Loriol-sur-Drôme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Drôme
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Drôme.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Loriol-sur-Drôme
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Loriol-sur-Drôme
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Loriol-sur-Drôme
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Claude Aurias
2014-2020
Code postal 26270
Code commune 26166
Démographie
Gentilé Loriolais, Loriolaises
Population
municipale
6 305 hab. (2014)
Densité 220 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 45′ 09″ nord, 4° 49′ 24″ est
Altitude Min. 81 m – Max. 365 m
Superficie 28,66 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de la Drôme
City locator 14.svg
Loriol-sur-Drôme

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
Loriol-sur-Drôme

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Loriol-sur-Drôme

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Loriol-sur-Drôme
Liens
Site web http://www.loriol.com/

Loriol-sur-Drôme est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Loriol est située dans la vallée du Rhône, entre Valence et Montélimar. Elle se trouve à la confluence de la Drôme et du fleuve. La ville est desservie par l'autoroute A7 qui traverse la commune grâce à la sortie sortie 16 Loriol-sur-Drôme, situé à 2 km plus à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Loriol-sur-Drôme
Livron-sur-Drôme
Le Pouzin
(Ardèche)
Loriol-sur-Drôme Grane
Baix
(Ardèche)
Saulce-sur-Rhône Cliousclat

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Pour défendre la ville, on dit que l'empereur Aurélien aurait construit un camp qui se transformera en forteresse à l'époque médiévale. Les guerres de religion dévastèrent le château et il ne reste pratiquement rien des remparts de la ville. Loriol est le théâtre d'un combat livré le entre les troupes royalistes du Duc d'Angoulême qui remportent la victoire et les bonapartistes commandés par le général César Alexandre Debelle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En octobre 1939, un camp d'internement ouvre à Loriol, où l'on emprisonne les étrangers dits « indésirables ». Ce sont 120 à 200 Allemands et Autrichiens ayant fui le régime nazi, mais que la Troisième République considère comme potentiellement dangereux car sujets ennemis. Ceux qui sont envoyés à Loriol sont âgés, inaptes au travail. Le 28 février[1] 1940, le camp reçoit les derniers occupants du camp d'Arandon (38). En juin 1940, l'avance foudroyante de la Wehrmacht provoque son évacuation vers le camp du Cheylard[2]. Ils sont logés dans l'ancienne usine chimique Serre, rachetée par Rhône-Poulenc en 1918 et fermée en 1930, sans aucune hygiène[3].

En août, le camp rouvre mais cette fois avec 103 « prestataires » de service, en réalité des étrangers effectuant des travaux forcés[3]. Ils sont employés à des coupes de bois ou des travaux agricoles[4]. Parmi ces internés de force se trouvaient des intellectuels anti-nazis tels que Max Ernst[5]. En janvier 1941, une rafle parmi les communistes du département en envoie 28 au camp de Loriol[6].

Grace aux démarches de Jean Sauvageon, la ville de Loriol prévoit d’édifier une stèle à l’emplacement du camp.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Loriol fut lourdement touchée par le bombardement des Alliés en août 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29.

À l'issue de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 6 adjoints et de 22 conseillers municipaux[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Louis François d'Arbalestier   Député (1830-1831)
         
1971 1983 Marie-Jehanne Battesti   Pharmacien
1983 1995 Pierre Martin PS  
1995 2014 Jacques Ladegaillerie DVD puis UDI Conseiller général
2014 en cours Claude Aurias[7] UDI Agriculteur - Conseiller régional

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 305 habitants, en augmentation de 9,29 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 839 2 392 2 344 2 458 3 048 3 340 3 460 3 530 3 588
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 554 3 524 3 512 3 634 3 686 3 511 3 518 3 506 3 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 108 3 136 3 012 3 112 3 168 3 057 2 800 2 685 2 886
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 583 3 421 3 514 4 635 5 609 5 698 5 779 5 769 6 305
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Fruits, commerces, artisanats, PME.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Musée de l'Insolite, propriété du peintre Max Manent, ce musée regroupe des collections incongrues : pipes anciennes, instruments de musique rares, épinglettes, art africain, affiches anciennes, objets humoristiques...
  • Office de Tourisme : place de l’Église.

Sports[modifier | modifier le code]

Loriol possède de nombreux clubs sportifs :

  • Gymnastique : Groupe omnisports Loriolais (G.O.L.)
  • Rugby : Amicale Sportive Loriolaise (A.S.L.)
  • Tennis :
  • Twirling-Bâton : Danse Twirl Club Loriol
  • Handball : HandBall Club Loriol (H.B.C.L)
  • Judo-JuJitsu : Judo Club du Canton de Loriol
  • Triathlon : Triathlon Club Val de Drôme (TCVD)

Culture[modifier | modifier le code]

  • Maison pour Tous : 12, avenue de la République
  • Compagnie de théâtre : théâtre du Local, 10 avenue Général-de-Gaulle. Enseignement, formation, ateliers à partir de 8 ans. Directeur artistique Édouard Martini.
  • Association Brok'n Zik, puces vide-grenier le troisième dimanche du mois, dans le but d'offrir une scène à des groupes musicaux régionaux.
  • Maison des Associations "Allain Rouyer" : place Hannibal.

Événements[modifier | modifier le code]

  •  : une voiture fauche les sapeurs-pompiers de Loriol en intervention sur l'autoroute A7, faisant 4 morts et 1 disparu[12] (le corps d'un des pompiers, tombé dans la Drôme, a été retrouvé 11 ans plus tard[13]). Le conducteur de la voiture, âgé de 81 ans au moment des faits, et qui roulait à plus de 150 km/h sur une section limitée à 90 km/h en raison de travaux, a été condamné en 2005 à cinq ans de prison, dont deux ans fermes[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Loriol a également parrainé, sous l'égide de Renaud Vignal, ancien élu municipal et ancien ambassadeur de France en Roumanie le parrainage de la commune de Drapeau de la Roumanie Avramesti (Roumanie), toutefois, ce parrainage n'est plus en activité à ce jour.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le temple protestant : construit en 1805, à l'emplacement de l'ancien temple, détruit après la révocation de l'édit de Nantes (1685). C'est un bâtiment simple à double abside. Sa façade est ornée d'un fronton reposant sur deux colonnes à chapiteaux ornés.
  • La fontaine aménagée en lavoir en 1825.
  • Une publicité peinte pour le nougat Canard Sauvage qui fut l'une des grandes entreprises de Loriol jusqu'en 1978.
  • Un trompe-l'œil représentant la place de l'Église.
  • Les restes de deux enceintes urbaines.
  • La Gardette, maison forte remaniée au XVIe siècle.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La feuille Charbinoise  » Le camp d’internement d’Arandon en 1939/45 », sur www.lafeuillecharbinoise.com (consulté le 8 juin 2016)
  2. Jean Sauvageon, « Les camps d'internement : un maillon manquant de l'histoire drômoise. », Études drômoises, (no)105, décembre 1998, p. 22.
  3. a et b Sauvageon, op. cit., p. 23.
  4. Sauvageon, op. cit., p. 25.
  5. Sauvageon, op. cit., p. 26.
  6. Sauvageon, op. cit., p. 31-32.
  7. a et b Loriol-sur-Drôme sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 7 mars 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Pompiers de Loriol : l'émotion et la colère après le terrible drame
  13. http://www.leparisien.fr/faits-divers/drome-onze-ans-apres-le-drame-de-loriol-le-corps-d-un-pompier-retrouve-21-06-2013-2917625.php
  14. Drame de Loriol : libération contestée
  15. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :