Sathonay-Camp

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Sathonay-Camp
Sathonay-Camp
La mairie.
Blason de Sathonay-Camp
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Circonscription départementale du Rhône
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Damien Monnier
2020-2026
Code postal 69580
Code commune 69292
Démographie
Gentilé Sathonards
Population
municipale
6 267 hab. (2018 en augmentation de 32,92 % par rapport à 2013)
Densité 3 230 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 27″ nord, 4° 52′ 29″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 298 m
Superficie 1,94 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune du pôle principal)
Localisation
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Sathonay-Camp
Liens
Site web https://www.ville-sathonaycamp.fr/

Sathonay-Camp est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Sathonards[1]. Selon le recensement de 2018, la population de Sathonay-Camp est de 6 267 habitants.

Sathonay-Camp fait partie du Plateau Nord du Grand Lyon, avec les communes de Caluire-et-Cuire et Rillieux-la-Pape.

La ville résulte de la séparation en deux de Sathonay, votée par le Sénat en 1908, avec la création de Sathonay-Camp et de Sathonay-Village.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Sathonay-Camp est une commune de la première couronne urbaine du Grand Lyon, située à quatre kilomètres au nord-est de Lyon.

Elle se trouve sur un plateau dans la continuité de la Croix-Rousse et de Caluire-et-Cuire, entre la rivière Saône et le fleuve Rhône.

Au nord de la commune, le vallon du Ravin marque la frontière naturelle avec Sathonay-Village[2], alors qu’à l’est la frontière avec Rillieux-la-Pape est marquée par la voie de chemin de fer SNCF.

L’urbanisation de Sathonay-Camp s’est développée autour du camp militaire ; l’essentiel des commerces se trouve sur les axes qui ceinturent le camp.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communications[modifier | modifier le code]

Gare de Sathonay - Rillieux

Le train permet de se rendre à Lyon en quelques minutes (à 9 minutes de la Gare de Lyon-Part-Dieu, il emprunte la ligne de Lyon-Saint-Clair à Bourg-en-Bresse.

Les transports en commun lyonnais (TCL) desservent la commune : ligne 33 vers la Croix-Rousse ou Rillieux-la-Pape, ligne 9 vers les Cordeliers, la ligne 77 qui relie Sathonay-Camp à Caluire et Fontaines-sur-Saône et la ligne ZI-4 qui relie les zones industrielles de Caluire et du Carré de Soie à Villeurbanne.

La ligne TGV Paris-Lyon passe par Sathonay-Camp, mais les trains n’y font que de rares arrêts techniques à l’approche de Lyon. Le premier tronçon de ligne nouvelle TGV a été construit entre Saint-Florentin et Sathonay-Camp. La mise en service a eu lieu en 1981.

Entre 1863 et 1953, un autre train « la Galoche » passait par la gare de Sathonay - Rillieux pour relier la Croix-Rousse à Trévoux.

Nature[modifier | modifier le code]

La voie verte de Sathonay-Camp à Caluire

La nature est présente avec le parc du Haut de la Combe situé à Sathonay-Camp, et la voie verte[3] qui permet d’aller à Caluire à pied ou à vélo.

Les champs et les bois du plateau au nord-est de Lyon sont à proximité, ainsi que les Monts d'Or (notamment le Mont Cindre et le Mont Thou). Le département du Rhône a mis en place des parcours de promenades et de randonnées, deux parcours de 13,7 km et 9,6 km sont proposés au départ de la ville.

Le parc de la Tête d'or de Lyon est à dix minutes de voiture de Sathonay-Camp.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sathonay-Camp est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[7] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (62 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (39,5 %), forêts (27,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (19,5 %), terres arables (10,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de Sathonay[modifier | modifier le code]

Aucune trace d'occupation n'est attestée pendant la période romaine, tant au niveau archéologique que bibliographique[14]. En 1230, Humbert de Montluel possède des terres à Sathonay, qu’il tient en fief de l’abbaye de l'Île Barbe. Au XIIIe siècle, la seigneurie de Sathonay appartenait aux seigneurs du même nom, puis la famille Ferlay leur succéda au XIVe et XVe siècle. Son blason, noir à la croix d’argent est devenu celui de Sathonay-camp.

