Malataverne

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Malataverne
La mairie de Malataverne.
La mairie de Malataverne.
Blason de Malataverne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Grignan

Montélimar-2 (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes Drôme Sud Provence
Maire
Mandat
Alain Fallot
2014-2020
Code postal 26780
Code commune 26169
Démographie
Population
municipale
1 891 hab. (2012)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 19″ N 4° 45′ 06″ E / 44.4886111111, 4.7516666666744° 29′ 19″ Nord 4° 45′ 06″ Est / 44.4886111111, 4.75166666667  
Altitude Min. 78 m – Max. 390 m
Superficie 16,68 km2
Localisation

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Malataverne

Malataverne est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Malataverne est situé à 9 km au sud de Montélimar. La ligne de bus no 42 (Avignon-Montélimar) dessert quotidiennement la commune, avec plusieurs allers-retours[1].

Sismicité[modifier | modifier le code]

14 juillet 1873

Une série de tremblements de terre frappe les villages de Malataverne (Rac), Châteauneuf-du-Rhône et Donzère. Les secousses se produisent jusqu'au 15 août. Les plus violentes sont celles du 19 juillet et du 8 août. A Châteauneuf-du-Rhône, la plupart des maisons se lézardent et les habitants sont obligés de coucher dehors par mesure de sécurité. L’église et la gare de Donzère sont endommagées[2].

1er mai 1934

Une longue série de plusieurs centaines de secousses telluriques, dont certaines très violentes, commence dans le Tricastin. Les secousses sont ressenties à Malataverne, Donzère, Châteauneuf-du-Rhône et Les Granges-Gontardes[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Malataverne[modifier | modifier le code]

En 1710 Malataverne était un hameau de la commune de Rac (archive de la Drôme E 6804 ).

L'église de Malataverne, construite dans les années 1860, prend le relais de la paroisse de Rac qui était anciennement le chef-lieu de la commune ; l'ouverture du nouveau lieu de culte a lieu en 1868. Après le décret du , Malataverne devient la commune et Rac un hameau.

Rac[modifier | modifier le code]

Le nom de Rac apparaît dans les textes

  • De Rac 1182 (Cart des templiers 135 )
  • Racun castrum de Raco 1291 (Valbonnais II,5g )
  • De Ranco 1338 (arch de la Drôme E3490)
  • Raac 1391 (Choix de doc 214 )

De 827 à 1102 la commune de Rac dépendait du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux, dont l'église dédiée à saint Jean-Baptiste était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Ruf, qui fut uni au collège des jésuites d'Avignon vers la fin du XVIIe siècle.

Au point de vue féodal, Rac était une terre du patrimoine des Adhémar qui fut hommagée au pape en 1292, et que les Romieux acquirent avant 1496. Passée aux Forbin en 1643, elle fut vendue trois ans après aux Escalin-des-Aimars, qui la revendirent en 1681 aux Feautrier et ceux-ci furent remplacés dès 1700 par les Ripert-d'Alauzier, derniers seigneurs de Rac[réf. nécessaire]. Cependant, le régime féodal ne concernait qu'un peu plus de la moitié des terres de la commune : en effet, 41 % des terres étaient la propriété collective de la communauté villageoise[3].

Par les décrets du 15 janvier, puis du 16 et , l'Assemblée Nationale divise la France en 83 départements. La Drôme et ses 257 386 habitants se compose alors de 350 communes et 60 cantons.

La commune de Rac (Malataverne) se retrouve dans le canton de Donzère avec 7 autres communes : Allan, Chateauneuf du Rhône, Donzère, La Garde Adhémar, Les Granges Gontardes, Réauville, Roussas.

En 1886, Rac est dans le canton de Montélimar avec 11 autres communes ce qui représente 19 963 habitants.

  • Allan 917 habitants
  • Ancone 413 habitants
  • Chateauneuf-de-Rhône 1 195 habitants
  • Espeluche 585 habitants
  • Montboucher 586 habitants
  • Montélimar 14 014 habitants
  • Portes 523 habitants
  • Puygiron 342 habitants
  • Rac (Malataverne) 547 habitants
  • Rochefort 298 habitants
  • La Touche 264 habitants

Brigandage[modifier | modifier le code]

Entre 1795 et 1803, les brigands étaient évalués à une centaine dans la région. Le nom de la grotte Mandrin sur la colline de Roucoule, atteste de cette période.

Dans le maquis au sud de Montélimar, le bois des Mates fut le théâtre d'une attaque. Mate est d'ailleurs un vieux mot signifiant « tromperie », « filouterie ».

Ainsi, le on commentait la dernière attaque de la malle-poste, perpétrée à la sortie de Donzère les Joannins par une troupe de quarante brigands armés ; l'escorte de dix fusiliers fut massacrée et la malle-poste délestée de l'argent qu'elle transportait.

Source : Dictionnaire Topographique de la Drôme J.BRUN-DURAND (1884).

Source : Le livre de Jean DURAND de Mandrin à Conty.

Source : Bibliothèque nationale de France ( http://gallica.bnf.fr ).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le vendredi 25 août 1944, les groupes de chasse 2/3 « Dauphiné », 1/4 « Navarre » et 2/5 « La Fayette basés en Corse, au sud de Bastia, participent aux missions de reconnaissance armée sur la vallée du Rhône en collaboration avec les groupes de chasse américains. Les chasseurs-bombardiers P 47 Thunderbolt, qui équipent ces groupes, décollent en début d’après-midi :

- Deux patrouilles de quatre appareils du « Dauphiné » survolent la région entre Orange et Montélimar avec l’attaque systématique de tous les véhicules. - Deux patrouilles de quatre appareils du « Navarre » composées : - capitaine Minot, lieutenant Gérard, lieutenant-colonel de La Horie et lieutenant Soubeirat. - adjudant Webec, sergent Dubost, lieutenant Linteau et lieutenant Chappuis.

Ils s’attaquent aux convois entre Pierrelatte et Donzère. Vers quinze heures, l’appareil du lieutenant Soubeirat, est touché par la flak (batterie anti-aérienne). Son appareil s’écrase au lieu-dit « Chabannas » sur la commune de Chateauneuf-du-Rhône (à environ 1500 mètres à l’aval de l’usine hydroélectrique, et en rive droite du canal actuel). Le pilote trouve la mort lorsque l’appareil explose au sol. Quelques instants plus tard, c’est l’appareil du lieutenant-colonel de La Horie, qui est touché à son tour par la flak. Probablement grièvement blessé, le pilote réussit à poser son appareil, mais celui-ci explose en touchant le sol, au quartier de « Jarnias », à proximité de la ferme Menut, sur la commune de Malataverne. Les restes du pilote sont dispersés et carbonisés.

http://arsa-aero.info/accueil.php

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1983 Maurice Chabaud    
1983 1995 Emile Lerat    
1995 2001 Jean Leydier    
2001 en cours
(au 23 janvier 2015)
Alain Fallot[4] PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 891 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
404 346 437 532 556 594 620 595 671
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
665 623 637 562 596 572 547 513 527
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
472 433 444 394 394 433 408 390 472
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
436 480 785 985 1 289 1 419 1 598 1 624 1 891
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture[modifier | modifier le code]

La légende de Paragor[modifier | modifier le code]

Dans les temps anciens, au début de l’époque gauloise, le territoire de Malataverne était la propriété d’Odoric seigneur de Rac, qui vivait dans son château sur le versant nord de la colline du Navon. Tout près de là, sur la colline de Montchamp, vivait le druide Paragor. Celui-ci avait pour lui tenir compagnie une louve nommée Selly qu’il avait recueillie jeune, car elle avait quitté sa meute. Les habitants de la région le connaissaient car il était en quelque sorte le guérisseur, il les soignait et les soulageait avec ses potions.

Une nuit de pleine lune, à la fin de l’été, une bande de nomades venus de nulle part et qui écumaient la région depuis quelque temps, attaquèrent le druide dans son sommeil pour lui voler les rares pièces d’or qu’il pouvait détenir. Après lui avoir fait avouer où se trouvaient ses modestes économies, ils le décapitèrent et tuèrent également sa louve venue le défendre.

Depuis, à Montchamp, les nuits de pleine lune lorsque souffle une légère bise, on entend le hurlement plaintif de Selly et certains ont même pu apercevoir le druide Paragor tenant sa tête entre ses mains. Alors ami, la nuit, ne t’aventure pas sur les sentiers de Montchamp.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hameaux et quartiers
  • Hameau des Joannins ;
  • Hameau de Rac ;
  • Quartier Le Moulinas ;
  • Quartier Le Pont d'Ombras ;
  • Quartier Le Colombier ;
  • Quartier Bastian ;
  • Quartier La Grèze ;
  • Quartier Bel Air ;
  • Quartier Malombre.
Sites
  • Colline Le Navon, alt. 335 m. Mont et ferme, commune de Rac. Domaine appartenant dès la fin du XVIIe siècle aux Joubert, qui le possédaient encore en 1790.
  • Colline de Montchamp, alt. 330 m. La colline est un point de repère au seuil de la Provence. Elle domine le col de Malataverne, ancien passage du Rhône, passage naturel entre la plaine de Montélimar et celle de Pierrelatte, utilisé par la via Agrippa. C'était un oppidum très ancien (préceltique 1er âge du fer).
  • Colline de Roucoule. Site de la Roche du guide, elle possède une cavité (dite la grotte Mandrin), une caverne de 8 m de profondeur une entrée de 13 m de large et d'une hauteur de 2 m.
  • La Riaille. En ancien occitan riailh, ruisseau, dérivé de rivus, avec le suffixe -alia nom fréquent de ruisseau, la Riaille.

La Riaille est un ruisseau qui prend sa source sur la commune d'Allan, traverse Malataverne, Châteauneuf-du-Rhône et se jette dans le Rhône après 10 km de cours (ruisseau pratiquement à sec toute l'année, mais qui peut être très capricieux en période d'orage).

  • Château de Belle-Eau (hameau des Joannins). Le nom vient de la grange Belot (1692) (archives de la Drôme B709) Le 29 septembre 1856, François Bravais se porte acquéreur du domaine Belleau. François Bravais revendit le domaine à Salomon Beleys le 15 mai 1874.
Nicolas Appert, par Marion à Malataverne.
Monuments
  • Chapelle Notre-Dame-de-Montchamp était un prieuré du "mode bernardin" construit au moins depuis le XIe siècle, sur un ancien lieu de culte celtique.
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste-de-Rac (en cours de rénovation) avec un chœur gothique unique en Tricastin ; abandonnée comme église paroissiale en 1891 au profit de l'église de Malataverne.
  • Statue Nicolas Appert, œuvre en pierre de Roger Marion 2010 (site Lagarde).

Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ligne n° 42 », sur www.ladrome.fr (consulté le 17 août 2013)
  2. a et b « Tremblements de terre en Drôme-Ardèche », sur www.labouquinerie.com (consulté le 17 août 2013)
  3. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, (no)64, mars 1985, p. 19.
  4. Malataverne sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  7. « Gauthier Jean », sur www.amicale-12rch.com (consulté le 17 août 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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