Mont-d'Or
Liens
Site web curis.fr

Curis-au-Mont-d'Or est une commune française située dans la métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Curissois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de la banlieue nord de Lyon, elle est située dans les Monts d'Or, sur la rive occidentale de la Saône, en face de Neuville-sur-Saône. La superficie de la commune est de seulement 310 hectares.

Curis occupe les bords d’un petit vallon des Monts d'Or, creusé par le ruisseau du Thou qui coule du sud au nord pour rejoindre la Saône au hameau du Pontet. Le terroir, calcaire et sec est assez pauvre, à l’exception de deux beaux plateaux de culture que sont le Montellier à proximité du cimetière, et les Avoraux, aux confins d’Albigny-sur-Saône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare d'Albigny-Neuville dans la commune voisine d'Albigny-sur-Saône.

La commune n'est pas directement desservie par les transports ferroviaires. Toutefois, elle est proche des gares d'Albigny-Neuville et de Saint-Germain-au-Mont-d'Or, cette dernière disposant de trajets jusqu'à Lyon Part-Dieu de moins de 15 minutes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 84 des Transports en commun lyonnais (TCL) qui permet notamment de rejoindre Neuville-sur-Saône.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Curis-au-Mont-d'Or est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[5] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (45,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (33,9 %), forêts (30,4 %), zones urbanisées (16,2 %), prairies (16 %), eaux continentales[Note 3] (3,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tirerait son nom d'un mot celte signifiant « chêne ».

La plus ancienne mention du village apparaît dans la charte de Dénombrement des possessions de l'Église métropolitaine de Lyon en 984 qui cite l'église de Curisio[12]. L'étymologie, discutée, évoque peut-être le site de « gorge », en effet très caractéristique. L'historien et baron François Achille Napoléon Raverat (1812-1890) évoque dans son ouvrage Autour de Lyon. Excursions historiques pittoresques et artistiques dans le Lyonnais, le Beaujolais, le Forez, la Dombe et le Dauphiné de 1865 un possible poste militaire au bas de la vallée dirigé par un certain Curius[12]. Le « s » final appartient bien au nom, même si celui-ci s’est prononcé « Cury » au XVIIIe siècle[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine, attestée dès la préhistoire, est illustrée, pour l’époque romaine, par la découverte d’une tête de marbre[Note 4], peut-être de la déesse Attis[12], les restes d’une nécropole aux Avoraux[12] ainsi que l'aqueduc romain des Monts d'Or qui traverse l'actuel territoire communal et qui alimentait la capitale des Gaules voisine, Lugdunum, aujourd'hui Lyon.

Le château au début du XXe siècle.

Le château a commencé à être bâti au XIIIe siècle puis ont été ajoutés des étages et des tours. Jusqu'au XVIIe siècle, la seigneurie appartint à la famille d'Albon. En 1780, Jean-Louis Bœuf son nouveau propriétaire fait appel à l'architecte urbaniste Lyonnais Jean-Antoine Morand pour sa réfection[13].

Le village a été longtemps une communauté paysanne vivant de la polyculture familiale et d'un maigre bétail ; toutefois quelques nobles lyonnais y possèdent des «granges» (fermes) et de grosses maisons.

À partir du XVIe siècle, les Curissois se convertissent à la culture de la vigne jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ce vin, ainsi que les pierres dorées des carrières et les fromages de chèvre étaient portés à Lyon, notamment par le petit port de Pontet, sur la Saône. En 1791, le territoire est érigé en commune par distraction de Saint-Germain-au-Mont-d'Or.

À la fin du XIXe siècle, l’activité agricole a décliné, le phylloxéra a ravagé les vignes et l’exploitation des carrières s’est arrêtée dans les années 1950. En 1955, « Curis » change de nom et devient « Curis-au-Mont-d'Or ».

Aujourd’hui, la Municipalité se préoccupe de faire renaître des emplois secondaires et tertiaires, et les associations sont très actives pour éviter que la commune ne devienne « village dortoir ».

