Kergloff

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Kergloff
Kergloff
Mairie de Kergloff.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Carhaix-Plouguer
Intercommunalité Poher communauté
Maire
Mandat
Pierrot Belleguic
2014-2020
Code postal 29270
Code commune 29089
Démographie
Gentilé Kergloffistes
Population
municipale
920 hab. (2015 en diminution de 2,02 % par rapport à 2010)
Densité 37 hab./km2
Population
aire urbaine
14 136 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 31″ nord, 3° 37′ 06″ ouest
Altitude 110 m
Min. 67 m
Max. 172 m
Superficie 24,94 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Kergloff

Kergloff [kɛʁglɔf] (en breton : Kerglof) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Kergloff.

Située dans l'arrondissement de Châteaulin, proche de Carhaix distante seulement de 4 kilomètres, Kergloff est située à 37 kilomètres au sud-est de Morlaix, à 55 kilomètres au sud-ouest de Guingamp et 85 kilomètres au sud-est de Brest. La commune, située historiquement dans le Poher, se trouve à une dizaine de kilomètres au sud du parc naturel régional d'Armorique et des monts d'Arrée. L'altitude moyenne de la commune est de 120 mètres (le bourg est vers 107 mètres), le finage communal s'échelonnant entre 172 mètres et 67 mètres d'altitude. La commune est limitée à l'est par l'Hyères, affluent de rive gauche du fleuve côtier Aulne et au nord-est par le ruisseau de Dourcan, affluent de rive droite de l'Hyères. La partie sud du finage communal est drainée par le ruisseau de Pont Guennou, autre affluent de rive droite de l'Hyères; le territoire communal est limité à l'ouest par l'Aulne lui-même (partie amont non canalisée), au sud-ouest le ruisseau de Lostanlen et au nord-ouest par le ruisseau de Kerglien, deux de ses petits affluents de rive droite.

Les altitudes s'échelonnent entre 172 mètres pour le point le plus haut, situé entre Néveït et Garzangroaz, et 66 mètres, à l'endroit où l'Aulne quitte le territoire communal. Le bourg est vers 115 mètres d'altitude.

Traditionnellement le paysage agraire était celui du bocage et l'habitat rural est dispersé en écarts formés de hameaux et fermes isolées. La commune possède deux bois assez étendus : le Bois le Duc au nord et le Bois de Keryvon au centre-ouest du territoire communal. La commune est traversée dans sa partie nord par la D 764 (qui fut par le passé la RN 164 dans son ancien tracé) et dans sa partie orientale par deux tronçons de route départementale D 48 et D 148 (qui constituent une déviation routière de Carhaix), le tout étant un maillon de l'axe routier Lorient-Roscoff.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Kergloff
Plouyé Poullaouen Plounévézel
Collorec Kergloff Carhaix-Plouguer
Cléden-Poher Saint-Hernin

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

L'origine toponymique de Kergloff naît de la juxtaposition de l'élément ker et de gloff qui dérive d'une mutation adoucissante du mot kloff qui pourrait dériver du celtique clunia ou du gaulois clounia qui ont généré le vieux breton ch'lan, ch'lon, ch'leun, ou ch'loff signifiant prairie (références à Cluny, au Cleunay, etc.). Géographiquement, on peut vérifier que le bourg trévial de Kergloff est bâti en bordure d'une prairie. On prononçait Kerglo. Les 2 F ne se prononcent pas en breton, en effet le digramme -ff fut aussi introduit par les auteurs du Moyen Âge pour signaler une voyelle nasalisée. Par exemple, le nom Henaff (orthographe moderne Henañ) est prononcé /(h)enã/. Cependant klof signifie aussi boiteux en breton (cf. klof), dans ce cas le toponyme pourrait signifié un terrain en pente ou incliné. La première mention connue du nom date de 1535. Kergloff fit partie de la paroisse primitive de l'Armorique de Poullaouen avant de devenir ensuite une trève de Cléden-Poher mais « Kergloff a tous les attributs de l'autonomie dès avant la Révolution. Conscients de leur spécificité par rapport à la paroisse-mère, les habitants sous l'autorité de leurs dirigeants, n'auront aucune difficulté à se gérer par eux-mêmes en devenant une commune à part entière »[1] même si Kergloff ne devint une paroisse que lors du Concordat[2], restant pour quelques années encore, ainsi que Landeleau, rattachée à Cléden-Poher par la loi du 12 septembre 1791[3].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Une allée couverte de 4 mètres de long sur 2,5 mètres de largeur existait dans le bois de Keryvon[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Kergloff dépendait de la baronnie de Kergorlay, puis du marquisat de Tymeur situé à Poullaouen. En 1500, le manoir de Kerligonan appartenait à « Jean de Cabournais, époux de Jeanne de Bouteville, fille de Jean seigneur du Faouët et de Marie de Kymerch (Quimerch) »[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Kergloff : Pâmoison de la Vierge (vitrail de Gilles Le Sodec, vers 1540)

