Saint-Germain-au-Mont-d'Or

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Saint-Germain-au-Mont-d'Or
Saint-Germain-au-Mont-d'Or
L'église du bourg.
Blason de Saint-Germain-au-Mont-d'Or
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Circonscription départementale du Rhône
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Béatrice Delorme
2020-2026
Code postal 69650
Code commune 69207
Démographie
Gentilé Saint-Germinois[1]
Population
municipale
3 001 hab. (2019 en augmentation de 2,46 % par rapport à 2013)
Densité 553 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 57″ nord, 4° 48′ 10″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 440 m
Superficie 5,43 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Saint-Germain-au-Mont-d'Or
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Localisation
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Saint-Germain-au-Mont-d'Or
Liens
Site web saintgermainaumontdor.fr

Saint-Germain-au-Mont-d'Or est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Saint-Germinois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sur la rive gauche de la Saône :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-au-Mont-d'Or est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Germain-au-Mont-d'Or, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 6 552 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (22,8 %), prairies (22,2 %), zones urbanisées (18,9 %), zones agricoles hétérogènes (13,7 %), forêts (10,1 %), eaux continentales[Note 3] (6,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une occupation humaine est attestée dans plusieurs lieux de la commune durant l'Antiquité. Des dragages dans la Saône au niveau de Port-Maçon ont produit quelques objets de l'âge du bronze (épée de Mörigen, haches et bijoux, pointe de lance en bronze)[12]. Des découvertes antiques (armes, monnaies gauloises et romaines, sarcophages des Ier et IIe siècles), jalonnent la route entre le pont romain qui traversait la Saône en ce même lieu, dont il n'est pas déterminé s'il s'agit d'un gué ou d'un pont au nord du territoire communal, et Poleymieux-au-Mont-d'Or[12]. Le chemin entre le quartier de Rochecardon à Lyon et la commune en « passant par les crêtes » serait également pré-romain[12]. Enfin, l'église du village serait peut-être construire sur un castrum romain en raison de la découverte d'un sarcophage et des monnaies d'époque républicaine[12].

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Mont-Hydins[13].

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1962
(décès)
Paul Durand
(1926-1962)
SFIO Métallurgiste, syndicaliste CGT puis FO
Benoit Fressonnet DVD  
Andrée Bonnassieux DVG  
Guy David PS Retraité de l'enseignement
Renaud George DVD puis LREM Consultant puis attaché parlementaire
23e vice-président de la Métropole de Lyon[15]
En cours Béatrice Delorme EELV[16] Éducatrice spécialisée en protection de l'enfance
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-au-Mont-d'Or est membre du syndicat mixte Plaines Monts d'Or[17] ainsi que du syndicat de communes Saône Mont d'Or.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Germain-au-Mont-d'Or (Rhône).svg

Les armes de la commune de Saint-Germain-au-Mont-d'Or se blasonnent ainsi :

De gueules à une fasce d'argent chargée d'une tour du champ ouverte et ajourée d'argent et accompagnée de six merlettes d'argent, trois en chef posées en pal et trois en pointe posées en pal.


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2019, la commune comptait 3 001 habitants[Note 4], en augmentation de 2,46 % par rapport à 2013 (Rhône : +5,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
760390705455750725690670659
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
828748863935934932971908890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9741 0029459651 0301 1151 1731 2431 704
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 7541 9712 1702 1292 4292 3852 3862 4302 784
2014 2019 - - - - - - -
3 0143 001-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-au-Mont-d'Or est située dans l'académie de Lyon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Saint-Germain est un village dynamique qui organise régulièrement des manifestations culturelles diverses (tournoi de poker, Loto, concert, spectacle de fin d'année).

Santé[modifier | modifier le code]

Sur la place du , se trouve la pharmacie historique de Saint-Germain.

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-au-Mont-d'Or propose une palette de sports différents tels que le badminton, football, tennis, vélo, basket-ball, roller, danse, gym, Pilates, etc[21]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancien château.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

L'ancien château du XIIe siècle, remanié au début du XIIIe siècle, possède un donjon carré classé monument historique et une muraille inscrite à l'inventaire des monuments historiques. Le donjon, à destination militaire, mesure 19,5 mètres, et comprend quatre niveaux : une basse fosse aveugle et trois étages dont les deux premiers possèdent chacun deux fenêtres ; à l'intérieur on ne trouve aucun aménagement, la circulation se faisait grâce à des échelles. Autour se trouve une enceinte. Antoine d'Ars finance des réparations, dont la porte du donjon en 1481. Il est abandonné au Moyen Âge.

Le château de la Combe date du XVIIe siècle, mais a été remanié au XIXe siècle.

Le village présente aussi de nombreuses maisons anciennes en pierres dorées.

Église[modifier | modifier le code]

L'église a été construite sur la chapelle romane du château, composée du le chœur, de l'abside à voûtes d'ogives et du clocher datant du XIIe siècle. Deux chapelles et une nef ont été rajoutées au XVe siècle. La taille de la nef est doublée au XIXe siècle, grâce au cardinal de Bonald. Cette rénovation et des tableaux sont attribués à Louis Sainte-Marie Perrin.

Musée[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif[modifier | modifier le code]

  • Le cimetière militaire britannique.
  • Le pré des Anglais : entre 1917 et 1919 l'armée britannique a installé dans ce pré le camp des lignes de communication no 2 ; il a hébergé jusqu'à 150 tentes et vu transiter 700 000 à 800 000 hommes.
Le lavoir.

Sites[modifier | modifier le code]

  • Le lavoir au cœur du village : la délibération pour sa construction est initiée le dimanche et sa construction achevée en 1808 ; il tombe en ruine puis est reconstruit en 1851, et enfin restauré en 1981.
  • Les rives de la Saône.
  • Le bois du Plâtre et de la Pente.
  • La vue sur la vallée, avec une table d'orientation.
  • La place Julie Ampère ou place de la Bascule : créé en 1856 et nommée d'après la femme d'André-Marie Ampère, ou de la bascule publique qui a un temps été exploitée sur la place.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Saint-Germain-au-Mont-d'Or », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a b c et d Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 385.
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
  15. La fiche de Renaud George sur le site de la Métropole de Lyon
  16. [1]
  17. Syndicat mixte Plaines Monts d'Or
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. activités sportives à Saint-Germain-au-Mont-d'Or sur le site de l'association