Nyons

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Nyons
Nyons depuis la rive gauche de l'Eygues.
Nyons depuis la rive gauche de l'Eygues.
Blason de Nyons
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons (chef-lieu)
Canton Nyons et Baronnies
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Combes
2014-2020
Code postal 26110
Code commune 26220
Démographie
Gentilé Nyonsais
Population
municipale
6 641 hab. (2014)
Densité 283 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 37″ nord, 5° 08′ 23″ est
Altitude Min. 234 m – Max. 940 m
Superficie 23,45 km2
Localisation

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Liens
Site web nyons.com

Nyons (prononcé en français : [njɔ̃s]) est une commune française, sous-préfecture du département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune fait partie du Parc naturel régional des Baronnies provençales créé en 2015.

Ses habitants sont appelés les Nyonsais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Nyons au XIXe siècle, illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

La commune est surnommée « la Nice des Alpes dauphinoises », en raccourci : « le Petit Nice » en raison d'un ensoleillement comparable à celui de Nice et de sa Riviera. C'est un site de villégiature apprécié depuis le XIXe siècle, qui depuis va crescendo. La commune de Nyons se trouve à 100 km au sud de Valence, à 50 km au sud-est de Montélimar, à 40 km au nord-est d'Orange, à 60 km au nord d'Avignon et à 106 km au sud-ouest de Gap.

Topographie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 345 hectares ; son altitude varie entre 234 et 940 mètres[1].

Située en Drôme provençale, aux confins des Alpes du Dauphiné et des Baronnies à une quarantaine de kilomètres, à l'est de la vallée du Rhône (Pierrelatte), la commune est entourée de moyennes montagnes dont les plus hautes culminent à près de 1 000 mètres : Éssaillon, Garde-Grosse, Saint Jaumes et Vaux. Ces reliefs forment un hémicycle circulaire (cirque) qui s'ouvre au couchant en éventail sur la vallée aval de l'Eygues. Ces contre-forts lui confèrent un micro-climat exceptionnel.

La promenade de la Digue va du pont de l'Europe au passage à gué de la Sauve, en longeant l'Eygues. Elle assure la continuité entre la vieille ville et la ZA Les Laurons qui va maintenant au-delà du 4e pont, le pont des Baronnies.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Nyons est nichée au cœur d'une cuvette naturelle, au bord de la rivière d'Eygues, affluent du Rhône, qu'elle rejoint à Orange. Elle est également traversée par un affluent de l'Eygues[2], la Sauve[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Sur le plan sismicité, la commune de Nyons est en zone de risque no 3. Les risques naturels les plus fréquents sont les risques d'inondations. La commune a connu de nombreux cas, depuis le début des années 1990 : deux en 1992, un en 1993, un en 2008, en plus d'une tempête en 1982. Le dernier plan de prévention des risques date de 2011[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Nyons est situé dans l'aire du climat méditerranéen. L'olivier y est d'ailleurs cultivé depuis l'antiquité.

Il y a donc deux saisons sèches : l'été et l'hiver. Les pluies tombent massivement, au printemps et à l'automne. L'ensoleillement est important (environ 2700 heures par an[5], ce qui fait que Nyons est plus ensoleillée que Bordeaux, Toulouse ou Montélimar et autant que Montpellier ou Nice).

Le brouillard n'existe pas à Nyons, sauf peut-être de manière tout à fait exceptionnelle. René Barjavel, écrivain originaire de Nyons, écrivait[6] :

"Tout de suite après la guerre, je rencontrai un autre phénomène météorologique totalement inconnu des Nyonsais. Mon père avait à faire à Valence, et il décida de m'emmener.

(...) Nous couchâmes dans un hôtel dont je n'ai gardé aucun souvenir, mais le lendemain matin, en sortant, je vis au milieu de la petite place, sur une pelouse, une sorte d'arabesque diaphane qui se déroulait lentement, pareille à l'écharpe de gaze d'une fillette jouant à la mariée. Je m'exclamai :

- Oh ! papa, regarde ! l'herbe qui fume !...

Mon père éclata de rire : C'est pas de la fumée ! dit-il.

Puis il redevint grave, et d'une voix dramatique : Ça, c'est du brouillard.