Le testament de Gilles de Kerampuil[modifier | modifier le code]

En 1578 Gilles de Kerampuil, né vers 1530, qui fut recteur de Cléden-Poher et de Motreff, dans son testament[6], prévoit à sa mort de donner« troys mullons de bled » (blé) déjà battu « aux croyement pauvres et mandians de la dicte paroisse de Cletguen (Cléden-Poher), Kerahès (Carhaix) et Kergloff, scavoyr de la moictyé à Kerahes, et l'aultre moictyé aux deux aultres, et leur estre renduz en leurs maisons ».

Les guerres de la Ligue[modifier | modifier le code]

Entre 1589 et 1598, comme tout le Poher, Kergloff fut concernée par les guerres de la Ligue : en Bretagne à l'époque, les Ligueurs sont dirigés par Philippe Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur et gouverneur de la province. Carhaix et les paroisses voisines dont la trève de Kergloff, sont alors sous l'influence des Ligueurs. En représailles, le procureur du Roi Jan de Kerampuil décide de lever un impôt aux paroisses de la juridiction de Carhaix qui auront adhéré « aux ennemis de Sa Majesté et émancipées de son obéissance, du nombre desquelles il a présentement nommez estre ladite ville de Carhaix avec ses faubourgs, la paroisse de Plouguer, Moustoir, Trébrivan, Plévin, Motreff, Quelen (Locarn), Duault, & Landugen, Le Loc’h, Tréogant, Spézet, Mael-Pestivien, Botmel & Callac, Plusquellec, Calanhel, Plourach, Carnoët, Scrignac & Bolazec, Poulaouen, Plounévézel & Kergloff »[7] , entre autres pour « le payement de la garnison de Quintin » . Sur les 3000 écus exigés, Kergloff fut condamnée à payer 100 écus. On ne sait pas si ces sommes furent effectivement versées[8].

Sébastien Le Balp et la Révolte des Bonnets rouges[modifier | modifier le code]

Du 6 juillet au 12 octobre 1675, la Révolte des Bonnets rouges[9] autour de Carhaix est menée par Sébastien Le Balp, né à Moulin Meur en Kergloff, fils de meuniers. Précédemment, il avait été remarqué par le marquis de Tymeur qui l'avait envoyé faire des études de droit à Nantes. Il se marie avec Anne Riou et achète une étude de notaire à Carhaix et devient le notaire de Renée-Mauricette de Plœuc, marquise du Tymeur en Poullaouen qui roule les paysans avec sa complicité, ce qui lui vaut des ennuis judiciaires et il est envoyé en prison de 1673 à 1675[10]. Après sa libération, révolté contre l'injustice, il prend la tête de la rébellion qui pille manoirs et châteaux ; 9 manoirs furent détruits à Poullaouen, six à Kergloff (dont le manoir de Kerligonan, qui fut saccagé, pillé, puis incendié en 1675 et le manoir de Stanger construit au début du XVIe siècle), 4 à Saint-Hernin (dont le château de Kergoat) et détruit titres et parchemins dans tout le Poher, la révolte s'étendant aussi en Cornouaille. Sébastien Le Balp est finalement tué par la marquis de Montgaillard au château de Tymeur en Poullaouen, son cadavre fut enterré hâtivement avant d'être déterré, décapité et placé sur une roue à l'entrée du village pour servir d'exemple[11].

Article détaillé : Sébastien Le Balp.
Article détaillé : Révolte des Bonnets rouges.

Le château de Quimilferm est construit vers 1760[12].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La loi du donne Kergloff et Landeleau comme succursales à la paroisse de Cléden[13].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , le conseil de fabrique décide la construction d'une chapelle dédiée à la Sainte Vierge, sous l'invocation de Notre-Dame-du-Bon-Secours[2]. Elle est achevée en 1817.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Kergloff en 1853 :

« Kergloff (sous l'invocation de saint Trémeur) : commune formée de l'ancienne trève de Cléden-Poher,; aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Kerboutin, Guimilfern, le Névéit, Keryvon, Magoarem, Kerminguy, Rozanguéon. Superficie totale : 2 493 hectares, dont (...) terres labourables 1 436 ha, prés et pâturages 231 ha, bois 147 ha, vergers et jardins 41 ha, landes et incultes 277 ha (...). Moulins : 3 (Miliumeur, du Roi, d'Aulne). L'église de Kergloff semble être du XVIe siècle ; elle n'a rien de remarquable, si ce n'est la bizarre présence d'une cheminée construite sur un des bas-côtés de la nef. Il y a, outre cette église, six chapelles qui sont : Saint-Candie, la Trinité, Notre-Dame-du-Bon-Secours, Saint-Nicodème, Saint-Nicolas, Sainte-Philomène ; toutes ont leur pardon, mais aucun n'est fréquenté. Quoique Kergloff passe pour être une commune riche, cependant la terre ne peut supporter la culture du blé. L'élevage des bestiaux est la principale industrie ; à cela viennent se joindre le commerce du miel, de la cire et des chanvres. M. A. de Cillari nous écrit qu'il a trouvé dans le bois de Keryvon un monument celtique (sic) qu'il regarde comme un dolmen, et qui peut avoir en longueur 4 mètres environ, sur 2 mètres 50 centimètres de largeur. La route royale n°164, dite d'Angers à Brest, et la route départementale n°3 du Finistère, traversent la commune. Géologie : la grauwacke domine. On parle le breton[14]. »

Selon le témoignage du comte Charles de Saint-Prix[15], louvetier, rapporté par Frank Davies[16] , vers 1854, « un loup infestait les fourrés de Kergloff, attaquait les troupeaux des pauvres paysans et avait même, en plein jour, enlevé plus d'un chien (...) sous les yeux de son propriétaire »[17].

En 1869, le chemin départemental n°6 [actuelle route départementale n°46] allant de Collorec à Carhaix en passant par Kergloff nécessite des rectifications près du pont Pénity ; « on attend des ressources en argent pour entreprendre ces rectifications car les prestations en nature [corvées] sont insuffisantes pour son entretien actuel »[18].

Un rapport de l'inspecteur d'académie signale en 1880 que la commune de Kergloff n'a pas encore d'école des filles[19].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le , le parti libéral catholique remporte à nouveau les élections municipales[20].

En octobre 1901, une épidémie de dysenterie (laquelle avait déjà fait des victimes l'année précédente) réapparaît à Carhaix, Cléden-Poher et Kergloff ; « on compte plusieurs décès et de nombreux malades »[21].

Un article publié en 1903 indique qu'un citoyen de Kergloff, Louis-Michel Briand, « lutte toujours avec ardeur contre les préjugés de ses concitoyens qui regardent encore l'alcool comme le remède le plus efficace contre un grand nombre de maladies »[22].

Un pardon était organisé tous les ans. Le journal L'Ouest-Éclair écrit à propos de celui de 1911 : « Cette année, le pardon de la petite commune de Kergloff a été très animé. M. le recteur de Plouguer avait réussi à grouper quelques musiciens de Carhaix et, grâce à leur précieux concours, l'éclat de la fête en a été rehaussé »[23]. Un autre pardon était organisé à la chapelle de la Trinité, mais il était peu fréquenté[24].

En 1911 les biens ayant appartenu à la fabrique de Kergloff et qui étaient placés sous séquestre sont attribués à la commune de Kergloff « sous la condition par la commune d'attribuer tous les revenus ou produits desdits biens au service des secours de bienfaisance »[25]. Un bureau de bienfaisance est créé dans la commune par un décret du [26].

Un double mariage à Kergloff est ainsi décrit en févier 1914 : « Après la messe, le cortège se forma pour aller à Kergron. Selon la coutume, une vingtaine de jeunes gens à cheval escortaient les voitures des mariés. À Kergron de longues tables avaient été dressées et vers une heure de l'après-midi elles se trouvaient garnies et cinq cent convives prirent part au festin après avoir dansé, pour se donner de l'appétit, la traditionnelle gavotte. Malgré un temps maussade, la fête fut très gaie et parfaitement réussie »[27].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Kergloff porte les noms de 66 soldats mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux trois sont morts en Belgique dont deux (Yves Cotton, François Yvinec) dans les combats de Maissin le et le troisième (Yves Le Guillou) à Ypres le  ; un (Yves Le Morellec) est mort en captivité en Allemagne ; les autres sont décédés sur le sol français (parmi eux, François Cozic[a] et Yves Le Cam[b] ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Pierre Alaouret, Yves Cotton, Olivier Guéguen et Trémeur Le Cam de la Croix de guerre) ; deux sont décédés après la guerre, mais des suites d'une maladie contractée en service (Pierre Pastor le et Jean Le Gac le )[28]. François Cozic n'est officiellement déclaré mort par le tribunal de Châteaulin qu'en 1920[29].

Un agriculteur de Kergloff, Jean-Louis Calonnec, eût 5 de ses enfants qui partirent au front en 1914 : deux au 116e de ligne et trois au 318e de ligne[30]. Les cinq (Pierre, Auguste, François, Jean et Yves Calonnec) survécurent à la guerre.

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1926, L'Académie française attribue un prix de 10 000 francs de la fondation Étienne Lamy pour les familles nombreuses à Pierre-Marie Conan[c]de Kerligonan en Kergloff, qui a 15 enfants vivants , plus 1 mort pour la France [31] (Étienne Marie Conan[d]).

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En novembre 1941 est créée l' "Union sportive de Kergloff" dont le but est de « favoriser parmi la jeunesse le goût et la pratique des exercices en plein air »[32].

Le monument aux morts de Kergloff porte les noms de sept personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale[28], dont Yves Le Jeune[e], résistant fusillé le à Penguily[33].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un soldat (D. Coroller) originaire de Kergloff est mort pour la France pendant la Guerre d'Algérie[28].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Guillaume Quillérou[f]    
1792   Joseph Le Guern    
         
1808 1809 Claude Conner    
1810 1814 Joseph Hourmant[g]    
1815 1829 Yves-Trémeur Lostenlen[h]    
1831   Joseph Hourmant   Déjà maire entre 1810 et 1814.
1832 1833 Joseph Sibiril[i]   Cultivater.
1837 1852 Yves-Trémeur Lostanlem   Déjà maire entre 1815 et 1829.
1852 1859 Jean-Joseph Le Guillou[j]   Cultivateur.
1860 1862 Lozach    
1863 1869 Jean-Louis Le Meur[k]   Cultivateur.
1870 1870 Grall    
1871   Jean-Louis Le Meur   Déjà maire entre 1863 et 1869.
1872 1883 Yves Thomas[l]   Proprétaire cultivateur.
1883 1884 Jean-Joseph Henry[m]   Cultivateur.
1884 1896 Joseph Couteller[n]    
1896 1912 Pierre Cotton[o] ALP[34] Cultivateur.
1912 1925 Michel Cornec[p]   Cultivateur.
1925 1929 Yves Marie Le Bourhis[q]    
1929 1942 Michel Cornec   Déjà maire entre 1912 et 1925.
1942 1944 Auguste Poignonnec[r]    
1944 1949 Joseph Moysan[s]   Cultivateur.
1949 1949 Joseph Quénet[t]   Cultivateur. Faisant fonction de maire.
1949 1953 Jean Follezou[u]    
1953 1959 Pierre Louis Le Bail[v]    
1959 1962 Claudius Brun    
1962 1965 Corentin Morvan    
1965 1983 Jean-Marie Huiban    
1983 1995 Jean-Pierre Péron    
mars 1995 en cours Pierrot Belleguic PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
945935918883942898901982982
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0301 1561 2451 1211 1481 1981 2821 2671 288
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2011 2891 3421 3981 3141 1771 093977875
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
762630558610720745886905942
2015 - - - - - - - -
920--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La population de la commune est légèrement moindre qu'il y a deux siècles. Après une stagnation pendant la première moitié du XIXe siècle, la population a augmenté modérément, en dépit de quelques modestes évolutions en dents de scie, pendant la seconde moitié du XIXe siècle parvenant en 1921 à son maximum démographique, n'ayant alors gagné que 453 habitants en 128 ans entre 1793 et 1921. La population décline ensuite constamment pendant les 2e et 3e quarts du XXe siècle, perdant 840 habitants en 54 ans entre 1921 et 1975, la commune étant alors en proie à l'exode rural. Un notable regain démographique est toutefois perceptible depuis une bonne trentaine d'années, la commune regagnant 354 habitants en 34 ans entre 1975 et 2009.

