Beaumont-lès-Valence

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Beaumont-lès-Valence
La tour et la mairie.
La tour et la mairie.
Blason de Beaumont-lès-Valence
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Valence-3
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Patrick Prélon
2014-2020
Code postal 26760
Code commune 26037
Démographie
Gentilé Beaumontois, Beaumontoises
Population
municipale
3 662 hab. (2014)
Densité 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 46″ nord, 4° 56′ 36″ est
Altitude Min. 135 m – Max. 221 m
Superficie 17,61 km2
Localisation

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La tour.

Beaumont-lès-Valence est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune est située dans l'agglomération valentinoise.

Ses habitants sont appelés sont les Beaumontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Beaumont-lès-Valence est limitrophe de la ville de Valence, préfecture de la Drôme, se situant au sud-est de celle-ci.

Beaumont-lès-Valence se situe à une altitude comprise entre 135 m et 185 m (le coteau), sur une superficie de 1 761 ha.

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau de bus Citéa.

Citéa 25 Valence Gare Routière - (Ne dessert pas : Beaumont gare) - Montmeyran/le parc.

Citéa 25C Valence Gare Routière - (Ne dessert pas : La tour, Les mottes, Foisonnet) - Montéléger - Montmeyran/le parc - Crest.

Voir sur : http://www.citea.info.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune était autrefois appelée Villa Bellimontis (1226), connue dès 1166 sous le vocable de « Notre Dame » et dépendant de l'abbaye de la Chaise Dieu en Auvergne[1], Castrum Bellimontis à partir de 1397, Belli Monte vers 1450, Beaulmont puis Beaulmont en Valentinoys vers 1550 et enfin Beaumont-lès-Valence.

Bien que des restes d'une villa romaine du IIe siècle au quartier de Laye puisse laisser présager une occupation romaine, aucune inscription antique ne vient confirmer cette hypothèse.

Le domaine de Laye à l'ouest de la commune, serait le site d'une villa romaine de grande importance (plus de 5 000 m2), en 1885 plusieurs cercueils en pierre calcaire sont découverts, contenant un grand squelette, un plus petit et une boucle de ceinture en or. Trouvés également, des tuyaux de fontaine en plomb, des fragments de statue, monnaie et bagues[2]. En 1978, le club archéologique Crouzet (M. Guillorit) confirme cette occupation, il est trouvé des sigillées claires et une statuette de Mercure en alliage cuivré[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 3 500 et 4 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 27.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 7 adjoints et de 19 conseillers municipaux[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Jean Abraham Chiron    
         
1884 1925 Alcide Chanas    
1925 1929 Paul Coupier    
1929 1935 Adrien Point    
1935 1944 Eugéne Reynaud    
1944 1946 Emile Brun    
1946 1953 Louis Clot    
1953 1959 Emile Brun    
1959 1974 Charles Lombard    
1974 1983 Venant Martin PS  
1983 2001 Robert Klein    
2001 2008 Bernard Curinier DVD  
2008 2014 Jean-Michel Pomarel DVG  
2014 en cours Patrick Prélon[4] DVD Cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 662 habitants, en diminution de -3,71 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
907 956 910 1 133 1 200 1 247 1 248 1 338 1 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 414 1 468 1 338 1 370 1 315 1 240 1 229 1 135 1 194
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 171 1 206 1 170 1 083 1 121 1 152 1 040 1 047 1 120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 252 1 333 1 873 2 667 3 117 3 679 3 736 3 796 3 662
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Des remparts commencés en 1336, la tour reste le seul vestige visible aujourd'hui. À l'origine, elle constituait la porte d'accès au village. Elle était doublée d'une palissade en bois qui assurait un premier système défensif, alors que l'Écoutay (ruisseau se jetant dans la Véore, dont le débit était beaucoup plus important et ses crues très dévastatrices) longeait les ouvrages militaires.

Pendant la période révolutionnaire, la tour devient une « mairie » occasionnelle et la salle du premier étage est aménagée en salle des archives. Par délibération municipale du , sa démolition est votée à l'unanimité, mais les villageois s'élèvent contre cette décision.