Telle fut ma première prise de contact avec les pays d'outre-soleil, les pays où le ciel est gris, où on sort dans la rue même quand il pleut, et où on se mouille les pieds sans en mourir".[6] 

Son vent local mystérieux, en-noyauté de légendes, nonobstant très salvateur : le Pontias, souffle un air ravigotant, généralement de 22 heures à 10 heures. Ce vent très sec, de nord-est donne une impression de froid l'hiver au ressenti, mais appréciable l'été, fournit une parfaite aération à la ville. Une légende locale, rapportée dans l'ouvrage de Gervais de Tilbury, le Livre des Merveilles, veut qu'il ait été apporté dans un gant par l'archevêque Césaire d'Arles, au début du VIe siècle. Gabriel Boulé, ancien pasteur et historiographe du roi, en a écrit l'histoire au XVIIe siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nyons
Venterol Aubres Aubres
Vinsobres Nyons Châteauneuf-de-Bordette
Mirabel-aux-Baronnies Mirabel-aux-Baronnies Châteauneuf-de-Bordette

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Nyons.
Article détaillé : Ligne de Pierrelatte à Nyons.

Une ligne de chemin de fer a desservi Nyons, depuis Pierrelatte. Ouverte en 1897, elle a été gérée par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée jusqu'en 1938, date à laquelle la concession a été reprise par la SNCF[Note 1]. La ligne est fermée au service des voyageurs depuis 1940, et au fret depuis 1951[7].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Afin de faciliter les déplacements dans le centre ville, dans le cadre de la charte municipale de l'environnement, une navette par bus, de 15 places, est en service depuis le . La ligne 71 des Cars Rhône-Alpes propose 3 allers-retours quotidiens entre Nyons et Montélimar, assurant les correspondances avec les TGV de la ligne Paris-Marseille[8].

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Située sur un axe régional important, permettant de lier la Vallée du Rhône, et plus précisément le Tricastin au Dauphiné et à la région de Gap, par la route départementale RD 94, Nyons est également le centre d'un réseau routier local dense la RD 538, vers Vaison-la-Romaine et le Vaucluse, au sud, ou Le Pègue et Taulignan au nord.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 4 069, alors qu'il était de 4 593 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 75,8 % étaient des résidences principales, 19,6 % des résidences secondaires et 4,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 46,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 50,6 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 48,6 %, en hausse par rapport à 1999 (45,4 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était en baisse sensible : 8,3 % contre 10,1 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 311 à 288[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une petite agglomération, Noviomagus (« le nouveau marché » en langue celtique, de nouiios, nouveau et magos, plaine, marché), y exista peut-être.

Son nom est Nioun en provençal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

La région de Nyons relevait à l'époque celtique de l'aire des Voconces. À l'époque gallo-romaine, elle est rattachée à la cité de Vaison.

La villa de Niomes est citée en 972 dans un acte de donation des églises Saint-Vincent et Saint-Ferréol de Nions à l'abbaye Saint-Césaire d'Arles.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Longtemps possession directe de l'abbaye Saint-Césaire d'Arles et des archevêques d'Arles, Nyons passe sous la domination effective de seigneurs laïcs. Les seigneurs de Montauban parviennent à y prendre pied au début du XIIIe siècle. Après un siècle de conflits pour la possession de la seigneurie, la ville est intégrée au Dauphiné en 1315. Il reste toutefois que le Dauphin doit toujours rendre l'hommage au pape pour Nyons, Vinsobres et Mirabel. En 1349, après le transport du Dauphiné à la France, la ville de Nyons devient propriété du roi-dauphin qui restera suzerain jusqu'à la Révolution.

La ville connaît une période de croissance exceptionnelle à partir de la fin du XIIIe siècle et jusqu'au début du XVe siècle, croissance liée à la présence de la cour papale à Avignon, à celle de marchands italiens et d'une communauté juive nombreuse. Le début du XVIe siècle est également une période d'expansion, mais les guerres de religion, commencées dans la région à la fin des années 1550, bouleversent profondément Nyons. En 1585, une citadelle est construite sur la rive gauche de l'Eygues et domine la ville et le pont, alors que le château delphinal, construit au début du XIVe siècle, est démantelé.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Nyons devient alors place de sûreté protestante, le reste après l'édit de Nantes de 1598 et ne perd ce statut qu'après l'édit de La Rochelle en 1622. En effet, après les insurrections protestantes de cette année-là, Louis XIII décide d'abattre les principales fortifications de la région, susceptibles de servir de repaire aux protestants. Un édit de juillet 1627 ayant ordonné le démantèlement de toutes les places fortes qui n'étaient pas frontières, Nyons devint une ville ouverte. C'est le que commencèrent les travaux de démolition de sa citadelle. Les Nyonsais obtinrent seulement la conservation des murailles de la ville, devenues inoffensives, mais qui, depuis des siècles, avaient assuré la sécurité du pays.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Nyons
Mairie de Nyons.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Henri Rochier    
1881   Paul Laurens Gauche démocratique Médecin, sénateur
         
1965 1977 Pierre Jullien SFIO-PS Conseiller général (1949-1973)
1977 1989 Jean Escoffier RPR Conseiller général (1973-1985)
1989 1995 Jean Monpeyssen[Note 2] PS Conseiller général (1985-1992)
1995 2001 Michel Faure RPR Conseiller général (1992-2004)
2001 en cours Pierre Combes[9] PS Conseiller général du canton de Nyons (2004-2015)
Conseiller départemental du canton de Nyons et Baronnies (depuis 2015)

Intercommunalités et syndicats intercommunaux[modifier | modifier le code]

Nyons, avec 19 autres communes voisines, fait partie de la Communauté de communes du Val d'Eygues. Les premières compétences de la communauté de communes, depuis sa création en décembre 1997, sont le développement économique, l'aménagement de l'espace, l'environnement, l'habitat, l'éclairage public et la voirie, l'action sociale, les technologies informatiques et le classement des archives. En 2003, à la suite de l'évolution sur la loi sur l'eau, les compétences de la communauté ont été élargies, et de nouveau en 2010, avec la création et la gestion de zones économiques, commerciales et artisanales.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Les revenus fiscaux de la commune de Nyons proviennent de plusieurs types d’impôts. Les pourcentages de l'imposition étaient en 2010 de :

L'imposition des ménages et des entreprises à Nyons en 2010[10]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,50 % 1,17 % 7,80 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 20,50 % 1,88 % 11,57 % 2,12 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 113,96 % 7,96 % 42,44 % 5,28 %
Taxe professionnelle (ex-TP) 27,72 % 2,84 % 0,00 % 0,00 %
Droit de mutation 1,20 % 3,60 % 0,09 % 0,10 %

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 12 janvier 2014, Nyons est jumelée avec[11] :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

À Nyons, la gestion de l'environnement passe par la gestion des déchets. La commune s'est dotée, en 2012, d'une nouvelle station d'épuration, d'un coût de 4 000 000 euros. Une déchetterie intercommunale est à disposition des Nyonsais et des communes voisines[12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 6 641 habitants, en diminution de -6,52 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 700 2 724 2 744 3 040 3 397 3 208 3 251 3 450 3 590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 633 3 653 3 611 3 623 3 579 3 222 3 534 3 349 3 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 638 3 514 3 507 3 150 3 157 3 246 3 500 3 576 3 637
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
4 270 4 982 5 607 6 061 6 353 6 723 7 109 6 632 6 641
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

Les services et professionnels de santé sont largement implantés à Nyons, dans diverses structures. L'hôpital local, de 140 lits, propose des services de première urgence, et assure le seul centre de radiologie du secteur. Deux centres hospitaliers spécialisés sont également présents : un centre psychotérapeutique, et un centre de soins et réadaptation pneumologie. De nombreux cabinets de santé sont installés sur la commune, et bénéficient le week-end des locaux de la maison médicale de garde mise à leur disposition au sein de l'hôpital local[17].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Nyons dépend du doyenné de Nyons au sein du diocèse de Valence[18]. Les membres de l'Église réformée de France, et plus précisément l'Église réformée de Baronnies et Désert, a une représentation et un temple dans la commune[19]. Les musulmans ont également un lieu de culte[20].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de Nyons suivent leurs études dans la commune :
Deux écoles maternelles, l'une située Quartier Meyne, composée de trois classes, pour 67 enfants[21], l'autre Quartier de Sauve, dans trois classes pour 75 enfants[22] ;
Deux écoles élémentaires, dans les mêmes quartiers : Meyne, composée de cinq classes pour 107 écoliers[23], et Sauve, six classes pour 128 écoliers[24] ;
une école privée sous contrat de l'état, l'école Notre-Dame, accueille 33 enfants en maternelle et 82 en primaire, dans quatre classes[25].
Les collégiens de Nyons, comme ceux des communes environnantes, se rendent au collège René Barjavel. Il compte 629 élèves, dans 23 classes de sections générales et deux classes de sixième et cinquième spécialisées. Une section européenne compte 22 élèves de quatrième et 19 de troisième. Certains élèves sont internes (28 collégiens)[26]. Le lycée général et technologique Roumanille compte 488 lycéens de Nyons et des communes voisines, dans 17 classes[27].

Services, équipements[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux équipements sportifs. En plus de la maison des sports, ouverte en 1994, et du centre régional de boule sportive et pétanque (8 terrains de boule lyonnaise et 16 terrains de pétanque), la commune compte un stade, de football et d'athlétisme, un parc aquatique, un skate-parc et un terrain multi-sports. L'association locale de tennis gère un complexe de quatre terrains[28].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 654 €, ce qui plaçait Nyons au 28 342e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[29].