Alors que la commune connaissait depuis des décennies et jusqu'en 1975 un double déficit naturel et migratoire, elle bénéficie désormais de sa proximité de Carhaix et bénéficie d'un notable excédent migratoire ( + 2,1 % l'an entre 1999 et 2007) même si l'excédent naturel ( + 0,3 % l'an entre 1999 et 2007) n'est encore que faiblement positif. La transformation partielle de la commune en ville-dortoir en est la raison : le nombre des résidences principales s'est accru de plus de moitié entre 1975 et 2007, passant de 215 à 354 en raison de la construction de plusieurs lotissements, ce qui a aussi provoqué un net rajeunissement de la population (21,6 % de la population avait moins de 15 ans en 2007)[37].

Vie sportive[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Trémeur.

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    • La chapelle de la Trinité est située à Saint-Drezouarn et date pour partie du XVIIIe siècle, son clocheton portant la date de 1723; elle possède au-dessus de l'autel un retable du XVIIIe siècle avec une effigie du Bon Pasteur et des médaillons en bas relief du Christ et de la Vierge[39] ; elle possède plusieurs statues dont celles de saint Herbot, saint Éloi, sainte Barbe et de la Sainte Trinité. Elle fut vendue comme bien national pendant la Révolution française[40]. Une niche creusée dans le mur ouest contient quelques ossements dont un crâne que la tradition affirme être celui de Sébstien Le Balp[41].
    • La chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours (datée de 1817) ; abandonnée et menaçant ruine, elle a été restaurée à la fin de la décennie 1990[42].
    • Plusieurs chapelles ont disparu dont la chapelle Saint-Nicolas (qui datait du XI), la chapelle Saint-Nicodème (qui datait de 1551 ; sa toiture a été démontée en 1962 et réinstallée au Fret[43]), la chapelle Saint-Languis qui était située à Saint-Egannec et possédait une statue de saint Avertin (connu ici localement sous le nom de saint Libertin), détruite en 1927 ; etc..[44].
    • Plusieurs croix et calvaires[45] : la croix de Néveit date pour partie du XVe siècle et une Vierge de Pitié, celle de Gars-an-Groas du XVIe porte aussi à son revers une Vierge de Pitié et plusieurs autres plus récentes à l'église (croix de mission datée de 1826, dans le cimetière, etc.
    • La fontaine de Saint-Egannec (ou de "Saint-Languis"), située à proximité du manoir de Kerligonan, dépendait de la chapelle Saint-Languis, disparue en 1927 et de l'oratoire Saint-Fiacre, disparu en 1910[46]. C'est une fontaine probablement du XVIIIe siècle en partie couverte par une voûte en berceau, en granite.
  • Édifices civils :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Le Balp en 1639, un des chefs de la Révolte des Bonnets rouges. Sébastien Le Balp est né à Moulin Meur en Kergloff en 1639 de Francois Le Balp (meunier) et de Louise Caroff. À 22 ans il épouse Anne Riou, ce qui lui permet d'acheter une charge de notaire grâce à la dot. Lors de sa mort en 1675 il habitait à Garzangroas en Kergloff.
  • Alexis-François Rio, né le à Port-Louis, décédé le à Paris, inhumé à l'Île d'Arz dont sa famille était originaire ; écrivain, historien de l’art, diplomate et enseignant. Il participa à la Petite chouannerie lors des Cent-Jours[49]. « Aux environs de 1820 (...), il se retira dans sa terre de Quimilferm, près de Carhaix. Là il vécut le reste de sa vie en solitaire et en sage »[50].
  • Hervé Tilly, cultivateur à Kergloff, fut très connu avant 1914 en tant que chanteur forain. « Traînant une voiturette à chiens, il s'installait sur les marchés et chantait ses œuvres, la plupart imprimées à Ar Bobl. Décédé presque aveugle »[51].
  • Ernest Leroy, coureur cycliste, né le à Kergloff[52].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barthélémy de Saizieu, "Terres, familles et sociétés dans une commune de Basse-Bretagne : Kergloff aux XIXe et XXe siècles", École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Paris, 1984. (histoire du village depuis l'occupation romaine; habitat et peuplement)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. François Cozic, né le à Saint-Goazec, prêtre, vicaire à Kergloff à partir d'octobre 1913, sergent au 64e régiment d'infanterie, disparu à Fère-Champenoise (Marne (département)|Marne]]) le .
  2. Yves Le Cam, né le à Kergloff, soldat au 128e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures aux Éparges (Meuse) le .
  3. Pierre-Marie Conan, né le à Kerohan en Plounévézel, cultivateur, décédé le à Kergloff.
  4. Étienne Marie Conan, né le à Poullaouen, tué au fort de Thiaumont à Verdun le
  5. Yves Le Jeune, né le à Guern Izella en Kergloff
  6. Guillaume Quillérou, né le à Kergloff, décédé le à Tregoen en Kergloff.
  7. Joseph Hourmant, né le à Kerlissouarn en Kergloff, décédé le à Neveit en Kergloff.
  8. Yves-Trémeur Lostenlen [Lostanlen], né le à Kerlissouarn en Kergloff, décédé le à Kerlissouarn en Kergloff.
  9. Joseph Sibiril, né le à Kerhervé en Cléden-Poher, décédé le à Néveit en Kergloff.
  10. Jean-Joseph Le Guillou, né le à Kervoastellou en Kergloff, décédé le à Kergloff.
  11. Jean-Louis Le Meur, né le à Magoarem en Kergloff.
  12. Yves Thomas, né le à Néveït en Kergloff, décédé le à Kerligonan en Kergloff.
  13. Jean-Joseph Henry, né le à Kergloff, décédé le à Poulfanc en Kergloff.
  14. Joseph Couteller, né le à Plévin (Côtes-d'Armor), décédé âgé de 52 ans le à Garsangroas en Kergloff.
  15. Pierre Cotton, né le à Kergloff.
  16. Michel Cornec, né le à Kergloff.
  17. Yves Marie Le Bourhis, né le à Gar an Groas en Kergloff, décédé le à Kergloff.
  18. Auguste Poigonnec, né le à Kerjézéquel en Kergloff, décédé le à Carhaix-Plouguer.
  19. Joseph Moysan, né le à Poullaouen, décédé le à Kergloff.
  20. Joseph Quénet, né le à Kergloff, décédé le à Carhaix-Plouguer.
  21. Jean Follezou, né le à Kergloff, décédé le à Carhaix-Plouguer.
  22. Pierre Louis Le Bail, né le à Kergloff, décédé le à Kergloff.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Garrec, "La trève de Kergloff au XVIIIe siècle", Bulletin de la société archéologique du Finistère, 1998, 127, p. 381-398
  2. a, b et c http://www.infobretagne.com/kergloff.htm
  3. Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale, tome 12, Éditeur, Imprimerie nationale (Paris), 1791, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f434.image.pagination.r=kergloff.langFR
  4. "Dictionnaire archéologique de la Gaule : époque celtique.", tome 2, 1875, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9763804h/f69.image.r=Kergloff?rk=1716746;4
  5. A. Le Grand et G.M. Thomas, Manoirs de Basse-Bretagne.
  6. Testament de Messire Gilles de Kerampuil, sieur du Bigodou (près de Morlaix), chanoine de Kerahès, .. daté du 24 septembre 1578, cité par la Comtesse du Laz dans Généalogie de la maison de Saisy de Kerampuil, suivie de pièces justificatives et complémentaires, 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55351888/f169.image.pagination.r=Kergloff.langFR
  7. Dom Hyacinthe MORICE, « Mémoire pour servir de preuves »( 9 mars 1591), Preuves, Tome 3
  8. Bulletin du Centre généalogique et Historique du Poher, Kahier ar Poher ("Cahiers du Poher") no 21, juin 2008, consultable http://callac.joseph.lohou.fr/poherligue.html
  9. Leclerc (G), La Révolte du Papier timbré à Carhaix et dans sa région, Bull. Association Bretonne, CX, 2001, p. 137-152, Puillandre (A), Sébastien Le Balp, Bonnets rouges et papier timbré, Keltia Graphic, Spézet, 1996
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  12. http://www.finistere.gouv.fr/content/download/24093/193548/file/ANNEXES%20-%20Kermorvan.pdf