Le Grand Lyon disparaît le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1985 2005 Jacques Malaval UDF  
2005 2014 Xavier Léonard DVD  
2014 En cours Pierre Gouverneyre    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre du syndicat mixte des Monts d'Or[15].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Curis ne dispose pas de programme à ce jour.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 1 175 habitants[Note 5], en augmentation de 2,44 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368386631609471470491454434
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414409424445447403374403393
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368361348329378400381441466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5405815756227358979241 0881 172
2018 - - - - - - - -
1 175--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Curis-au-Mont-d'Or est située dans l'académie de Lyon. La commune dispose d'une école primaire publique (maternelle et élémentaire).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune accueillait la foire au boudin le troisième dimanche de septembre et la fête patronale le 6 juin.

La commune est partenaire du festival Démon d'Or qui a lieu en juin depuis 2005[20].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune permet d'effectuer des promenades pédestres et équestres. Une falaise pour la pratique de l'escalade est aménagée dans une ancienne carrière au bord du chemin du chêne[21].

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

  • Associations sportives de Curis proposent du badminton et de la gymnastique.
  • Association de maintien de l'agriculture paysanne AMAP Thou AMAPorte

Environnement[modifier | modifier le code]

Plus de la moitié de la commune est classée zone verte.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Fromages de chèvre réputés (chèvres nourries avec des feuilles de vigne).
  • Cultures fruitières : poires, cerises.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Claude

Église Saint-Claude du XIXe siècle ; confessionnal du XVIIe siècle à panneau sculpté, Christ en croix.

Croix de chemin
Domaine de la Trolanderie

Le domaine de Curis-au-Mont-d'Or ou domaine de la Trolanderie est situé sur les deux communes de Curis-au-Mont-d'Or et de Poleymieux-au-Mont-d'Or au lieu-dit la Forêt. Il est inscrit dans sa totalité à l'inventaire des monuments historiques[22].

Le château, qui date du XVe siècle, a été totalement réaménagé au XVIIIe siècle, époque à laquelle ont été réalisés le parc et l'orangerie ainsi que les décors intérieurs. Il a été restauré et réaménagé en logements privés en 2009.

Le parc, propriété depuis 2009 du Syndicat mixte des Monts d'Or, est ouvert au public et aménagé en lieu de promenade.

Rue de la Trolanderie

Ce grand portail est élevé au milieu du XVIIIe siècle. La cour intérieure était peut-être une bergerie comme semblent en témoigner les deux têtes de béliers ou mouflons qui surmontent les pilastres latéraux. Ce bel arc de pierre, logé dans un arrondi du mur, encadrait une lourde porte de bois pleine à deux battants.

Le Lavoir

Le lavoir est construit en 1820.

Vestiges du château d'Albon

Le château a remplacé un édifice palatial avec chapelle attesté aux XIe – XIIe siècle.

Maisons en pierres dorées

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Prérouse, Histoire de Curis-au-Mont-d’Or en Lyonnais, I Des origines à 1831, Comité des fêtes ; Mairie de Curis-au-Mont-d’Or, 1987 ;
  • Gabriel Prérouse, Histoire de Curis-au-Mont-d’Or en Lyonnais, II de 1830 à 1995, Comité des fêtes ; Mairie de Curis-au-Mont-d’Or, 1999 ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. aujourd'hui, propriété privée
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 3 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 30 avril 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 30 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a b c et d Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, 2006, (ISBN 2-87754-096-0), p. 214-215.
  13. Un château de multiples propriétaires, Le Progrès, éd. Ouest Lyonnais et Val de Saône, 11/6/2008
  14. Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
  15. « Syndicat mixte des Monts d'Or », sur le site officiel (consulté le 4 mai 2014).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Festival Démon d'Or : 6eme édition », sur officiel (consulté le 19 août 2010).
  21. FFME, Escalade autour de Lyon, (ISBN 2908330377).
  22. Notice no PA00117754, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Cabanes et cabornes des Monts d'Or lyonnais Des cabanes en pierres sèches dans le Grand Lyon », sur Syndicat Mixte des Monts d'Or (consulté le 22 novembre 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]