En 2009, seulement 42,4 % des foyers fiscaux étaient imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 714 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,3 % d'actifs dont 56,7 % ayant un emploi et 11,5 % de chômeurs[I 5].

On comptait 3 101 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 582 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 140, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 144,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre près de trois emplois pour deux habitants actifs[I 6].

Avec 566 demandeurs d'emploi nyonsais, au , le taux de chômage approche 17 % des actifs[30].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Nyons comptait 895 établissements : 84 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 44 dans l'industrie, 72 dans la construction, 566 dans le commerce-transports-services divers et 129 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, 60 entreprises ont été créées à Nyons [I 8], dont 45 par des autoentrepreneurs[I 9].

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'hébergement touristique de Nyons est diversifié. Cinq hôtels (un hôtel sans étoile, un hôtel 2 étoiles et trois hôtels 3 étoiles) sont installés sur le territoire de la commune, pour une capacité de 71 chambres[I 1].

Une résidence de vacances est également implantée à Nyons, pouvant accueillir 152 personnes.

Un camping 4 étoiles peut aussi accueillir 108 personnes[I 10].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Oliveraie en hiver à Nyons
Huile d'olive de Nyons (AOC) et vinaigre à la truffe.
Coopérative oléicole de Nyons

Les spécialités de Nyons sont l'olive (sous AOC) et l'huile d'olive. Nyons est le point le plus septentrional des Alpes du Sud pour la production commerciale d'olives. La tanche, spécifique aux oliveraies de la région de Nyons, est une variété d'olivier particulièrement rustique qui peut supporter des gels à moins 10 degrés. Cette qualité n'a cependant pas empêché la destruction presque complète des oliveraies par le gel de l'hiver 1955-1956. Mais le sinistre a été l'occasion d'organiser la profession et de fonder le Syndicat de l'olive de Nyons[31]. Depuis 1994, les « olives noires de Nyons » et « l'huile d'olive de Nyons » sont classées en Appellation d'Origine Contrôlée. La production est commercialisée par la coopérative du Nyonsais, par plusieurs moulins et des agriculteurs.

Depuis 2005, l'Institut du monde de l'olivier de Nyons est devenu l'antenne Rhône-Alpes de l'AFIDOL. Il abrite plusieurs structures spécialisées dans la promotion de l'olive de Nyons, dont le Syndicat de la tanche et la Confrérie des chevaliers de l'olivier. Un musée de l'olivier a été créé à côté de la Coopérative du Nyonsais.

Nyons est par ailleurs située dans une région produisant des vins rattachés à l'appellation des côtes du Rhône, à proximité de Vinsobres, Visan et Cairanne. Les vins produits sur le terroir de Nyons peuvent être classés en appellation « côtes-du-Rhône Village », « côtes-du-Rhône » et « Vins de pays des coteaux-des-baronnies ». Les vignerons de la commune sont représentés au sein de la Commanderie des Costes du Rhône, confrérie bachique, qui tient ses assises au château de Suze-la-Rousse, siège de l'Université du vin.

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, de nombreuses sociétés se sont installées sur la ZAC des Laurons (30 à l'origine, près de 70 en 2012). Certains services publics se sont également implantés sans cette zone : pompiers, centre régional Boule sportive et pétanque[32]. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Drôme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

La commune compte deux[33] monuments (un « classé », un « inscrit ») et 22 objets[34] répertoriés à l'inventaire des monuments historiques.

Sites et quartiers[modifier | modifier le code]