  13. "Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f434.image.r=Kergloff?rk=1266100;4
  14. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1853, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi4y8ecxq_dAhWHz4UKHQeYBgUQ6wEIOTAD#v=onepage&q&f=false
  15. Charles Tixier Damas de Saint-Prix, né le à Tréguier (fils de Charles-Jean-André Tixier Damas, comte de Saint-Prix, qui fut maire de Ploujean, et d'Émilie Barbe Guiton), décédé le à Ploujean, avocat, lieutenant de louveterie entre 1855 et 1883, grand chasseur de loup dans le centre de la Bretagne (il séjournait pendant la saison de chasse à Kerbournet en Saint-Servais).
  16. Frank Davies, en fait révérend E.W.L. Davies, vint chasser deux années de suite en Bretagne, probablement en 1854 et 1855, mais ne publia ses souvenirs en anglais que vingt ans plus tard en 1875.
  17. Frank Davies, "Chasse aux loups et autres chasses en Bretagne", éditions des Montagnes Noires, 2012, (ISBN 978-2-919305-22-3)
  18. "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", 1869, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5564642h/f292.image.r=Kergloff?rk=64378;0
  19. "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", août 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5668228b/f436.image.r=Kergloff
  20. Journal L'Ouest-Éclair n° du 10 mai 1900, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k638886n/f3.image.r=motreff?rk=686698;4
  21. Journal Le Rappel]], n° du 18 octobre 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7549010w/f3.image.r=Kergloff?rk=64378;0
  22. "L'Alcool : journal mensuel : organe des sociétés fédérées contre l'usage des boissons spiritueuses...", 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97428586/f227.image.r=Kergloff
  23. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 12 septembre 1911, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6430157/f4.image.r=Kergloff?rk=493564;4
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  27. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 17 février 1914, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6439049/f7.image.r=Kergloff?rk=536483;2
  28. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=61984
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  30. Journal Le Figaro, n° du 24 septembre 1914, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2904486/f3.image.r=Kergloff?rk=21459;2
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  32. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 20 décembre 1941, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9695700q/f31.image.r=Kergloff?rk=107296;4
  33. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=41468
  34. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 2 mai 1904, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6403262/f3.image.r=Kergloff?rk=1652368;4
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  37. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29089-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
  38. https://www.fff.fr/la-vie-des-clubs/12960/infos-cles
  39. http://fr.topic-topos.com/retable-kergloff
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  50. L. Gougaud, Alexis-François Rio et la Bretagne, revue "Annales de Bretagne", 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115324x/f462.image.r=Quimilferm?rk=64378;0
  51. J. Ollivier, Catalogue de la chanson populaire bretonne sur feuilles volantes (suite) (Léon, Tréguier, Cornouaille), "Annales de Bretagne", année 1939, volume 46, page 208, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1941_num_48_1_1805?_Prescripts_Search_tabs1=standard&
  52. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9796201z/f2.image.r=Kergloff?rk=150215;2

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