  • Église du XIIe siècle (classée) qui sert également de temple
    Église/temple de Beaumont-lès-Valence.

Les guerres de Religion sont à l'origine des différentes mutilations et transformations de l'église, très souvent laissée à l'abandon, mais à l'inverse d'autres régions, les protestants harcèlent le peu de catholiques se trouvant sur la commune à ce moment-là.

Elle est mise à sac et pillée 3 années consécutives de 1559 à 1561. Le , le baron des Adrets et ses troupes ravagent à nouveau l'église et lui donnent le coup de grâce en la brûlant. Elle demeure ainsi 36 ans sans toiture. Le , Henri IV signe l'Édit de Nantes, édit de pacification entre catholiques et protestants, et cette année-là a lieu une première restauration sommaire de la toiture.

En 1603, le clocher est restauré. La toiture posée en 1598 s'effondre à nouveau en 1665 et la désolation s'installe encore une fois pour 66 ans.

En 1731, Alexandre Milon de Mesme, évêque de Valence et seigneur de Beaumont, lors d'une visite pastorale ordonne sa reconstruction. L'église se trouve dans un état très proche de la ruine.

Un lambris est posé sur la moitié ouest pour remplacer les voûtes effondrées. On relève un pilier et une partie des voûtes dans la moitié est. Plus tard, cette différence d'architecture sera utilisée pour la séparation. Cette très importante restauration de 1748 procure à l'église son aspect actuel.

Dès 1789, les deux communautés religieuses revendiquent l'église pour l'exercice de leurs cultes, les protestants n'ayant plus de temple depuis 1686.

En février 1790 a lieu à Beaumont l'élection du premier maire. Jean Abraham Chiron est élu maire, il est aussi pasteur, le premier officier municipal est Antoine Ollivier, curé de la paroisse et un œcuménisme d'avant-garde.

L'église temple depuis 1792[modifier | modifier le code]

Les catholiques jouissent de l'église entière jusqu'en 1792. Cette même année, le directoire de la Drôme accepte le partage à des heures différentes. En 1793, l'église devient temple de la raison au moment où Robespierre interdit les cultes. Elle sert de maison commune, c’est-à-dire de mairie jusqu'en 1802 où elle retrouve sa vocation première avec le rétablissement des cultes.

En 1804 une nouvelle demande de partage est faite. L'autorisation est donnée par décret du préfet en date du 17 thermidor an XIII . Le mur de séparation est construit en 1806. Afin de séparer la nef et le chœur, la partie du chœur restant l'église, la nef devenant le temple. Bien que classée monument historique depuis de nombreuses années, les travaux de restauration ne commencent qu'à partir de 1973 avec une première réfection du toit du clocher et la construction d'une terrasse à la place de la toiture.

En 1978, la démolition de la maison attenante à l'église redonne au monument un meilleur aspect.

En 1992 s'achèvent les dernières restaurations tant du côté église que du côté temple avec l'aide des bâtiments de France.

Abritant à la fois les catholiques et les protestants sous le même toit, le bâtiment reste à ce jour un monument remarquable dans cette région.

Depuis 1990, les deux communautés s'interrogent sur l'ouverture d'une porte dans ce mur de séparation. C'est que débute la démolition du mur entre les deux piliers centraux. Actuellement, une belle porte constituée de 4 panneaux amovibles sur rails permet une large ouverture de 4,5 m de large et 6,5 m de haut, donnant à l'une ou l'autre ou les deux communautés de jouir de l'ensemble de l'édifice. L'inauguration s'est déroulée le , une célébration œcuménique avec signature de la charte d'utilisation de cette ouverture le .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (Pouillé de Valence XIVe siècle, J.Brun-Durand 1973]
  2. Chronique dans bull.soc.arch.drôme.17.1883 p. 215,329,330. m Villard.1915 p. 267
  3. Chronique dans Revue drômoise, 82,1980 Archive S.R.A lettre de M.Guillorit site no 2285
  4. a et b « 26760 BEAUMONT LES VALENCE », sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 7 mars 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .