Lissieu

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Lissieu
Les restes du château des comtes de Lissieu
Les restes du château des comtes de Lissieu
Blason de Lissieu
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Yves Jeandin
2014-2020
Code postal 69380
Code commune 69117
Démographie
Population
municipale
3 096 hab. (2013)
Densité 547 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 56″ N 4° 44′ 35″ E / 45.8655555556, 4.7430555555645° 51′ 56″ Nord 4° 44′ 35″ Est / 45.8655555556, 4.74305555556
Altitude Min. 199 m – Max. 367 m
Superficie 5,66 km2
Localisation

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Lissieu

Lissieu est une commune française, située dans la métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située en banlieue nord de Lyon, au creux d'un petit vallon, la commune est coupée en deux par une voie autoroutière. Elle se compose principalement du cœur de village au nord et du quartier du Bois-Dieu au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Les Chères Rose des vents
Marcilly-d'Azergues N Chasselay
O    Lissieu    E
S
Dommartin Dardilly Limonest

Voies de communication[modifier | modifier le code]

L'autoroute A6 traverse la commune du nord au sud. Le village, le Bois-Dieu et les autres lieux-dits sont desservis par les routes départementales 306 (ancienne route nationale 6), 16 et 42, cette dernière marquant la limite orientale du territoire communal.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 21 et 61 du réseau des Transports en commun lyonnais (TCL), ainsi que par les lignes 115 et 118 du réseau des Cars du Rhône.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon l'historien Ménestrier, Lissieu tire son nom de Licinius, ancien esclave de Jules César, qui, une fois affranchi, devint receveur des impôts sous l'empereur Auguste. Il aurait construit son palais à l'emplacement de l'actuel couvent de Montlusin (Montagne de Licinius) à la limite entre Lissieu et Chasselay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'histoire et le destin de Lissieu sont liés au fait que le village se trouve sur le tracé de l'antique route commerciale préhistorique puis celtique, devenue voie romaine puis route royale et enfin route nationale 6.

À 15 km de Lugdunum, à demi étape d'une journée de voyage au rythme des bœufs et des chevaux, Lissieu deviendra rapidement une halte pour les voyageurs, d'abord « mutatio » au temps des Romains, puis relais de poste.

L'occupation du site de la commune est supposée à l'époque romaine selon deux découvertes anciennes. Le bois de la Réserve a révélé un remblais contenant des tuiles et du torchis mais la datation n'est pas certaine[1]. Selon Th. Ogier dans un ouvrage de 1856, des vestiges antiques et des monnaies ont été trouvés sur la commune[2].

Tours illustrées par Joannès Drevet (1854–1940).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cité pour la première fois au Xe siècle sous le toponyme Lissiaco, le village relève alors de l'abbaye d'Ainay à Lyon puis des sires de Beaujeu avant d'être cédé à l'archevêque de Lyon en 1298. Il doit son existence à son positionnement géographique sur ce qui va devenir une véritable route commerciale reliant la Méditerranée aux contrées du nord de l'Europe.

Au cours des siècles, sa richesse culturelle et patrimoniale trouve ses origines avec les diligences, par lesquelles circulent la connaissance et la culture. À une époque sans journaux, sans radio et sans télévision, seuls les bavardages des voyageurs, les petits spectacles des troupes itinérantes qui s'arrêtent quelques heures permettent de s'informer, de comprendre et de s'émanciper. À cette époque, les riches voyageurs sont logés au château, les pauvres à l'hospice de Plambost qui, au XVIe siècle ne conserve que « deux lits très mal en ordre », donc une capacité d’accueil des plus réduite[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La vigne était autrefois la culture principale mais après la crise du phylloxéra, celle-ci a été remplacée par des vergers.

À partir des années 1970, la vocation rurale de la commune cède la place à une situation de banlieue pavillonnaire qui se traduit par une forte hausse des chiffres de la population.

En 1993, Lissieu rejoint la Communauté de communes des Monts d'Or Azergues à sa création avant qu'en 2009, son conseil municipal vote une motion pour déposer une demande d'adhésion au Grand Lyon[4]. Lissieu devient ainsi la 58e commune du Grand Lyon le [5].

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Lissieu

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Après avoir appartenu au département du Rhône, ainsi qu'à la communauté urbaine de Lyon à partir de 2011, Lissieu fait partie de la métropole de Lyon depuis le .

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1988 Jean Corbignot DVD  
1988 2001 Daniel Butstraen DVD  
2001 2014 Jean-Louis Schuk DVD  
2014 en cours Yves Jeandin    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Bagassi Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 096 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
274 234 330 338 435 426 475 507 537
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
544 510 562 570 586 573 512 519 516
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
535 544 506 417 406 476 460 424 428
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
481 597 734 2 091 2 535 3 090 3 125 3 161 3 088
2013 - - - - - - - -
3 096 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Bois Dieu
Château de Lissieu au début du XXe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • En 1379, Messire Lambert, Seigneur de Lissieu, ne se rendit pas au banc organisé par le châtelain de Chazay à la suite de l'arrivée des troupes anglaises dans la région. Ce manquement fut dénoncé au Sénéchal de Lyon puis au Roi qui obligea le Seigneur de Lissieu à s'acquitter de ses devoirs. [réf. nécessaire]
  • En 1450, le seigneur de Lissieu, Ennemond Lambert décéda. Ayant refusé de payer le droit de glaive au Chapitre de Lyon, le curé refusa de l'enterrer en terre sainte. Sa veuve et sa fille obtiendront son pardon après avoir versé au chapitre les arréages. [réf. nécessaire]
  • Au XVIIIe siècle, la famille Lambert rachète la seigneurie de Lissieu[réf. nécessaire]
  • Jacques Lambert, seigneur de Lissieu, consul du roi d'Espagne, est échevin de Lyon en 1756.[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grande Encyclopédie de Lyon et des communes du Rhône, Éditions Horvath, 1980, tome 1 p. 217-218.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. C. Leclercq, Fiche de site, C.A. S.R.A., cité dans Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 260
  2. M.-H. Clermont, Notes pour une carte archéologique du Rhône, D.E.S., 1958, p. 96, cité dans Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 260
  3. La société et les pauvres, l’exemple de la généralité de Lyon, 1534-1789
  4. Site de la mairie de Lissieu
  5. « EXTRAIT DU REGISTRE DES DELIBERATIONS DU CONSEIL DE COMMUNAUTE », sur www.grandlyon.com (consulté le 19 juillet 2010)
  6. Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]