Plusieurs de ses fils furent moines à l’abbaye de l’Île Barbe, son suzerain. Le seigneur de Ferlay fut ensuite vassal du Dauphin de Viennois qui fit don de Sathonay au roi Philippe VI de Valois en 1342, lequel l’échangea à son tour avec le Duc de Savoie en 1354. Louis XI, en guerre contre le duc de Savoie fit ravager Sathonay et son château fort de Rivery en 1469. Ce château construit au XIIIe siècle était fortifié avec murs d’enceinte, créneaux, remparts, fossés, pont-levis. Pris, détruit et reconstruit plusieurs fois, il disparut peu de temps avant la Révolution.

Jusqu'en 1601, Sathonay est sous la domination des comtes puis ducs de Savoie, à l'exception d'une courte période allant de 1536 à 1559 pendant laquelle elle est française à la suite de l'annexion des provinces de Savoie par François Ier[15]. Après 1559, le duc de Savoie Emmanuel-Philibert, crée la baronnie de Sathonay pour sa nièce Henriette de Savoie.

Sathonay est rattachée définitivement à la France par le traité de Lyon, signé le , qui entérine l'échange entre le marquisat de Saluces (Saluzzo) et les provinces de Bresse et de Bugey dont Sathonay faisait partie.

La baronnie de Sathonay change encore plusieurs fois de possesseur, lorsque Jean-Claude Fay l’acquiert en 1757. Le blason de la famille Fay, d’azur avec un lévrier argent regardant un soleil d’or, est aujourd’hui l’emblème de Sathonay-Village.

1858 - 1908 : de Sathonay à Sathonay-Camp[modifier | modifier le code]

Le maréchal de Castellane, créateur du camp de Sathonay
1858 : création du camp militaire[modifier | modifier le code]

Après l'avènement du prince Président (Louis-Napoléon Bonaparte), Lyon est doté d'une importante garnison. Le maréchal Boniface de Castellane, commandant militaire qui a réprimé durement les tentatives de résistance nées lors du coup d'état du 2 décembre 1851, surveille tout particulièrement la population ouvrière de Lyon et des faubourgs : Vaise, la Guillotière et surtout la Croix-Rousse et ses canuts[16].

En complément des casernes de la Part-Dieu, le maréchal cherche alors un terrain de manœuvres suffisamment vaste en dehors de la ville. Son choix se porte sur un plateau couvert de pâturages, situé aux abords de Fontaines-sur-Saône et de Rillieux, au sud de la commune de Sathonay (alors dans le département de l'Ain) mais séparée du village par un profond ravin.

Les aménagements commencent en 1851. Les premières troupes s’y installent le .

Progressivement, les tentes sont remplacées par des baraques en dur. Pour faciliter la montée des troupes vers le camp, Castellane fait creuser à Caluire, en 1856, la montée des Soldats et la montée Castellane.

En 1863 une ligne de chemin de fer relie la Croix-Rousse à Sathonay, elle sera prolongée jusqu’à Trévoux.

L’ Empereur Napoléon III visite le camp en juin 1856 puis de nouveau en 1860[17].

Le général Canrobert successeur du maréchal de Castellane, achète les communaux de Sathonay au nom du gouvernement pour la somme de 92 000 francs.

Le camp qui occupe une superficie de 32 ha est définitivement créé en 1858, avec des baraquements en bois et en briques. Un nouveau champ de tir s'installe, en rapport avec le nouveau fusil à longue portée.

L’abbé Faivre, aumônier du camp crée « L’œuvre des petites filles du soldat » dans le château offert par la famille de Virieu (descendante des Fay) et qui date du XVIe siècle. Dirigée par les sœurs saint Charles, l’œuvre deviendra « La maison d’enfants »[18] de Sathonay-Village, aujourd’hui gérée par des laïcs.

1908 : scission de l'ancienne commune de Sathonay en deux nouvelles communes[modifier | modifier le code]

Au sud de la commune de Sathonay, aux alentours du camp, se forme une véritable petite ville, avec commerces, ouvriers, familles de militaires. Les commerces étant liés à la présence des militaires, on trouve de nombreux cafés, des cabarets, un cinéma, et même des maisons de tolérance.

Ce hameau du Camp de Sathonay prend une telle importance que le chef-lieu de la commune y est transféré en 1881[19].

Ses opinions et intérêts divergent bientôt de ceux du Village, demeuré rural, et dont il est séparé par le ravin.

La rupture est consommée : le , le Sénat vote la création de la nouvelle commune de Sathonay-Village à partir de celle de Sathonay, qui prend le nom de Sathonay-Camp[20].

Depuis 1908 : la commune de Sathonay-Camp[modifier | modifier le code]

XXe siècle : du développement de la ville à la fermeture du camp militaire[modifier | modifier le code]

Le Conseil d’État ne statue définitivement sur les modalités de la séparation des deux communes qu'en 1918.

En 1952, se forme un groupe Castors (mouvement d'autoconstruction coopérative). Douze candidats acquièrent le terrain situé face à la gare (l'actuelle Rue Nouvelle). Les habitants emménagent en 1954.

Par la loi n°67-1205 du [21], les communes de Sathonay-Camp et de Sathonay-Village, dépendant jusqu'alors du département de l'Ain et du canton de Trévoux, sont rattachées au département du Rhône, et au nouveau canton de Rillieux, afin de leur permettre d'intégrer la communauté urbaine de Lyon, qui selon la législation en vigueur à l'époque ne pouvait regrouper que des communes du même département. La mise en place de la communauté urbaine de Lyon est effective au  ; Sathonay-Camp en fait alors partie.

En 1979, pour permettre le passage du TGV, des travaux sont entrepris autour de la gare. La ligne est mise en service en 1981.

Le camp militaire ferme en 1997, conséquence de la professionnalisation de l’armée. Depuis sa création, les unités suivantes y avaient stationné :

61e régiment d'artillerie
86e régiment d'artillerie
2e et 3e régiments de Zouaves
7e et 10e régiments de cuirassiers
54e régiment d’artillerie de campagne
28e régiment de tirailleurs tunisiens
22e régiment d'infanterie de ligne, 1906 - 1914, recréé en 1966 et qui devient le 99e régiment d'infanterie de ligne
405e régiment d'artillerie anti-aérienne, créé à Sathonay en 1938 (dissous après l'armistice en , reformé en 1944, à nouveau dissous en 1945, reformé en 1946, dissous en 1984).
Dépôt commun des régiments étrangers 1939 - 1940 Le dépôt doit former, équiper, instruire et administrer les futures unités de Légion formées en France, notamment les 11e et 12e régiments étrangers d'infanterie ainsi que la 13e demi brigade de Légion étrangère
Centre d’instruction du Train no 158 et Ecole militaire des Armes spéciales (E.M.A.S.).
Le 1er régiment de Zouaves a aussi stationné à Sathonay en 1870

XXIe siècle : vers un renouveau de la ville par la reconversion de l'ancien camp militaire[modifier | modifier le code]

La fermeture du camp libère 34 hectares de terrain près du centre-ville, soit près de 17 % de la superficie communale.

En 2006, le Grand Lyon a voté la création de la ZAC Castellane sur une partie du terrain libéré pour une durée de 11 ans à partir de 2010[22],[23]. L’autre partie restant à l’État pour l’implantation d’un pôle régional de Gendarmerie - le Groupement I/5 de Gendarmerie mobile y stationne notamment en 2012.

Le projet de reconversion du site comprend la construction de 450 logements, soit environ 1 100 habitants nouveaux, auxquels vont s’ajouter les effectifs de la gendarmerie. La population de Sathonay-Camp devrait franchir le seuil des 7 000 habitants[24].

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[25].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Damien Monnier, maire de Sathonay-Camp.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1908 1911 Benoît Pin   Commerçant[15]
1911 1929 Adolphe Miral   Négociant en vins
1929 1939 Joseph Thévenot   Négociant
1939 1945 Joseph Dufour   Militaire à la retraite
1945 1957 Paul Delorme   Négociant en vins
1957 1959 Emile Legros   Entrepreneur en maçonnerie
1959 1977 Robert Vincent   Médecin
1977 1987 Maurice Danis   Inspecteur de la Sécurité sociale
1987 1995 André Reigue   Entrepreneur en maçonnerie
1995 2020 Pierre Abadie DVD[26] Pharmacien
2020 En cours Damien Monnier DVC[27] Maitre de Conférences en Droit Public

Les bulletins municipaux de 1959 à 2008 sont disponibles sur internet[28].

Population et société[modifier | modifier le code]

Les chiffres présentés concernent l'ensemble de la commune de Sathonay, avant scission en Sathonay-Camp et Sathonay-Village, de 1793 à 1906 inclus, puis la seule commune de Sathonay-Camp à compter de 1911 inclus.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[30].

En 2018, la commune comptait 6 267 habitants[Note 3], en augmentation de 32,92 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320407653384417403425451454
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7196 8706 5657 5543 9583 3824 1962 7812 814
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 8733 7763 4322 4332 5343 7944 1722 4193 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 3583 7983 4984 3524 6734 3364 1714 2415 926
2018 - - - - - - - -
6 267--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune de Sathonay-Camp comprend 1775 logements occupés en résidence principale, dont 35 % de logements sociaux. L’habitat collectif représente 75 % des logements[33].

Le graphique suivant donne l'évolution de la population de Sathonay-Camp de 1962 à 1999[34]. La diminution que l'on peut constater entre 1990 et 1999 est due à la fermeture du camp militaire qui est intervenue en 1997.

Population Sathonay-Camp.PNG

Le graphique qui suit donne l'évolution du nombre de résidences principales à Sathonay-Camp de 1962 à 1999. Ce nombre est en constante augmentation.

Résidences Principales Sathonay-Camp.PNG

Après un nombre maximal de 93 naissances par an pendant la période 1968-1975, le nombre de naissance a diminué régulièrement pour atteindre 73 en moyenne par an pendant la période 1990-1999.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les structures municipales "Aux petits mômes" et "L'île aux enfants" accueillent les enfants de deux mois et demi à quatre ans. Un centre Communal d'Action Sociale assiste les Sathonards dans les domaines de l'aide légale, aide à domicile et le logement social. Une bibliothèque municipale propose la consultation d'un large choix d'ouvrages, elle a eu sa 900e inscription en 2007.

Les retraités peuvent se retrouver au Foyer municipal pour des activités diverses allant de la gymnastique à la marche, au chant ou à la danse.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle et l'école élémentaire accueillent respectivement environ 170 enfants et 210 élèves du CP au CM2.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête du centenaire, le 5 avril 2008, sur la place Joseph Thévenot

La ville a fêté son centenaire le . Chaque année la ville organise en juin la fête de l’été et celle des feux de la Saint Jean.

Les manifestations culturelles incluent chaque année des soirées théâtre et cabaret, ainsi que des expositions d'artistes.

Depuis 2014, l'association Chariot en Scène organise un grand festival de théâtre en plein air[35] dans le parc du Haut de la Combe.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville compte quatre médecins généralistes, trois dentistes, deux pharmacies, un centre paramédical, un cabinet d'orthophonie, un cabinet de kinésithérapeutes, un cabinet d'infirmiers et un cabinet de podologie

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Un court de tennis à Sathonay-Camp
Départ de la Satho'Verte
Gymnase de la gendarmerie à Sathonay-Camp
Une partie de l'effectif du club de handball de Sathonay-Camp

La ville est bien équipée pour la pratique du sport, tout particulièrement le tennis, le football, le basket-ball, la gymnastique et la pétanque.

Elle dispose de quatre courts de tennis fréquemment utilisés par toutes les tranches d’âges, des tout petits (5-6 ans) de l’école de tennis aux vétérans, en passant par les meilleurs joueurs du tennis club.

Le club de football, Olympic Sathonay Football, compte sept équipes qui peuvent évoluer sur un terrain synthétique. Le club de basket-ball, Olympic Sathonay Basket, regroupe environ 170 licenciés répartis en 13 équipes. Les gymnastes de l’Entente sportive de Sathonay-Camp disputent les championnats de France, le club a eu 6 internationales en quinze ans d’existence.

Chaque année la ville organise le 1er mai une course de 15 kilomètres, la Satho'Verte, sur des chemins et des routes communales des environs de Sathonay-Camp[36].

En 2016, une section handball, nommée CSLG Sathonay-Camp Handball[37] a été créée et évolue au sein de la FFHB et au sein de la CNSD. La section fait partie de l'association Club de Sports et de Loisirs de la Gendarmerie (CSLG)[38] de la région Rhône-Alpes. La section ne comprend qu'une seule équipe mixte de seniors rassemblant une vingtaine de licenciés, dont l'effectif est composé de gendarmes mais aussi de civils. Durant la saison 2016-2017, l'équipe seniors a participé au championnat loisirs FFHB du département du Rhône, nommé Challenge Jean-Pierre Robert (JPR) et s'est positionnée en milieu de classement pour sa 1ère saison. Durant la saison suivante, 2017-2018, l'équipe participe au championnat loisirs au sein d'une autre fédération, la FSGT[39] et participe également au championnat militaire de la FCD (Fédération des Clubs de la Défense)[40] .

Il existait un club de rugby, l'AS Sathonay qui a disputé les quarts de finale de la coupe de l'espérance en 1919. Le club a été battu 6-0 par le Stadoceste tarbais[41], futur champion de France.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprise M.A.R.A. à Sathonay-Camp

La ville compte essentiellement des petites et moyennes entreprises qui fournissent les prestations nécessaires aux sathonards : banques, restaurants, mécanique automobile, coiffure, boulangerie, boucherie, fleuriste, chauffage et sanitaire, plomberie, pressing, assurances.

L'entreprise M.A.R.A[42], spécialisée dans la vente de matériaux, est d’une taille supérieure aux autres.

Entre 1998 et 2003, l'emploi salarié privé a augmenté dans les secteurs du commerce (+20) et des services aux particuliers, alors qu'il a diminué dans le BTP (-16), des services aux entreprises (-11) et dans l'industrie (-10)[43].

Sathonay est attenant à la zone industrielle PERICA (Rillieux/Caluire), qui héberge des entreprises de taille plus importante, par exemple Arpège (le GIE Informatique du Groupe Caisse d'épargne), Contitech-Anoflex ou Lejaby. Perica totalise 5 000 emplois au sein de 298 entreprises. Certaines entreprises de Sathonay adhèrent d'ailleurs à l'association PERICA, qui vise à fédérer les entreprises du plateau "Rillieux-Caluire-Sathonay".

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux catholique[modifier | modifier le code]

Au début du XXème siècle, l'autorité militaire mit au service des habitants de Sathonay la chapelle des soldats.

Cette chapelle étant devenue trop petite, une souscription est lancée en 1933.

L'année suivante, en , a lieu la bénédiction de la crypte, sur laquelle devait s'élever, plus tard, l'église proprement dite.

Finalement, cette église n'ayant jamais été construite, c'est la crypte qui devint l'actuelle église Saint-Laurent.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. C'est également le nom du bulletin municipal, sur le site officiel
  2. Plan de Sathonay-Camp, sur ville-sathonaycamp.fr
  3. Voie verte Caluire et Cuire - Sathonay-Camp, sur site AF3V
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 512.
  15. a et b Sath'nâ histoire et patrimoine, Sathonay, un village, un camp, Ed. La Taillanderie, (ISBN 9782876293564 et 2876293560, OCLC 822650629, lire en ligne).
  16. « http://collections.bm-lyon.fr/presseXIX/PER0044ae18b323bccf# », sur collections.bm-lyon.fr (consulté le ).
  17. « Le CAMP de SATHONAY », sur Musée militaire de Lyon (consulté le ).
  18. « Les maisons d’enfants Favorisant un accueil avec responsabilité éducative (FARÉ) », sur defense.gouv.fr
  19. source : fiche Sathonay-Camp sur Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui - site de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 25 février 2013).
  20. « Notre ville > Histoire > D'hier à aujourd'hui > Le Camp », sur le site officiel de Sathonay-Camp (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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