Communay

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Communay
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Communay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Saint-Symphorien-d'Ozon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Ozon
Maire
Mandat
Jean-Philippe Chone
2014-2020
Code postal 69360
Code commune 69272
Démographie
Gentilé Communaysards, Communaysardes
Population
municipale
4 179 hab. (2014)
Densité 396 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 19″ nord, 4° 50′ 08″ est
Altitude Min. 210 m – Max. 359 m
Superficie 10,54 km2
Localisation

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Liens
Site web communay.fr

Communay est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie des communes dites de l'Est lyonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communay se situe à moins de 20 km du centre-ville de Lyon, à 12 km de Vienne et à 8 km de Givors. Sa situation sur une colline surplombant les environs offre un point de vue dégagé sur les environs. Lyon, les monts du Lyonnais et les monts d'Or, les massifs du Mont-Blanc et du Vercors, ainsi que le Pilat et la Côtière de l'Ain sont visibles depuis la colline du château d'eau. Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.

Communes limitrophes de Communay
Sérézin-du-Rhône Saint-Symphorien-d'Ozon
Ternay Communay Simandres
Chasse-sur-Rhône
(Isère)
Seyssuel (Isère) Chuzelles
(Isère)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

A46 au niveau de la sortie 16, vers Marseille.

La commune est desservie par l'autoroute A46 (sortie 16). La route nationale 7 traverse le hameau des Pins et fait office de limite communale à l'est. La route départementale 150 forme l'axe principal du village et permet de rallier les communes environnantes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Communay est desservie par les lignes 111 et 113 des cars du Rhône reliant respectivement Vienne et Givors à Vénissieux, ainsi que par un service de navettes TER vers Sérézin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Le site de la commune était déjà occupé à l'époque romaine, en témoigne une pierre gravée retrouvée sur l'une des pierres de l'église. Le nom de la commune serait d'ailleurs d'origine romaine[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Mais ce n'est qu'en 910, dans une des chartes, qu’apparaît la première mention du village, sous le nom "Cominiaco". La première église, celle de Saint-Lazare aujourd'hui disparue, ainsi que la deuxième, l'actuelle, Saint-Pierre, ont été citées pour la première fois en 951, mais l'église actuelle n'était alors que la chapelle de l'ancien château. Son clocher ne fut construit que vers le XIIIe siècle. Communay et sa seigneurie sont alors propriété féodale de l'Église de Vienne de puis 1013 et le restera jusqu'en 1789[2].

L'église du village, surplombant celui-ci.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Communay, alors bourg agricole verra apparaître les premières activités industrielles à la toute fin du XVIIIe siècle. La mine fut ouverte peu après.

La mine[modifier | modifier le code]

Une action de la mine d'anthracite.

De 1748 datent les premiers écrits sur l'existence du charbon à Communay où il est utilisé pour se chauffer, sous forme de « terre noire » par les habitants du hameau de Bayettan où il affleure. Dès 1812, on engage les premières prospections à des fins industrielles. En 1833, deux concessions, l'une à Communay, l'autre à Ternay, sont accordées sur ordonnance du roi Louis-Philippe Ier et se limitent à 9 km2. L'exploitation débute en 1834 par un premier puits à Bayettan (aussi appelé Puits Mallard ou Veuve Mallard. En 1884, on compte cinq puits à Communay : Bayettan, Gueymard, Espérance, Sainte-Lucie et Saint-André. De 1898 à 1912, l'exploitation est régulière 30 000 à 40 000 tonnes par an avec 300 à 400 ouvriers. En 1907 il y a même pénurie de main d’œuvre ce qui entraîne l'arrivée de mineurs italiens, marocains et polonais. Des grèves, des bagarres éclatent. On ne compte pas moins de 13 bistrots. Parallèlement à ces grèves, on découvre aussi des malversations de la part des actionnaires et les bénéfices disparaissent, des procès sont intentés. En 1927 a lieu la première fermeture de la mine de Communay.

À partir de 1898 il a existé un chemin de fer à voie étroite reliant la mine de Communay à la gare de Chasse sur Rhône, le matériel ainsi que les rails ont été vendus à un ferrailleur en 1938.

Sortie du puits Sainte-Lucie en 1911.

En 1941, on a déjà extrait 650 000 tonnes de la mine d'anthracite de Communay et les réserves sont estimées à 3 000 000 tonnes. Le , au cours de la descente d'une pompe « d'exhaure », destinée à faire baisser le niveau de l'eau au puits Espérance qu'on veut remettre en activité[3], deux ouvriers trouvent la mort tandis que le directeur, monsieur Marcel Deparis[4], est gravement blessé. Cet accident fait suite à d'autres : en 1845, un mort par chute de benne, en 1879, trois morts par chute de bloc, en 1902, blessure par treuil électrique, en 1908 un mineur est tué par un wagonnet, bien que la mine ne soit pas sujette au coup de grisou.

En 1951, la mauvaise rentabilité et qualité du minerai, l'épuisement de certains filons, la concurrence d'autres mines davantage mécanisées entraînent la fermeture. Tout est très vite démoli pour rendre une reprise éventuelle impossible, et ce, malgré l'opposition des mineurs de Communay impuissants et déçus. Aujourd’hui, le site Internet des Amis de la mine de Communay[5] présente un historique de cette activité.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À cette période suivit, lors de l'après-guerre, la périurbanisation. La commune fut alors rattachée au département en vu d'un rattachement futur à l'agglomération lyonnaise. Une véritable explosion démographique se produit alors : de 1 062 habitants en 1962, on en compte presque 4 000 en 1999. De nombreux lotissements sont construits et la commune dut alors se munir de nombreux équipements pour suivre cette nouvelle évolution : nouvelles écoles, gymnase...

Changement de département[modifier | modifier le code]

Initialement rattachée au département de l'Isère, la commune de Communay est transférée, comme l'ensemble du canton de Saint-Symphorien-d'Ozon, au département du Rhône par la loi no 67-1205 du .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014   Jean Philippe Chone SE  
2008 2014 Laurent Verdone DVG  
2001 2008 Serge Merguerian SE  
1994 2001 Michel Pras    
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal de Communay (2014-2020)

Groupe Liste Effectif Statut
SE Liste « Communay Nouvelle Dynamique » 21 majorité
DVG Liste « Faire Vivre ENSEMBLE Communay » 6 opposition

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Pays de l'Ozon.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 179 habitants, en augmentation de 5 % par rapport à 2009 (Rhône : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 499 672 649 712 766 756 709 775
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818 739 732 700 681 768 700 662 696
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
957 1 066 1 130 855 759 848 770 821 894
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 062 1 247 1 859 2 356 2 918 3 883 3 922 4 128 4 179
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Porte d'accès à la mairie.
Lavoir de Communay.

Communay possède une école maternelle, une école primaire et un collège public, rénové en 2013.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune de Communay voit se dérouler différents événements culturels tout au long de l'année, pour citer quelques exemples :

  • la Vogue (fête foraine) au mois de mai ;
  • la fête de la Pomme est organisée chaque année à l'automne ;
  • les JOA (journées de l'occasion astronomique) reviennent chaque année au printemps et mêlent animations sur le thème de l'astronomie et ventes de matériel d'occasion[10] ;
  • le cinéma : tous les mois, un film est diffusé à la salle polyvalente de l'école primaire des Brosses.

Diverses autres animations à périodicité variable.

Vue de la rue centrale.

Santé[modifier | modifier le code]

Un cabinet médical est installé au dessus de la pharmacie, route de Ternay.Le cabinet dentaire se trouve au centre du village, prés du bureau de poste. D'autres services médicaux existent et sont répartis dans la commune[11].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Sud Lyonnais Football, créé par la fusion des clubs de L'AS Communay et du FCSSR, joue au stade de la plaine, qui va être réaménagé.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La partie sud du territoire communal est recouverte par le bois de Cornavan, que l'on traverse en empruntant la nationale 7.

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 44 253 €[12].

Emploi[modifier | modifier le code]

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Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

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Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Vayer, L'église Saint-Pierre de Communay, deuxième semestre 1993, p. 10.
  2. Robert Vayer, L'église Saint-Pierre de Communay, deuxième semestre 1993, p. 12.
  3. les gens avaient détournés une rivière pour noyer les galeries de la mine pour éviter qu'elles s'écroulent
  4. Monsieur Deparis fut le dernier directeur de la mine de Communay.
  5. Le site des Amis de la mine
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. http://www.astrozorg.fr/joa2/2012/
  11. http://www.communay.fr/spip.php?rubrique43
  12. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 28 mars 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Vayer, L'église Saint-Pierre de Communay, Saint-Etienne, Imprimerie Dumas, (ISBN 2-9507873-0-4).
  • Robert Cluse et Paul Bertrand, ...à Communay, LA MINE..., Lyon, Imprimerie DEP, .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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