  • Le quartier des Forts : ce quartier a été organisé à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle autour de deux rues, l'actuelle rue des Petits Forts à l'est et la rue des Grands Forts à l'ouest, cette dernière étant en grande partie couverte par des maisons d'habitation. Il conserve en grande partie une allure médiévale. La crête est dominée par deux tours du XIIIe siècle, la tour Randonne transformée en chapelle au XIXe siècle et la tour dite Dauphine (propriété privée). Ce quartier ouvrait sur la ville par deux portes vers le sud, le portail Corcosson, qui existe encore (entrée de la rue des Grands Forts) et le portail Gérenton (rue des Petits Forts) dont il ne reste que quelques traces. Le portail Corcosson, qui passe sous le château féodal, est surmonté de trois écussons, dont un représente les armes du Dauphin (inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques). Ce quartier était terminé au nord par le château delphinal, construit au XIVe siècle et dont il ne reste que deux tours et quelques traces de murs extérieurs.
  • La place du Docteur Bourdongle dite place des Arcades (site inscrit) était une des places de Nyons consacrée au marché ou aux foires de Nyons. Elle fut probablement créée au XIVe siècle. Elle est bordée d'arcades, à l'instar de celle de Buis-les-Baronnies. Au sud-est, se trouve l'ancien hôtel particulier de la famille de la Tour-Gouvernet de La Charce, dont plusieurs membres furent gouverneurs de Nyons. C'est à cette famille qu'appartient Philis de La Charce. Au nord, à côté de la porte Saint-Jacques, une maison abritait la cour de justice dès le XIVe siècle. Elle fut par la suite appelée « maison du Roi ». Cette place a bénéficié d'un réaménagement complet qui a été distingué en 2006 par l'attribution d'une équerre d'argent par le Moniteur.
  • La place du Champ-de-Mars (ou place de la Libération) et sa fontaine : ancien lieu du jeu de paume, le conseil municipal acquiert le 15 mai 1824 cette place et crée la place du Champ-de-Mars, ensuite agrandie. La fontaine monumentale est construite en pierres de taille de Chomérac à la fin de 1871.
  • La grotte des Huguenots, au Serre de Reynier : refuge des assemblées de protestants nyonsais, et ensuite des républicains nyonsais opposés au coup d'État du 2 décembre 1851.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le pont au centre et les ruines du château féodal à droite au XIXe siècle, par Alexandre Debelle.
Porte Saint-Jacques.
  • Le pont roman de Nyons enjambant l'Eygues (ou Aygues) : inauguré en 1409 par l'évêque de Vaison, le pont relie les deux rives de l'Eygues avec une seule arche de 43 m et domine la rivière de plus de 18 m. Il est classé second pont de France de qualité aussi pure. Le pont était bien gardé par une redoute élevée à chaque extrémité, et la tour du péage qui occupait le centre du pont. Le pont est classé monument historique depuis le 8 octobre 1925[35]).
  • Le château féodal dit château vieux au XVIe siècle : construit sur le rocher du Maupas, il terminait, du côté nord, le quartier des Forts. Les bâtiments actuels, visibles depuis la rue des Grands Forts, datent pour l'essentiel du milieu du XVIe siècle (grandes salles au-dessus d'un passage couvert, fenêtres à meneaux), lorsque le bâtiment à vocation militaire fut transformé en résidence de plaisance. Devenu propriété communale lorsque les Nyonsais rachetèrent la seigneurie en 1626, le château fut converti en presbytère en 1731 puis vendu aux enchères publiques en 1779. Restauré à partir du début des années 1960, il est aujourd'hui propriété privée. Le passage de la rue des Grands forts et les armoiries placées à l'entrée de ce passage sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 10 février 1983[36].
  • La porte de la Pomme et l'ancien clocher : elle tirerait son nom d'une pomme sculptée dans son arc d'ouverture, aujourd'hui disparu. Elle jouxtait la tour du clocher dont les premiers niveaux, voûtés, ont été construits au XIVe siècle. Le clocher primitif fut édifié en 1352. Une pyramide surmontait l'édifice qui fit place, après sa destruction en 1785 par un ouragan, à la « cage de fer » actuelle.
  • La porte Saint-Jacques : la tour qui mesurait environ 50 mètres de circonférence et une hauteur de 15 mètres, fut cédée par la ville à la caisse d'amortissement en vertu de la loi du 20 mars 1813, qu'avait motivée la pénurie du Trésor impérial. Ladite caisse la fit vendre aux enchères publiques le 30 juin 1814. Elle fut adjugée au prix de 31 francs à Jean-Baptiste Villard, maçon, qui la démolit.
  • Les vieux moulins et la savonnerie : au pied du pont roman de Nyons, au bout de la promenade de la Digue, des vieux moulins des XVIIIe et XIXe siècles peuvent être visités, ainsi qu'une savonnerie datée des années 1730. Leur présence est liée à l'existence d'une oliveraie importante et ancienne dans le nyonsais. Les vestiges de la savonnerie sont les plus anciens actuellement conservés en France : on peut y repérer les piles destinées à conserver l'huile claire et lampante et les bacs pour la lessive, les traces des fourneaux, les mises réservées à un premier séchage du savon. Les moulins conservés permettent de comprendre la succession des opérations liées à l'huile d'olive, du broyage des olives par une meule au pressage et à la décantation pour séparer l’huile de l'eau. Ils sont ouverts à la visite tous les jours entre mai et octobre.
  • Le musée de l'olivier présente un inventaire de l'outillage traditionnel nécessaire à la culture de l'olivier et à la fabrication de l'huile. On peut y voir de nombreux objets, comme des lampes, se rapportant aux utilisations multiples de celle-ci.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La tour Randonne.
  • La tour Randonne, appelée aussi la chapelle de Bon Secours située sur les hauteurs du quartier des Forts : le 21 octobre 1862, M.L Francou, curé de Nyons, se rendit acquéreur de l'antique tour Randonne et la fit convertir en chapelle. La première messe y fut célébrée le . Sur le vieux donjon se dresse une pyramide de trois étages d'arcades à quatre faces ornées de statues. Elle soutient une statue colossale de la Vierge. Le monument, en y comprenant la tour Randonne elle-même, mesure 24 mètres de hauteur et domine toute la vallée. La tour Randonne fut jadis construite par Randonne de Montaubant en 1280, rattachant ainsi sa baronnie à Nyons. Un tablernacle du XVIIe siècle est classé au titre des monuments historiques.
  • L'ancien monastère Saint-Césaire : au nord de l'église, un grand bâtiment, réaménagé au milieu du XVIIIe siècle, est celui de l'ancien monastère Saint-Césaire de Nyons, rattaché dès 972 à l'abbaye Saint-Césaire d'Arles. Ce prieuré fut le seigneur majeur de Nyons jusqu'en 1317, avant de transmettre ses droits au pape. Le bâtiment actuel renferme un des rares escaliers du XVIIIe siècle de la ville. À l'est, une porte d'entrée sculptée, datée du XVIIIe siècle, ouvrait sur une rue, aujourd'hui élargie et devenue la place Saint-Césaire. Au XIXe siècle, ce bâtiment a abrité la mairie, la sous-préfecture et le tribunal d'instance. Il sert aujourd'hui de « maison des services publics ».
  • L'église Saint-Vincent et les tableaux de l'ancien couvent des Récollets : l'église Saint-Vincent de Nyons est mentionnée dès la fin du Xe siècle. Toutefois, l'édifice actuel a été reconstruit au cours de la première moitié du XVIIe siècle, après les destructions liées aux guerres de religion. Sa large nef conserve une allure romane. Plusieurs tableaux remarquables y sont conservés. Ils datent de la première moitié du XVIIe siècle. Ils provenaient d'un ancien couvent de récollets (actuel Temple) : deux œuvres attribuées à des peintres du Velay, Jean et Guy François, inspirés par Le Caravage (L'adoration des Bergers et Saint-Bonaventure) ; un tableau de Guillaume Perrier, frère de François Perrier, Les deux familles du Christ ; quatre tableaux d'un peintre de la première moitié du XVIIe siècle, inspiré notamment par l'école vénitienne (L'enterrement du Christ, le Christ chez Marthe et Marie, le Christ et Marie-Madeleine, ainsi qu'un Ecce Homo). Le tabernacle de l'autel de la chapelle Saint-Joseph est l'œuvre d'un sculpteur originaire de Rouen, Pascal Jouvenet, qui fut moine récollet à Nyons et qui réalisé des tabernacles d'autres couvents de récollets (chapelle de l'hôpital local de Bourg-Saint-Andéol, église de Montferrand[Lequel ?]). Plus de quinze toiles sont classées au titre des monuments historiques.
  • Le mausolée de Philis de La Charce dans l'église paroissiale : élevé le 19 février 1857. Les récits relatent les exploits de Philis barrant la route aux troupes du duc de Savoie qui, en 1692, étaient sur le point d'occuper l'ouest des Baronnies.
  • Le temple : le temple protestant a été installé au début du XIXe siècle dans l'ancienne église du couvent des Récollets de Nyons, alors que le reste du monastère était transformé en hôpital. Cette église commencée au cours des années 1640 fut consacrée en 1660. Son architecture classique est sobre : les trois travées de la nef se terminent par un chœur carré placé à l'ouest. Lors de la transformation de l'église en temple, aucune modification majeure n'a été faite si ce n'est que l'ancienne chapelle de la Vierge, située au sud du chœur, a été séparée du reste de l'église pour devenir la chapelle de l'hôpital. Jusqu'à la fin des années 1960, l'entrée se faisait par deux portes : une à l'est qui subsiste et une autre au nord qui a disparu depuis la construction d'une salle paroissiale.
  • La chapelle Notre-Dame de Chausan : cette chapelle, située sur un site occupé à l'époque gallo-romaine, est le dernier vestige d'un édifice religieux plus grand, mentionné dès le XIIIe siècle. Elle fut donnée au monastère Saint-Césaire de Nyons, dépendant de l'abbaye Saint-Césaire, en 1272, par l'évêque de Vaison. Brûlée lors des guerres religieuses, elle resta en ruine pendant plus d'un siècle et fit place à la petite chapelle actuelle.
  • L'ancien monastère au quartier Saint-Pierre : les sarcophages et vestiges de toutes sortes que l'on y a trouvés, nous apprennent qu'une agglomération y exista dès la plus haute antiquité. Une tradition historique locale veut que ce soit à cet endroit que saint Césaire fonda, au commencement du VIe siècle, le monastère qui devait exercer des droits de suzeraineté sur la ville de Nyons jusqu'au début du XIVe siècle et y percevoir la dîme jusqu'à sa suppression en 1789. À la fin du Xe siècle, une chapelle dédiée à saint Pierre, située dans la villa de Patennatis, y est déjà mentionnée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Drôme.
Apt

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent au château donjonné de trois tourelles de gueules, celle du milieu plus haute, le tout ouvert, ajouré et maçonné de sable

Arts et Culture[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Scourtinerie de Nyons.

Au cœur de la vieille ville, l’ancienne école primaire de René Barjavel accueille le musée d’Archéologie et d’Histoire de Nyons et des Baronnies. Né en 1968 de la volonté des chercheurs locaux, le musée présente dans ses salles d’exposition les témoins de l’histoire locale des Baronnies occidentales. Présentées de façon pédagogique sur le thème « La cuisine et les échanges dans les Baronnies » vous découvrirez, au long des vitrines et reconstitutions grandeur nature, toutes les époques de la vie de nos ancêtres. Depuis le néolithique jusqu'à la période gallo-romaine, puis au Moyen Âge, les découvertes régionales viendront illustrer ce parcours.

Musée de l'olivier[37].

La Scourtinerie de Nyons, dernière fabrique de scourtins en France[38].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

À Pâques, la ville organise un corso, qui attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Les chars du défilé ont longtemps servi au carnaval de Nice l'année suivante[réf. nécessaire].

Le week-end de l'Ascension, se déroule la fête du livre. Autour d'un thème qui change chaque année, plusieurs dizaines d'écrivains sont invités à rencontrer leurs lecteurs, sous les arcades de la place du Docteur Bourdongle et à la Médiathèque Départementale. Tous les deux ans (années paires), le dernier week-end du mois d'août, les journées Barjavel rappellent le souvenir de l'écrivain René Barjavel, né à Nyons en 1911.

Plusieurs fêtes célèbrent l'huile d'olive : le premier dimanche de février avec la fête de l'huile nouvelle, l'Alicoque ; le week-end qui suit le 14 juillet avec les Olivades et le week-end avant Noël avec la fête de l'olive piquée, une spécialité nyonsaise.

La foire bio-naturellement de Nyons se déroule les samedi et dimanche du week-end de l'Ascension. Autour d'un thème qui change chaque année, elle propose des solutions écologiques aux enjeux de la vie quotidienne.

Tous les jeudis, un marché très important occupe plusieurs places de la ville (place du Docteur Bourdongle, place Buffaven, place de la Libération) qui permet de découvrir l'ensemble des productions agricoles locales. Le dimanche, entre la mi-mai et la fin du mois de septembre, un marché dit provençal, anime la vieille ville (produits du terroir).

En septembre, lors des journées du patrimoine, une grande fête médiévale appelée « les médiévales du Pontias » est organisée dans la vieille ville.

En novembre et décembre, le festival de Moulins en Paroles accueille à Nyons et dans les villages des Baronnies, des spectacles d'art du récit.

Expositions[modifier | modifier le code]

Du au , une exposition intitulée « Peintures en fleur » s'est déroulée à la galerie Fert à Nyons qui présentait notamment quelques natures mortes floraux de Alice Colonieu[39].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Césaire, archevêque d'Arles entre 502 et 542. Une légende, consignée pour la première fois au début du XIIIe siècle, rapporte qu'il aurait amené dans un gant un vent miraculeux qui souffle depuis chaque matin à Nyons, le Pontias. Le prieuré féminin de Nyons, qui a existé entre le IXe siècle au moins et 1789, était la seule dépendance de l'abbaye Saint-Césaire d'Arles, fondée au VIe siècle par l'archevêque qui lui donna son nom.
  • Antoinette du Ligier de La Garde, dite Madame Deshoulières (1638-1694). Madame Deshoulières est une des poétesses les plus connues de son époque. Elle appartint au cercle des précieuses et anima plusieurs salons littéraires pendant le règne de Louis XIV. Elle vint à Nyons entre l'automne 1672 et août 1674 où elle résida chez son amie, Madame de La Charce. Elle composa deux épitres dédiées à la fille de cette dernière, Philis de La Charce, dont une sur Fontaine de Vaucluse. Une de ses filles, Henriette Clémence, entra au prieuré Saint-Césaire de Nyons en mars 1673 et y mourut en mai 1740.
  • Philis de La Charce (1645-1703). Issue de la branche protestante de la famille de La Tour, Philis se convertit au catholicisme en 1685. Elle est surtout connue pour avoir rassemblé ses paysans et, à leur tête, avoir engagé un combat contre des troupes du duc de Savoie près de son château de Montmorin, au col de la Fromagère. Ses faits d'armes ont par la suite été amplifié et certains ont voulu en faire la libératrice du Dauphiné.
  • Joseph Roumanille (1818-1891), écrivain et félibre. Il vint à Nyons en 1843 et 1844 où il fut maître d'étude au collège fondé par Charles et Antoine Dupuy. Il y croisa plusieurs amateurs de langue et d'anecdotes provençales qui furent parmi les premiers à être intégrés au Félibrige après sa fondation en 1854.
  • Adrien Bertrand (1888-1917), journaliste et écrivain. Adrien Bertrand, issu par sa mère d'une vieille famille nyonsaise, les Vigne, vécut une partie de son enfance et de son adolescence à Nyons. Jeune adulte, il s'installa définitivement à Paris où il fréquenta les milieux littéraires et notamment le cercle qui entourait le poète Catulle Mendès. Il écrivit plusieurs recueils de poèmes, mais c'est un roman, L'Appel du sol, qui lui permet d'obtenir le prix Goncourt 1914 (décerné en 1916). Il meurt en 1917 des suites de blessures de guerre. Un legs qu'il fit avant sa mort à l'Académie Goncourt est à l'origine de la Bourse Goncourt de la poésie - Adrien Bertrand, décernée chaque année à un poète confirmé pour l'ensemble de son œuvre.
  • Albin Vilhet (1896-1981), résistant, sénateur de la Drôme (1946-1948), co-fondateur de la coopérative agricole.
  • René Barjavel (1911-1985), journaliste, scénariste et écrivain. René Barjavel, qui fut un des premiers auteurs de la littérature d'anticipation en France, vécut à Nyons entre 1911 et 1923, avant de s'installer en Auvergne. La période nyonsaise est marquée par la figure de sa mère qu'il évoqua en 1980 dans La Charrette Bleue.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1938, les sociétés françaises de chemins de fer ont été nationalisées.
  2. Jean Monpeyssen, maire de 1989 à 1995, a parrainé la candidature de Jacques Cheminade à l'élection présidentielle de 1995.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. a et b LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
  10. TOU T2 - Nombre et capacité des campings selon le nombre d'étoiles.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. fiche de l'Aygues sur le site du Sandre.
  3. Fiche de la Sauve sur le site du Sandre.
  4. Risques naturels.
  5. Benoît France, Grand atlas des vignobles de France, SOLAR, , 322 p. (ISBN 2-263-03242-8), p251
  6. a et b René BARJAVEL, La Charrette bleue, FOLIO, , 249 p. (ISBN 978-2-07-037406-9), p 165
  7. Chemin de Fer à Nyons.
  8. transports en commun.
  9. Nyons sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  10. « Impôts locaux à Nyons », taxes.com.
  11. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 12 janvier 2014).
  12. station d'épuration de Nyons.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. professionnels de santé.
  18. paroisse de Nyons.
  19. temple protestant.
  20. mosquée de Nyons.
  21. École maternelle Meye.
  22. école maternelle Sauve.
  23. école primaire Meyne.
  24. école primaire Sauve.
  25. école privée Notre-Dame.
  26. Collège René-Barjavel.
  27. Lycée Roumanille.
  28. équipement sportif.
  29. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  30. Chomage à Nyons.
  31. Au pays des olives Anne Simonet-Avril et Sophie Bousshaba, Kubik 2005, (ISBN 2-35083-015-2).
  32. ZAC des Laurons.
  33. « Liste des monuments historiques de la commune de Nyons », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Liste des objets historiques de la commune de Nyons », base Palissy, ministère français de la Culture.
  35. « Pont sur l'Eygues », notice no PA00117004, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Château Vieux (ancien château Delphinal) », notice no PA00117003, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. Musée de l'olivier à Nyons.
  38. Le dernier scourtinier.
  39. http://www.arts-spectacles.com/agenda/Exposition-Peintures-en-fleur--Galerie-Fert-a-Nyons_ae163746.html
  40. http://www.midilibre.fr/2012/07/26/francoise-bourdon-a-la-rencontre-de-ses-lecteurs-a-la-bibliotheque,539435.php