Beaumont-lès-Valence

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'une des trois communes homonymes dans la Drôme. Pour les deux autres communes homonymes drômoises, voir Beaumont-en-Diois et Beaumont-Monteux. Pour les autres articles homonymes, voir Beaumont.

Beaumont-lès-Valence
Beaumont-lès-Valence
La tour et la mairie.
Blason de Beaumont-lès-Valence
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Valence-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Patrick Prélon
2014-2020
Code postal 26760
Code commune 26037
Démographie
Gentilé Beaumontois, Beaumontoises
Population
municipale
3 670 hab. (2016 en diminution de 3,09 % par rapport à 2011)
Densité 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 46″ nord, 4° 56′ 36″ est
Altitude Min. 135 m
Max. 221 m
Superficie 17,61 km2
Localisation

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Beaumont-lès-Valence est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune est située dans l'agglomération valentinoise.

Ses habitants sont appelés sont les Beaumontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Valence Malissard Rose des vents
Montéléger N Montvendre
O    Beaumont-lès-Valence    E
S
Montéléger Montmeyran

La commune de Beaumont-lès-Valence est limitrophe de la ville de Valence, préfecture de la Drôme, se situant au sud-est de celle-ci.

Beaumont-lès-Valence se situe à une altitude comprise entre 135 m et 185 m (le coteau), sur une superficie de 1 761 ha.

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau de bus Citéa / Voir sur : http://www.citea.info.

  • Citéa 25 Valence Gare Routière - (Ne dessert pas : Beaumont gare) - Montmeyran/le parc.
  • Citéa 25C Valence Gare Routière - (Ne dessert pas : La tour, Les mottes, Foisonnet) - Montéléger - Montmeyran/le parc - Crest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1226 : Villa Bellimontis (Columbi, De reb. episc. Valent. et Diens., 56 / archives de l'évêché de Valence et de Die ).
  • 1397 : Castrum Bellimontis (Ord. des rois de France, VIII, 136).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : Prioratus Bellimontis (pouillé de Valence).
  • 1483 : mention du prieuré : Prioratus Beate Marie Bellimontis (terrier de Beaumont).
  • 1584 : Beaulmont en Valentinoys (archives de la Drôme, E 2318).
  • 1615 : mention du prieuré : Nostre Dame des Romeziers de Beaumont (rôle de décimes).
  • 1891 : Beaumont-lès-Valence, commune du canton de Valence.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Les « Beaumont » sont des toponymes signalant l'intérêt d'un mont par sa hauteur ou la protection qu'il peut apporter aux habitants du lieu.

En français, la préposition lès signifie « près de ». D'usage ancien, elle n'est rencontrée que dans les toponymes : il faut donc comprendre « Beaumont près de Valence ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Buste romain, trouvé au quartier de Laye, en 1964

IIe siècle : Restes d'une villa romaine au quartier de Laye / aucune inscription.

Domaine de Laye à l'ouest de la commune : site probable d'une villa romaine de grande importance (plus de 5 000 m2) :

  • En 1885, plusieurs cercueils en pierre calcaire sont découverts, contenant un grand squelette, un plus petit et une boucle de ceinture en or. Trouvés également, des tuyaux de fontaine en plomb, des fragments de statue, monnaie et bagues[2].
  • En 1964, un buste romain est trouvé au quartier de Laye.
  • En 1978, le club archéologique Crouzet (M. Guillorit) confirme cette occupation. Il est trouvé des sigillées claires et une statuette de Mercure en alliage cuivré[3].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[1] :

  • Terre des Montvendre.
  • 1183 : acquise par les évêques de Valence.
  • 1226 : aliénée à Silvion de Crest.
  • 1577 : vendue (sous faculté de rachat) aux Chastellier.
  • 1607 : recouvrée par les évêques, derniers seigneurs.

1689 : il y a 180 ménages dans la commune[1].

1789 : il y a 253 chefs de famille dans la commune[1].

Avant 1790, Beaumont-lès-Valence était une communauté de l'élection, subdélégation et bailliage de Valence, formant une paroisse du diocèse de Valence. Son église était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît et de la dépendance de l'abbaye de la Chaise-Dieu, en Auvergne, connu dès 1166, et dont le titulaire était décimateur à Beaumont et à Montéléger[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Dès 1789, les communautés catholiques et protestantes revendiquent l'église pour l'exercice de leur culte. Les protestants n'avaient plus de temple depuis 1686.

En 1790, Beaumont-lès-Valence fut compris dans le canton d'Étoile, mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans celui de Valence[1].

En février 1790, a lieu à Beaumont l'élection du premier maire : le pasteur protestant Jean Abraham Chiron. Le premier officier municipal est Antoine Ollivier, curé de la paroisse et partisan d'un œcuménisme d'avant-garde.

Les catholiques jouissent de l'église entière jusqu'en 1792. Cette même année, le directoire de la Drôme accepte le partage à des heures différentes. En 1793, l'église devient temple de la raison au moment où Robespierre interdit les cultes. Elle servira de maison commune, c’est-à-dire de mairie jusqu'en 1802 où elle retrouve sa vocation première avec le rétablissement des cultes.

En 1804 une nouvelle demande de partage est faite. L'autorisation est donnée par décret du préfet en date du 17 thermidor an XIII (). Le mur de séparation est construit en 1806 afin de séparer la nef et le chœur. Le chœur reste l'église, la nef devient le temple.

Bien que classée monument historique depuis de nombreuses années, les travaux de restauration ne commencent qu'à partir de 1973 avec une première réfection du toit du clocher et la construction d'une terrasse à la place de la toiture.

En 1978, la démolition d'une maison attenante donne au monument un meilleur aspect.

En 1992, s'achèvent les dernières restaurations tant du côté église que du côté temple (avec l'aide des Bâtiments de France).

Depuis 1990, les deux communautés religieuses s'interrogeaient sur l'ouverture d'une porte dans le mur de séparation. La démolition du mur entre les deux piliers centraux fut commencée le 8 janvier 2008. Aujourd'hui, une belle porte constituée de 4 panneaux amovibles sur rails permet une large ouverture de 4,5 m de large et 6,5 m de haut. Elle permet aux deux communautés de jouir de l'ensemble de l'édifice. L'inauguration s'est déroulée le 25 avril 2008, suivie le 27 par une célébration œcuménique, avec signature de la charte d'utilisation de cette ouverture.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 3 500 et 4 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 27.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 7 adjoints et de 19 conseillers municipaux[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Jean Abraham Chiron    
         
1884 1925 Alcide Chanas   Conseiller d'arrondissement (Canton de Valence)
1925 1929 Paul Coupier    
1929 1935 Adrien Point    
1935 1944 Eugéne Reynaud    
1944 1946 Emile Brun    
1946 1953 Louis Clot    
1953 1959 Emile Brun    
1959 1974 Charles Lombard    
1974 1983 Venant Martin PS  
1983 2001 Robert Klein    
2001 2008 Bernard Curinier DVD  
2008 2014 Jean-Michel Pomarel DVG  
2014 En cours Patrick Prélon[4] DVD Cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2016, la commune comptait 3 670 habitants[Note 1], en diminution de 3,09 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9079569101 1331 2001 2471 2481 3381 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4141 4681 3381 3701 3151 2401 2291 1351 194
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1711 2061 1701 0831 1211 1521 0401 0471 120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 2521 3331 8732 6673 1173 6793 7363 7963 621
2016 - - - - - - - -
3 670--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les cultes catholique et protestant se sont partagés l'ancienne église. Le culte catholique se pratique dans le choeur ; le culte protestant dans une nef[9]. Abritant à la fois les catholiques et les protestants sous le même toit, le bâtiment est à ce jour un monument exceptionnel dans la région.

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, vergers, vignes, ovins, porcins / coopérative agricole / ferronnerie[9].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Corso : dimanche de Pâques[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Porte fortifiée du XIVe siècle (inscrite IMH) avec tour-horloge et campanile[9].
  • Centre ancien : tourelle renaissance[9].
  • Des remparts commencés en 1336, la tour reste le seul vestige visible aujourd'hui. À l'origine, elle constituait la porte d'accès au village. Elle était doublée d'une palissade en bois qui assurait un premier système défensif, alors que l'Écoutay (ruisseau se jetant dans la Véore, dont le débit était beaucoup plus important et ses crues très dévastatrices) longeait les ouvrages militaires.
    • Pendant la période révolutionnaire, la tour devient une « mairie » occasionnelle et la salle du premier étage est aménagée en salle des archives. Par délibération municipale du , sa démolition est votée à l'unanimité, mais les villageois s'élèvent contre cette décision.
  • Église-temple (classé MH) : ancienne église du prieuré du XIIe siècle / trois nefs, chapiteaux[9].
    • Les guerres de Religion sont à l'origine des différentes mutilations et transformations de l'église, très souvent laissée à l'abandon, mais à l'inverse d'autres régions, les protestants harcèlent le peu de catholiques se trouvant sur la commune à ce moment-là.
    • Elle est mise à sac et pillée 3 années consécutives de 1559 à 1561. Le , le baron des Adrets et ses troupes ravagent à nouveau l'église et lui donnent le coup de grâce en la brûlant. Elle demeure ainsi 36 ans sans toiture.
    • Le , Henri IV signe l'Édit de Nantes, édit de pacification entre catholiques et protestants, et cette année-là a lieu une première restauration sommaire de la toiture.
    • En 1603, le clocher est restauré. La toiture posée en 1598 s'effondre à nouveau en 1665 et la désolation s'installe encore une fois pour 66 ans.
    • En 1731, Alexandre Milon de Mesme, évêque de Valence et seigneur de Beaumont, lors d'une visite pastorale ordonne sa reconstruction. L'église se trouve dans un état très proche de la ruine. Un lambris est posé sur la moitié ouest pour remplacer les voûtes effondrées. On relève un pilier et une partie des voûtes dans la moitié est. Plus tard, cette différence d'architecture sera utilisée pour la séparation. Cette très importante restauration de 1748 procure à l'église son aspect actuel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 29
  2. Chronique dans bulletin de la société arch. de la Drôme, 17.1883, p. 215,329,330. m Villard.1915 p. 267
  3. Chronique dans Revue drômoise, 82, 1980, Archive S.R.A, lettre de M. Guillorit site no 2285
  4. a et b « 26760 BEAUMONT LES VALENCE », sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 7 mars 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a b c d e et f Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Beaumont-lès-Valence

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]